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DIRECT - Israël frappe une nouvelle fois Rafah depuis les airs

Israël a mené de nouveaux raids aériens sur la ville de Rafah dans la nuit. Le ministère de la Santé du Hamas fait état de 97 morts. En Cisjordanie occupée, trois Palestiniens ont ouvert le feu à l'arme automatique sur des véhicules près d'une colonie juive près de Jérusalem, tuant une personne et en blessant huit autres parmi lesquelles une jeune femme enceinte dans un état critique.

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Des Palestiniens observent les décombres de la maison de la famille Al Daalese, camp de réfugiés de Nousseirat, bande de Gaza

Des Palestiniens observent les décombres de la maison de la famille Al Daalese, ce qu'il en reste après une frappe israélienne, dans le camp de réfugiés de Nousseirat, au centre de la bande de Gaza, ce 22 février 2024.

© AP Photo/Adel Hana
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20H08
Otages

Selon la Maison Blanche, les discussions sur une libération des otages détenus à Gaza "se passent bien"

Les discussions menées par l'émissaire de Joe Biden sur une nouvelle libération d'otages accompagnée d'une pause des hostilités à Gaza "se passent bien", a assuré jeudi un porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby.

"Les indications initiales que nous tenons de Brett (McGurk) sont que les discussions se passent bien", a-t-il déclaré, en précisant que le conseiller du président américain, en charge du Moyen-Orient, s'est rendu au Caire mercredi et se trouve aujourd'hui en Israël, pour des rencontres avec le gouvernement ainsi qu'avec des familles d'otages américains.

Les pourparlers portent sur "une pause prolongée afin de libérer tous les otages" et dans le but de "faire rentrer plus d'aide humanitaire" dans la bande de Gaza, a rappelé John Kirby.

19H31
G20

La solution à deux États poussée au G20

La solution à deux États pour une paix durable au Proche-Orient a reçu un large soutien parmi les membres du G20 réunis à Rio de Janeiro, où la guerre dans la bande de Gaza a été au coeur des débats.

Dans une brève allocution face à la presse en clôture d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de ce groupe, le chef de la diplomatie brésilienne Mauro Vieira a souligné "l'unanimité virtuelle en soutien de la solution à deux États comme la seule possible pour le conflit entre Israël et la Palestine".
"Il n'a pas dit juste "unanimité" parce que toutes les interventions n'ont pas porté sur le sujet mais ceux qui se sont manifestés se sont montrés favorables, et ils ont été nombreux", a expliqué à l'AFP une source diplomatique brésilienne.

Le Brésil assure depuis décembre la présidence tournante du G20 et la réunion de Rio a largement porté sur les guerres dans la bande de Gaza et en Ukraine.

Pour ce qui est du conflit dans ce territoire palestinien, "il y a un dénominateur commun, c'est qu'il n'y aura pas de paix, de sécurité durable pour Israël, tant que les Palestiniens n'auront pas de perspective claire d'un État à eux", a déclaré  à des journalistes le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. "Il y a un fort appel à une solution à deux États, de la part de tout le monde ici, je n'ai entendu personne dire le contraire", a-t-il insisté.

Même son de cloche chez le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide : "J'ai été satisfait d'entendre que tous les membres du G20, et presque tout le monde qui s'est exprimé aujourd'hui (le 21 février), a dit vouloir une solution à deux États", avait-il confié au premier jour de la réunion.
"Cela dit, dire que l'on veut une solution à deux États est une chose, trouver comment y arriver en est une autre", a-t-il relevé.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York le 23 janvier 2024. 

Le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU à New York le 23 janvier 2024. 

© AP Photo/Yuki Iwamura
18H42
Subvention de 30 millions de $

L'économie de Gaza s'est contractée de 80% au 4e trimestre, rapporte la Banque mondiale

L'économie de Gaza s'est contractée de plus de 80% au quatrième trimestre de l'année, rapporte la Banque mondiale, qui a par ailleurs annoncé une subvention de 30 millions de dollars pour maintenir une éducation pour les enfants.

Le produit intérieur brut (PIB) de Gaza a "chuté de plus de 80%" au 4e trimestre 2023 - soit les trois mois d'octobre à décembre - par rapport au 3e trimestre, passant d'environ 670 millions de dollars à seulement 90 millions, a indiqué la Banque mondiale dans un communiqué, citant les estimations préliminaires du Bureau central palestinien des statistiques.

Cette baisse trimestrielle de 80% équivaut à une baisse annuelle de 24%, détaille la Banque mondiale, qui précise que "le niveau observé de dommages et de destructions d'immobilisations est catastrophique".
Au-delà de l'impact humain dévastateur, "presque toute l'activité économique à Gaza est paralysée", a souligné la Banque mondiale.

"Depuis le début du conflit, l'économie palestinienne a connu l'un des chocs les plus importants enregistrés dans l'histoire économique récente", est-il encore précisé, et "presque tous les habitants de Gaza vivront dans la pauvreté, du moins à court terme".

La Banque mondiale a par ailleurs annoncé une subvention de 30 millions de dollars "pour aider à assurer la continuité de l'éducation cruciale pour les enfants". "Cette subvention contribuera au secteur de l'éducation pour garantir que les élèves ne ratent pas l'éducation fondamentale", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

17H30
"Consterné"

À l'ONU, MSF s'en prend aux États-Unis et à leurs vetos

Le secrétaire général de Médecins sans frontières s'en est pris aux États-Unis, se disant "consterné" par leurs vetos pour empêcher le Conseil de sécurité de réclamer un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
 

"Réunion après réunion, résolution après résolution, (le Conseil de sécurité) a échoué à répondre efficacement à ce conflit. Nous avons vu les membres de ce Conseil délibérer et prendre leur temps, pendant que des civils meurent", a lancé Christopher Lockyear lors d'une réunion du Conseil.

"Nous sommes consternés par le fait que les États-Unis sont prêts à utiliser leur pouvoir de membre permanent du Conseil pour entraver les efforts visant à adopter une résolution évidente demandant un cessez-le-feu immédiat et durable", a-t-il ajouté.

Malgré la pression internationale pour atténuer leur soutien à Israël, les États-Unis, critiqués de toutes parts, ont empêché mardi le Conseil de sécurité de l'ONU d'exiger un cessez-le-feu "immédiat" à Gaza, leur troisième veto depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.

Estimant qu'une telle résolution mettrait en danger les pourparlers sur le terrain pour obtenir une trêve incluant une nouvelle libération d'otages, les Américaines ont fait circuler un projet de texte alternatif qui soutient un cessez-le-feu, mais pas immédiat et sous conditions.

Faisant échos aux récentes déclarations de Joe Biden, le texte vu par l'AFP évoque ainsi un "cessez-le-feu temporaire à Gaza dès que ce sera réalisable" et sur la base d'une "formule" incluant la libération de tous les otages.
Un texte "au mieux trompeur", a commenté Christopher Lockyear.

"Ce Conseil devrait rejeter toute résolution qui entrave encore plus les efforts humanitaires sur le terrain et mène ce Conseil à tacitement soutenir la poursuite de la violence et les atrocités de masse à Gaza", a-t-il insisté.
"La population de Gaza a besoin d'un cessez-le-feu, pas quand ce sera réalisable, mais maintenant. Elle a besoin d'un cessez-le-feu durable, pas d'une période de calme temporaire. Quoi que ce soit d'autre est une faute lourde".

16H37
Deux nouveaux morts

Deux membres du Hezbollah tués au Liban dans une frappe israélienne

Au moins deux membres du mouvement libanais Hezbollah ont été tués et trois autres blessés dans une frappe israélienne menée avec un drone sur un bâtiment dans le sud du Liban, a rapporté une source de sécurité.

Depuis l'attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël le 7 octobre, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, le Hezbollah, solidaire du mouvement islamiste palestinien, échange régulièrement des tirs meurtriers avec l'armée israélienne à la frontière israélo-libanaise.

Deux combattants du Hezbollah ont été tués et trois autres blessés quand un drone israélien a tiré deux missiles sur un bâtiment habité à Kfar Rumman, a indiqué la source de sécurité sous couvert de l'anonymat. Kfar Rumman se trouve à une dizaine de kilomètres de la frontière israélienne.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, au moins 273 personnes, en majorité des combattants du Hezbollah et d'autres formations qui lui sont alliées mais également 42 civils, ont été tuées dans le sud du Liban, selon un décompte de l'AFP.

16H31
gazoduc

L’Iran accuse Israël de sabotage après que des explosions aient endommagé un gazoduc

Le ministre iranien du Pétrole affirme qu'une attaque israélienne contre un gazoduc iranien la semaine dernière a provoqué de multiples explosions, augmentant encore les tensions entre les ennemis jurés de la région sur fond de guerre israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza.

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Les accusations du ministre iranien du Pétrole, Javad Owji, surviennent alors qu’Israël a été accusé d’une série d’attaques visant le programme nucléaire de Téhéran.

L’"explosion du gazoduc était un complot israélien" a déclaré Owji, selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA. "L’ennemi avait l’intention de perturber le service du gaz dans les provinces et de mettre en danger la distribution du gaz aux populations. L'action perverse et le complot de l'ennemi ont été correctement gérés", a ajouté Owji, sans fournir aucune preuve pour étayer ses affirmations.

Israël n’a pas reconnu avoir mené l’attaque, même s’il revendique rarement ses missions d’espionnage à l’étranger. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, ennemi de longue date de l’Iran, n’a pas répondu à une demande de commentaire.

L’explosion du 14 février a détruit un gazoduc reliant la province occidentale de Chaharmahal et Bakhtiari, en Iran, jusqu’au nord jusqu’aux villes de la mer Caspienne. Le pipeline d’environ 1 270 kilomètres (790 milles) de long commence à Asaluyeh, une plaque tournante du champ gazier offshore iranien de South Pars.

Owji avait auparavant comparé l’attaque à une série d’attaques mystérieuses et non revendiquées contre des gazoducs en 2011 – notamment à l’occasion de l’anniversaire de la révolution islamique iranienne de 1979. Téhéran a célébré le 45e anniversaire de la révolution quelques jours seulement avant l'explosion du pipeline.

15H15
Attaque houthie

Un tir houthi met le feu à un cargo alors qu'Israël intercepte une attaque distincte près d'Eilat

Une frappe houthie a incendié un cargo dans le golfe d'Aden pendant qu'Israël a intercepté ce qui semblait être une autre attaque des Houthis près de la ville portuaire d'Eilat.

L’attaque d'aujourd'hui dans le golfe d’Aden a donné lieu au tir de deux missiles, a indiqué le centre des opérations commerciales maritimes de l’armée britannique au Royaume-Uni. Il a indiqué que le navire anonyme était en feu, sans plus de précisions. Plus tard jeudi, l'UKMTO a déclaré que le navire avait subi des dommages mineurs après l'incendie et que son équipage était en sécurité.

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Les données de suivi des navires analysées par l'Associated Press ont identifié le navire en flammes comme étant un cargo battant pavillon des Palaos nommé "Islander". Il venait de Thaïlande à destination de l’Égypte et avait auparavant envoyé des messages indiquant "ÉQUIPAGE SYRIEN À BORD" pour éviter potentiellement d’être pris pour cible par les Houthis.

"L'attaque au missile a provoqué un incendie à bord et les moyens militaires de la coalition ont répondu à l'incident", a déclaré la société de sécurité privée Ambrey.

Les propriétaires libériens du navire n’ont pas pu être contactés dans l’immédiat pour confirmer.

L'armée française a déclaré séparément avoir abattu deux drones houthis dans la partie sud de la mer Rouge.

Pendant ce temps, des sirènes ont retenti tôt ce matin au-dessus d'Eilat, suivies de vidéos publiées en ligne montrant ce qui semblait être une interception dans le ciel.

L'armée israélienne a déclaré plus tard que l'interception avait été réalisée par son système de défense antimissile "Arrow".

Israël n’a pas identifié la nature de l’incendie ni d’où il venait. Cependant, le système "Arrow" intercepte les missiles balistiques à longue portée dotés d'une ogive conçue pour détruire des cibles lorsqu'elles se trouvent dans l'espace.

Le système "a réussi à intercepter un lancement qui a été identifié dans la zone de la mer Rouge et qui était en route vers Israël" a indiqué l’armée israélienne. "La cible n’a pas traversé le territoire israélien et ne représentait pas une menace pour les civils."

Les Houthis n’ont immédiatement revendiqué aucune de ces attaques. Ils reconnaissent généralement les agressions qu’ils mènent quelques heures plus tard.

12h30
Menace houthie

La Marine française abat deux drones en mer Rouge.

La Marine française en mer Rouge a détruit, dans la nuit, deux nouveaux drones en provenance du Yémen, a fait savoir l'état-major des Armées lors d'un point presse.

Après avoir déjà annoncé, mardi, la destruction de deux drones dans cette zone, il a annoncé qu'une frégate multi-missions française avait "détecté le même type de menace, engagé et détruit deux drones" dans la nuit.

Les rebelles houthis, qui contrôlent de vastes régions du Yémen, mènent depuis novembre des attaques contre des navires dans la région. Ils affirment agir en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza.

La France a déployé dans la région la frégate multi-missions (FREMM) Alsace le 20 janvier dernier. Elle a rejoint la FREMM Languedoc arrivée le 8 décembre 2023, selon le ministère.

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12H28
Transport aérien

United Airlines reprendra ses vols vers Israël en mars

United Airlines a annoncé son intention de reprendre ses vols vers Israël le mois prochain, relançant ainsi une liaison suspendue en octobre au début de la guerre entre Israël et le Hamas.

Deux Boeing 737s sur le tarmac de l'aéroport de Fort Lauderdale-Hollywood en Floride le 7 juillet 2022. 

Deux Boeing 737s sur le tarmac de l'aéroport de Fort Lauderdale-Hollywood en Floride le 7 juillet 2022. 

© AP Photo/Wilfredo Lee

La compagnie aérienne a annoncé hier qu'elle lancerait des vols au départ de Newark, dans le New Jersey, vers Tel Aviv, avec une escale à Munich les 2 et 4 mars. United a déclaré qu'elle espérait commencer un service quotidien le 6 mars et ajouter un deuxième vol quotidien dès que possible, dès le mois de mai.

American Airlines et Delta Air Lines ont également cessé de desservir Tel Aviv après le début de la guerre et n’ont pas annoncé quand le service pourrait reprendre.

La compagnie allemande Lufthansa et ses filiales Austrian Airlines et Swiss ont rétabli leurs vols vers Tel-Aviv en janvier, suivies par Air France. D’autres compagnies aériennes européennes ont annoncé leur intention de reprendre leurs vols vers Israël ce printemps.

11H47
Prisonniers

Pour les familles de prisonniers palestiniens, silence radio depuis le 7 octobre

Privés de parloirs depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre, des familles de prisonniers palestiniens détenus par Israël désespèrent d'avoir de leurs nouvelles, angoissées face au silence et au brusque durcissement des conditions de détention.

Parfois, c'est un sanglot retenu, souvent des voix d'enfants et presque toujours la même conclusion : "On espère que tu entendras ces mots". Tous les vendredis, la station de radio Ajyal diffuse "Messages pour les prisonniers", une émission où on peut entendre des dizaines de familles s'adresser à des proches en prison.

Le programme a été prolongé de plus d'une heure face au flot de messages reçus après les vagues d'arrestations depuis le début de la guerre à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, déclenchée par l'attaque du 7 octobre.

Selon des associations de défense des prisonniers palestiniens, leur nombre est passé à environ 9.000 aujourd'hui, contre 5.200 avant le 7 octobre.
Les chefs d'accusations sont multiples: organisation d'attaque, meurtre, appels parfois indirects à la violence sur les réseaux sociaux, etc.

"On reçoit des messages de partout", de familles inquiètes car elles "n'ont plus aucune nouvelle de leurs proches en prison", explique Walid Nasser, rédacteur en chef de la radio, basée à Ramallah en Cisjordanie, où siège l'Autorité palestinienne.

Après l'attaque du Hamas, les autorités pénitentiaires israéliennes ont annoncé "l'état d'urgence en prison", qui s'est traduit pour les détenus palestiniens par un durcissement des conditions de détention, dont la fin des parloirs.

Le Club des prisonniers, une ONG palestinienne qui recense les détenus de Cisjordanie et de Jérusalem-Est occupées par Israël, assure que les visites en prison de délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont également cessé. Le CICR ne commente pas.

"Bonjour, ce message est pour mon frère Islam, comment vas-tu mon frère? Ta maison est prête, quand tu sortiras, il sera bon à marier!" peut-on entendre dans "Messages pour les prisonniers". Maysam Barghouti, la présentatrice historique de l'émission, en lit ou en fait écouter d'autres : "Tout va bien à la maison, tout roule à la fac, ne t'inquiète pas", "Fais attention à toi", "Mon papa chéri, j'ai hâte que tu reviennes pour m'emmener à l'école"...

D'après elle, les familles de prisonniers "cherchent un espoir auquel se raccrocher" et "l'émission est vraiment le seul moyen de parler à un proche ou d'avoir des informations".

Les prisonniers n'ont en théorie pas accès aux radios. Mais Ajyal espère que certains parviennent à s'en procurer malgré les restrictions.

"Mon frère est en prison depuis 22 ans, et les trois derniers mois ont été les plus difficiles pour nous tous", explique Ihsan Kamal, dont le frère Saed a été condamné à 38 ans de prison pour avoir attaqué des Israéliens. Il est inquiet : "Mes parents lui rendaient visite une fois par mois. Maintenant on n'a absolument aucune nouvelle et on entend que la situation est terrible dans les prisons".

Les conditions de détention se détériorent, selon plusieurs organisations de défense des droits humains, sur la base d'informations données par l'administration pénitentiaire et de récits des prisonniers libérés depuis le 7 octobre et qui rapportent des mauvais traitements.

Selon elles, au moins neuf Palestiniens sont morts derrière les barreaux depuis le début de la guerre le 7 octobre.

08h40
Massacre

La barre des 30.000 morts bientôt atteinte à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé un nouveau bilan de 29.410 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Dans un communiqué, il a également fait état d'un total de 97 morts au cours des dernières 24 heures, et de 69.465 blessés depuis le 7 octobre.

06h38
Colonie de Maale Adumim

"Attaque terroriste" en Cisjordanie, selon la police israélienne.

Trois hommes armés ont ouvert le feu à l'arme automatique sur plusieurs véhicules près d'une colonie en Cisjordanie occupée, près de Jérusalem. Huit personnes ont été blessés dans cette "attaque terroriste", selon la police israélienne. Une personne est décédée a-t-elle fait savoir un peu plus tard.

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L'incident s'est produit près de la colonie de Maale Adumim, d'après le communiqué de la police. Il ajoute que les assaillants étaient arrivés à bord d'un véhicule. "Les trois terroristes (...) sont sortis de leur véhicule et ont commencé à tirer à l'arme automatique sur des véhicules qui se trouvaient dans un embouteillage sur la route en direction de Jérusalem [...] Deux terroristes ont été neutralisés sur place. Les recherches menées sur les lieux ont permis de localiser un autre terroriste qui tentait de s'enfuir et qui a également été neutralisé."

06h30
Urgence

Un émissaire américain attendu en Israël pour négocier une trêve.

Le conseiller du président américain, Joe Biden, pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, est attendu en Israël après une étape en Égypte où se tiennent de nouveaux pourparlers en vue d'une trêve.

"Nous voulons qu'un accord soit trouvé (...) le plus rapidement possible", a affirmé à la presse le porte-parole du département d’État, Matthew Miller.

Le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, installé au Qatar, se trouve actuellement au Caire. Au menu des discussions, la première phase d'un plan conçu par les pays médiateurs (Qatar, États-Unis et Égypte), qui prévoit une trêve de six semaines, associée à un échange d'otages contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël et à l'entrée à Gaza d'une importante quantité d'aide humanitaire.

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06h00
Terreur

Nouveaux raids israéliens sur Rafah.

Israël a lancé dans la nuit une dizaines de frappes aériennes contre Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Selon le ministère de la Santé du Hamas, 99 personnes ont été tuées lors de ces attaques.

Rafah est le "dernier bastion" du Hamas aux yeux du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, déterminé, malgré les protestations internationales, à y lancer une offensive terrestre.

La communauté internationale s'inquiète du sort de près de 1,5 million de Palestiniens massés dans cette ville, située contre la frontière fermée avec l’Égypte.

Les services d'urgence palestiniens recherchent des survivants après une attaque israélienne sur un immeuble résidentiel à Rafah, lundi 19 février 2024.

Les services d'urgence palestiniens recherchent des survivants après une attaque israélienne sur un immeuble résidentiel à Rafah, le 19 février 2024.

Hatem Ali (AP)
03h00
Menace houthie

Nouvelles frappes américaines au Yémen.

"Le 21 février, entre 00h00 et 18h45 heure de Sanaa, les forces de Centcom ont mené quatre frappes d'auto-défense contre sept systèmes de missiles de croisière anti-navires des houthis et un lanceur mobile de missiles balistiques anti-navires qui étaient préparés en vue d'un lancement vers la mer Rouge, a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué. En outre, durant ce laps de temps, les forces de Centcom ont abattu un (drone explosif) de manière défensive."

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Ces missiles, lanceurs, et drone ont été "identifiés dans les zones du Yémen contrôlées par les houthis" et représentaient "une menace imminente" pour la navigation dans la région, a justifié le Centcom.

Depuis novembre, les houthis mènent, au large du Yémen, des attaques de navires qu'ils estiment liés à Israël. Ils affirment agir en solidarité avec les Palestiniens dans la bande de Gaza.

Face aux attaques, les États-Unis ont mis en place en décembre une force multinationale de protection maritime en mer Rouge, baptisée "Prosperity Guardian" et lancé, avec l'aide du Royaume-Uni, des frappes au Yémen contre les houthis.

Qui anime ce direct ?

Avec AFP
Les faits

Israël a frappé Rafah toute la nuit. Des bombardements ont également touché Khan Younès et détruit la mosquée al-Faruq.

L'armée israélienne annonce poursuivre ses opérations à Zaytoun, un quartier de Gaza-ville.

Selon le ministère de la Santé du Hamas il y aurait eu 97 morts dans les dernières 24 heures.

Trois Palestiniens ont ouvert le feu à l'arme automatique sur des véhicules près d'une colonie juive proche de Jérusalem, faisant un mort et huit blessés, selon la police israélienne.

De nouvelles discussions ont commencé autour d'un plan élaboré par le Qatar, les États-Unis et l'Égypte.