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DIRECT - discussions à Paris dans l'espoir d'une trêve à Gaza

Une délégation israélienne est à Paris samedi pour tenter de débloquer les pourparlers sur une trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza. Plus de 100 Palestiniens ont été tués au cours de la nuit, selon les autorités locales. Sur place, la situation humanitaire ne cesse d'empirer. 
 

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Gaza civils décombres

Des Palestiniens recherchent des survivants après une frappe aérienne israélienne sur un immeuble résidentiel. Deir al Balah, bande de Gaza - vendredi 23 février 2024.

AP/Adel Hana
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19h10
Débrief

Réunion du cabinet de guerre israélien sur les pourparlers de Paris

Le cabinet de guerre israélien se réunit ce samedi soir, après le retour de la délégation envoyée à Paris pour mené des pourparlers en vue d'un nouvel accord de trêve.

"La délégation est revenue de Paris, il y a probablement matière à avancer vers un accord", a déclaré samedi soir sur la chaîne israélienne N12 le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre, Tzachi Hanegbi.

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"La délégation a demandé à informer le cabinet de guerre des résultats du sommet de Paris et c'est pourquoi le cabinet de guerre se réunira ce soir par téléphone", a-t-il ajouté.  

"La délégation est partie avec des conditions de la part d'Israël : la libération de tous les otages, à commencer par toutes les femmes, et qu'un tel accord ne signifie pas la fin de la guerre", a souligné ce proche de M. Netanyahu.

17h13
"Manger de l'herbe"

Bombardements israéliens sur le sud, nouveaux pourparlers sur une trêve

L'armée israélienne a mené des frappes meurtrières dans la bande de Gaza où la situation humanitaire est désespérée, selon des témoins, tandis qu'une délégation israélienne est arrivée à Paris vendredi pour de nouveaux pourparlers sur une trêve avec le Hamas.

En visite en Argentine, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a de son côté réaffirmé l'opposition des Etats-Unis à toute "réoccupation israélienne" de Gaza, après l'annonce de Benjamin Netanyahu prévoyant le maintien du "contrôle sécuritaire" d'Israël une fois la guerre terminée dans le territoire palestinien.

Le Hamas a rejeté le plan du Premier ministre israélien. Il contient des idées "qui ne réussiront jamais", a affirmé à Beyrouth Oussama Hamdane, un responsable du mouvement islamiste.

"La réalité de Gaza et la réalité des Palestiniens ne peuvent être déterminées que par les Palestiniens eux-mêmes", a-t-il ajouté. 

L'Autorité palestinienne, dont le siège est en Cisjordanie occupée, a également dénoncé la volonté de "perpétuer l'occupation israélienne (...) et à empêcher la création d'un Etat palestinien".

 

"Manger de l'herbe" 

 

"Le peuple palestinien doit avoir une voix et un vote (...) à travers une Autorité palestinienne relancée", a pour sa part affirmé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Steve Kirby.

Washington, principal allié d'Israël, s'oppose également "à une réduction de la taille de Gaza" et au "déplacement forcé des Palestiniens hors du territoire", a-t-il ajouté.

Les bombardements israéliens se sont poursuivis sur les villes de Khan Younès et de Rafah, frontalière de l'Egypte à la pointe sud du territoire, selon un journaliste de l'AFP.

Dans le centre, à Deir al-Balah, au moins 23 personnes ont été tuées et plus de 50 blessées dans une frappe sur la maison du célèbre comédien palestinien Mahmoud Zuaiter, qui a aussi été blessé, a indiqué le ministère de la Santé du Hamas.  

Après plus de quatre mois de conflit qui ont déplacé des centaines de milliers de personnes dans le petit territoire, environ 2,2 millions d'habitants, soit l'immense majorité de la population de la bande de Gaza, sont menacés de famine, selon l'ONU. 

L'inquiétude grandit chaque jour à Rafah où se massent 1,4 million de personnes, la plupart ayant fui les combats, et cible prochaine d'une opération de grande envergure annoncée par l'armée israélienne.

"Nous avons atteint le stade de l'extrême pauvreté et de la faim, nous n'avons pas les moyens d'acheter de la nourriture, des boissons ou n'importe quel produit au marché, on a commencé à manger de l'herbe", a déclaré à l'AFP Zarifa Hamad, 62 ans, une femme déplacée vivant dans le camp de Jabaliya (nord).

"Nous fuyons d'un endroit à l'autre, les enfants meurent de faim, les personnes âgées meurent de faim, de diabète, de tension artérielle (...). Chaque enfant à qui vous posez la question vous dira +j'ai faim+", a-t-elle ajouté.

Selon le Cogat, organe du ministère israélien de la Défense qui coordonne les activités civiles de l'armée dans les territoires palestiniens occupés, 13.000 camions transportant 250.000 tonnes d'aide sont entrés à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Mais l'acheminement de cette aide, soumis au feu vert d'Israël, est toujours insuffisant et parvient difficilement au nord en raison des destructions et des combats.

 

Crimes de guerre 

 

A Genève, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a dénoncé dans un rapport "les violations grossières" des droits humains à Gaza "par toutes les parties" depuis le début de la guerre.

Selon ce rapport, les commandos du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens ont commis des crimes de guerre lors de l'attaque sans précédent en territoire israélien le 7 octobre qui a entraîné la mort de 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le mouvement islamiste palestinien, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 et est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne. 

L'offensive militaire israélienne a fait 29.514 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le dernier bilan vendredi du ministère de la Santé du Hamas.

Concernant la riposte d'Israël, le Haut-Commissaire Volker Türk épingle notamment "le blocus et le siège imposés à Gaza (qui) constituent une punition collective et pourraient également représenter une utilisation de la famine comme méthode de guerre, qui tous deux sont des crimes de guerre".

 

Discussions à Paris 

 

Pour tenter de sortir de l'impasse, une délégation israélienne menée par le chef du Mossad (service des renseignements extérieurs israéliens), David Barnea, est arrivée à Paris vendredi dans l'espoir de "débloquer" les pourparlers en vue d'une nouvelle trêve, selon un responsable israélien.

Il avait rencontré fin janvier à Paris ses homologues américain et égyptien et le Premier ministre du Qatar, afin de discuter d'un nouvel accord.

D'après une source du Hamas, le plan discuté à Paris prévoyait une pause de six semaines dans les combats et la libération de 200 à 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages retenus par le Hamas. Des pourparlers ont aussi eu lieu en Egypte, où s'est rendu jusqu'à jeudi soir le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, selon le mouvement islamiste.

Quelque 250 personnes avaient été enlevées et emmenées à Gaza le 7 octobre. D'après Israël, 130 otages y sont encore retenus, dont 30 seraient morts. Une première trêve fin novembre avait permis la libération de 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens.

"Ramenez-les à la maison, c'est tout. On ne peut pas rester là plus longtemps, on finira par s'écrouler", a affirmé à un correspondant de l'AFP Avivit Yablonka, la soeur d'un otage qui vient chaque semaine sur une place de Tel-Aviv devenue point de ralliement des familles d'otages.

13h21
FAMINE

Dans le nord de Gaza, manger son cheval pour ne pas mourir de faim.

Pour ne pas mourir de faim dans le nord de la bande de Gaza en guerre, Abou Gibril s'est résolu à sacrifier sa dernière richesse: ses deux chevaux de trait, qu'il a abattus et cuisinés, sans oser dire à ses voisins ce qu'il leur donnait à manger.
"On n'a pas eu d'autre choix, il a fallu tuer les chevaux pour nourrir les enfants", dit à l'AFP ce paysan palestinien de 60 ans réfugié dans le grand camp de déplacés Jabaliya.

La guerre lui a tout pris, raconte-t-il. Dès le début des combats en octobre, elle a détruit sa maison et ses champs à Beit Hanoun, dans l'extrême nord de la bande de Gaza. Abou Gibril et sa famille ont fait quelques kilomètres pour trouver refuge à Jabaliya, créé en 1948.

08h41
mortalité

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 29.606 morts à Gaza.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi un nouveau bilan concernant les morts à Gaza depuis le 7 octobre. 

29.606 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, annonce le Hamas.

Dans un communiqué, il a également fait état d'au moins 92 morts au cours des dernières 24 heures, et d'un total 69.737 blessés depuis le 7 octobre.

08h20
"tragédie humaine"

L'agence onusienne pour les palestiniens dénonce une "tragédie humaine" à Gaza.

L'inquiétude grandit chaque jour à Rafah. Au moins 1,4 million de personnes se massent chaque jours dans cette ville en ruines, la plupart ayant fui les combats. Rafah est la cible prochaine d'une opération de grande envergure annoncée par l'armée israélienne. "Nous ne pouvons pas nous tenir debout à cause de la faim et du manque de nourriture", a confié à l'AFP Oum Wajdi Salha, une résidente de Jabaliya, siuée à une trentaine de kilomètres de Rafah.

L'aide humanitaire, dont l'entrée est soumise au feu vert d'Israël, est toujours insuffisante et son acheminement vers le nord est difficile en raison des destructions et des combats. "Nous ne pouvons plus fermer les yeux devant cette tragédie humaine", a averti l'agence des Nations unies pour le soutien des réfugiés palestiniens (Unrwa) sur le réseau social X. 

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07h00
pourparlers

Reprise des pourparlers en vue d'une trêve à Gaza.

Une délégation menée par le chef du Mossad (renseignements extérieurs israéliens), David Barnea, est arrivée la veille à Paris dans l'espoir de "débloquer" les pourparlers en vue d'une nouvelle trêve, selon un responsable israélien.

David Barnea avait rencontré fin janvier à Paris ses homologues américain et égyptien et le Premier ministre du Qatar, afin de discuter d'un nouvel accord.

D'après une source du Hamas, le plan prévoyait alors une pause de six semaines dans les combats et la libération de 200 à 300 prisonniers palestiniens en échange de 35 à 40 otages retenus par le Hamas. Des pourparlers ont aussi eu lieu cette semaine en Égypte.

05h35
"guerre de famine"

La situation humanitaire empire à Gaza

La situation humanitaire ne cesse d'empirer à Gaza. "Regardez, nous nous battons pour du riz", a témoigné auprès de l'AFP Ahmad Atef Safi, faisant la queue pour obtenir de la nourriture à Jabaliya dans le nord. "Nous sommes dans une guerre de famine".

Le bureau de coordination de l'aide humanitaire (Ocha) a mis en garde samedi contre "une menace de famine de masse" faute d'approvisionnements suffisants en eau et nourriture sur le territoire palestinien.

Les opérations militaires israéliennes ont fait au moins 103 morts dans la nuit, a annoncé samedi le ministère de la Santé du Hamas.

04h26
riposte en mer rouge

Washington détruit trois drones houthis en mer Rouge et sept missiles anti-navire.

Les forces armées américaines ont annoncé avoir abattu vendredi en mer Rouge trois drones d'attaques venant des rebelles Houthis du Yémen et détruit sept missiles anti-navire positionnés à terre. 

Ces frappes, menées entre 12H30 et 19H15 locales (entre 09H30 et 16H15 GMT), ont été effectuées, selon Washington en état de légitime défense. "Il n'y a eu aucun dégât sur les navires" américains, a toutefois écrit le Commandement militaire des États-Unis pour le Moyen-Orient (Centcom), dans un communiqué.

Les rebelles yéménites, soutenus par l'Iran, continuent de viser depuis novembre le trafic maritime dans ce couloir essentiel du commerce mondial, malgré la réponse militaire américaine.

Les Houthis mènent depuis novembre des attaques de navires qu'ils estiment liés à Israël. Ils affirment agir en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza, où Israël mène une guerre sanglante contre le Hamas en représailles à l'attaque sans précédent de ce mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre.

02h50
rejet

Le plan d'"après-guerre" à Gaza présenté par Benjamin Netanyahu largement critiqué.

Tandis que le conflit ne montre aucun signe de répit vingt semaines après son déclenchement, le plan d'"après-guerre" à Gaza présenté par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été très largement critiqué, y compris par l'allié américain.

Jeudi soir, Benjamin Netanyahu a soumis au cabinet de sécurité de son gouvernement un plan qui prévoit notamment le maintien du "contrôle sécuritaire" d'Israël sur le territoire, une fois la guerre terminée. Il a été immédiatement rejeté par les rivaux palestiniens, le Hamas à Gaza et l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, mais aussi par les États-Unis, principal allié d'Israël.

En visite en Argentine, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a réaffirmé l'opposition de son pays à toute "réoccupation israélienne" de Gaza.

00h07
lula persiste

Le président brésilien Lula persiste à accuser Israël de "génocide" à Gaza.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a persisté vendredi à accuser Israël de "génocide" envers les Palestiniens à Gaza, après avoir récemment déclenché une crise diplomatique en comparant l'offensive israélienne contre le Hamas à la Shoah.

"Ce que l’État d'Israël est en train de faire, ce n'est pas une guerre, c'est un génocide, car il est en train de tuer des femmes et des enfants", a lancé Lula lors d'une cérémonie à Rio de Janeiro, après avoir été déclaré lundi "persona non grata" par Israël pour avoir tenu ces mêmes propos.

00h22
"massacre en direct"

Cérémonie des César à Paris : des appels aux César pour un cessez-le-feu à Gaza.

La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania puis l'acteur franco-belge Arieh Worthalter ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza en recevant les César du meilleur documentaire pour "Les filles d'Olfa" et du meilleur acteur pour "Le procès Goldman" vendredi.

"Arrêter de tuer des enfants devient une revendication radicale", a déploré Kaouther Ben Hania sur la scène des César, après avoir rendu notamment hommage à l'opposant russe Alexeï Navalny, mort il y a une semaine, et au fondateur de Wikileaks Julian Assange, qui attend de savoir si la justice britannique lui accordera un dernier recours contre son extradition vers les États-Unis. "Il faut que le massacre cesse" à Gaza, a-t-elle poursuivi. "C'est tellement horrible et personne ne peut dire qu'il ne savait pas. C'est le premier massacre en +live-screen+, en direct sur nos téléphones", a souligné la réalisatrice de 46 ans. 

"Je me joins moi aussi à un appel pour un cessez-le-feu à Gaza parce que la vie le demande, celle des Gazaouis et des otages, parce que nous sommes unis en tant qu'espèce", a lancé l'acteur de 38 ans. Il incarne l'énigmatique Pierre Goldman, gangster et militant d'extrême gauche, poursuivi pour le meurtre de deux pharmaciennes en 1976 dans ce film signé Cédric Kahn.

Qui anime ce direct ?

avec agences
Les faits

Selon Israël, 130 otages - dont 30 seraient morts - sont encore retenus sur les quelque 250 personnes enlevées en Israël et emmenées à Gaza le 7 octobre 2023.

Ce jour-là, des commandos du Hamas infiltrés depuis le territoire palestinien ont mené une attaque dans le sud d'Israël, tuant 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza en 2007, qu'il considère, à l'instar des États-Unis et de l'Union européenne, comme une organisation terroriste. L'offensive militaire israélienne a fait 29.514 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas.

En quatre mois et demi, la guerre a déplacé des centaines de milliers de Palestiniens et poussé environ 2,2 millions d'habitants, soit l'immense majorité de la population de la bande de Gaza, au bord de la famine, selon l'ONU.