Direct terminé le 25 octobre 2023 à 21h00
Direct démarré le 25 octobre 2023 à 5h00

DIRECT - Joe Biden a demandé que les attaques de Palestiniens par des colons israéliens en Cisjordanie "cessent maintenant"

Lors d'un point presse avec le Premier ministre autralien Anthony Albanese, Joe Biden a appelé Israël à faire tout son possible pour épargner les civils. Il a demandé que les attaques contre les civils en Cisjordanie "cessent maintenant." Mais il a aussi rajouté qu'il n'avait "pas confiance" dans les bilans fournis par les Palestiniens.

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Joe Biden, donnant une conférence de presse dans le Rose Garden de la Maison Blanche ce 25 octobre 2023.

Joe Biden, donnant une conférence de presse dans le Rose Garden de la Maison Blanche ce 25 octobre 2023.

© AP Photo/Manuel Balce Ceneta
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nouvelle(s) publication(s)
20H37
"apologie du terrorisme"

Le footballeur niçois Youcef Atal suspendu sept matches après sa publication sur le conflit Hamas-Israël

Le joueur Youcef Atal, visé par une enquête préliminaire pour "apologie du terrorisme" après une publication liée au conflit entre Israël et le Hamas et suspendu par son club de Nice, a été suspendu mercredi pour sept matches par la commission de discipline de la LFP.

Youcef Atal lors d'un match entre Nice et Partizan au stade Allianz Riviera de Nice en octobre 2022.

Youcef Atal lors d'un match entre Nice et Partizan au stade Allianz Riviera de Nice en octobre 2022.

© AP Photo/Daniel Cole

L'international algérien avait rapidement supprimé la publication et présenté des excuses, mais son club avait décidé le 18 octobre de le suspendre jusqu'à nouvel ordre. Le Conseil national de l'éthique de la FFF avait saisi la commission de discipline de la Ligue.

La commission précise que la sanction "prend effet à partir du mardi 31 octobre 2023 à 0h00". Techniquement, le joueur n'est donc pas suspendu par la LFP pour le match Clermont-Nice en Ligue 1 vendredi soir (21h00) mais il reste suspendu par son club.

Contacté par l'AFP, l'OGC Nice a indiqué ne pas vouloir faire de commentaire dans l'immédiat.

Le joueur de 27 ans avait rapidement supprimé sa publication et présenté des excuses, mais le club avait expliqué avoir fait le choix de "prendre immédiatement" des sanctions, "préalables" à celles que pourraient prendre les instances sportives ou judiciaires, "compte tenu de la nature de la publication partagée et de sa gravité".

Depuis le 14 octobre, les réactions s'étaient multipliées pour dénoncer le partage, sur le compte Instagram du footballeur, d'une vidéo d'un prédicateur tenant, selon ces accusateurs, des propos antisémites appelant à la violence.

Cette publication ayant été effacée par le joueur, l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier son contenu exact de manière indépendante. Sur une vidéo que le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a conservée, le prédicateur s'émeut du sort des civils à Gaza et appelle à "un jour noir pour les juifs" et à ce qu'ils ne puissent pas "hisser leur drapeau à Gaza".

Le procureur de Nice avait annoncé le 16 octobre l'ouverture d'une enquête pour "apologie du terrorisme" et "provocation à la haine ou à la violence à raison d'une religion déterminée".

19H42
Deuil

La famille d'un journaliste d'Al-Jazeera tuée à Gaza

La famille du principal correspondant d'Al-Jazeera à Gaza a été tuée par une frappe israélienne, a annoncé mercredi la chaîne qatarie d'informations en continu.

La femme et deux enfants de ce journaliste travaillant pour la chaîne panarabe, Wael al-Dahdhou, ont été tués par une frappe sur le camp de réfugiés de Nuseirat, dans la bande de Gaza pilonnée sans relâche par Israël depuis l'attaque sanglante du Hamas palestinien le 7 octobre sur son sol.

"L'attaque aveugle des forces d'occupation israéliennes a entraîné la perte tragique de sa femme, de son fils et de sa fille, tandis que le reste de sa famille est enterré sous les décombres", a indiqué la chaîne dans un communiqué.

La chaîne qatarie a montré des images de son correspondant pleurant sa femme et ses enfants à l'hôpital Deir el-Balah, dans le sud de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007.

Al-Jazeera a précisé que la famille de son journaliste s'était réfugiée dans le centre du territoire, suivant en cela les recommandations de l'armée israélienne qui avait appelé les Gazaouis à quitter le nord du territoire vers le sud.

19H30
épargner les civils

Biden appelle Israël à faire tout son possible pour épargner les civils

Le président américain Joe Biden a affirmé qu'Israël avait non seulement le droit mais "la responsabilité" de se défendre après l'attaque sanglante du Hamas mais qu'il devait faire tout son possible pour épargner les civils palestiniens dans la bande de Gaza.

"Israël a le droit et j'ajouterais la responsabilité de répondre au massacre de son peuple", a affirmé le président américain, tout en ajoutant qu'"Israël doit faire tout ce qui est en son pouvoir, aussi difficile que cela soit, pour protéger les civils innocents". "Le Hamas se cache derrière des civils palestiniens, ce qui est méprisable et, sans surprise, lâche. Mais cela n'enlève rien à la nécessité d'agir dans le respect des lois de la guerre", a-t-il ajouté en s'adressant à la presse aux côtés du Premier ministre australien Anthony Albanese.

Joe Biden et le Premier ministre australien Anthony Albanese

Joe Biden et le Premier ministre australien Anthony Albanese dans le Rose garden de la Maison blanche ce 25 octobre 2023.

© AP Photo/Evan Vucci

De nombreux pays réclament une pause humanitaire dans les bombardements incessants menés par Israël et alors que se prépare une éventuelle offensive terrestre.

Le président Biden a assuré à ce sujet n'avoir pas "exigé" auprès du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'il retarde cette éventuelle offensive jusqu'à la libération des otages aux mains du Hamas. "Non. C'est leur décision mais je ne l'ai pas exigé", a-t-il déclaré en réponse à une question. "Ce que je lui ai dit, c'est que s'il est possible de faire sortir ces personnes en toute sécurité, c'est ce qu'il doit faire".

Joe Biden a par ailleurs appelé à ce que les attaques de Palestiniens par des colons israéliens en Cisjordanie "cessent maintenant". "Cela jette de l'huile sur le feu. Ils attaquent les Palestiniens dans des endroits qui leur reviennent de droit (...) et cela doit cesser maintenant", a-t-il dit.

Interrogé sur le nombre de morts dans le conflit, le président américain a déclaré n'avoir "pas confiance" dans les bilans fournis par les Palestiniens. "Je suis sûr que des innocents ont été tués, et c'est le prix à payer pour faire la guerre. Mais je n'ai aucune confiance dans les chiffres utilisés par les Palestiniens", a-t-il dit.

L'attaque du Hamas et les représailles de l'armée israélienne dans la bande de Gaza ont fait plus de 1.400 morts en Israël, selon les autorités, et plus de 6.500 dans le territoire palestinien, selon le mouvement islamiste, majoritairement des civils des deux côtés.

19H20
Médias

Le calvaire des journalistes palestiniens couvrant la guerre à Gaza

Contraints de fuir les raids israéliens sur la ville de Gaza, des centaines de journalistes palestiniens couvrent la guerre au péril de leur vie et dans des conditions effroyables. Des tentes dans la cour d'un hôpital leur servent de salle de rédaction le jour et de gîte la nuit.

Certains travaillent pour des médias locaux, d'autres pour la presse internationale, mais ils vivent tous le même calvaire pour faire leur métier depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, au pouvoir à Gaza.

Selon leur syndicat, 22 journalistes ont été tués dans la bande de Gaza depuis le déclenchement de la guerre après une attaque sanglante d'une ampleur inédite du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien le 7 octobre.

Roshdi Sarraj, qui avait également travaillé comme fixeur pour Ouest-France est mort il y a deux jours.

 

Au début du conflit, les médias présents dans le territoire palestinien, travaillaient depuis des bureaux à Gaza-ville. Les intenses bombardements israéliens, qui ont détruit de nombreuses tours, les ont contraints à faire partir leurs équipes vers le sud, même si les frappes israéliennes n'épargnent aucune zone.
Plusieurs centaines, dont l'équipe de l'AFP, se sont installés dans la ville de Khan

Younès, dans des tentes dressées dans la cour de l'hôpital Nasser.
Quand ils ne sont pas en reportage, ils s'en servent de jour comme "salle de rédaction" et y dorment la nuit si le bruit de bombes marque un répit leur permettant de fermer les yeux.

La cour de l'hôpital grouille en permanence de femmes et d'hommes engoncés dans des gilets pare-balles "Press" ("presse" en anglais), casque sur la tête, les bombardements à proximité de l'hôpital, souvent meurtriers, étant fréquents.

Les autorités du Hamas ont affirmé mercredi que plus de 6.500 personnes, en grande majorité civiles, ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Ceux-ci ont été déclenchés en représailles à l'attaque du Hamas qui a fait plus de 1.400 morts en Israël, selon les autorités.

L'hôpital Nasser abrite également dans sa cour, et ses différents services, plus de 30.000 Palestiniens déplacés par la guerre. Si grâce aux générateurs de l'hôpital ils ont du courant pour charger téléphones, ordinateurs, caméras et autres équipements, les conditions d'hygiène sont sommaires.

L'eau courante est souvent coupée. Faute de douches, ils sont nombreux à se laver avec les pulvérisateurs des toilettes.
Dans les tentes, certains dorment sur des matelas ou à même le sol, se couvrant avec une veste ou un pull-over. Pour avoir un peu d'intimité, d'autres, notamment des femmes, dorment dans leurs voitures garées dans l'enceinte de l'hôpital.

"Cela fait deux semaines qu'on travaille depuis l'hôpital Nasser. On dort dans la voiture. Je bois très peu d'eau pour ne pas avoir à aller aux toilettes", confie à l'AFP Wissam Yassine, correspondante de la chaîne américaine en langue arabe Al-Hurra. "Les bombardements sont partout autour de nous. A plusieurs reprises nous avons été obligés d'abandonner nos caméras et ne pas prendre l'antenne pour des directs", ajoute-elle. "Pour me doucher, je suis allée chez une famille que je ne connaissais pas à côté de l'hôpital".

Wissam Yassine a couvert plusieurs offensives israéliennes dans la bande de Gaza mais dit "ne jamais avoir connu des conditions aussi difficiles". "J'ai quitté ma maison à Gaza le 7 octobre le matin, je n'y suis pas retournée depuis".
"J'hésite parfois à répondre aux appels de ma petite fille Bana qui a neuf ans car je ne supporte pas ses pleurs et je me sens impuissante pour la calmer", raconte-t-elle.

Houda Hijazi, 25 ans, a grandi en Espagne avant de s'installer à Gaza il y a cinq ans où elle travaille comme correspondante pour une chaîne espagnole. Elle fait partie du contingent de journalistes installés dans la cour de l'hôpital après avoir laissé sa famille à Gaza faute de logement à Khan Younès.

"C'est la première guerre de cette ampleur que je couvre. La situation est tragique et je n'ai pas pu voir ma famille depuis deux semaines. Je pense tout le temps à eux et ça me met davantage de pression", soupire-t-elle.

Houda Hijazi détient également la nationalité espagnole et pourra théoriquement quitter la bande de Gaza si le terminal frontalier de Rafah avec l'Egypte venait à rouvrir, mais elle se dit déterminée à rester "pour faire (son) travail".
"Par contre, je ferai sortir ma famille", affirme-t-elle, ajoutant "se débrouiller pour se doucher tous les deux ou trois jours dans les salles de bains à l'intérieur de l'hôpital", habituellement réservées au personnel.

Mohammad Daher, correspondant de la chaîne jordanienne Roya, a évacué sa famille depuis Gaza-ville vers Nousseirat, dans le centre du territoire, avant de rejoindre ses collègues journalistes à l'hôpital de Khan Younès.

Daher, 34 ans, ne s'est pas rasé depuis plusieurs jours. "Je le ferai quand la guerre se terminera. On arrive à peine à utiliser les toilettes pour nos besoins personnels et pour rester propres".

Outre le manque d'hygiène, le correspondant de la chaîne turque TRT World, Nizar Saadawi, 36 ans, déplore quant à lui "les problèmes de télécommunication causés par les raids qui ont visé le réseau""Communiquer avec nos collègues, nos familles et nos sources devient problématique", dit-il. "Au début, je dormais sur mon gilet pare-balles dans le parking entre les voitures, mais nous avons réussi, il y a deux jours, à nous procurer un matelas et dressé une sorte de tente avec une bâche", ajoute le journaliste.

Et ils travaillent avec la même peur pour leurs familles que tous les Gazaouis: mercredi, la chaîne panarabe Al-Jazeera a annoncé que la femme, le fils et la fille de son principal correspondant à Gaza, Wael al-Dahdhou, avaient été tués "dans un bombardement israélien".

17H29
Invasion terrestre

Une opération terrestre "massive" d'Israël serait "une erreur" estime Macron

Une opération terrestre "massive" de l'armée israélienne dans la bande de Gaza serait "une erreur", estime le président français Emmanuel Macron, car elle mettrait "en danger la vie des populations civiles" sans "protéger dans la durée Israël".

"Intervenir sur le plan terrestre si c'est pour cibler des groupes terroristes de manière totalement identifiée, c'est un choix qui lui appartient, qui correspond à la définition (du droit international)", a-t-il dit devant des journalistes en réitérant le droit d'Israël à se "défendre" et à "protéger" sa population, "dans un cadre qui est celui du respect des populations civiles".

"Si c'est une intervention massive qui met en danger la vie des populations civiles, alors je pense que c'est une erreur et c'est une erreur pour Israël aussi parce que ce n'est pas de nature à protéger dans la durée Israël et parce que ça n'est pas compatible avec le respect des populations civiles, du droit international humanitaire et même des règles de la guerre", a affirmé Emmanuel Macron avant de décoller du Caire où il a rencontré son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi.

Lors de déclarations communes devant la presse, le président Sissi a de son côté appelé Israël à éviter une "invasion terrestre de Gaza" car elle fera "un grand nombre de victimes civiles".
 

16H42
Rétablir la vérité

Le chef de l'ONU se dit "choqué" de la "représentation biaisée" de ses propos sur le Hamas

"Je suis choqué de la représentation biaisée par certains de ma déclaration d'hier au Conseil de sécurité, comme si j'avais justifié les actes terroristes du Hamas. C'est faux. C'est le contraire", a déclaré Antonio Guterres à la presse, alors que l'ambassadeur israélien à l'ONU a réclamé sa démission.

"En commençant mon intervention hier, j'ai clairement dit, je cite: j'ai condamné sans équivoque les actes terroristes horribles et sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre. Rien ne peut justifier de tuer, blesser et enlever délibérément des civils, ni les tirs de roquettes sur des cibles civiles".

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Notant avoir effectivement évoqué les "griefs du peuple palestinien", il avait également insisté sur le fait que "ces griefs du peuple palestinien ne peuvent justifier les attaques épouvantables du Hamas".

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"Je crois qu'il était nécessaire de rétablir la vérité, en particulier pour les victimes et leur famille", a souligné le secrétaire général qui avait également mardi dénoncé les "claires violations du droit international humanitaire" à Gaza, sans citer Israël.

Des représentants israéliens avaient exprimé leur colère mardi après les propos d'Antonio Guterres, pointant notamment du doigt la partie de son discours où il avait estimé que les attaques du Hamas ne s'étaient "pas produites en dehors de tout contexte".

"Monsieur le secrétaire général, dans quel monde vivez-vous?", avait lancé le ministre israélien des Affaires étrangères Eli Cohen. "Sans aucun doute, ce n'est pas le nôtre", avait-il ajouté, annonçant ensuite l'annulation de sa rencontre prévue avec le secrétaire général.

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L'ambassadeur israélien à l'ONU Gilad Erdan a rejeté aujourd'hui les explications d'Antonio Guterres, demandant à nouveau sa démission.

"C'est un déshonneur pour l'ONU que le secrétaire général ne retire pas ses mots et ne soit même pas capable de s'excuser pour ce qu'il a dit hier. Il doit démissionner", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"Israël transmettra le message clair à l'ONU et à ses leaders que nous n'accepterons pas la poursuite des partis pris et de la haine envers Israël de la part de cette organisation", a-t-il ajouté.

16H11
Projet de résolution

Nouveau vote au Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU divisé se prononcera cet après-midi sur deux nouveaux projets de résolution sur la guerre entre Israël et le Hamas, élaborés par la Russie et les États-Unis, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Le programme actualisé du Conseil publié mercredi annonce une réunion à 15h (19H00 GMT).

Après le rejet la semaine dernière de deux textes préparés par la Russie et le Brésil, deux nouveaux projets de résolution seront soumis au vote, ont précisé des sources diplomatiques à l'AFP.

Le nouveau projet russe vu par l'AFP appelle à nouveau à "l'instauration immédiate d'un cessez-le-feu humanitaire durable et totalement respecté", et condamne "toutes les violences et hostilités contre les civils".

La source média référencée est manquante et doit être réintégrée.

Mais contrairement au texte qui avait recueilli la semaine dernière les votes favorables de seulement cinq pays, le nouveau projet mentionne spécifiquement le Hamas et "condamne les attaques abominables" du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre.

Pour être adoptée, une résolution nécessite l'approbation d'au moins 9 des 15 membres du Conseil, sans veto d'un des cinq membres permanents (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine).

Les États-Unis avaient mis leur veto la semaine dernière à une résolution élaborée par le Brésil, qui avait récolté 12 voix en sa faveur. Washington avait alors fustigé l'absence de mention du "droit d'Israël à se défendre".

Le projet américain de résolution vu par l'AFP affirme "le droit de tous les États à l'autodéfense", pas seulement Israël. Il appelle également à des "pauses humanitaires".

Mais l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia a indiqué mardi qu'il ne pourrait soutenir ce projet américain, dénonçant l'absence d'appel à un cessez-le-feu.
"Si les deux projets sont rejetés", les 10 membres non permanents du Conseil pourraient présenter leur propre texte, a indiqué une source diplomatique.

Face à la division affichée du Conseil de sécurité, l'Assemblée générale de l'ONU se saisira de la question lors d'un débat programmé jeudi.

Même si les résolutions de cette Assemblée qui représente tous les États membres de l'ONU, sans véto, ne sont pas contraignantes, les pays arabes travaillent sur un texte qui pourrait être soumis au vote cette semaine, selon des sources diplomatiques. Ce projet, vu par l'AFP, appelle en particulier à un "cessez-le-feu immédiat" et un accès humanitaire "sans entrave" à la bande de Gaza.
 

16H00
Aide française pour Gaza

Le navire hôpital français "Tonnerre" appareille pour Gaza

Un navire hôpital français, le "Tonnerre", a appareillé mercredi en direction de Gaza où il doit participer à des opérations de secours pour les populations civiles du territoire palestinien, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV.

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Le navire a quitté le port de Toulon (sud) vers 16h00 (14h00 GMT), selon la même source. En visite au Caire, le président Emmanuel Macron avait annoncé plus tôt dans la journée qu'un bâtiment de la Marine française irait "soutenir les hôpitaux" de Gaza. 

Un avion français se posera également jeudi en Égypte pour livrer du matériel médical, a ajouté le président français, en précisant que "d'autres suivront". L'aide humanitaire s'accumule en Égypte depuis des jours avant de passer au compte-gouttes à Gaza par le point de passage de Rafah, le seul à ne pas être contrôlé par Israël.

Le Tonnerre est un grand bâtiment de la classe Mistral. Ces navires longs de 199 mètres sont des "porte-hélicoptères amphibies (PHA)" qui sont "capables de mener, sous faible préavis, des opérations de gestion de crise, de transport ou encore d'évacuation sanitaire et de soutien médical par des moyens amphibies et aéromobiles", selon le ministère français des Armées.


 

14H50
une idée vieille, pas "caduque"

L'idée des deux États n'est pas "caduque" déclare Macron

Le président français, Emmanuel Macron, au Caire appelle à "parvenir enfin à la solution de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité", estimant que "ce n'est pas parce que cette idée est vieille qu'elle est devenue caduque". 

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Emmanuel Macron au Caire ce 25 octobre 2023.

Le terme "caduc" avait marqué les esprits en 1989 lorsqu'il avait été employé par le chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat, pour amender la Charte nationale palestinienne qui prônait alors la disparition d'Israël.
 

13H38
"Fenêtres humanitaires"

Plutôt qu'un cessez-le-feu, Berlin veut des "fenêtres humanitaires"

Le gouvernement allemand plaide pour que des "fenêtres humanitaires" permettent l'acheminement de l'aide dans la bande de Gaza, estimant qu'appeler à un cessez-le-feu n'est pas adapté à la situation.

La guerre déclenchée par l'attaque du Hamas le 7 octobre en Israël sera au coeur d'un sommet des dirigeants des États membres de l'UE jeudi et vendredi à Bruxelles et la façon dont les 27 formuleront une position commune donne lieu à des tiraillements entre les capitales.
"Dans la situation actuelle, faire comme s'il fallait faire la paix ou instaurer un cessez-le-feu n'est pas à la hauteur", a déclaré le porte-parole du chancelier Olaf Scholz, Steffen Hebestreit, lors d'une conférence de presse régulière.

Selon le porte-parole Hebestreit, l'attaque lancée par le Hamas le 7 octobre "se poursuit" alors qu'"il y a encore plus de 200 otages, en général presque tous des civils, qui ont été enlevés brutalement et qui continuent d'être retenus prisonniers".

Berlin défend la mise en place de "fenêtres humanitaires", des "fenêtres spatiales et temporelles pendant lesquelles il n'y a pas de tirs", a ajouté un porte-parole du ministère des Affaires étrangères Sebastian Fischer. L'objectif est que "les collaborateurs de l'ONU qui accompagnent les convois humanitaires soient sûrs de pouvoir faire entrer ces convois sains et saufs dans la bande de Gaza et, d'autre part, (que) les personnes" à qui l'aide est destinée "puissent la recevoir en restant saines et sauves", a-t-il ajouté.

Evacuations de blessés après une frappe israélienne à Rafah ce 25 octobre 2023.

Evacuations de blessés après une frappe israélienne à Rafah ce 25 octobre 2023.

© AP Photo/Hatem Ali

La cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock avait déjà évoqué hier l'idée de "fenêtres humanitaires" lors d'un débat devant le Conseil de sécurité de l'ONU, soulignant de nouveau le droit d'Israël à se défendre.

La formulation au pluriel doit garantir qu'Israël ne se sente pas contraint à une trêve unilatérale.

13H16
Le colère d'une reine

La reine Rania de Jordanie dénonce "le silence dans le monde"

La Reine Rania de Jordanie est sortie de sa réserve et s'est dit "choquée" de la "réaction" des pays occidentaux. "Les peuples du Moyen-Orient (...) sont choqués et déçus par la réaction du monde face à la catastrophe qui se déroule actuellement. Au cours des deux dernières semaines, nous avons constaté qu'il y avait deux poids, deux mesures", a-t-elle déclaré lors d'une interview exclusive à CNN, diffusée aujourd'hui. 

La Reine Rania lors du Web Summit technology conference à Lisbonne au Portual en octobre 2022.

La Reine Rania lors du Web Summit technology conference à Lisbonne au Portual en octobre 2022.

© AP Photo/Armando Franca

"Lorsque le 7 octobre a eu lieu, le monde a immédiatement et sans équivoque soutenu Israël et son droit à se défendre et a condamné l'attaque qui s'est produite", a-t-elle ajouté, en référence à l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.

Selon les autorités, plus de 1.400 personnes sont mortes côté israélien, la plupart des civils tués le jour de l'attaque qui a déclenché une guerre meurtrière entre le mouvement islamiste palestinien et Israël.

Dans le territoire palestinien assiégé par Israël, des hôpitaux ont fermé, faute de carburant, et les 2,4 millions de Palestiniens sont privés d'eau et d'électricité. Les conditions humanitaires sont désastreuses, ont alerté plusieurs organisations.
"Ce que nous voyons depuis quelques semaines, c'est le silence dans le monde", a dit la reine de Jordanie. "C'est la première fois dans l'histoire moderne qu'il y a une telle souffrance humaine et que le monde n'appelle même pas à un cessez-le-feu", a-t-elle déploré, qualifiant le monde occidental de "complice".

12H37
21 tonnes d'aide humanitaire

Londres appelle à des "pauses" pour acheminer l'aide

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak demande des "pauses" dans les opérations militaires pour l'acheminement de l'aide humanitaire à Gaza, sans aller jusqu'à un cessez-le-feu.

Réitérant la position britannique selon laquelle "Israël a le droit de se défendre" après l'attaque sanglante du Hamas du 7 octobre, le dirigeant conservateur a également rappelé la volonté du Royaume-Uni que les citoyens britanniques puissent quitter Gaza, que les otages retenus par le mouvement islamiste palestinien soient libérés et que l'aide humanitaire puisse parvenir dans le territoire palestinien.

"Pour que tout cela se produise, il doit y avoir un environnement plus sûr, qui bien sûr nécessite des pauses spécifiques, distinctes d'un cessez-le-feu", a déclaré Rishi Sunak devant le Parlement lors de la séance hebdomadaire de questions au Premier ministre. "C'est précisément ce dont nous avons parlé avec nos partenaires internationaux" mardi aux Nations unies, a-t-il poursuivi.

Rishi Sunak a en outre annoncé qu'un avion de la Royal Air Force avait décollé ce matin du Royaume-Uni pour l'Égypte avec "21 tonnes" d'aide humanitaire pour Gaza.

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Cette aide comprend "plus de 75.000 kits médicaux, des lampes solaires, des filtres pour l'eau à destination des familles et des équipements de stockage". "Nos équipes sont sur le terrain, prêtes à la réceptionner, nous continuerons à faire tout ce que nous pouvons pour augmenter l'acheminement de l'aide, y compris du carburant, à Gaza", a-t-il ajouté.

Lundi, Rishi Sunak a annoncé une augmentation de 20 millions de livres (environ 23 millions d'euros) son aide humanitaire pour Gaza.

12H25
"Deux poids deux mesures"

Le Qatar et la Turquie déplorent la politique de "deux poids deux mesures"

Le Qatar et la Turquie odénoncent la politique de "deux poids, deux mesures" de certains pays occidentaux sur la guerre entre Israël et le Hamas et affirmé travailler à une désescalade dans la région. "Il n'est pas permis de condamner le meurtre de civils dans un contexte et de le justifier dans l'autre", a déclaré le chef de la diplomatie du Qatar dans une conférence de presse avec son homologue turc à Doha.

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Cheik Mohammed ben Abdulrahmane Al-Thani, qui est également Premier ministre, a assuré que les deux pays rejetaient toute politique de "deux poids, deux mesures (...) lorsqu'il s'agit de vies humaines".

Le ministre turc des affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que "l'incapacité de certains pays d'Amérique et d'Europe à condamner et à empêcher le désastre à Gaza constitue une politique de deux poids deux mesures très grave".

Le Qatar et la Turquie, qui sont des défenseurs de la cause palestinienne et disposent de canaux de communication avec le Hamas, travaillent avec des partenaires régionaux pour désamorcer le conflit, a indiqué cheikh Mohammed.

Il a aussi dénoncé les critiques contre son pays, déclarant qu'elles "sapent les efforts existants et mettent des vies en danger", dans une allusion à la médiation du Qatar pour obtenir la libération d'otages aux mains du Hamas.

11H56
Diplomatie française

Le président Macron a atterri en Égypte

Le président français, Emmanuel Macron, vient d'arriver au Caire où il discutera avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi de la guerre qui fait rage depuis l'attaque meurtrière du Hamas palestinien en Israël.

Après Israël et la Cisjordanie occupée mardi, le président français a rencontré ce matin le roi de Jordanie Abdallah II, à Amman. L’Égypte est un médiateur incontournable entre Palestiniens et Israéliens et tient l'unique ouverture sur la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlée par Israël.

C'est depuis l’Égypte que parviennent au compte-goutte depuis samedi des camions d'aide humanitaire, au grand dam de l'ONU qui réclame une aide massive pour les 2,4 millions de Gazaouis privés de tout.

Abdallah II a estimé aux côtés d'Emmanuel Macron qu'"arrêter la guerre à Gaza est une nécessité absolue" car "sa poursuite pourrait mener à une explosion de la situation dans la région". Il faut que la communauté internationale, a-t-il encore dit, "agisse immédiatement pour faire pression sur Israël pour faire cesser la guerre, protéger les civils et briser le siège de Gaza".

Emmanuel Macron avec le roi Abdallah II de Jordanie ce 25 octobre 2023 à Amman. Après cette entrevue, le président de la République française s'est envolé ver le Caire.

Emmanuel Macron avec le roi Abdallah II de Jordanie ce 25 octobre 2023 à Amman. Après cette entrevue, le président de la République française s'est envolé ver le Caire.

© Nicolas Messyasz, Pool via AP

Le président Macron a également plaidé pour un "accès à l'électricité en particulier pour les hôpitaux" et un "accès à l'eau et à l'aide alimentaire" à Gaza, après avoir rencontré l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Le gouvernement du Hamas au pouvoir à Gaza fait état de 6.546 personnes décédées, en majorité des civils dont 2.704 enfants, tuées par les bombardements israéliens depuis le 7 octobre.

Emmanuel Macron, rattrapé lui-même par des attentats islamistes en France, prend soin d'afficher une politique équilibrée dans la région, avec l'ambition d'y jouer un rôle pour tenter de surmonter le séisme provoqué par l'attaque du Hamas.

11h35
Crise humanitaire

L'ONU estime que le développement a reculé à Gaza depuis 2007

Le développement "a reculé" dans la bande de Gaza depuis le début en 2007 du blocus israélien, affirme la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), jugeant les conséquences économiques de la guerre entre Israël et le Hamas "impossibles à définir". "Depuis le début des restrictions et des bouclages, Gaza a connu seize années pendant lesquelles le développement a reculé et le potentiel humain et le droit au développement ont été réprimés", affirme l'organe dépendant de l'ONU dans son rapport annuel sur l'économie palestinienne.

"Les conséquences économiques de la crise humanitaire actuelle à Gaza sont impossibles à définir", dit Richard Kozul-Wright, directeur de la division de la mondialisation et des stratégies de développement à la Cnuced, lors d'une conférence de presse. "Ce que le rapport documente, ce sont les profonds défis économiques auxquels est confrontée une population sous occupation, qui dans le cas de Gaza sont aggravés par un blocus économique qui a commencé en 2007, ainsi que par des opérations militaires intermittentes", ajoute-t-il.

Qui anime ce direct ?

avec agences