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DIRECT : Emmanuel Macron "a bien l'intention" de se rendre en Ukraine "d'ici la mi-mars"

L'armée ukrainienne a fait état lundi de "tirs nourris" de la part des forces russes près de Robotyné, une localité de la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, reprise lors de la contre-offensive estivale de Kiev. 

 

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Ukraine

Cette image d'une vidéo publiée par le service de presse du ministère russe de la Défense le 19 février 2024 montre une vue aérienne de l'usine d'Avdiivka, en Ukraine. @service de presse du ministère russe de la Défense via AP.

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19h55
Manque de munitions

Situation "extrêmement difficile en plusieurs points" sur le front, reconnaît Volodymyr Zelensky.

"La situation est extrêmement difficile en plusieurs points de la ligne de front, où les troupes russes ont concentré un maximum de réserves. Elles mettent à profit le retard dans l'aide à l'Ukraine", a déclaré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dans son message quotidien.

Il a ajouté que son pays manquait d'artillerie et avait autant besoin de défense anti-aérienne pour la ligne de front que d'armes de plus longue portée. Selon lui, l'armée russe profite du retard dans les livraisons d'armes occidentales à Kiev.

19h35
Déplacement présidentiel

Selon son entourage, Emmanuel Macron devrait se rendre en Ukraine "d'ici la mi-mars".

Le président français, Emmanuel Macron, a "bien l'intention de se rendre d'ici la mi-mars" en Ukraine, a souligné son entourage. "Il n'y a jamais eu de questions de sécurité dans le calendrier de la visite. Cette question ne s'est jamais posée".

Selon une vidéo attribuée à France 24 diffusée sur les réseaux russes mais dénoncée comme un "fake" par la chaîne, le dirigeant aurait annulé son voyage après la détection par les "services secrets français" d’un projet "d'assassinat" à son encontre. 

Dans la foulée, l'ex-président russe, Dmitri Medvedev, aujourd'hui numéro deux du Conseil de sécurité du pays, a ironisé sur la visite qu'Emmanuel Macron. "Macron semble avoir été si effrayé par un (projet d') assassinat réel ou présumé (..) qu'il a annulé son voyage", s'est-il gaussé dans une rare charge aussi directe contre un dirigeant occidental.

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Emmanuel Macron a indiqué, vendredi, devant son homologue ukranien Volodymyr Zelensky, qu'il se rendrait "avant la mi-mars" dans son pays. En janvier, il avait parlé d'un déplacement en "février".

17h21
Soutien moral

Volodymyr Zelenky en visite sur le front de Kharkiv.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a rendu visite à ses troupes sur le front de Koupiansk, dans l'oblast de Kharkiv, et notamment la 14ème brigade mécanisée. 

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Il a également visité l'un "des centres médicaux où nos guerriers sont soignés après avoir été blessés, j'ai rencontré les défenseurs et le personnel médical, et je leur ai remis des récompenses de l'État."

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17h15
Rapport de force

Les retards de livraisons d'armes occidentales "aident probablement" Moscou à lancer des "opérations offensives", selon l'ISW.

Dans son rapport quotidien, l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW) pointe les délais de livraisons d'armes occidentales à Kiev. Ces retards "aident probablement la Russie à lancer des opérations offensives opportunistes dans plusieurs secteurs de la ligne de front afin d'exercer une pression sur les forces ukrainiennes selon plusieurs axes", souligne le think thank américain, qui suit le conflit au jour le jour.

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La récente prise de la ville symbolique d'Avdiïvka "illustre la manière dont la Russie poursuit des opérations offensives qui ne créent pas nécessairement les conditions nécessaires à des gains opérationnels plus importants, mais qui obligent néanmoins l'Ukraine à engager des effectifs et du matériel dans des opérations défensives."

15h56
Décès de l'opposant numéro un

Une expertise de "14 jours" sur la dépouille de Navalny, selon sa porte-parole.

L'équipe de l'opposant russe, Alexeï Navalny, a affirmé que les enquêteurs mèneraient pendant au moins 14 jours une "expertise" sur sa dépouille avant de la rendre, trois jours après son décès en prison dans des conditions obscures.

"Les enquêteurs ont dit aux avocats et à la mère d'Alexeï qu'ils ne rendront pas son corps sur lequel sera réalisé pendant 14 jours une soi-disante 'expertise chimique'", a écrit, sur X, la porte-parole de l'opposant, Kira Iarmich.

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Le président américain, Joe Biden, a de son côté dit "envisager" des sanctions supplémentaires contre la Russie. "Nous avons déjà des sanctions mais nous sommes en train d'en considérer des supplémentaires, oui."

Son rival, Donald Trump, est sorti de son silence sur la mort "soudaine" de l'opposant russe mais s'est gardé d'évoquer le président russe, Vladimir Poutine. Sur son réseau Truth Social, il a écrit : "La mort soudaine d'Alexeï Navalny m'a fait prendre de plus en plus conscience de ce qu'il se passe dans notre pays [...]C'est une lente et constante progression qui nous conduit sur le chemin de la destruction avec des politiciens, procureurs et juges ESCROCS de la gauche radicale."

Il en a profité pour tacler l'administration du président Biden. "Les frontières ouvertes, les élections truquées et les décisions de justice carrément injustes SONT EN TRAIN DE DÉTRUIRE L'AMÉRIQUE. NOUS SOMMES UNE NATION SUR LE DÉCLIN ET DÉFAILLANTE! MAGA 2024."

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15h25
Déportation d'enfants ukrainiens

Des enfants ukrainiens rapatriés de Russie via le Qatar.

Onze enfants ukrainiens devaient quitter aujourd'hui la Russie pour l'Ukraine. Ce nouveau rapatriement a été rendu possible par une médiation du Qatar. Âgés de 2 à 16 ans, ces enfants et leurs proches ont été accueillis à l'ambassade du Qatar à Moscou et doivent rejoindre l'Ukraine demain via le territoire bélarusse.

"Le Qatar travaille en étroite collaboration avec ses homologues russes et ukrainiens, progressant sur l'initiative de réunification, mais cherchant également des moyens de renforcer la confiance dans d'autres domaines, a indiqué Lolwah al-Khater, le ministre d'État à la Coopération internationale du Qatar, dans un communiqué. Nous continuerons à assurer la médiation entre les deux parties aussi longtemps que cela sera nécessaire, avec l'espoir que cela puisse conduire à une désescalade du conflit."

Certains enfants de ce groupe, dont deux sont âgés de cinq et six ans, souffrent de maladies chroniques et ont des besoins médicaux spécifiques. Au total, 59 enfants ont déjà été rapatriés en Ukraine par le biais de ce mécanisme, selon Moscou. Les diplomates qataris accompagneront les onze enfants ukrainiens sur leur route vers l'Ukraine.

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La Russie est accusée par Kiev d'avoir "déporté" des milliers d'enfants vers son territoire depuis les régions qu'elle occupe en Ukraine. Moscou assure de son côté qu'elle a transféré ces enfants pour assurer leur sécurité face aux combats et être prêt à les remettre à leurs proches en Ukraine si ceux-ci en font la demande.

15h20
Céréales de la discorde

Le blocage à la frontière ukraino-polonaise constitue "une menace directe" pour la sécurité" de l'Ukraine, selon un responsable ukrainien.

"Le blocage de la frontière constitue une menace directe pour la sécurité d'un pays défenseur. De telles actions ont un impact négatif sur notre confrontation avec l'ennemi commun qui s'appelle la Russie", a dénoncé le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandre Koubrakov, sur les réseaux sociaux. "Toutes les exportations sont concernées. On peut dire que la situation est critique", a-t-il ajouté à la télévision nationale. Non seulement les produits agricoles sont bloqués, mais ils (les manifestants) bloquent tout. Il y a des camions avec du carburant. Il y a quelques jours, il y a eu des cas où des manifestants n'ont pas laissé passer plusieurs camions chargés d'armes."

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Selon le ministère, six points de contrôle sont bloqués du côté polonais de la frontière. "La situation la plus critique se situe au point de contrôle "Iagodyn-Dorohusk", où le trafic des camions s'est complètement arrêté. Les marchandises humanitaires, périssables et le carburant, sont stoppés, a précisé le vice-ministre des Infrastructures, Serguiï Derkatch. 

Selon Michal Derus, porte-parole de la Chambre de l'administration fiscale de Lublin (est de la Pologne), "environ 600 camions attendent actuellement de quitter la Pologne" au poste-frontière de Dorohusk, et le "temps d'attente estimé pour que ce nombre de camions partent est d'environ 232 heures. Aucun camion n'est entré en Pologne (en provenance d'Ukraine). Il faut donc supposer qu'il s'agit d'un blocus total."

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Le ministère ukrainien des Infrastructures a aussi dénoncé le blocage des bus de passagers. "Les femmes et les enfants devenus réfugiés après avoir fui la guerre et qui reviennent chez eux pour diverses raisons ne peuvent pas devenir otages d'intérêts commerciaux. Nous attendons des actions concrètes de nos collègues polonais pour éviter de telles situations et résoudre le problème en général."

Depuis novembre dernier, les agriculteurs polonais bloquent régulièrement plusieurs points de passage de la frontière avec l'Ukraine pour protester contre la concurrence de leur voisin.

13h39
Condoléances européennes

Vladimir devra "rendre des comptes" après la mort d'Alexeï Navalny, selon Josep Borrell.

Le président russe, Vladimir Poutine, devra "rendre des comptes" après la mort d'Alexeï Navalny, a affirmé le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, après avoir rencontré, à Bruxelles, la veuve de l'opposant russe mort en prison.

"Nous avons exprimé les plus profondes condoléances de l'UE à Ioulia Navalnaïa", a-t-il ajouté, en rendant compte de l'intervention de la veuve d'Alexeï Navalny devant les ministres des Affaires étrangères de l'UE réunis à Bruxelles.

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13H15
Personnes disparues dans les deux camps

Le CICR enquête sur le sort de 23.000 disparus

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé lundi tenter de "faire la lumière sur le sort de 23.000 personnes ayant disparu" lors du conflit entre la Russie et l'Ukraine.
"Ouvert en mars 2022, le Bureau de l'Agence centrale de recherches (ACR) du CICR pour le conflit armé international entre la Russie et l'Ukraine" se consacre à la recherche des personnes disparues des deux bords dans ce conflit, "qu'elles aient été capturées, tuées ou séparées des leurs" à la suite des combats, a indiqué le CICR dans un communiqué.
 

12H30
"Tirs nourris" près de Robotyné

L'armée russe à l'offensive sur le front Sud, selon Kiev

L'armée ukrainienne a fait état lundi de "tirs nourris" de la part des forces russes près de Robotyné, une localité de la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, reprise lors de la contre-offensive estivale de Kiev.

L'ennemi a mené 10 tentatives infructueuses contre les positions des forces de défense (ukrainiennes) dans la région de Robotyné. Ici, la situation est changeante, l'ennemi inflige des tirs nourris.

Dmytro Lykhovy, le porte-parole militaire ukrainien de cette zone

Selon lui, l'armée ukrainienne a repoussé des attaques effectuées "avec un nombre important de véhicules blindés", mais les Russes attaquent désormais avec "de petits groupes d'assaut en plus de véhicules blindés" et une aviation qui "opère activement".

Zaporijjia,

Une vue des vestiges d'un hôtel suite aux bombardements russes, à Zaporijjia, en Ukraine, le vendredi 5 mai 2023. @AP Photo/Andriyenko Andriy.

8H42
Blocage des agriculteurs

L'Ukraine qualifie le blocus à la frontière polonaise de "menace pour la sécurité"

Le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandre Koubrakov, a qualifié lundi de "menace pour la sécurité" de l'Ukraine le blocage par des agriculteurs polonais de la frontière entre les deux pays.

"Le blocage de la frontière constitue une menace directe pour la sécurité d'un pays défenseur. De telles actions ont un impact négatif sur notre confrontation avec l'ennemi commun appelé Russie", a dénoncé Oleksandre Koubrakov sur Facebook.

04H43
Besoins colossaux

Aide à la reconstruction de l'Ukraine

Depuis le début de l'invasion russe il y a deux ans, "le Japon a fourni à l'Ukraine plus de 10 milliards de dollars" d'aides diverses, faisant de l'archipel nippon le quatrième plus gros partenaire financier de Kiev, a souligné Denys Chmygal lors d'une conférence avec des représentants du gouvernement de Tokyo et des milieux d'affaires ukrainiens et japonais.

Le secteur privé sera le principal moteur des efforts de reconstruction de l'Ukraine (...) Nous voulons travailler avec le Japon sur la modernisation et la reconstruction de l'Ukraine, nous voulons que vous fassiez partie du miracle économique ukrainien après la guerre.

Denys Chmygal, premier ministre ukrainien

"Les entreprises qui investissent maintenant en Ukraine seront capables de générer des bénéfices et d'avoir des opportunités incroyables dans les prochaines années", a-t-il encore vanté.

ukraine japon

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal prononce un discours lors de la Conférence Japon-Ukraine à Tokyo, le lundi 19 février 2024. @Kazuhiro Nogi/ via AP).

Les besoins de l'Ukraine pour sa reconstruction et son redressement économique sont colossaux et ne cessent d'enfler : ils ont été réévalués à 486 milliards de dollars la semaine dernière par la Banque mondiale, l'ONU, l'Union européenne et Kiev.
C'est 75 milliards de dollars de plus que la précédente estimation, qui datait de mars 2023.
 

Denys Chmygal a cité cinq grands secteurs de coopération économique potentielle avec le Japon : l'énergie, les infrastructures, l'industrie automobile, les technologies numériques et l'extraction de ressources naturelles en Ukraine comme le lithium.
 

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AFP