Direct terminé à 20h00
Direct démarré le 25 octobre 2023 à 6h00

DIRECT - La Russie entraîne ses forces à une "frappe nucléaire massive" de riposte

Vladimir Poutine a supervisé ce mercredi des tirs de missiles balistiques lors de manoeuvres militaires visant à simuler une "frappe nucléaire massive" de riposte par Moscou. Lors de ces exercices, un missile balistique intercontinental Iars a été tiré depuis le cosmodrome de Plessetsk, en Extrême-Orient, et un autre missile balistique Sineva depuis un sous-marin en mer de Barents, a précisé le Kremlin.

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Lancement d'un missile balistique intercontinental Iars à partir du cosmodrome de Plessetsk dans le nord-ouest. Capture d'écran vidéo

Lancement d'un missile balistique intercontinental Iars à partir du cosmodrome de Plessetsk dans le nord-ouest. Capture d'écran vidéo

© Ministère de la Défense russe via AP
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16H36
Missiles balistiques

Poutine supervise des tirs d'essai de missiles balistiques visant à simuler une frappe nucléaire

Le président russe Vladimir Poutine a supervisé ce mercredi des tirs de missiles balistiques lors de manoeuvres militaires visant à simuler une "frappe nucléaire massive" de riposte par Moscou.

"Sous la direction du commandant suprême des forces armées russes, Vladimir Poutine, un exercice d'entraînement a été mené (...). Des tirs d'entraînement de missiles balistiques et de croisière ont eu lieu", a indiqué le Kremlin dans un communiqué.

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Selon le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, ces manoeuvres visent à simuler "le lancement d'une frappe nucléaire massive par les forces offensives stratégiques en réponse à une frappe nucléaire ennemie".

Lors de ces exercices, un missile balistique intercontinental Iars a été tiré depuis le cosmodrome de Plessetsk, en Extrême-Orient, et un autre missile balistique Sineva depuis un sous-marin en mer de Barents, a précisé le Kremlin.
Des avions à long rayon d'action Tu-95MS ont également procédé à des tirs de missiles de croisière, selon la même source.

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La télévision publique russe a diffusé un court extrait montrant Vladimir Poutine écouter le rapport de Sergueï Choïgou et celui du chef d'état-major Valéri Guérassimov après ces manoeuvres.

Ces exercices sont rendus publics le jour même où la chambre haute du Parlement russe a approuvé la loi sur la révocation de la ratification du Traité d'interdiction des essais nucléaires (Ticen).

Vladimir Poutine avait affirmé début octobre qu'il n'était pas prêt à dire si son pays allait reprendre ou non les essais nucléaires. Il avait toutefois annoncé que Moscou pourrait révoquer la ratification du Ticen en réponse aux Etats-Unis qui ne l'ont jamais ratifié.

Depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, le président a soufflé le chaud et le froid sur un possible recours à l'arme nucléaire. La Russie a déployé durant l'été 2023 des armes nucléaires tactiques au Bélarus, son plus proche allié et voisin de l'UE.
 

15H15
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L'armée russe a recruté 385.000 soldats en 2023, va continuer d'enroler en 2024

Environ 385.000 personnes se sont enrôlées dans l'armée russe en 2023 et la Russie compte, en plein conflit en Ukraine, continuer de recruter en 2024, a indiqué l'ex-président russe Dmitri Medvedev, se disant en charge du dossier.

"Selon le ministère de la Défense, du 1er janvier au 25 octobre de cette année (...) près de 385.000 personnes se sont enrôlées pour servir", a déclaré Medvedev lors d'une réunion dont il a publié des extraits sur Telegram.

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"Selon une information transmise par le ministère de la Défense du 1er janvier au 25 octobre de cette année, 385 000 personnes se sont enrolées. Parmi ces personnes, 305 000 sont des militaires qui ont rejoint l'armée en signant un contrat, et environ 80 000 sont des volontaires".

Il s'agit de 305.000 personnes ayant signé un contrat directement avec le ministère de la Défense et de 80.000 "volontaires", terme généralement employé s'agissant des personnes combattant dans les rangs de groupes paramilitaires comme Wagner, a-t-il précisé.

L'ex-chef d'État, qui a multiplié les prises de positions anti-occidentales et les menaces depuis le début de l'offensive en Ukraine, est actuellement numéro deux du Conseil de sécurité russe. "Le fort esprit patriotique et le désir des citoyens du pays de défendre leur patrie nous permettent de poursuivre le recrutement", s'est félicité Medvedev.

Selon l'ex-président, Vladimir Poutine lui a confié la tâche de poursuivre l'augmentation des effectifs en 2024 en formant un nouveau corps d'armée, sept divisions, 19 brigades, 49 régiments et une flottille.

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Après avoir mobilisé quelque 300.000 réservistes à partir de septembre 2022, les autorités russes, malgré des pertes importantes en Ukraine, ont évité de décréter une nouvelle mobilisation.

À la place, l'armée russe mène depuis le printemps une vaste campagne de recrutement volontaire, à grand renfort de publicités dans les rues et sur Internet, en promettant des salaires et avantages sociaux et bancaires particulièrement alléchants aux futurs soldats.

L'Ukraine estime que quelque 400.000 soldats russes sont déployés sur son territoire, occupant une partie de l'Est et du Sud du pays.

La Russie n'a jamais indiqué combien d'hommes ont combattu en Ukraine depuis février 2022, ni véritablement communiqué sur ses pertes.

Les Occidentaux ont estimé à plus de 150.000 soldats la force initiale que Moscou a engagé pour l'offensive en Ukraine. Depuis septembre 2023, la Russie a mobilisé 300.000 hommes et signé 385.000 contrats.
 

14H52
Un gouvernement pro-russe

En Slovaquie, Robert Fico nommé à la tête d'un gouvernement de coalition avec l'extrême droite prorusse

La présidente slovaque a nommé mercredi un nouveau gouvernement de coalition dirigé par le populiste Robert Fico, qui s'est notamment associé à un parti d'extrême droite prorusse.

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Selon les analystes, un tel gouvernement pourrait radicalement changer la politique étrangère de la Slovaquie et se détourner de l'Ukraine.
"Vous verrez une politique étrangère slovaque souveraine", a déclaré Roberto Fico, dont la formation Smer-SD était arrivée en tête des élections législatives de septembre en promettant de mettre fin à l'aide militaire apportée à Kiev.

Après sa victoire aux élections, le nouveau Premier ministre a déclaré que "la Slovaquie et ses habitants ont des problèmes plus importants (à résoudre) que l'Ukraine" et a appelé à des pourparlers de paix car "de nouvelles tueries n'aideront personne".

Pour former un gouvernement, Roberto Fico s'est allié au parti d'extrême droite SNS et à un parti de gauche, Hlas. La coalition disposera d'une majorité de 79 députés sur les 150 que compte le parlement.

Le nouveau gouvernement comprend certains membres du précédent cabinet de Fico, tombé au milieu d'une vague de manifestations de rue à la suite du double meurtre, en 2018, d'un journaliste d'investigation et de sa fiancée.

Aujourd'hui, un proche allié de Fico et député pro-russe, Juraj Blanar, a été nommé ministre des Affaires étrangères. Blanar a protesté contre l'accord de coopération en matière de défense signé par la Slovaquie en 2022 avec les États-Unis.

L'ancien gouverneur de la banque centrale et député du Smer-SD, Ladislav Kamenicky, redeviendra ministre des Finances, poste qu'il avait occupé entre 2019 et 2020.

L'ex-ministre de l'intérieur du Smer, Robert Kalinak, qui prendra le portefeuille du ministre de la Défense a été accusé en 2020 de corruption et de création d'un groupe criminel. Les charges ont été abandonnées par la suite.
Le parti SNS, partenaire de coalition du Premier ministre Fico, partage sa rhétorique anti-réfugiés et ses tendances populistes. Son président pro-russe et ancien président du Parlement, Andrej Danko, a déclaré en juillet que les territoires occupés par la Russie n'étaient pas "historiquement ukrainiens".

Danko s'est rendu célèbre pour avoir serré la main de Poutine, pris un selfie avec le président de la Douma d'État russe, Vyacheslav Volodin, et appelé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, "mon cher ami".

Le président du troisième parti de la coalition, Hlas-SD, Peter Pellegrini, lui-même ancien Premier ministre, a été élu mercredi président du parlement.

12H20
Réduire la dépendance au gaz russe

La Bulgarie va construire deux réacteurs nucléaires américains

La Bulgarie a approuvé la construction de deux premiers réacteurs nucléaires américains, s'affranchissant ainsi davantage de la Russie dont le pays était très dépendant énergétiquement avant l'invasion russe de l'Ukraine.
Ils seront de type AP1000, technologie mise au point par l'américain Westinghouse, selon un communiqué du gouvernement.

Capture d'écran du site de l'américain Westinghouse montrant les pays équipés des réacteurs AP1000.

Capture d'écran du site de l'américain Westinghouse montrant les pays équipés des réacteurs AP1000.

© Westinghouse

Ces deux réacteurs, dotés d'une puissance combinée de 2.300 mégawatts (MW), seront bâtis sur le site nucléaire de Kozlodoui (nord), "le premier à horizon 2033, le second deux ou trois ans plus tard", a précisé le Premier ministre Nikolay Denkov.

La centrale dispose actuellement de deux unités russes, les numéros 5 et 6, de type VVER avec une capacité de 1.000 mégawatts chacun. Ils ont une licence jusqu'en 2027 et 2029, reconductible, et fournissent plus d'un tiers de l'énergie du pays.

Les quatre réacteurs les plus anciens ont été fermés avant l'adhésion de la Bulgarie à l'UE en 2007 pour des raisons de sécurité.
Le gouvernement a octroyé mercredi une tranche de 500 millions de leva (250 millions d'euros) pour débuter le projet.

Un autre projet de centrale nucléaire sur le Danube, à Béléné à l'ouest de Kozlodoui, a été définitivement abandonné en 2021 pour des questions de coûts et rentabilité, alors que deux réacteurs avaient déjà été livrés par Moscou.

La Bulgarie, qui dépendait avant le conflit en Ukraine presque entièrement de Moscou en matière d'énergie, a accéléré ces derniers mois sa stratégie de diversification des ressources. Dans cette optique, Sofia a mis en place mi-octobre une taxe exceptionnelle sur le gaz russe passant sur son territoire pour rejoindre la Hongrie et la Serbie, au grand dam de ces deux pays.

Cette mesure vise à "réduire les profits" du géant russe Gazprom, "et donc l'argent entrant dans les caisses du Kremlin pour financer la guerre en Ukraine", selon le gouvernement.

Inauguration du gazoduc Turkstream le 8 janvier 2020 à Istanbul

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président russe Vladimir Putin, le président serbe Aleksandar Vucic, à droite,  et le premier ministre bulgare Boyko Borisov à gauche, inaugurent le gazoduc Turkstream le 8 janvier 2020 à Istanbul.

© AP Photo/Lefteris Pitarakis

La Bulgarie n'importe plus de gaz russe pour sa propre consommation mais demeure une plaque tournante pour son acheminement via le gazoduc Turkstream. Cette infrastructure avait été prolongée début 2021 sur son territoire, afin de fournir du gaz russe à l'Europe centrale en contournant l'Ukraine.

11H34
crise énergétique

Le Turkménistan vante sa capacité à fournir du gaz à l'Europe

Le Turkménistan, pays d'Asie centrale aux immenses ressources énergétiques, a vanté sa capacité à fournir du gaz à l'Europe en cas de construction d'un gazoduc transcaspien, tentant de relancer ce projet à la faveur de la guerre en Ukraine.

"Le gazoduc transcaspien (...) fournira du gaz naturel aux États européens" a assuré le président Serdar Berdymoukhamedov, cité par le journal étatique "Turkménistan neutre". Ce gazoduc, s'il voyait le jour, relierait, à travers la mer Caspienne, l'Asie centrale à l'Azerbaïdjan dans le Caucase, où le gaz turkmène serait ensuite raccordé au réseau turc puis expédié vers l'Europe.

Ce projet (en anglais TCP) n'a jusqu'ici pas vu le jour, notamment en raison de l'opposition de la Russie, pays riverain de la Caspienne qui ne voulait pas être concurrencée par le Turkménistan, une ex-république soviétique, pour approvisionner le marché européen. 

Le Turkménistan possède la quatrième réserve de gaz naturel la plus importante au monde (derrière la Russie, l‘Iran, le Qatar et devant les États-Unis) cf. Le Grand Continent.

Les portes de l'enfer, à Darvaza au Turkménistan

Les "Portes de l'enfer", à Darvaza au Turkménistan, juillet 2020. Ce cratère enflammé alimenté par des gisements de gaz, s'est formé il y a des dizaines d'années dan le désert à environ 260 km au nord de la capitale Ashkabat.

© AP Photo/Alexander Vershinin

Mais la guerre en Ukraine a conduit l'Union européenne à chercher à se défaire de sa dépendance à l'égard des hydrocarbures russes, relançant l'idée du TCP, même si aucun projet concret de financement du chantier n'a été évoqué jusqu'ici.

Le président turkmène a également assuré que son pays était "ouvert à la coopération dans le secteur gazier", alors que le Turkménistan est l'un des Etats les plus fermés au monde et souffre du manque d'investissements dans des infrastructures datant en partie de l'époque soviétique.

République autoritaire dirigée depuis seize ans par la famille Berdymoukhamedov, le Turkménistan dispose selon des estimations des quatrièmes réserves mondiales de gaz, qu'il exporte principalement vers la Chine, mais aussi la Russie, l'Azerbaïdjan et l'Ouzbékistan.

9h10
Diplomatie

La Russie parlera avec les États-Unis de nucléaire lorsqu'ils seront moins "hostiles"

La Russie indique qu'elle ne parlerait de contrôle des armes nucléaires avec les Américains que lorsque les États-Unis cesseront d'être hostiles à l'égard de Moscou. L'accord New Start, dernier traité bilatéral sur le contrôle des armements nucléaires liant les deux pays, expire en 2026 et son avenir est en question. Moscou est en outre aussi en train de révoquer son engagement légal à ne pas tester de bombes atomiques.

"Nous pensons que sans changement dans l'attitude profondément et fondamentalement hostile des États-Unis à l'égard de la Russie, il est tout simplement impossible de reprendre le dialogue sur la stabilité stratégique, y compris sur New Start", a dit aux médias russes, le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

08H49
Communication martiale

Le ministre russe de la Défense assure épuiser l'armée ukrainienne

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou affime que son armée est en train d'épuiser les forces ukrainiennes, lors d'une inspection d'un poste de commandement dans l'est de l'Ukraine, a indiqué mercredi son ministère.

"La situation actuelle montre que l'ennemi a de moins en moins d'opportunités. Et elles continueront de se réduire grâce à vos efforts de combat exceptionnels", a assuré le ministre à des soldats dans la région de Donetsk, selon le ministère de la Défense, qui n'a pas indiqué la date de ce déplacement.

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Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est en tournée d'inspection dans la région de Donetsk. Images fournies par le ministère russe de la Défense.

Le communiqué du ministère affirme aussi qu'un militaire non-identifié a affirmé à Sergueï Choïgou que les forces ukrainiennes étaient "en panique". "Nous connaissons toutes ses approches, ses mouvements et ses sorties, nous le battons, nous ne l'épargnons pas".

Forcées à une série de retraites du nord, du nord-est et du sud de l'Ukraine en 2022, l'armée russe s'est concentrée sur la fortification de lignes défensives et résiste depuis juin aux efforts ukrainiens pour libérer les territoires occupés.

L'inspection de Choïgou, la première depuis le mois d'août, intervient alors que Moscou tente sa propre offensive et vise de conquérir la cité industrielle d'Avdiïvka, dans la région de Donetsk. Kiev affirme repousser les assauts, infligeant de lourdes pertes aux Russes depuis 15 jours.
 

08H46
Victimes civiles

Au moins un mort après des attaques russes nocturnes et à l'aube

L'Ukraine a dit avoir essuyé dans la nuit et dans la matinée de mercredi de nouvelles attaques de drones et bombardements russes, faisant au moins un mort.

À l'aube, une frappe aérienne a touché une maison dans un quartier résidentiel de Beryslav, dans la région de Kherson (sud), tuant un homme de 42 ans, a indiqué le gouverneur régional Oleksandre Prodoukine.

La ville de Kherson, libérée par les forces ukrainiennes en novembre 2022, a elle aussi essuyé des bombardements, mais le responsable n'a pas fait état de victimes.

La région de Khmelnitskiï, dans l'ouest de l'Ukraine, a elle été visée par des drones qui ont été abattus par la défense antiaérienne ukrainienne. Leurs débris ont fait des dégâts et 16 blessés, selon le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko.

Capture d'écran de la publication Telegram du ministre de l'Intérieur ukrainien Igor Klymenko

Capture d'écran de la publication Telegram du ministre de l'Intérieur ukrainien Igor Klymenko

© Telegram

Il a précisé que 11 immeubles résidentiels, neuf maisons, deux sites scolaires, un bâtiment administratif et des voitures ont été endommagés.
Au total, l'armée de l'air ukrainienne a indiqué avoir abattu dans la nuit de mardi à mercredi 11 drones de fabrication iranienne "Shahed", des appareils que la Russie lance toutes les nuits contre l'Ukraine.
Le gouverneur de la région de Kharkiv (nord-est), Oleg Synegoubov a, de son côté, fait état de bombardements nocturnes, qui n'ont pas fait de victimes, dans le district d'Izioum.
En revanche, selon la même source, deux civils, des hommes de 50 et 57 ans, ont été tués dans la journée de mardi dans le village de Podoly, près de Koupiansk, une zone où l'armée russe tente depuis des semaines de percer les lignes ukrainiennes pour ré-occuper des territoires libérés par Kiev en septembre 2022.
Les autorités ukrainiennes n'ont rien dit de l'autre offensive russe en cours dans l'est, contre la ville d'Avdiïvka.

6h20
Diplomatie

Zelensky promet une pression militaire sur la Crimée

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky  promet de maintenir la pression militaire sur la Crimée occupée par la Russie, rapporte le quotidien britannique The Guardian. "Nous n'avons pas encore obtenu le contrôle total des tirs sur la Crimée et les eaux environnantes, mais nous y parviendrons", a déclaré Volodymyr Zelenskiy lors d'une réunion de la plate-forme sur la Crimée, une initiative diplomatique qu'il a lancée en 2021. "C'est une question de temps."

5h47
Conflit armé

Sergueï Choïgou s'est rendu dans la zone d'opération militaire en Ukraine

Arrivé en hélicoptère au poste de commandement "Vostok", dans l'est de l'Ukraine, selon une vidéo diffusée par l'armée, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou s'est fait présenter un rapport sur la situation actuelle sur le front, ainsi que sur la formation des unités spéciales russes chargées d'utiliser les drones. Le ministre s'est également entretenu avec de hauts responsables militaires sur les préparatifs à l'hiver en matière des uniformes et des équipements de chauffage pour les soldats, ajoute l'armée russe, sans préciser quand ce déplacement a eu lieu.

Cette inspection intervient alors que d'intenses attaques des troupes russes visent ces dernières semaines la cité industrielle d'Avdiïvka, dans l'est ukrainien. La dernière apparition de Sergueï Choïgou sur le front remonte au début août où il a été montré en train d'inspecter un poste de commandement et s'est fait présenter un véhicule de combat d'infanterie suédois CV90, pris lors des combats par les forces russes à l'armée ukrainienne.

03H00
ART

Gottfried Helnwein, l'artiste qui donne un visage aux enfants sans défense

Des enfants ensanglantés, défigurés, sans vie: de la noirceur post-nazisme aux violences et aux guerres, le provocateur artiste autrichien Gottfried Helnwein a fait des "êtres sans défense" le fil rouge de son oeuvre hyperréaliste exposée à Vienne.

Devant l'actualité "déprimante", le peintre de 75 ans voit dans l'art "probablement la seule chose qui puisse nous aider à supporter" la situation, dit-il dans une interview à l'AFP, à l'occasion d'une rétrospective au musée Albertina qui s'ouvre ce mercredi.

Dans les salles où sont exposées 43 de ses dérangeantes oeuvres qui ressemblent à s'y méprendre à des photos, "le thème de l'enfant revient comme une figure centrale", décrypte Gottfried Helnwein, bandana noir et bague tête de mort. Pour lui, "c'est une métaphore de l'être humain: à la fois invincible dans sa pureté et sa potentielle innocence, et vulnérable car totalement dépendant du bon-vouloir des adultes".

Gottfried Helnwein

Des enfants ensanglantés, défigurés, sans vie: de la noirceur post-nazisme aux violences et aux guerres, le provocateur artiste autrichien Gottfried Helnwein a fait des "êtres sans défense" le fil rouge de son oeuvre hyperréaliste exposée à Vienne.

capture d'écran video AFP

Il se dit meurtri dans sa chair à la vue "d'un gamin blessé, pleurant ou agonisant dans un conflit", à la merci d'aînés "capables de faire du mal sans limites".
"Savoir s'il s'agit d'un Israélien ou d'un Palestinien, d'un Ukrainien ou d'un Russe est superflu", estime-t-il devant les horreurs de l'invasion russe en Ukraine ou de la guerre à Gaza déclenchée par une attaque sanglante du Hamas en Israël. "Personne ne mérite" un tel sort.

Au fil de ces toiles, on voit aussi surgir des affres d'une explosion ou sur des ruines des personnages de manga ou de dessin animé, tel ce Mickey inquiétant qui rencontre Adolf Hitler.

Né le 8 octobre 1948 dans le pays natal du dictateur, où la responsabilité dans les crimes nazis a longtemps été refoulée, Gottfried Helnwein garde un souvenir terrible de ses premières années, aux racines de son art "rebelle et agressif". À Vienne, l'ambiance était "épouvantable", assombrie par "deux guerres mondiales perdues, l'Holocauste et la période nazie" comme il le comprendra plus tard. "Tout y était gris et noir, les gens n'étaient pas aimables", raconte-t-il.

Outre cette rétrospective visible jusqu'au 11 février, Gottfried Helnwein expose régulièrement dans la ville de Vienne des posters géants de femmes au visage taché de sang, pour sensibiliser aux violences domestiques.

Loin des réactions indignées que son oeuvre peut susciter, il "appelle à s'abandonner à l'art, sans préjugés". Et si le spectateur est "touché" au plus profond de son âme, alors il considère sa mission comme accomplie.

Qui anime ce direct ?

avec agences