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DIRECT - La Slovénie reconnaît l'État de Palestine

Le Parlement slovène a voté un décret reconnaissant l’État de Palestine, la coalition au pouvoir ayant décidé de passer en force et de rejeter une motion de l'opposition. Une semaine après l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, le petit pays alpin a franchi le pas après moult rebondissements.

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Drapeau palestinien fait maison, brandi par un manifestant sur les marches du Capitole de l'Etat du Mississippi, à Jackson, le 13 mars 2024.

Drapeau palestinien fait maison, brandi par un manifestant sur les marches du Capitole de l'Etat du Mississippi, à Jackson, le 13 mars 2024.

(Photo AP/Rogelio V. Solis)
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20h10

La Slovénie reconnaît l'État de Palestine

Coup de théâtre en Slovénie: le Parlement a voté mardi un décret reconnaissant l’État de Palestine, la coalition au pouvoir ayant décidé de passer en force et de rejeter une motion de l'opposition.

Une semaine après l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, le petit pays alpin a franchi le pas après moult rebondissements. 

Le décret a été approuvé par 52 voix sur les 90 sièges, l'opposition ayant boycotté la séance à l'exception d'un député qui s'est abstenu.

Le Parti démocratique slovène (SDS) de l'ancien Premier ministre Janez Jansa avait déposé lundi une proposition visant à organiser un référendum consultatif. Cette manœuvre devait retarder le vote de 30 jours en vertu des règles parlementaires.

Mais contre toute attente, la présidente du Parlement Urska Klakocar Zupancic a estimé mardi que l'opposition avait "abusé du mécanisme du référendum", affirmant que le délai de 30 jours ne s'appliquait qu'aux projets de loi et non aux décrets.

Lors d'une séance chaotique de six heures, interrompue à plusieurs reprises pour des raisons de procédure, la motion a été rejetée à une large majorité puis le décret voté.

M. Jansa avait auparavant accusé la coalition de centre gauche au pouvoir "d'enfreindre la procédure", quittant l'hémicycle avec les députés de son parti.

Le gouvernement avait transmis la semaine dernière le décret pour approbation au Parlement, accélérant la procédure afin d'entériner la décision avant les élections européennes de dimanche.

Un calcul politique dénoncé par Janez Jansa, proche par le passé du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Selon le texte de sa motion, une telle reconnaissance "cause des dommages à long terme à la Slovénie en soutenant l'organisation terroriste Hamas". 

Au contraire, le Premier ministre libéral Robert Golob estime que cette décision "délivre un message de paix". "Nous pensons que le moment est venu pour le monde entier d'unir ses efforts en vue d'une solution à deux États qui apportera la paix au Moyen-Orient", a-t-il souligné.

L'Espagne et l'Irlande, toutes deux membres de l'UE, ainsi que la Norvège ont officiellement reconnu fin mai l’État de Palestine.

19h30

le Hamas accuse Israël de chercher à négocier "indéfiniment"

Un responsable du Hamas palestinien à Beyrouth a accusé mardi Israël de vouloir des négociations "sans fin", et réaffirmé que le mouvement palestinien n'accepterait aucun accord ne garantissant pas de cessez-le-feu permanent, après bientôt huit mois de guerre meurtrière dans la bande de Gaza.

Le Qatar est engagé depuis des mois, aux côtés des Etats-Unis et de l'Egypte, dans une médiation visant à parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas associé à une libération des otages, enlevés lors de l'attaque inédite du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien qui a déclenché la guerre le 7 octobre.

Mais les négociations ont été interrompues début mai quand Israël a lancé des opérations terrestres dans la ville de Rafah, dans l'extrême sud du territoire palestinien assiégé et dévasté, malgré les objections de la communauté internationale qui s'inquiète pour les civils.

Lors d'une conférence de presse à Beyrouth, le responsable du Hamas Oussama Hamdane a déclaré que la réponse d'Israël aux médiateurs concernant une proposition de cessez-le-feu acceptée par le mouvement palestinien le 6 mai "évoquait l'ouverture  de négociations sur tout et sans fin".

Le Qatar a dit mardi attendre une "position claire" d'Israël sur le plan de cessez-le-feu annoncé par le président américain Joe Biden vendredi dernier.

Le Hamas a en outre fait savoir aux médiateurs qu'il "ne peut accepter un accord qui ne garantisse pas... un cessez-le-feu permanent et le retrait (israélien) complet de la bande de Gaza, ainsi que la conclusion d'un accord (...) sur l'échange de prisonniers", a déclaré M. Hamdane.

Selon lui, le fait qu'Israël n'ait toujours pas accepté un tel accord "confirme" qu'il compte "récupérer les prisonniers (otages) puis reprendre son agression et sa guerre contre notre peuple".

"Nous appelons les médiateurs à obtenir une position claire de l'occupant israélien, sur son engagement clair (...) en faveur d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total", a-t-il ajouté.

Dans une interview au magazine Time publiée mardi, M. Biden a taclé le Premier ministre israélien, affirmant qu'il y avait "tout lieu" de conclure que Benjamin Netanyahu faisait traîner la guerre à Gaza pour sa propre survie politique.

18h50

Feux de forêts dans le nord d'Israël après des tirs de roquettes du Liban

Les autorités israéliennes sont en alerte face au risque de nouveaux feux de forêt mardi, après des tirs la veille au soir par le Hezbollah de roquettes et de drones depuis le Liban voisin qui ont déclenché plusieurs incendies dans le nord d'Israël.

Le Service des incendies et secours d'Israël a indiqué que des dizaines d'équipes de pompiers ont travaillé toute la nuit dernière avec des équipes du Service des parcs et de la nature, de l'armée, de la police et d'autres organes avant de pouvoir maîtriser les plus gros incendies mardi matin, a rapporté un journaliste de l'AFP. 

"En ce moment, il y a trois sites actifs" près de la frontière avec le Liban, a écrit le service d'incendie sur X mardi. Un journaliste de l'AFP a indiqué que les pompiers luttaient encore contre des incendies moins importants. 

Un photographe de l'AFP à Kiryat Shmona a vu au cours de la nuit de lundi à mardi d'intenses brasiers dévorer des pans de cette ville du nord-est d'Israël jouxtant la frontière avec le Liban, qui a été en grande partie évacuée à cause des échanges de tirs quasi quotidiens entre l'armée israélienne et le mouvement islamiste libanais Hezbollah depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza.

La chaleur extrême qui a frappé la région ces derniers jours a augmenté le risque d'incendies. Les tirs quotidiens de roquettes et les frappes de drones ont répandu des substances incendiaires.

Dimanche, un incendie sur le Golan syrien occupé et annexé par Israël a brûlé environ dix kilomètres carrés de terrain après un tir de roquette du Liban qui a frappé près de la ville de Katzrin. 

Au Liban, l'agence de presse officielle (Ani) a rapporté des incendies à Alma al-Chaab et Dhayra, deux villages proches de la frontière israélienne. 

Elle a affirmé que les incendies étaient causés par des "bombes israéliennes incendiaires au phosphore". 

16H40

Israël annonce un accord avec Washington pour l'achat de 25 F-35 supplémentaires

Le ministère de la Défense israélien a annoncé mardi la conclusion d'un accord avec Washington portant sur l'achat au groupe de défense américain Lockheed Martin de 25 chasseurs furtifs F-35 supplémentaires pour un montant d'"environ trois milliards de dollars".

Ces appareils, qui devraient porter le nombre des F-35 en usage dans l'armée israélienne à 75, devraient commencer à être livrés en 2028 au rythme de "trois à cinq avions par an", écrit le ministère dans un communiqué. "A un moment où certains de nos adversaires essaient de saper nos liens avec notre plus grand allié, tout ce que nous faisons, c'est renforcer davantage notre alliance", déclare le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant, cité dans ce communiqué.

15H50

Biden laisse entendre que Netanyahu fait traîner à dessein la guerre à Gaza

Le président américain Joe Biden a taclé le Premier ministre israélien dans une interview au magazine Time publiée mardi, affirmant qu'il y avait "tout lieu" de conclure que Benjamin Netanyahu faisait traîner la guerre à Gaza pour sa propre survie politique.

Le démocrate, dont les relations avec M. Netanyahu sont notoirement compliquées, a ajouté avoir un "désaccord majeur" avec lui au sujet de l'après-guerre dans le territoire palestinien, et a jugé qu'Israël avait eu un comportement "inapproprié" pendant le conflit, déclenché par une attaque du Hamas le 7 octobre.

Des remarques d'autant plus notables qu'elles émanent du dirigeant du grand pays allié d'Israël.

Plus largement, le président octogénaire, candidat à un deuxième mandat, s'est dit mieux placé que son rival républicain Donald Trump pour faire en sorte que les Etats-Unis restent "la puissance mondiale" sur des sujets comme l'Ukraine, Taïwan ou Gaza.

L'entretien avec Time s'est tenu avant l'annonce par le président américain d'une proposition présentée comme israélienne pour un cessez-le-feu à Gaza, et froidement accueillie par M. Netanyahu.

A la question de savoir s'il croyait que le Premier ministre israélien faisait traîner la guerre dans son propre intérêt politique, le président américain a laissé entendre que oui.

"Il y a tout lieu pour les gens de tirer cette conclusion", a-t-il affirmé.

M. Biden a reconnu qu'il était particulièrement en désaccord avec l'Israélien au sujet de la nécessité de créer un Etat palestinien.

"Mon grand désaccord avec Netanyahu, c'est ce qui se passe après... la fin (du conflit à) Gaza? A quelle situation reviendra (le territoire palestinien)? Est-ce que les forces israéliennes y retournent?", a dit le démocrate.

"La réponse est, si c'est le cas, ça ne peut pas marcher".

14H15

Macron appelle de nouveau le Hamas à accepter l'accord de cessez-le-feu

Le président français Emmanuel Macron a appelé mardi le mouvement islamiste palestinien Hamas, "dont la responsabilité est écrasante", à accepter l'accord de cessez-le-feu mis sur la table par son homologue américain Joe Biden, selon l'Elysée.

"Les otages, dont nos deux compatriotes, doivent enfin être rendus à leurs familles. Le calvaire des Palestiniens à Gaza doit prendre fin", a-t-il dit lors d'une conversation téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il ajouté que "l'Autorité palestinienne, réformée et renforcée", devait "assurer la gouvernance de Gaza", le territoire devant "faire partie intégrante d'un futur Etat palestinien".

14H00

Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme soutient le plan de cessez-le-feu

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk a déclaré mardi qu'il soutenait le plan de cessez-le-feu à Gaza présenté par le président américain Joe Biden.

"Toute initiative qui mène à un cessez-le-feu conduisant à une cessation de ce qui se passe actuellement est bien sûr la bienvenue", a déclaré M. Türk, qui est arrivé dimanche en Malaisie dans le cadre d'une tournée en Asie du Sud-Est.

M. Türk a estimé que la situation à Gaza était au-delà de toute description. "C'est plus que catastrophique", a-t-il souligné.

Les normes de la conduite de la guerre y sont "brutalement violées", a avancé M. Türk. Il n'y a "aucune sécurité à Gaza et c'est une situation très tragique", a-t-il encore déclaré.

Le Haut-Commissaire a rencontré le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim et des organisations de défense des droits de l'homme et abordé de nombreux sujets, dont les violations des droits de l'homme dans la région.

Lundi, les Etats-Unis ont indiqué qu'ils souhaitaient l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution pour soutenir le plan de cessez-le-feu présenté par le président Biden pour arrêter les combats à Gaza entre les forces israéliennes et le Hamas.

L'adoption d'une résolution nécéssite au moins neuf votes pour et aucun véto des membres permanents, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie.

Le président américain a présenté vendredi ce qu'il a qualifié de plan israélien en trois phases destiné à mettre un terme à la guerre, à obtenir la libération de tous les otages et à reconstruire le territoire palestinien ravagé.

La première phase prévoit un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, et de la libération de certains otages (femmes et malades) et de prisonniers palestiniens.

Les précédentes tentatives des médiateurs ont buté sur les exigences des belligérants, le Hamas voulant que toute trêve conduise à un cessez-le-feu permanent, et Israël ne voulant pas renoncer à son objectif de guerre, à savoir l'élimination du Hamas.

M. Türk doit quitter mardi soir la Malaisie pour la Thaïlande et se rendre vendredi au Laos, dernière étape de sa tournée.

13H45

Liban: l'agence officielle fait état d'un mort dans une nouvelle frappe israélienne

L'agence de presse officielle libanaise a rapporté qu'une personne avait été tuée mardi dans une frappe israélienne dans le sud du pays, alors que les échanges de tirs transfrontaliers et les attaques ciblées menées par Israël au Liban se sont multipliés ces derniers jours.

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas, le Hezbollah libanais échange régulièrement des tirs avec l'armée israélienne, en soutien à son allié palestinien.

Parallèlement, Israël a mené des attaques de drones visant des combattants du Hezbollah ou de factions palestiniennes et libanaises alliées à bord de voitures et de motos au Liban, qui se sont intensifiées ces dernières semaines.

Mardi, "une frappe visant une moto à Naqoura a tué une personne et en a blessé une autre", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani), après avoir fait état d'une "frappe de drone ennemi" dans la région. 

L'Ani n'a pas précisé si les victimes étaient des civils ou des combattants.

De son côté, le Hezbollah recourt également davantage aux drones pour attaquer des positions militaires israéliennes le long de la frontière et dans le Golan occupé.  

Mardi, le Hezbollah a dit avoir lancé "une série de drones chargés d'explosifs" sur des positions israéliennes dans la partie du Golan syrien occupé par Israël en représailles à une frappe meurtrière.

Lundi soir, des échanges de tirs ont déclenché des incendies dans les zones frontalières entre Israël et le Liban.

L'Ani avait également fait état de frappes israéliennes contre une voiture et une moto dans le sud du Liban, le Hezbollah annonçant plus tard trois combattants tués par des tirs israéliens.

Près de huit mois de violences frontalières ont fait au moins 455 morts au Liban, en majorité des combattants et près de 90 civils, selon un décompte de l'AFP. Côté israélien, au moins 14 soldats et 11 civils ont été tués dans ces affrontements, selon les autorités.

15H45

France : un drapeau palestinien brandi une nouvelle fois à l'Assemblée Nationale, la séance suspendue

La députée LFI Rachel Kéké a brandi mardi dans l'hémicycle de l'Assemblée un drapeau palestinien, reproduisant le geste de son collègue Sébastien Delogu la semaine dernière, et la séance a été suspendue.

A l'ouverture des débats, des députés écologistes, communistes et LFI s'étaient présentés habillés en noir, rouge, blanc et vert, les couleurs du drapeau palestinien, pour manifester leur soutien à ce peuple.

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"Je crois qu'il est nécessaire de rappeler que nous sommes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. L'hémicycle est le lieu du débat, le lieu du débat démocratique et l'expression des parlementaires s'effectue exclusivement à l'oral", avait réagi la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, en laissant les débats se poursuivre.

En réponse, des députés LR et Renaissance ont ceint leur écharpe tricolore.

Les échanges se sont envenimées lorsque Rachel Kéké, elle-même vêtue en rouge, vert, blanc et noir, a brandi un drapeau palestinien. Mme Braun-Pivet a immédiatement prononcé "sur le siège" un rappel à l'ordre avec inscription au procès-verbal - la plus forte sanction prévue au règlement de l'Assemblée qu'elle peut décider de son propre chef, et décidé une suspension de séance.

Dans la foulée, les députés ont entonné sur tous les bancs une marseillaise.

La séance a ensuite pu reprendre dans le calme.

12H13
Plan de cessez-le-feu

Le médiateur qatari dit attendre "une position claire" d'Israël

Le Qatar, qui joue le rôle de médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a dit mardi attendre "une position claire" du gouvernement israélien sur le plan de cessez-le-feu à Gaza annoncé par le président américain, Joe Biden.
 

Re(voir) aussi : Le Qatar en médiateur incontournable

Nous n'avons pas encore vu de position très claire de la part du gouvernement israélien sur les principes énoncés par Biden.

Majed al-Ansari, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères 

"Nous avons lu et vu les déclarations contradictoires émanant des ministres israéliens, ce qui ne nous donne pas beaucoup confiance sur l'existence d'une position unifiée en Israël sur la proposition actuellement sur la table", a-t-il ajouté.
Le responsable qatari a aussi souligné que le Hamas n'avait pas non plus annoncé sa position.
"Nous n'avons vu aucune déclaration des deux côtés nous donnant beaucoup de confiance dans le processus", a-t-il déclaré, en affirmant toutefois que "le processus progresse" et que Doha collabore "avec les deux parties".
 

09h54
36.550 morts, selon le Hamas

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mardi un nouveau bilan de 36.550 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien il y a bientôt huit mois.
 

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Les Palestiniens pleurent leurs proches tués dans un bombardement israélien, dans le centre de la bande de Gaza, le lundi 3 juin 2024. 

@AP Photo/ Abdel Karim Hana

Au moins 71 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures, précise le ministère dans un communiqué, qui fait état par ailleurs de 82.959 personnes blessées dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre le 7 octobre.
 

9H02
Communiqué de l'ONU

L'ONU juge "inconcevable" le nombre de Palestiniens tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk a jugé mardi "inconcevable" que plus de 500 Palestiniens aient été tués en Cisjordanie depuis le 7 octobre.

Re(voir) aussi : Israël-Hamas : témoignage d'un médecin israélien lanceur d'alerte
 

Comme si les événements tragiques survenus en Israël puis à Gaza au cours des huit derniers mois ne suffisaient pas, la population de la Cisjordanie occupée est également soumise, jour après jour, à une effusion de sang sans précédent. Il est inconcevable que tant de vies aient été fauchées de manière aussi gratuite.

Volker Türk, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme
 

8H24
Iran-Liban

Le ministre iranien des Affaires étrangères rencontre le chef du Hezbollah

Le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères par intérim a évoqué à Beyrouth avec le chef du Hezbollah "les solutions proposées" pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas palestinien, a annoncé la formation pro-iranienne mardi.
 

Iran

Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim Ali Bagheri Kani s'exprime lors d'une conférence de presse avec le ministre libanais des Affaires étrangères Abdallah Bouhabib, après leur rencontre à Beyrouth, Liban, le lundi 3 juin 2024.  

@Photo AP/Hassan Ammar

Ali Bagheri était arrivé lundi à Beyrouth, dans son premier déplacement à l'étranger depuis qu'il a été désigné à titre provisoire après le décès du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdolahian, dans un crash d'hélicoptère qui a également provoqué la mort du président Ebrahim Raïssi.
 

Dans un communiqué, le Hezbollah a annoncé que son chef, Hassan Nasrallah, avait reçu M. Bagheri avec lequel il a évoqué "les derniers développements politiques et sécuritaires dans la région, notamment sur les fronts de Gaza et du Liban et les solutions proposées".
 

5H00
Pression sur Netanyahu

Doutes sur la trêve

Dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par près de huit mois de guerre, les bombardements israéliens se poursuivent aux premières heures mardi, notamment à al-Bureij (centre), où des sources hospitalières locales ont fait état de plusieurs morts.
 

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Des soldats israéliens se tiennent dans des véhicules blindés dans une zone de rassemblement près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le lundi 3 juin 2024. 

@AP Photo/Leo Correa

Dans un communiqué, l'armée a indiqué lundi avoir "informé les familles de Chaïm Peri, Yoram Metzger, Amiram Cooper et Nadav Popplewell" de la mort de ces quatre otages enlevés durant l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre et emmenés dans la bande de Gaza voisine. Leurs corps sont toujours aux mains du Hamas, a-t-elle ajouté.
 

"Nous estimons que les quatre (otages) ont été tués alors qu'ils étaient ensemble dans une zone de Khan Younès (sud de Gaza), lors de notre opération là-bas contre le Hamas", a précisé le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée.

Re(voir) aussi : Israël-Hamas : l'armée confirme la mort de quatre otages 

Amiram Cooper, 84 ans, Yoram Metzger, 80 ans et Chaïm Peri, 80 ans, étaient originaires du kibboutz de Nir Oz, où ils avaient été enlevés. Nadav Popplewell, citoyen israélo-britannique, avait été enlevé dans le kibboutz de Nirim.
 

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"Je suis profondément attristé d'apprendre le décès de Nadav Popplewell (...) Avec un nouvel accord sur la table, nous réitérons notre demande au Hamas de libérer les otages", a réagi sur X le chef de la diplomatie britannique, David Cameron.
 

Israël

La police israélienne expulse une personne qui protestait contre le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu alors que des manifestants appellent à la libération des otages détenus dans la bande de Gaza par le groupe militant du Hamas, à Tel Aviv, Israël, le samedi 1er juin 2024. 

@AP Photo/Maya Alléruzzo

"Ils auraient dû rentrer vivants dans leur pays et au sein de leur famille", a affirmé le Forum des familles d'otages, alors que la pression s'intensifie sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour parvenir à un accord en vue de leur libération.
 

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AFP