Direct terminé le 12 octobre à 22H00
Direct démarré le 12 octobre à 10H00

DIRECT : Blinken en Israël pour témoigner du soutien de Washington à son allié

"Nous serons toujours à vos côtés", a assuré le secrétaire d'État américain Antony Blinken, après un entretien avec Benjamin Netanyahu, tout en estimant que les "aspirations légitimes" des Palestiniens n'étaient pas représentées par le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. "Tout comme l'EI a été écrasé, le Hamas sera écrasé", a affirmé le Premier ministre israélien en laissant présager une offensive terrestre à Gaza contre le Hamas

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Israel Blinken

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken arrive à Tel Aviv, en Israel, le 12 octobre 2023.

AP
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21H06
Catherine Colonna

La ministre française des Affaires étrangères prévoit de se rendre dimanche en Israël

La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna prévoit de se rendre en Israël dimanche, a-t-elle affirmé à la presse ce soir depuis l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, où devaient arriver des ressortissants français en provenance de Tel-Aviv.

"A la demande du président de la République je me rendrai dans la région à compter de dimanche", a-t-elle déclaré.
 

21H26
Saufs

Arrivée du premier vol de rapatriement de Français

Un premier avion de rapatriement de Français a atterri à l'aéroport parisien Roissy Charles-de-Gaulle ce soir en provenance d'Israël, frappé par l'offensive sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas, a appris l'AFP de source aéroportuaire.

Ce premier "vol spécial" est arrivé peu après 21h00 avec à son bord 377 passagers français, en particulier des personnes âgées, "vulnérables", a précisé cette source.
 

20H50
allocution télévisée

Macron promet de "tout" faire pour sauver les otages et invoque l'unité

Emmanuel Macron s'est engagé dans une allocution solennelle à "tout mettre en oeuvre" pour sauver les otages français, dont les familles l'ont "supplié" d'intervenir, invoquant l'unité de la Nation après avoir reçu les chefs de parti qui ont laissé filtrer certaines divergences.

Allocution du président de la République fraçaise ce 12 octobre 2023. (Capture d'écran de France 2)

Allocution du président de la République fraçaise ce 12 octobre 2023. (Capture d'écran de France 2)

© France 2

"Israël a connu samedi l'attaque terroriste la plus tragique de son histoire", a relevé le chef de l'Etat dans cette adresse télévisée aux Français diffusée à 20H00. "Des centaines de nourrissons, d'enfants, de femmes et d'hommes ont été pourchassés, enlevés, assassinés, pris en otage. Des massacres de kibboutz. Des villages entiers décimés", a-t-il énuméré, le ton grave.

Il a expliqué que 13 Français étaient morts dans l'attaque lancée par le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, selon un nouveau bilan. Dix-sept autres sont toujours "portés disparus et sans doute, pour certains d'entre eux, retenus en otages", a-t-il ajouté.

Selon des participants à une réunion à l'Élysée, il a précisé que quatre enfants faisaient partie des personnes dont on est sans nouvelles.
Dans une conférence de presse à Tel-Aviv, des familles françaises d'otages avaient juste avant témoigné de leur détresse. "Je supplie Emmanuel Macron de nous aider, c'est entre vos mains. Je veux récupérer ma soeur (...) nous voulons des preuves que nos proches sont en vie", avait lancé Meitav Journo, soeur de Karin Journo probablement enlevée.

"La France met tout en oeuvre aux côtés des autorités israéliennes et avec nos partenaires pour les faire revenir sains et saufs", leur a répondu le président.
Un premier vol spécial d'Air France pour rapatrier d'Israël des Français, les plus "vulnérables", était attendu à Paris depuis Tel Aviv dans la soirée. Ils seront accueillis par la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna, selon la diplomatie française qui a annoncé d'autres vols vendredi et samedi.

20H46
L'appel de Sissi

Les habitants de Gaza doivent "rester sur leur terre"

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi affirme que les habitants de Gaza devaient se montrer "inébranlables" et "rester sur leur terre", alors que les appels se multiplient pour que l'Égypte autorise un passage sécurisé pour les civils en provenance de la bande de Gaza.

L'enclave palestinienne subit une série de bombardements israéliens depuis que le Hamas, le mouvement islamiste qui la contrôle, a mené samedi une attaque meurtrière en Israël, d'une ampleur inédite. L'Égypte supervise le passage de Rafah, le seul point de sortie de la bande de Gaza qui n'est pas sous le contrôle d'Israël.
 

20H36
Enquête

Le parquet antiterroriste ouvre une enquête sur les victimes françaises

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire, notamment pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste, après l'attaque du Hamas en Israël, dans laquelle au moins treize Français sont morts.

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Les investigations ont aussi été ouvertes pour enlèvements et séquestrations de personnes, dont des mineurs âgés de moins de quinze ans, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Dix-sept Français, dont quatre enfants, sont également portés disparus ce soir selon les autorités françaises.

L'enquête a été confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), en co-saisine avec la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), a précisé le Pnat dans un communiqué.

Cette enquête dite "miroir", menée en parallèle des investigations israéliennes, permettra notamment aux victimes françaises - mortes, blessées ou disparues - ou à leurs proches d'être auditionnées et informées de l'évolution des investigations par Israël.

Selon un décompte de l'AFP, 105 décès de ressortissants étrangers, dont beaucoup avaient également la nationalité israélienne, ont été confirmés par les autorités de leurs pays.

20H21
Royal Navy

Le Royaume-Uni va déployer sa flotte en Méditerranée

"Des patrouilles maritimes et des avions de surveillance commenceront à opérer dans la région à partir de vendredi pour détecter des menaces contre la stabilité régionale, comme le transfert d'armes à des groupes terroristes", aindique Downing Street dans un communiqué.

Les troupes britanniques présentes en Israël, à Chypre et dans toute la région seront également "renforcées" afin de "soutenir les plans d'urgence et les efforts des pays voisins pour faire face à toute retombée de l'instabilité en Israël", après l'attaque meurtrière du Hamas lancée il y a cinq jours, et à laquelle Israël a répondu par des représailles massives sur Gaza, indique encore le communiqué.

Ces capacités britanniques - qui comprennent des avions de patrouille P8, deux navires de la Royal Navy, trois hélicoptères Merlin et une compagnie des Royal Marines - seront "en attente" pour fournir un "soutien pratique" à Israël et servir de "dissuasion", ajoute le bureau du Premie ministre

"Aux côtés de nos alliés, (ce) déploiement soutiendra les efforts pour assurer la stabilité régionale et empêcher une plus grande escalade", a affirmé Rishi Sunak.
La semaine prochaine une mission de la Royal Navy se rendra également dans la zone pour "aider à répondre à la crise humanitaire", précise le gouvernement britannique.

20H21
Charters

Les États-Unis vont organiser des vols pour évacuer leurs ressortissants d'Israël

"Le président a demandé à son équipe de veiller à ce que nous aidions les citoyens américains qui souhaitent quitter Israël", a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

"À partir de demain, l'administration américaine affrétera des vols pour assurer le transport de ses citoyens, depuis Israël vers des lieux en Europe", a-t-il précisé.

La Maison Blanche a également donné un nouveau bilan de 27 citoyens américains dont la mort a été confirmée depuis l'attaque du Hamas samedi.

Elle a toutefois exclu d'envoyer des soldats américains sur le terrain du conflit, affirmant que les Israéliens, un allié historique des États-Unis, ne le "souhaitaient pas".

19H57
Attentat

Jérusalem-Est: fusillade devant un commissariat, l'assaillant "neutralisé"

Un homme a ouvert le feu ce soir à Jérusalem-Est sur un poste de police israélien situé à la sortie de la Vieille ville, blessant deux policiers, dont l'un grièvement, avant d'être "neutralisé", selon la police israélienne.

"Après avoir tiré sur les policiers, il a tenté de s'enfuir et les policiers ont tenté de l'interpeller avant de le neutraliser en tirant", a indiqué la police dans un communiqué.

Un corps recouvert d'une bâche était visible à proximité, a constaté un photographe de l'AFP. De très nombreuses forces de sécurité étaient déployés sur place.
 

18H22
"abomination"

Netanyahu a montré à Blinken des photos de cadavres de bébés tués par le Hamas

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a montré au secrétaire d'État américain Anthony Blinken les "photos abominables des bébés tués et brûlés par les monstres du Hamas" samedi, a indiqué son bureau.
Sur une photo, on peut voir le corps d'un nourrisson ensanglanté dans un sac mortuaire et sur les deux autres des restes humains calcinés de ce qui ressemble à un ou deux bébés, selon ces images également publiées sur le réseau X (ex-Twitter).

"Cette vision est pour toute personne au-delà de ce que l'on peut imaginer", a commenté de son côté le chef de la diplomatie américaine. "Le monde voit de nouvelles preuves de (...) l'inhumanité du Hamas (...) dirigée contre des bébés, des jeunes enfants, des adultes, des personnes âgées, des personnes handicapées", a-t-il-ajouté.

Une polémique avait débuté ces derniers jours autour de l'existence de preuve visibles d'exactions commises par le Hamas sur les enfants de kibboutz (ancien village agricole collectiviste) attaqués, après qu'un militaire a déclaré à une chaîne de télévision qu'il y avait eu des "bébés décapités".
 

18H37
Politique

Le chef de l'opposition accuse le gouvernement d'un "échec impardonnable"

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a accusé jeudi le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu d'un "échec impardonnable" pour ne pas être parvenu à empêcher l'attaque perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas samedi en Israël.

"L'échec de samedi est impardonnable", a déclaré Yaïr Lapid dans une allocution télévisée, ajoutant qu'il ne rejoindrait pas le gouvernement d'urgence annoncé la veille par Netanyahu et son rival Benny Gantz.

Expliquant qu'il était en faveur d'un "gouvernement d'union nationale", il a dit ne pas vouloir rejoindre ce gouvernement avec des "extrémistes", citant Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité publique, chef de la formation d'extrême droite Force juive.

Il a aussi évoqué la "responsabilité" de Netanyahu, estimant que "celui qui provoque un échec ne peut le réparer".

Le Parlement se réunit ce soir pour entériner le gouvernement d'urgence.
 

16H37
Tournée

Blinken se rendra aussi en Arabie saoudite, Égypte et aux Émirats

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, a annoncé ce jeudi qu'il se rendrait en Arabie saoudite, en Égypte et aux Émirats arabes unis dans le cadre d'une tournée pour évoquer la situation en Israël et dans la bande de Gaza.

Le diplomate a annoncé ces étapes lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv. Le département d'État avait déjà annoncé qu'il se rendrait vendredi en Jordanie et au Qatar.
 

18H36
Manifestations pro-Palestine interdites

Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens à Paris, malgré l'interdiction

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés ce soir place de la République à Paris en soutien aux Palestiniens, malgré l'interdiction de cette manifestation, confirmée par la justice administrative dans l'après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a ordonné l'interdiction systématique des "manifestations pro-palestiniennes, parce qu'elles sont susceptibles de générer des troubles à l'ordre public", après l'attaque perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, dans un télégramme adressé ce jeudi aux préfets.

Le ministère a indiqué à l'AFP que "les organisateurs" de ces manifestations, si elles avaient lieu, et "les fauteurs de troubles" seraient interpellés.

Aux alentours de 18h00, entourés par des policiers, ils étaient plusieurs centaines place de la République à scander "Palestine vaincra", ou encore "Israël assassin, Macron complice", munis de drapeaux palestiniens.
"Sionistes, sionistes, vous êtes des terroristes", entonnaient des manifestants. La préfecture de police a indiqué à l'AFP vers 18h15 qu'"ordre a été donné au dispositif de police de disperser les gens présents, d'interpeller, voire de verbaliser".

Le préfet de police Laurent Nuñez avait interdit mardi ce rassemblement, prévoyant qu'il serait "le théâtre d'attitudes, de propos et de gestes, principalement à caractère anti-juif, incitant à la haine raciale et faisant l'apologie des attaques terroristes perpétrées ces derniers jours au Moyen-Orient".

Saisi en urgence par plusieurs associations, le tribunal administratif de Paris a décidé jeudi de maintenir cette interdiction.

Le juge des référés a estimé que "le préfet de police, en interdisant la manifestation en litige, n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'expression, de réunion et de manifestation".

Les présidents de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité), Bertrand Heilbronn, et de la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), Mohammed Ben Saïd, ont indiqué à l'AFP qu'ils ne maintenaient pas l'appel à manifester ce soir.

Mais "nous n'allons pas lâcher", a ajouté Bertrand Heilbronn. "Ces manifestations donnent un débouché politique à une colère qui veut s'exprimer, il est important que l'on puisse porter cette voix". "Il est grand temps que la France se reprenne un peu et sorte de ce soutien inconditionnel à l'Etat d'Israël", a-t-il ajouté.

Pour sa part, la dirigeante de la CAPJPO-Europalestine, Olivia Zemor, a dit à l'AFP son intention de "laisser les gens" manifester "s'ils ont envie de le faire".

Hier soir, des rassemblements pro-palestiniens se sont tenus à Nantes, Nîmes et Bordeaux, malgré des interdictions préfectorales prises faute de déclaration préalable ainsi que pour des motifs de sécurité publique.

18H31
Plaidoyer

Abbas exige la "fin immédiate de l'agression" contre le peuple palestinien

Le président de l'Autorité palestinienne exige "la fin immédiate de l'agression" contre le peuple palestinien, dans une première déclaration publique depuis l'assaut meurtrier lancé samedi par le Hamas contre Israël.

Lors d'une rencontre à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie, Mahmoud Abbas a demandé la "fin immédiate de l'agression maximale contre le peuple palestinien", et "insisté sur le rejet des pratiques consistant à tuer des civils ou à les maltraiter dans les deux camps", selon un communiqué de la présidence palestinienne.

l a par ailleurs mis en garde contre les conséquences de l'arrêt de la seule centrale électrique de la bande de Gaza, "faute de carburant", estimant qu'elle va provoquer "une véritable catastrophe pour tous les services sanitaires et humanitaires" de ce territoire peuplé de 2,4 millions d'habitants.

La bande de Gaza est sous blocus israélien depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007, chassant le Fatah d'Abbas, dont le pouvoir ne s'applique plus aujourd'hui que sur certaines zones de la Cisjordanie occupée.

Cette centrale a été arrêtée mercredi après-midi, faute de carburant, et les hôpitaux sont débordés et manquent de matériel.

Environ 150 Israéliens, étrangers et binationaux ont été pris en otage par le Hamas, selon le gouvernement israélien.

Mahmoud Abbas a aussi estimé que l'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), à laquelle appartient le Fatah, mais pas le Hamas, était le "seul représentant légitime du peuple palestinien, qui renonce à la violence et adhère à la légitimité internationale".
 

17H05
Secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin

Les États-Unis n'ont posé aucune condition à l'usage de leur aide militaire à Israël

"Nous n'avons mis aucune condition à l'utilisation de nos équipements. Il s'agit d'une armée professionnelle dirigée par un commandement professionnel. Nous espérons et nous nous attendons à ce qu'ils fassent les choses correctement dans la mise en oeuvre de leur campagne", a déclaré le ministre américain devant la presse, à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense des pays de l'Otan.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin lors d'un point presse au siège de l'OTAN cet après-midi, 12 octobre 2023.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin lors d'un point presse au siège de l'OTAN cet après-midi, 12 octobre 2023.

© AP Photo/Virginia Mayo

Celui-ci a confirmé l'engagement des États-Unis aux côtés d'Israël, afin de répondre aussi vite que possible aux demandes en matière d'équipement ou d'aide militaire que les autorités israéliennes pourraient présenter.
 

"Nous agissons rapidement pour fournir à Israël ce dont il a besoin pour continuer à protéger ses citoyens et son territoire", a souligné Lloyd Austin.
Interrogé sur l'usage proportionné de la force contre le Hamas, Lloyd Austin s'est refusé à en donner une définition précise. "Les Israéliens ont le droit de protéger leur peuple et nous nous attendons à ce qu'ils restent concentrés sur cela, je ne vais donc pas essayer de définir la proportionnalité pour vous", a-t-il expliqué devant la presse.

Austin a également indiqué que les États-Unis n'avaient eu aucune indication qu'une attaque du Hamas se préparait contre Israël. "Si nous avions eu de telles indications, nous les aurions partagées avec Israël, mais, à ma connaissance, nous n'avons rien vu de tel", a-t-il affirmé.
 

17H01
manifestations pour Gaza

En Tunisie, des milliers de manifestants expriment leur solidarité avec les Palestiniens

Des milliers de syndicalistes, représentants de la société civile, militants politiques, avocats et lycéens ont manifesté aujourd'hui dans le centre de Tunis leur soutien au peuple palestinien et réclamé de criminaliser toute normalisation des relations avec Israël.

Dénonçant les frappes israéliennes contre la bande de Gaza, les manifestants, brandissant le drapeau palestinien, se sont rassemblés devant le siège de la centrale syndicale, l'UGTT, avant de défiler jusqu'à l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre-ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Manifestations pro-Palestine à Tunis ce 12 octobre 2023.

Manifestations pro-Palestine à Tunis ce 12 octobre 2023.

© AP Photo/Hassene Dridi

"Le peuple veut pénaliser la normalisation" avec Israël, ont notamment scandé les manifestants en colère contre "des crimes sionistes" et "un silence international sur le génocide à Gaza", l'enclave palestinienne.

Les manifestants ont aussi dénoncé le soutien de la France et des États-Unis à l'État israélien, devenus "des alliés dans l'attaque contre les Palestiniens".

L'offensive déclenchée par le mouvement islamiste palestinien a entraîné la mort d'au moins 1.200 Israéliens et étrangers, tandis que la riposte israélienne dans l'enclave palestinienne a tué plus de 1.300 personnes, en majorité des civils, et provoqué de vastes destructions.

La Tunisie prépare une caravane d'aide sanitaire et humanitaire en faveur des Palestiniens de Gaza.

Le pays nord-africain, qui a abrité de 1982 à 1994 l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat après son départ du Liban, a depuis toujours adopté une position de ferme soutien à la cause palestinienne.

Lundi, le président Kais Saied a appelé à "soutenir nos frères dans cette étape (...) de libération palestinienne", en recevant des membres du gouvernement. Mardi, à l'initiative du ministère de l'Éducation, les élèves ont salué le drapeau palestinien.

Dans ses discours, le président Saied a qualifié à plusieurs reprises de "crime", une normalisation avec Israël et une commission parlementaire doit examiner prochainement un projet de loi visant à pénaliser un tel processus.

En octobre 1985, l'aviation israélienne avait procédé à un bombardement massif du quartier général de l'OLP à Hammam Chatt, à 25 km au sud de Tunis, tuant 50 Palestiniens et 18 Tunisiens.

Parmi les victimes figurait la cible principale de l'opération, Abou Jihad, un responsable de la Assifa, la branche militaire du Fatah.

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AFP