22H00 TU
6H00 TU

DIRECT - Blinken rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas demain

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken demande à Israël d'épargner les civils et de "cesser de prendre des mesures qui sapent la capacité des Palestiniens à se gouverner eux-mêmes". Il a annoncé qu'il se rendra en Cisjordanie demain pour rencontrer Mahmoud Abbas.

Les heures sont en temps universel.

Partager
Image
Le secrétaire d'État Antony Blinken lors de son point presse dans la soirée du 9 janvier à Tel Aviv.

Le secrétaire d'État Antony Blinken lors de son point presse dans la soirée du 9 janvier à Tel Aviv.

© Evelyn Hockstein/Pool Photo via AP
19
nouvelle(s) publication(s)
21H03
épargner les civils

Blinken presse Israël sur le sort des Palestiniens à Gaza

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a sommé Israël d'épargner les civils palestiniens dans la bande de Gaza et annoncé le principe d'une mission de l'ONU censée examiner un éventuel retour dans le nord des Palestiniens déplacés par la guerre avec le Hamas.

"Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui sur un plan permettant aux Nations unies de mener une mission d'évaluation, qui déterminera ce qui doit être fait pour permettre aux Palestiniens déplacés de rentrer chez eux en toute sécurité dans le nord" de Gaza, a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'entretiens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son gouvernement.

Il a encore estimé que le prix payé par les civils dans la bande de Gaza, "notamment les enfants", est "bien trop élevé", et jugé impératif d'acheminer davantage d'aide humanitaire, le territoire devant recevoir "plus de nourriture, plus d'eau, plus de médicaments".

Blinken n'a livré aucun détail sur la forme que prendrait cette mission de l'ONU ni sur un calendrier, soulignant seulement qu'elle intervient "au fur et à mesure que la campagne (militaire) s'engage dans une moindre intensité dans le nord de la bande de Gaza". Mais, a-t-il ajouté, "il y aura d'importantes choses à évaluer y compris la présence de pièges et autres explosifs laissés par le Hamas".

Blinken a par ailleurs exhorté Israël à "cesser de prendre des mesures qui sapent la capacité des Palestiniens à se gouverner eux-mêmes".
"Israël doit être un partenaire des responsables palestiniens désireux de conduire leur peuple à vivre en paix (à ses) côtés, en voisins", a insisté le plus haut diplomate américain.

Il a aussi annoncé qu'il se rendrait demain en Cisjordanie occupée pour y rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
"L'Autorité palestinienne a aussi la responsabilité de se réformer et d'améliorer ses problèmes de gouvernance", a-t-il dit.

20H21
Presse muselée

La justice israélienne rejette les demandes d'accès pour les médias internationaux

La Cour suprême israélienne rejette une demande des médias internationaux d'accéder librement à la bande de Gaza, invoquant "la situation sécuritaire extrême" dans le territoire palestinien où Israël et le Hamas sont en guerre depuis trois mois.

Saisie par l'Association de la presse internationale (FPA) représentant les journalistes travaillant pour des organes de presse internationaux qui couvrent Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza, la justice israélienne a opposé le risque qu'un tel accès "ne mette en péril les forces en action sur le terrain et la sécurité des soldats" en dévoilant par exemple leur localisation.

Même si elle "ne permet pas le plein exercice (...) de la liberté de la presse", cette interdiction "est équilibrée et raisonnable" eu égard à "la situation sécuritaire extrême actuelle" à Gaza et "aux risques réels" qu'entraîneraient de telles autorisations.

La cour relève que des journalistes peuvent actuellement entrer dans la bande de Gaza, pour des périodes limitées et à condition d'être accompagnés par l'armée israélienne. Mais selon la FPA, ces accès "ont été limités à des médias étrangers sélectionnés" et étaient "strictement contrôlés".

Seuls des journalistes de Gaza, qui étaient dans le territoire au moment du déclenchement de la guerre, documentent ce conflit dans le territoire palestinien assiégé.

Bloqués dans le territoire et partageant le sort de la population, ils payent un lourd tribut à la guerre. Au moins 79 journalistes et professionnels des médias, en grande majorité palestiniens, ont été tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, selon le Comité pour la protection des journalistes.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), qui siège à La Haye, a déclaré mardi que les crimes contre les journalistes étaient inclus dans son enquête sur des crimes de guerre susceptibles d'avoir été commis à Gaza.

"Les journalistes sont protégés par le droit international humanitaire et le Statut de Rome (texte fondateur de la CPI) et ne doivent en aucun cas être pris pour cibles dans l'exercice de leur importante mission", a relevé le bureau du procureur de la CPI.

19H30
Diplomatie arabe

Réunion mercredi en Jordanie entre Abdallah II, Sissi et Abbas

La Jordanie accueille demain une rencontre réunissant le roi Abdallah II et les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et palestinien Mahmoud Abbas, pour discuter des "dangereux développements" à Gaza et la "situation en Cisjordanie" occupée, a annoncé le palais royal jordanien ce soir.

Le sommet tripartite se tiendra à Aqaba (sud) dans le cadre des "efforts déployés par la Jordanie afin de coordonner les positions arabes pour obtenir un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza et la livraison ininterrompue d'aide humanitaire", selon un communiqué.

Abdallah II avait appelé dimanche les États-Unis à faire pression sur Israël pour obtenir un "cessez-le-feu immédiat", soulignant notamment la nécessité de mettre fin à la "tragique crise humanitaire dans la bande de Gaza", en recevant le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, en tournée dans la région.

Les organisations internationales alertent sur le désastre sanitaire à Gaza, où 85% de la population a été déplacée, et où l'aide humanitaire arrive au compte-gouttes, notamment via le point de passage de Rafah, situé entre la bande de Gaza et l'Égypte, pays médiateur incontournable dans le conflit israélo-palestinien.

Dimanche, le souverain jordanien avait d'autre part mis en garde contre les "répercussions catastrophiques" d'une poursuite des hostilités et dénoncé "les actes de violence commis par des colons extrémistes contre les Palestiniens", en Cisjordanie occupée notamment, où le conflit a aussi fait monter la violence à un niveau inédit depuis près de vingt ans.

ÀTel-Aviv, Antony Blinken a appelé ce mardi Israël à épargner les civils palestiniens dans sa guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza. Sa tournée, qui doit encore le conduire demain en Cisjordanie et en Égypte, vise notamment à essayer d'éviter un débordement du conflit dans la région et empêcher "un cycle sans fin de violences".

19H26
Diplomatie

Israël accepte le principe d'une mission de l'ONU sur la situation dans le nord de Gaza

"Israël doit être un partenaire des responsables palestiniens désireux de conduire leur peuple à vivre en paix (à ses) côtés, en voisins", a insisté Antony Blinken, à l'issue d'entretiens à Tel-Aviv avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le secrétaire d'état américain a déclaré à la presse : "Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui sur un plan permettant aux Nations unies de mener une mission d'évaluation, qui déterminera ce qui doit être fait pour permettre aux Palestiniens déplacés de rentrer chez eux en toute sécurité dans le nord".

Il a souligné que le prix payé par les civils dans la bande de Gaza, "notamment les enfants", est "bien trop élevé".

18H23
Plainte au CIJ

Selon les juristes du gouvernement britannique Israël n'aurait pas violé le droit international

Les juristes du gouvernement britannique estiment qu'Israël n'a pas violé le droit international à Gaza, a déclaré le chef de la diplomatie David Cameron.
"La réponse courte à cette question est non", a déclaré l'ancien Premier ministre, après qu'un député de la commission des Affaires étrangères lui a demandé s'il avait reçu un avis légal affirmant qu'Israël avait agi de manière contraire au droit international.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...

Pressé de questions sur la légalité des frappes israéliennes lors de cette audition, David Cameron a toutefois estimé que certaines des choses qu'il avait vu durant cette guerre dans l'enclave palestinienne étaient "profondément inquiétantes".
"Suis-je inquiet qu'Israël ait agi d'une façon qui pourrait violer le droit international, parce que tel ou tel autre bâtiment a été bombardé? Oui, bien sûr cela m'inquiète", a-t-il affirmé, expliquant que c'était la raison pour laquelle des juristes étaient consultés.

Interrogé sur le fait de savoir si les juristes du gouvernement estiment qu'Israël pourrait être "vulnérable à une procédure" devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, David Cameron a répondu: "c'est proche de cela".
Mais il a ajouté qu'"il y a toujours un point d'interrogation", et qu'un examen plus approfondi était nécessaire.

17H40
Reprise des vols

Air France prévoit de reprendre la desserte de Tel-Aviv le 24 janvier

Air France prévoit de reprendre le 24 janvier la desserte de Tel-Aviv, suspendue depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, a annoncé mardi la compagnie aérienne française.

Un Airbus A320 d'Air France

Un Airbus A320 d'Air France

© AP Photo/Armando Franca

"Air France prévoit de reprendre ses vols entre Paris-Charles-de-Gaulle et Tel-Aviv à compter du 24 janvier prochain à raison de trois vols par semaine les mercredis, jeudis et dimanches", précise l'entreprise dans une déclaration transmise à l'AFP.

De son côté, Transavia, la filiale low cost du groupe Air France-KLM, qui avait également suspendu ses liaisons, "travaille actuellement sur son programme de vols pour envisager une reprise des vols vers Tel-Aviv dès le début du mois de février", a indiqué un porte-parole à l'AFP mardi soir.

L'annonce d'Air France survient au lendemain de la date précédemment annoncée par le groupe allemand Lufthansa pour la reprise de ses liaisons vers Israël. "Les compagnies aériennes du groupe offriront" à partir du 8 janvier "un total de 20 liaisons hebdomadaires vers et depuis Tel-Aviv", soit 30% du programme normal, avait indiqué le 15 décembre l'entreprise allemande, qui détient aussi la compagnie autrichienne Austrian Airlines et la suisse SWISS.

De nombreuses autres compagnies aériennes avaient cessé de voler vers Israël dans la foulée des raids meurtriers et de tirs de roquettes du Hamas depuis Gaza, notamment vers la région de Tel-Aviv.

Air France a effectué quelques liaisons entre Israël et la France au début du conflit, mais il s'agissait de vols spéciaux, affrétés par le ministère français des Affaires étrangères afin de rapatrier des ressortissants français.

La compagnie israélienne El Al a quant à elle maintenu ses vols.

16H32
"catastrophe humanitaire"

L'OMS dit voir son accès à Gaza se "réduire"

L'OMS voit sa capacité de venir en aide aux habitants de Gaza se "réduire" alors qu'une "catastrophe humanitaire" est en cours dans ce territoire ravagé par la guerre menée par Israël contre le Hamas.

"Nous voyons cette catastrophe humanitaire se dérouler devant nos yeux. Nous voyons le système de santé qui s'effondre très rapidement", a dit Sean Casey, le coordinateur des équipes d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé, par videoconférence depuis Gaza.

Chaque jour nous formons nos convois, nous attendons l'autorisation mais nous ne l'avons pas. Sean Casey, représentant de l'OMS à Gaza

L'armée israélienne a annoncé une nouvelle phase de son intervention à Gaza, lancée après l'attaque sanglante et sans précédent du Hamas le 7 octobre sur son territoire, avec moins de troupes et des opérations ciblées. Mais selon Casey l'OMS n'a "pas vu de baisse d'intensité" sur le terrain.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...

Sean Casey, coordinateur des équipes d'urgence de l'OMS depuis Rafah, ce 9 janvier.

"Ce que nous voyons toujours, c'est un nombre énorme de victimes des combats, comme des blessures par des éclats, par balles, par écrasement dans des bâtiments qui s'effondrent : cela continue d'arriver tous les jours", a-t-il dit.

En dépit d'une résolution le mois dernier du Conseil de sécurité de l'ONU qui demandait que davantage d'aide puisse être apportée à Gaza, selon l'OMS les choses n'ont fait qu'empirer. "Nous avons vu l'espace humanitaire se réduire", martèle Sean Casey.

Il a souligné que l'OMS et d'autres organisations des Nations unies "tentaient en permanence d'atteindre les zones ayant le plus grand besoin".
"Chaque jour nous formons nos convois, nous attendons l'autorisation mais nous ne l'avons pas", a-t-il déploré. "Alors nous revenons et nous recommençons le jour suivant".

L'OMS n'a pas pu se rendre dans le nord de Gaza ces deux dernières semaines, et a dû y annuler six missions prévues. Lors de sa rencontre au Caire avec le ministre des Affaires étrangères égyptien ce mardi, la ministre allemande Annalena Baerbock a également souligné l'urgence d'ouvrirdes points de passage au nord de Gaza.

Rik Peeperkorn, représentant de l'OMS dans la bande de Gaza a rappelé le nombre croissant de morts.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...

Rik Peeperkorn, représentant de l'OMS à Gaza : "Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, nous parlons actuellement de plus de 23 000 décès, dont 70 % de femmes sont des enfants. Cela représente donc en réalité 1 %. Vous avez parlé de 1% de la population de Gaza."

Selon l'organisation, seuls 15 des 36 hôpitaux de Gaza fonctionnent au moins partiellement, la plupart dans le sud.

L'OMS a décrit des scènes de désespoir dans les quelques hôpitaux restés en service dans le nord, qui manquent de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant, et elle a indiqué que la situation était de plus en plus difficile dans le centre et le sud du territoire.

16H09
Désescalade

Israël juge "crucial d'accroître la pression sur l'Iran" pour éviter "l'escalade"

Accroître "la pression sur l'Iran est crucial" et "pourrait empêcher une escalade régionale" sur d'autres fronts de la guerre à Gaza, a dit mardi le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant, lors d'une rencontre à Tel-Aviv avec le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

Les craintes d'une escalade régionale du conflit entre Israël et ses autres ennemis, une alliance informelle de groupes armés soutenus par l'Iran au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen, n'ont cessé de croître depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par les attaques du Hamas palestinien le 7 octobre.

14H42
Civils

Blinken demande à Netanyahu d'épargner les civils à Gaza

Plus de trois mois après le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, appelé mardi à Tel-Aviv le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à épargner les civils palestiniens pris au piège dans le petit territoire assiégé.

Au cours de sa quatrième tournée au Proche-Orient depuis le début de la guerre, Antony Blinken a réaffirmé auprès de Benjamin Netanyahu "le soutien (américain) au droit d'Israël à prévenir une répétition des attaques du 7 octobre et insisté sur l'importance d'éviter plus d'atteintes aux civils et de protéger l'infrastructure civile à Gaza", selon un communiqué du département d'Etat.
 

13H30
Diplomatie

La ministre des Affaires étrangères allemande au Caire

La ministre des Affaires étrangères allemandes est au Caire, dans le cadre d'une tournée au Proche Orient commencée le 7 janvier à Tel Aviv,  où elle a rencontré son homologue Sameh Shoukry.

Annalena Baerbock a déclaré que "l'armée israélienne doit faire davantage pour protéger les civils à Gaza. Elle doit trouver les moyens – et c’est sa responsabilité – de combattre le Hamas sans nuire à des Palestiniens innocents, sans nuire à des enfants innocents. Les souffrances de tant de Palestiniens innocents ne peuvent pas continuer ainsi. Nous avons besoin d’une direction des opérations antiterroristes beaucoup moins intense et plus ciblée. Et nous avons besoin de davantage de pauses humanitaires afin que davantage d’aide puisse être distribuée à la population."

Elle a remercié l'Égypte pour son apport inestimable pour faire transiter l'aide humanitaire vers Gaza. Elle a souligné que plus de points d'accès vers Gaza sont nécessaires "notamment dans le nord". Et que cela doit être fait le plus vite possible.  L'Allemagne veut apporter une aide médicale, mais cela ne pourra pas être possible "sans des pauses humanitaires" a souligné la ministre. 

Ella ajouté que l'Allemagne et l'Égypte sont tous les deux partenaires d'une solution à deux états "pour l'avenir des Palestiniens, afin qu'il soit meilleur, il est important de respecter le fait que Gaza et la Cisjordanie appartiennent aux Palestiniens. Ils ne peuvent être expulsés ni déplacés par des colons."

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, a déploré "qu'aucun effort réel pour empêcher le déplacement des Palestiniens" n'avait été fait par les Israéliens. Les organisations internationales alertent sur le désastre sanitaire en cours dans ce territoire où 85% de la population a été déplacée et où l'aide humanitaire arrive au compte-gouttes.

12h12
Conflit armé

L'armée israélienne tue 40 personnes ces dernières 24 heures

L'armée israélienne annonce que ses forces ont tué environ 40 militants au cours des dernières 24 heures dans le cadre d'"opérations terrestres élargies comprenant des frappes aériennes" à Khan Younès, et que ses troupes avaient saisi des armes.

11H27
"silence complice"

Un pasteur palestinien dénonce le "silence" des églises occidentales

"Gaza est la boussole morale du monde": depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Munther Isaac, pasteur à Bethléem, en Cisjordanie occupée, prêche sans relâche pour un cessez-le-feu à Gaza et dénonce "le silence" des églises occidentales.

La vidéo du prêche du 23 décembre de ce pasteur luthérien palestinien, en anglais, a été partagée des dizaines de milliers de fois sur Instagram et le réseau social X: il y dénonce "un génocide en cours" à Gaza.

Tweet URL

Avec le soutien de son allié américain, Israël rejette avec force cette accusation, son Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant récemment que l'armée israélienne menait une guerre "d'une moralité sans équivalent".

La crèche installée dans l'église de Munther Isaac a aussi marqué les esprits: Jésus, emmitouflé dans un keffieh, repose dans les décombres d'une "maison bombardée".

Photo de la crèche du Père Munther Isaac, église luthérienne de Béthléem via twitter.

Photo de la crèche du Père Munther Isaac, église luthérienne de Béthléem via twitter.

© twitter Père Munther Isaac

"Nous voyons l'image de Jésus dans chaque enfant tiré des décombres, surtout quand ils sont déshumanisés aux yeux du monde", explique le pasteur, que l'AFP a rencontré.

Selon la tradition chrétienne, Bethléem est le lieu de naissance de Jésus-Christ.
Munther Isaac, 45 ans, ne s'attendait pas à un tel succès qui révèle, selon lui, que "les gens ressentent notre peine" et sont en désaccord "avec les actes de leurs gouvernements" qui soutiennent Israël, estime ce pasteur de l'église évangélique luthérienne de Noël. Pour lui, c'est une "responsabilité" en tant que dignitaire religieux chrétien de partager sur les réseaux sociaux ses sermons et interviews en anglais, "pour dire au monde qu'il y a un génocide qui se déroule sous nos yeux, et que cela doit s'arrêter maintenant". "Si les gens écoutent davantage" un prêtre ou un pasteur, "alors je vais saisir l'occasion", ajoute-t-il.

Le pasteur souhaite aussi une prise de conscience des dignitaires religieux occidentaux, dont il dénonce le "silence complice".
"Nous ne voyons toujours pas d'engagement fort de la part des dirigeants d'églises en faveur d'un cessez-le-feu",
regrette-t-il, affirmant que les Palestiniens ont "besoin de plus" que des prières "pour la paix".

Il appelle d'ailleurs ces dignitaires religieux à venir en Cisjordanie occupée.
Dans son traditionnel message de Noël, le pape François avait dénoncé "la situation humanitaire désespérée" à Gaza et appelé à la libération des otages et à l'arrêt de la guerre.

Dans ses prêches hebdomadaires, Munther Isaac s'appuie sur les textes sacrés pour évoquer la guerre, entrée dans son quatrième mois. Pour le premier culte de 2024, il a lu la première lettre aux Corinthiens de saint Paul, où Dieu choisit les plus faibles "pour faire honte aux puissants", explique le pasteur.

Un parallèle évident pour lui avec la situation actuelle: "Dieu utilise les enfants de Gaza pour remettre en question l'hypocrisie, le racisme et les préjugés du monde occidental à l'égard des Palestiniens et des enfants de Gaza".

Plus de 90 jours après le début de la guerre, le pasteur craint désormais que le conflit ne s'étende à la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. Depuis le 7 octobre, les contrôles aux points de passage se sont renforcés, des routes sont bloquées et Bethléem est "coupée de Jérusalem", pourtant située à une dizaine de kilomètres, détaille-t-il.

Munther Isaac dénonce "l'impunité" dont bénéficierait Israël "qui peut faire ce qu'il veut: bafouer le droit international, commettre des crimes... Sans que personne ne le tienne pour responsable".

Depuis le début de la guerre, les Palestiniens ont "peur" et sont "en colère", car "nous avons été ignorés pendant des années", déplore le pasteur.

09H52
Diplomatie

Blinken voit des "chances réelles" d'intégration pour Israël

Israël traverse un "moment très difficile" mais a des "chances réelles" d'intégration avec ses voisins arabes, estime le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, à Tel-Aviv où il poursuit sa tournée au Moyen-Orient.

"Je connais les efforts que vous avez engagés depuis plusieurs années pour bâtir de bien meilleures connexions et intégration au Moyen-Orient. Et je pense qu'il y a des chances réelles dans ce domaine. Mais nous devons surmonter ce moment très difficile", a déclaré M. Blinken au début d'une rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz.

Antony Blinken et le ministre des Affaires étrangères Israel Katz en réunion ce 9 janvier à Tel Aviv.

Antony Blinken et le ministre des Affaires étrangères Israel Katz en réunion ce 9 janvier à Tel Aviv.

© Evelyn Hockstein/Pool Photo via AP

Le plus haut diplomate américain effectue sa cinquième visite officielle en Israël depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre, provoquée par l'attaque sanglante du Hamas palestinien sur le sol israélien.

Blinken devait avoir une série d'entretiens dans la journée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et participer à une réunion du cabinet de guerre israélien. Il s'est aussi entretenu dans la matinée avec le président israélien Isaac Herzog.

Avant de se rendre en Israël lundi soir, Antony Blinken a depuis l'Arabie saoudite assuré que tous les dirigeants rencontrés dans les six premiers pays de son marathon diplomatique avaient accepté de travailler avec les Etats-Unis pour contribuer à la reconstruction et à la stabilisation au long terme de la bande de Gaza.

Depuis Al-Ula, en Arabie saoudite, il avait aussi déclaré qu'il y avait un "intérêt clair" à poursuivre l'objectif d'une normalisation des relations entre Israël et l'Arabie saoudite, à l'issue d'une réunion lundi avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Le secrétaire d'Etat a aussi indiqué mardi qu'il rencontrerait à Tel-Aviv des familles d'otages retenus par le Hamas dans la bande de Gaza, réitérant les "efforts sans relâche pour les faire libérer".

Un petit groupe de manifestants s'est rassemblé devant l'hôtel Kempinski, où se déroule les réunions avec Herzog et Katz, scandant "libérez-les maintenant" et appelant les États-Unis à faire pression. "Biden seul vous pouvez les sauver", lisait une pancarte.

9h49
Conflit armé

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 23 210 morts

Le ministère de la Santé du Hamas annonce que 23 210 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre le mouvement islamiste palestinien et Israël. Dans les dernières 24 heures, 126 personnes ont été tuées, selon ce nouveau bilan, qui fait également état de 59 167 personnes blessées depuis le 7 octobre. Les personnes décédées ou tuées sont en majorité des femmes, des adolescents et des enfants. 

9h39
Conflit armé

Le Hamas appelle les pays musulmans à le soutenir "avec des armes"

Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, appelle les pays musulmans à le "soutenir" dans sa guerre contre Israël dans la bande de Gaza en lui fournissant "des armes".

"Le rôle de la nation musulmane (...) est majeur" et "le temps est venu de soutenir la résistance avec des armes, parce que c'est la bataille d'Al-Aqsa et non pas seulement la bataille du peuple palestinien", selon un discours prononcé à Doha dont le texte a été transmis aux médias dans la bande de Gaza. La mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem, est le troisième lieu saint de l'islam.  

Qui anime ce direct ?

Les faits

L'armée israélienne a bombardé cette nuit Khan Younès et Rafah où des milliers de Palestiniens sont réfugiés depuis le début de l'offensive israélienne le 7 octobre.

À Doha, le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé les pays musulmans à "soutenir" le mouvement dans sa guerre contre Israël dans la bande de Gaza en lui fournissant "des armes".

Le Hezbollah a visé, à l'aide de plusieurs drones suicides, un centre de commandement de l'armée israélienne dans le nord du pays. Cette dernière a confirmé qu'"un appareil aérien ennemi était tombé sur sa base", sans faire de blessé ni de dégât".

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est entretenu ce matin avec le Premier ministre Netanyahu et doit rencontrer d'autres dirigeants israéliens.

La ministre des Affaires étrangères allemande Baerbock était au Caire ce matin. Elle s'est entretenue avec son homologue égyptien Sameh Shoukry qui a déploré  "qu'aucun effort réel pour empêcher le déplacement des Palestiniens" n'avait été fait par les Israéliens. "Au contraire, les mesures prises poussent au déplacement", a-t-il poursuivi.

L'OMS alerte sur l'état de "catastrophe humanitaire" dans la bande de Gaza.

Ce soir, le secrétaire d'État américain Antony Blinken annonce qu'Israël accepte le principe d'une mission de l'ONU sur la situation dans le nord de la bande de Gaza.