Live démarré le 28 janvier 2024 à 06h00 TU

DIRECT - Espoir d’une trêve à Gaza après des discussions “constructives” à Paris

Une réunion entre des responsables américains, égyptiens, qataris et israéliens sur un cessez-le-feu à Gaza s’est tenue dimanche 28 janvier à Paris. Elle aurait été "constructive", selon le bureau du Premier ministre israélien. L'objectif de ces réunions était de progresser vers un accord comprenant une trêve dans les combats et la libération des otages israéliens. Mais il resterait  "toujours des différends" entre les parties.

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fuite des palestiniens pendant un cessez-le-feu

Des Palestiniens fuyant vers le sud au troisième jour d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Route de Salah al-Din, dans le centre de la bande de Gaza, le dimanche 26 novembre 2023.

AP/Hatem Moussa
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21h04
la riposte de washington

"Nous allons répondre", prévient Biden.

"Nous allons répondre" à l'attaque au drone qui a tué trois militaires américains et blessé 25 autres soldats en Jordanie, a prévenu dimanche le président des États-Unis Joe Biden. Il s'est exprimé en marge d'un déplacement en Caroline du Sud, après avoir pointé la responsabilité de groupes pro-Iran.

C'est la première fois que des soldats américains sont tués au Moyen-Orient depuis le début, le 7 octobre, de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, faisant de nouveau craindre une escalade des tensions sur fond de guerre larvée entre Israël et l'Iran.

20h40
"émigration volontaire"

Des milliers d'Israéliens, dont des ministres, réclament des colonies à Gaza.

Quelques milliers d'Israéliens favorables à la réinstallation de colonies dans la bande de Gaza, parmi lesquels des ministres, se sont réunis dimanche soir à Jérusalem, exhortant le Premier ministre à faire aboutir le projet. Des membres du Likoud, parti de Benjamin Netanyahu, et d'autres ministres, d'extrême-droite, ont participé au rassemblement, alors que les combats redoublaient de violence entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza.

"Le temps est venu de revenir à Gush Katif et d'encourager l'émigration volontaire", a déclaré le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, évoquant un groupe de colonies israéliennes jadis installées à Gaza.
"La retraite amène la guerre et si nous ne voulons plus de 7 octobre, nous devons rentrer chez nous, contrôler le territoire et (...) encourager" le départ "volontaire" des Gazaouis, a-t-il ajouté.

Onze autres ministres étaient présents à la réunion, tenue dans un centre de conférence bondé de Jérusalem, selon les organisateurs. Des intervenants ont réclamé l'expulsion des Palestiniens de Gaza, jugeant que la réimplantation de colonies était la seule issue pour assurer la sécurité d'Israël.

D'autres chantaient "les accords d'Oslo sont morts, le peuple d'Israël vit", en référence aux accords censés déboucher sur la cohabitation pacifique des deux peuples, entérinés en 1993 par le chef de l'OLP Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, à la Maison Blanche, devant le président américain Bill Clinton.

18h27
espoir

Quel bilan pour le réunion de Paris sur un cessez-le-feu à Gaza ?

La réunion de Paris sur un cessez-le-feu, débutée en fin de semaine, a été "constructive", selon le bureau du Premier ministre israélien. Il précise toutefois qu'il demeure "toujours des différends" entre les parties.

Les chefs du Mossad (services de renseignement extérieurs) et Shin Bet (services de renseignement intérieurs) étaient présents pour Israël, selon le communiqué. Les protagonistes "continueront à discuter cette semaine dans d'autres réunions", a ajouté le texte.

17h49
le hamas a un message

Trois militaires américains tués en Jordanie, Biden pointe des groupes pro-Iran et menace de représailles.

Trois militaires américains ont été tués et 25 blessés dans une attaque au drone en Jordanie, a annoncé dimanche Washington. C'est la première fois que des soldats américains sont tués au Moyen-Orient depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, une nouvelle étape qui fait craindre une escalade des tensions déjà grandes dans la région, sur fond de guerre larvée entre Israël et l'Iran.

"Aujourd'hui, l'Amérique a le coeur lourd. La nuit dernière, trois militaires américains ont été tués, et plusieurs blessés dans une attaque de drone sur nos forces basées dans le nord-est de la Jordanie", a déclaré le président américain dans un communiqué. "N'ayez aucun doute : nous allons faire rendre des comptes à tous les responsables, au moment et de la manière que nous voulons", a-t-il ajouté, le ton menaçant.

Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que 25 soldats ont été blessés sur cette base, près de la frontière avec la Syrie.
Joe Biden a affirmé qu'à ce stade, "nous savons que cela a été mené par un groupe de combattants radicaux pro-Iran opérants en Syrie et en Irak".
Les soldats victimes, a écrit le démocrate, "risquaient leur propre sécurité pour la sûreté de leurs compatriotes américains et celle de nos alliés et partenaires avec lesquels nous combattons le terrorisme
".

En réaction, Sami Abou Zahri, un porte-parole du Hamas, a déclaré que la mort de ces trois soldats "est un message à l'administration américaine". "La poursuite de l'agression américano-sioniste à Gaza fait risquer une explosion régionale" avec la colère "de l'ensemble" du monde musulman.

17h04
"besoin urgent"

La Norvège assure qu'elle va continuer à financer l'UNRWA.

La Norvège, l'un des grands donateurs de l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), va maintenir son financement en dépit des soupçons d'implication de certains des employés dans l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, a-t-elle annoncé dimanche. "La Norvège a décidé de poursuivre son financement", a annoncé son ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, dans un communiqué.

"Si je partage l'inquiétude suscitée par les allégations très graves concernant certains membres du personnel de l'UNRWA, j'invite instamment les autres donateurs à réfléchir aux conséquences plus larges d'une réduction du financement de l'Unrwa en cette période de détresse humanitaire extrême", a-t-il ajouté. "Nous ne devrions pas punir collectivement des millions de personnes", a poursuivi le ministre.

"Nous devons faire la distinction entre ce que des individus ont pu faire et ce que l'UNRWA représente", a souligné le chef de la diplomatie norvégienne. "La population de Gaza a un besoin urgent d'aide humanitaire et ne doit pas payer le prix des actions d'autrui", a-t-il ajouté.

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16h12
"ennemis"

Un point de passage fermé à Gaza après des manifestations contre l'acheminement de l'aide humanitaire.

Des camions acheminant de l'aide humanitaire dans le sud de la bande de Gaza depuis Israël ont dû faire demi-tour dimanche, après des manifestations en faveur de la libération des otages israéliens, a constaté l'AFP. Les manifestants exigeaient que l'aide ne parvienne pas à Gaza tant que les otages ne sont pas libérés.

Certains manifestants ont des proches encore retenus en otage, d'après le témoignage d'un d'entre eux à l'AFP. "Nous ne voulons pas que quoi que ce soit entre à Gaza car tout ce qui arrive d'Egypte vers Gaza va directement aux terroristes", a affirmé Shoshi Strikowski, une manifestante. "Nous ne sommes pas amis avec les Gazaouis, ils sont nos ennemis et on n'aide pas ses ennemis !", a renchéri Batia Cheremberg, venue de Bet Shemesh, à plus de 100 kilomètres, dans le centre du pays.

"Environ 200 manifestants" se sont réunis aux alentours du point de passage de Kerem Shalom, selon le Cogat, organe du ministère de la Défense israélien qui coordonne les activités civiles de l'armée dans les territoires palestiniens occupés. L'armée a déclaré dimanche dans un communiqué que le périmètre du point de passage était désormais une "zone militaire fermée".

Seuls deux postes-frontières permettent l'acheminement d'aide dans la bande de Gaza, celui de Rafah, à la frontière avec l'Egypte, et Kerem Shalom, dans le sud d'Israël.

15h15
le choc

"Deux millions de civils à Gaza dépendent de l'aide de l'UNRWA", rappelle Antonio Guterres.

Les États-Unis, la France, l'Italie, le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni, la Finlande et l'Allemagne suspendent tout nouveau financement de l'UNRWA, l'agence onusienne au coeur de l'aide humanitaire à Gaza. Une décision jugée "choquante" par le secrétaire général de l'ONU.

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14h30
chaos

L'hôpital al-Nasser en difficulté face à l'afflux de blessés.

La ville de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza est le théâtre d'affrontements de plus en plus intenses et violents. Chaque jour, des civils affluent à l'hôpital Al-Nasser. Sur place, la situation est désastreuse.

14h25
discussions

Discussions à Paris entre USA, Egypte, Israël et Qatar sur une trêve à Gaza.

Des contacts avaient lieu dimanche à Paris entre le directeur de la CIA William Burns et de hauts responsables de l'Egypte, du Qatar et d'Israël, afin de discuter d'un accord de trêve dans la guerre à Gaza, ont indiqué des sources proches des participants à ces réunions.

Ces quatre pays avaient également des contacts avec les autorités françaises, selon les mêmes sources, l'objectif étant de progresser vers un accord comprenant une trêve dans les combats et la libération des otages détenus par le Hamas.

Une source sécuritaire avait indiqué vendredi à l'AFP que le président américain Joe Biden allait dépêcher à Paris le directeur de la CIA pour des discussions "dans les tout prochains jours" avec ses homologues israélien et égyptien, ainsi que le Premier ministre qatari. Ces réunions, qui se déroulent sur divers formats, ont commencé samedi et se poursuivaient dimanche.

Le New York Times évoque les pistes d'un accord et d'une trêve  

À propos des pistes d'accord en discussion à Paris, le New York Times évoque une première trêve de 30 jours devant permettre la libération des femmes, des otages les plus âgés et des blessés.

Pendant cette période, selon le journal américain, les parties négocieraient les détails d'une seconde phase devant durer également 30 jours et permettre la libération des hommes et des soldats.

L'accord comprendrait aussi la libération de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, selon le New York Times.
14h00
déclarations

La France "ne prévoit pas de nouveau versement" à l'UNRWA au premier trimestre 2024.

La France a annoncé  ne pas prévoir de nouveau versement à l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) au premier trimestre 2024, après des accusations vendredi selon lesquelles des employés pourraient avoir été impliqués dans l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

Évoquant des accusations d'une "exceptionnelle gravité", Paris, qui a versé 60 millions d'euros d'aide à l'UNRWA en 2023, dit ainsi vouloir attendre "que les enquêtes lancées ces derniers jours permettent de faire toute la lumière sur les faits passés et soient assorties de mesures concrète".

Israël a accusé vendredi plusieurs employés de l'UNRWA d'avoir participé à l'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël. Les États-Unis ont immédiatement réagi en annonçant qu'ils cessaient leur financement à l'UNRWA, et ils ont été suivis ensuite par un certain nombre de pays, dont l'Allemagne, l'Australie, l'Italie, la Finlande et le Royaume Uni. D'autres pays comme la Suisse attendent d'avoir plus d'informations avant de prendre une décision sur leurs aides à l'Unrwa.

13h00
Suspension des contribution à l'Unrwa

La France suspend son aide à l'Unrwa au premier trimestre 2024

La France suit l'Allemagne, les États-Unis ou encore l'Italie et suspend, elle aussi, sa contribution à l'Unrwa.

"La France n’a pas prévu de nouveau versement au premier semestre 2024 et décidera le moment venu de la conduite à tenir en lien avec les Nations unies et les principaux donateurs, en s’assurant que toutes ses exigences de transparence et de sécurité de l’aide sont bien prises en compte", indique le ministère des Affaires étrangères, dans un communiqué.

08h25
Bilan à Gaza

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé un bilan de 26 422 personnes tuées par l'armée israélienne, en majorité des femmes, enfants et adolescents, dans la bande de Gaza.

Durant les dernières 24 heures, 165 personnes ont été tuées, indique le Hamas, qui fait également état de 65 087 personnes blessées depuis le début du conflit, le 7 octobre.

06h15

Le chef de l'ONU demande à ceux qui ont suspendu leurs contributions de garantir la continuité des opérations de l'Unrwa

L'agence, au cœur de l'aide humanitaire à Gaza, a annoncé vendredi s'être séparée de plusieurs employés accusés d'être impliqués dans l'attaque perpétrée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, sur la base d'informations des autorités israéliennes.

Dès cette annonce, les États-Unis ont annoncé la suspension de toute aide additionnelle à l'Unrwa, suivis par plusieurs autres pays, dont Italie, Canada, Australie, Royaume-Uni, Finlande et Allemagne.

"Bien que je comprenne leurs inquiétudes - j'ai été moi-même horrifié par ces accusations - j'exhorte vivement les gouvernements qui ont suspendu leurs contributions à au moins garantir la continuité des opérations de l'Unrwa", a plaidé Antonio Guterres dans un communiqué.

"Deux millions de civils à Gaza dépendent de l'aide critique de l'Unrwa pour leur survie au quotidien mais le financement actuel de l'Unrwa ne lui permettra pas de répondre à tous les besoins en février", a-t-il insisté.

"Les présumés actes abjects de ces employés doivent avoir des conséquences. Mais les dizaines de milliers d'hommes et de femmes qui travaillent pour l'Unrwa, beaucoup dans des situations parmi les plus dangereuses pour des travailleurs humanitaires, ne devraient pas être pénalisés. Il faut répondre aux besoins urgents des populations désespérées dont ils s'occupent", a ajouté le secrétaire général de l'ONU. 

Il a confirmé, comme l'avait indiqué Washington, que 12 employés de l'Unrwa étaient concernés par ces "accusations extrêmement graves" qui font l'objet d'une enquête interne de l'ONU. L'Unrwa s'est séparée de neuf d'entre eux, un est "confirmé mort", et les identités de deux autres sont "en train d'être clarifiées", a-t-il précisé.

"Tout employé de l'ONU impliqué dans des actes terroristes devra rendre des comptes, y compris dans le cadre de poursuites criminelles", a-t-il assuré, promettant sa coopération avec les autorités compétentes.

Qui anime ce direct ?

avec agences
Les faits

La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre dans le sud d'Israël;

Cette attaque a entraîné la mort de 1.140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de chiffres officiels.

Quelque 250 personnes ont été enlevées en Israël pendant l'attaque et emmenées à Gaza, dont une centaine a été libérée fin novembre durant une trêve.

Selon les autorités israéliennes, 132 otages sont toujours détenus dans la bande de Gaza, dont 28 présumés morts.

En représailles de l'attaque du 7 octobre, Israël a juré "d'anéantir" le Hamas, qui avait pris le pouvoir dans le territoire côtier en 2007.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 26.422 personnes, en grande majorité des femmes et des mineurs, ont été tuées dans les opérations israéliennes.