Direct terminé le 5 juillet à 20h32
Direct démarré le 5 juillet 2024 à 4H57

DIRECT - Dernier jour de campagne avant un scrutin historique

Quelques heures avant le silence : à minuit vendredi soir la campagne des législatives prendra officiellement fin, les responsables politiques profitant de ce dernier jour pour multiplier les prises de parole avant de retenir leur souffle face à un scrutin historique. Les horaires sont affichés en temps universel.

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Une femme passe devant une affiche indiquant « Votez » avant le deuxième tour des élections législatives, le jeudi 4 juillet 2024 à Strasbourg, dans l'est de la France. 

@AP Photo/Jean-François Badias
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13h54
Valeurs républicaines

Le comité olympique français pour une société "universaliste"

À deux jours du second tour des législatives, le comité olympique français (CNOSF), plutôt discret d'ordinaire dans le débat politique, s'est prononcé vendredi pour la construction d'une société française "universaliste", "digne des valeurs (...) de la Résistance", et pour la "non-discrimination". 

"Nous sommes face à un choix majeur et qui cependant reste personnel. Il ne nous appartient pas de juger les votes des uns ou des autres", explique le CNOSF dans un communiqué publié à l'issue d'un conseil d'administration.

"Il ne s'agit pas d’être 'contre', mais d'être 'pour'"; précise le CNOSF à près de trois semaines des JO de Paris, "soyons pour la construction d'une société française juste, universaliste, protectrice, émancipatrice, solidaire, qui n'abandonne personne en chemin, digne des valeurs des Lumières, de la Révolution Française, de la Résistance".

"Soyons pour ces valeurs de la République et de la Charte Olympique qui mettent en exergue l'égalité, la non-discrimination, la fraternité et le respect inconditionnel de tout être humain, le respect de l'autre", ajoute le CNOSF. 

"Il ne faut certes pas nier la violence, l'intolérance, la discrimination ou le communautarisme qui peuvent exister de manière croissante dans le sport en miroir de la société, et il faut les combattre inconditionnellement", a ajouté le comité olympique.

11h00
réaction

Marine Le Pen fustige les "leçons de morale" de Kylian Mbappé

La leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, a critiqué les "leçons de morale" du capitaine de l'équipe de France de football Kylian Mbappé, qui avait appelé la veille à "voter pour le bon côté" au second tour des législatives.

"Les Français en ont marre de se faire donner des leçons de morale, de se faire donner des consignes de vote", a déclaré la cheffe de file de l'extrême droite française à la chaîne américaine CNN international, qui a diffusé un extrait de cet entretien sur les réseaux sociaux.

"Kylian Mbappé est sans doute un très bon footballeur", a concédé Mme Le Pen, elle-même "très peu férue de football". Mais "cette tendance qu'ont les acteurs, les footballeurs, les chanteurs à venir dire aux Français ce qu'ils doivent voter (...) commence à être très mal ressentie dans notre pays", a-t-elle ajouté.

Kylian Mbappé lors du match contre la Tunisie, le 30 novembre 2022.
Kylian Mbappé lors du match contre la Tunisie, le 30 novembre 2022.
© AP Photo/Frank Augstein
09h31
abstention

Au second tour, les abstentionnistes ne veulent plus faire barrage

Après le retrait ou l'élimination de leurs candidats, une partie des électeurs du premier tour des élections législatives resteront chez eux ou voteront blanc dimanche, malgré les consignes de vote de leurs familles politiques exhortant notamment à faire barrage au RN.

"Avec les désistements, celui ou celle pour qui les électeurs avaient l'intention de voter est passé à la trappe" et certains "vont se dire 'non, dans ces conditions c'est pas possible'", explique Janine Mossuz-Lavau, directrice de recherche émérite au Cevipof.

Louise, 23 ans, refuse ainsi de choisir entre Horizons et le RN dans sa circonscription de la Manche, après avoir voté Lutte ouvrière au premier tour. "Il y avait une triangulaire avec le Nouveau Front populaire, j'aurais voté pour eux mais ils se sont désistés pour le candidat de la majorité", se désole l'étudiante.
Elle a "beaucoup regretté" son vote barrage Macron en 2022 et refuse de réélire un député sortant de la majorité présidentielle. "Je ne vais pas voter pour quelqu'un qui a voté la réforme des retraites", se révolte-t-elle. Une opinion largement partagée dans son entourage: "je ne sais pas si je connais quelqu'un qui voterait pour la majorité".

L'abstention difficile à anticiper

Dans la plupart des cas, les consignes des partis ne servent "strictement à rien", assure Janine Mossuz-Lavau, pour qui les électeurs votent avant tout en fonction de leurs "convictions, habitudes et traditions", et non d'appels à constituer un front républicain ou à aider le Rassemblement national à obtenir une majorité absolue.
C'est pourquoi la politologue estime que "ce n'est pas possible d'anticiper des proportions" d'abstention pour le scrutin de dimanche, après un premier tour marqué par un net regain de participation (66,71%).

7H09
"Une France à vif"

"51 candidats ou militants ont été agressés" durant la campagne

Quelque "51 candidats, suppléants ou militants" ont été "agressés physiquement" durant la campagne des élections législatives, a annoncé vendredi Gérald Darmanin sur BFMTV.

Durant cette campagne menée dans "une France à vif", "plus d'une trentaine d'interpellations", de "profils extrêmement variés", ont été effectuées par les forces de l'ordre, a précisé le ministre de l'Intérieur.

darmanin

Le ministre français de l'intérieur, Gérald Darmanin, quitte la réunion hebdomadaire du cabinet, le mercredi 3 juillet 2024 à l'Elysée à Paris. 

@Photo AP/Thomas Padilla

 

5H06
Résistance de la droite

À la campagne, la droite en première ligne face au RN

La droite joue une grande partie de sa survie en zone rurale face à un Rassemblement national en expansion sur ces terres, dimanche au second tour des législatives, avec plus d'une cinquantaine de duels contre l'extrême droite et ses alliés.

"A la campagne, c'est soit la droite républicaine, soit le RN", affirme à l'AFP un ancien député LR qui alerte sur le renforcement de la vague RN qui avait déjà déferlé en 2022 sur les circonscriptions rurales. 

bardella

Jordan Bardella, président du parti d'extrême droite Rassemblement National, répond aux journalistes devant le siège du parti, le lundi 1er juillet 2024 à Paris. 

@Photo AP/Louise Delmotte

Il y a deux ans, 61 députés LR avaient sauvé leur siège au Palais Bourbon, pratiquement tous dans des circonscriptions fortement rurales, à l'exception notable d'Eric Ciotti, leur patron désormais allié au RN, élu en ville à Nice.

Avec 30 à 50 sièges, qui leur sont attribués dans les projections, les candidats LR et divers droite font de la résistance face à la déferlante du Rassemblement national, grâce à leur ancrage local notamment.

Re(voir) aussi : "Le grand remplaçant - la face cachée de Jordan Bardella"

France : qui est Jordan Bardella ?

Qui anime ce direct ?

AFP