Direct terminé le 11 octobre à 20h TU
Direct démarré le 11 octobre à 05h TU

DIRECT : Le bilan des victimes passe à 1 200 en Israël, 1 055 du côté de Gaza

Le bilan des combats entre Israël et le Hamas continue à s'alourdir de façon vertigineuse, avec des milliers de morts recensés au total, quatre jours après l'offensive lancée par le mouvement islamiste palestinien depuis Gaza. 
 

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Des Palestiniens marchent dans les décombres des bâtiments détruits par les frappes aériennes israéliennes dans la ville de Gaza, mardi 10 octobre. AP/ Hassan Eslaiah.

Des Palestiniens marchent dans les décombres des bâtiments détruits par les frappes aériennes israéliennes dans la ville de Gaza, mardi 10 octobre. AP/ Hassan Eslaiah.

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18H46
aide "immédiate pour Gaza

La Ligue arabe condamne le siège israélien de Gaza, réclame une aide "immédiate"

Les ministres des Affaires étrangères arabes ont condamné au Caire le siège imposé par Israël à Gaza, réclamant l'acheminement "immédiat" d'aide aux 2,3 millions de Palestinien soumis à des raids aériens d'Israël en réponse à l'attaque du Hamas.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki lors de la réunion extraordinaire au Caire de la Liguer arabe ce 11 octobre 2023.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki lors de la réunion extraordinaire au Caire de la Liguer arabe ce 11 octobre 2023. 

© AP Photo/Amr Nabil

Réunis au siège de la Ligue arabe dans la capitale égyptienne, les ministres ont réclamé "la levée du siège de la bande de Gaza" et "l'autorisation immédiate de l'entrée de l'aide humanitaire, de nourriture et de carburant" dans la petite enclave ravagée par les guerres et la pauvreté.

Ils ont encore exhorté Israël à "revenir sur sa décision injuste de couper (les approvisionnements) en électricité et en eau à Gaza".

Depuis qu'Israël a fermé ses postes-frontières avec Gaza pour les biens et les personnes, seul le poste de Rafah, vers l'Égypte, est ouvert, mais il a été bombardé trois fois par les Israéliens lundi et mardi.

Ce mercredi, le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a reçu l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, et le patron de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.

Ils ont discuté des "moyens d'apporter une protection aux civils" et d'"assurer un accès continu de la bande de Gaza aux services et à l'aide humanitaire", selon la diplomatie égyptienne.

18H40
"inacceptable"

L'Université de Berne suspend un professeur qui avait célébré le Hamas

L'Université de Berne a suspendu un enseignant qui avait commenté positivement sur X (ex-Twitter) les attaques sans précédent du Hamas qui ont tué plus de 1.200 personnes en Israël et déclenché une nouvelle guerre.

Les déclarations maître de conférence étaient "inacceptables", a expliqué l'établissement à l'agence Keystone-ATS.

Les deux messages révélés par le quotidien 20Minuten ont depuis été effacés, mais selon 20Minuten l'un saluait les attaques du Hamas comme le meilleur cadeau d'anniversaire que l'on puisse recevoir, l'autre ironisait sur les attaques pendant le Shabbat, le jour de repos dans la religion juive.

Les déclarations du professeur étaient "inacceptables", a expliqué l'établissement.
Le professeur est suspendu "après une évaluation approfondie de la situation, avec effet immédiat", a souligné l'université. L'établissement prévoit de communiquer de nouveau au début de la semaine prochaine.

"L'Université de Berne prend la situation très au sérieux", a-t-elle expliqué.
L'établissement a rappelé qu'il condamne toute forme de violence et toute apologie de celle-ci.

Les propos tenus par le professeur sur X intéressent également la justice du canton de Berne. Le Ministère public va examiner les faits afin de déterminer s'ils relèvent du droit pénal.

Le professeur, dont l'identité n'est pas révélée, a réagi auprès de 20Minuten.
"J'ai toujours vivement critiqué la violence contre les civils et les attaques contre les Juifs", affirme le professeur. "Pour des raisons idéologiques, je rejette fondamentalement la politique du Hamas et des groupes similaires", a-t-il ajouté dans une brève réaction donnée au journal.

18H20
visite éclair

Blinken se rend en Israël pour une visite de solidarité après l'assaut du Hamas

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'envole ce soir pour Israël.
Le chef de la diplomatie américaine doit arriver demain en Israël pour cette visite éclair, au cours de laquelle il rencontrera probablement le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a promis d'implacables représailles à la "sauvagerie" du mouvement islamiste palestinien.

Antony Blinken répond aux journalistes avant de s'embarquer depuis la base d'Andrews pour Israël ce 11 octobre 2023.

Antony Blinken répond aux journalistes avant de s'embarquer depuis la base d'Andrews pour Israël ce 11 octobre 2023.

© AP Photo/Jacquelyn Martin, Pool

Le département d'État a annoncé que le nombre d'Américains tués en Israël était monté à au moins 22. La Maison Blanche a par ailleurs indiqué que 17 Américains étaient portés disparus. Des ressortissants figurent également parmi les otages pris par le Hamas, mais leur nombre n'a pas été précisé.

Alors que les États-Unis appellent d'ordinaire à la retenue en cas de violences à l'étranger, le président Joe Biden et son administration ont clairement dit cette fois soutenir le droit d'Israël à une réponse écrasante.

Selon le porte-parole d'Antony Blinken, Matthew Miller, le secrétaire d'État américain ne fera pas pression sur Israël et affichera au contraire la proximité de Washington avec M. Netanyahu, qui a par le passé eu des relations difficiles avec M. Biden et d'autres démocrates.

Antony Blinken réaffirmera "la solidarité des États-Unis avec le gouvernement et le peuple d'Israël", a dit Matthew Miller. "Il discutera également des mesures visant à renforcer la sécurité d'Israël et soulignera le soutien sans faille des États-Unis au droit d'Israël à se défendre", a-t-il ajouté.

Après Israël, Antony Blinken se rendra en Jordanie, un proche allié des États-Unis qui a signé un traité de paix avec l'Etat hébreu.
 

17H59
Porte-avion nucléaire

Israël: Washington prêt à envoyer "si nécessaire" un second porte-avions

Les Etats-Unis, qui ont déjà envoyé un groupe aéronaval près d'Israël, sont prêts "si nécessaire" à en déployer un second à des fins de dissuasion, a indiqué mercredi un porte-parole de la Maison Blanche.

John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a précisé qu'il était prévu de longue date, avant les attaques du Hamas, qu'un autre porte-avions américain fasse route vers la Méditerranée, et indiqué que ce bâtiment pourrait si besoin aller en Méditerranée orientale rejoindre le Gerald Ford, plus gros navire de guerre du monde, qui s'y trouve déjà.

Sur la piste de décollage du porte-avion nucléaire USS Gerald R. Ford. Photo d'archive datant du 5 octobre 2022. Le porte-avion a été dépêché en Méditerranée orientale.

Sur la piste de décollage du porte-avion nucléaire USS Gerald R. Ford. Photo d'archive datant du 5 octobre 2022. Le porte-avion a été dépêché en Méditerranée orientale.

© AP Photo/Steve Helber
17H16
Médiation de Moscou

Poutine appelle à des négociations entre Israël et les Palestiniens

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi à des négociations entre Israël et les Palestiniens, jugeant par ailleurs nécessaire d'éviter une "extension du conflit", qui aurait des conséquences dans le monde entier.

Vladimir Poutine assistant à l'assemblée générale de la "Russian Energy Week international forum" à Moscou ce 11 octobre 2023.

Vladimir Poutine assistant à l'assemblée générale de la "Russian Energy Week international forum" à Moscou ce 11 octobre 2023.

© Kristina Kormilitsyna, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP

"Il est nécessaire de travailler sur la diplomatie plutôt sur l'aspect militaire et de chercher des solutions pour arrêter les combats, et le plus tôt possible", a-t-il dit, évoquant le conflit déclenché par l'attaque sanglante du Hamas samedi.

"Deuxièmement, il faut retourner au processus de négociations, qui doit être acceptable pour toutes les parties, y compris pour les Palestiniens", a ajouté le président russe, selon des propos retransmis à la télévision.

Il a par ailleurs jugé qu'il fallait "éviter l'extension du conflit à tout prix car, si cela arrivait, il aurait des conséquences sur la situation internationale, et pas uniquement sur la région".

Il a estimé que la Russie, qui est membre du Quartet pour le Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis, de l'UE et de l'ONU, censé jouer un rôle de médiateur, pouvait "apporter sa propre contribution à ce processus de règlement". Il a cependant jugé que la situation était d'une telle gravité qu'il était "difficile d'aider le processus de règlement".

La veille, Vladimir Poutine avait jugé "nécessaire" la création d'un Etat palestinien "indépendant et souverain". Il avait également estimé que le conflit était un "exemple clair de l'échec de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient".
 

17H00
30 enfants

11 employés de l'ONU tués dans la bande de Gaza depuis samedi

Onze employés de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et 30 élèves des écoles gérées par cette agence ont été tués dans la bande de Gaza depuis samedi.

"Onze membres du personnel de l'Unrwa" et "30 élèves" de ses écoles ont été tués depuis samedi, quand Israël a commencé des bombardements sur l'enclave en réponse à l'offensive sans précédent du groupe islamiste palestinien Hamas sur son territoire, a déclaré Stéphane Dujarric. Trois enseignants et huit élèves ont été blessés, a-t-il ajouté.

Les 11 employés de l'ONU tués incluent "cinq enseignants des écoles de l'Unwra, un gynécologue, un ingénieur, un conseiller psychologique et trois membres des équipes de soutien", a précisé dans un communiqué Jenifer Austin, une responsable de cette agence à Gaza.

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"Certains ont été tués chez eux avec leurs familles", a-t-elle ajouté.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, déplorant de son côté que des "collègues aient payé le prix ultime", a appelé à la "protection des civils". Il a précisé qu'environ 220.200 Palestiniens avaient trouvé refuge dans 92 établissements de l'Unrwa à travers la bande de Gaza."J'appelle toutes les parties, et tous ceux qui ont une influence sur ces parties, à éviter toute nouvelle escalade", a-t-il ajouté devant la presse.

Le secrétaire général, qui s'était dit "profondément bouleversé" lundi par l'annonce du siège de Gaza par Israël, a appelé à un "accès humanitaire rapide et sans entrave". "L'approvisionnement vital, y compris carburant, nourriture et eau, doit être autorisé à Gaza", a-t-il insisté.
 

16H50
"éradiquer le Hamas"

Israël doit "éradiquer" le Hamas pour dissuader l'islamisme violent "dans le monde"

La guerre menée par Israël doit "éradiquer" le mouvement islamiste palestinien Hamas pour dissuader l'islamisme violent dans le monde entier, a déclaré la ministre israélienne du Renseignement, Gila Gamliel, dans une interview exclusive à l'AFP.

"Nous devons l'éradiquer pour que cela ne se reproduise pas, qu'il n'y ait pas d'option ni même d'idée pour d'autres dans le monde", a-t-elle dit en évoquant l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

"Notre action décisive incitera d'autres organisations à ne pas perpétrer les mêmes attaques tragiques", a déclaré la ministre, membre du cabinet de sécurité israélien mais sans autorité sur les services de sécurité du pays.
La ministre a par ailleurs estimé qu'il n'était pas opportun d'aborder le problème de la défaillance des services de renseignements qui a permis aux combattants du Hamas de franchir la frontière sud d'Israël et de lancer une attaque de cette ampleur.

Elle a également refusé d'évoquer les efforts déployés pour localiser ou libérer les otages du Hamas dont le nombre est estimé à environ 150 personnes, selon le gouvernement israélien.
 

16H50
Soutenir la communauté juive américaine

Biden veut rassurer la communauté juive américaine

Joe Biden, qui a exprimé vigoureusement son soutien à Israël attaqué par le Hamas, doit s'exprimer mercredi au cours d'une table ronde avec des représentants de la communauté juive aux Etats-Unis, a fait savoir la Maison Blanche.

Le président Biden prononçant un discours dans le Rose garden de la Maison Blanche ce 11 octobre 2023.

Le président Biden prononçant un discours dans le Rose garden de la Maison Blanche ce 11 octobre 2023.

© AP Photo/Susan Walsh

"Cette attaque a fait remonter à la surface les souvenirs douloureux de millénaires d'antisémitisme et de génocide contre les Juifs", a dit le président américain, lors d'un autre événement public à la Maison Blanche ce mercredi.

Il a répété que le soutien de Washington à Israël était "inébranlable" et indiqué qu'il s'était à nouveau entretenu mercredi dans la matinée avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour la quatrième fois depuis l'offensive sans précédent déclenchée samedi par le groupe islamiste palestinien.

Pour sa rencontre dans l'après-midi avec des représentants de la communauté juive, Joe Biden sera accompagné de Doug Emhoff, le mari de la vice-présidente Kamala Harris, qui est lui-même de confession juive et très impliqué dans la lutte contre l'antisémitisme.

Les forces de police ont "renforcé les mesures de sécurité" autour des lieux où se rassemble la communauté juive dans plusieurs villes américaines, avait souligné mardi le président américain.

Le ministère de la sécurité intérieure et la police fédérale (FBI) "travaillent étroitement avec les forces de l'ordre au niveau local et (leurs) partenaires de la communauté juive pour identifier et empêcher toute menace qui pourrait se manifester (sur le territoire américain) après ces attaques terribles", avait-il encore dit.

Le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan, avait lui indiqué que Joe Biden réunirait dans la semaine son équipe dédiée à la sécurité nationale justement autour de ces questions.

La Maison Blanche veut selon lui "assurer que nous ne verrons pas flamber une forme virulente d'antisémitisme" à la suite de l'offensive du Hamas.

Le président américain a lancé depuis son arrivée au pouvoir en 2021 diverses campagnes de sensibilisation et de lutte contre l'antisémitisme, au moment où la première puissance mondiale est en proie à un niveau élevé de violences en général, et de violences racistes et antisémites en particulier.

L'organisation de lutte contre l'antisémitisme Anti Defamation League a dénombré en 2021 un nombre record de 2.717 actes antisémites (agressions, attaques verbales, dégradations matérielles...) aux Etats-Unis, soit une hausse de 34% par rapport à 2020, l'année du Covid-19.

Pour 2022, cette association a dénombré 3.697 actes antisémites (+36% sur un an), du jamais-vu depuis 1979.

Les États-Unis comptent la plus importante communauté juive au monde, derrière Israël. Il y avait en 2020, selon l'institut Pew Research Center, quelque 5,8 millions d'adultes juifs dans ce pays, qu'ils soient religieux ou pas, auxquels s'ajoutent 2,8 millions d'adultes qui revendiquent un parent juif.

16H34
Nouveau bilan

Au moins 22 Américains tués en Israël, selon un dernier bilan

Au moins 22 Américains ont été tués en Israël selon un dernier bilan, a indiqué un porte-parole du département d'Etat après l'attaque sans précédent du mouvement palestinien Hamas.

"A l'heure actuelle, nous pouvons confirmer la mort d'au moins 22 citoyens américains", a dit ce porte-parole. Un précédent bilan faisait état de 14 Américains tués.
 

16H32
Nouveau bilan

Le bilan monte à 11 Français tués

La ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a annoncé sur France Info que 11 Français avaient été tués dans les attaques perpétrées par le Hamas contre Israël, selon un dernier bilan toujours provisoire.

"Malheureusement au fur et à mesure que les autorités israéliennes procèdent aux identifications", le bilan s'alourdit, a-t-elle déclaré. La Première ministre Elisabeth Borne avait fait état, lors de son intervention devant le Sénat plu tôt dans l'après-midi, de 10 Français morts.

Dix-huit autres ressortissants français sont portés disparus, dont certains otages du Hamas, ont ajouté les autorités françaises, la cheffe de la diplomatie précisant que la France n'avait pas de moyens de pression sur le mouvement palestinien au pouvoir à Gaza.

"Ce sont les autorités israéliennes qui sont aujourd'hui à l'oeuvre. Nous sommes tout à fait confiants dans (leur) capacité (à) nous aider du mieux possible, à faire que les personnes de nationalité française puissent être retrouvées, libérées", a relevé Catherine Colonna estimant que les attaques du Hamas "s'apparentent" à des crimes contre l'humanité.

Le parquet national antiterroriste (Pnat), compétent pour les infractions terroristes commises à l'encontre de ressortissants français à l'étranger, est en contact avec le ministère des Affaires étrangères, a-t-il indiqué à l'AFP mercredi.

Après avoir eu confirmation que les autorités israéliennes ont lancé des investigations, le Pnat peut ouvrir une enquête "miroir" une fois que les identités des victimes françaises - mortes, blessées ou disparues - ainsi que les circonstances de la commission des infractions pouvant être qualifiées de terroristes ont été confirmées.

L'actuelle situation de crise en Israël rend difficile la transmission de ces informations, a précisé le parquet. Cette enquête "miroir" permettrait notamment aux victimes ou à leurs proches d'être auditionnées et informées de l'évolution des investigations menées par Israël.

Mais le Pnat pourrait aussi décider de ne pas ouvrir d'enquête si les victimes ou leurs proches vivent en permanence en Israël et sont en lien direct avec les autorités israéliennes sans tirer une information utile quelconque de l'enquête "miroir", a-t-il souligné.

15H59
Tirer sur des ambulances

Cinq membres du réseau de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge tués à Gaza et en Israël

Cinq membres du réseau de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) ont été tués au cours du conflit entre le Hamas et Israël lorsque des ambulances ont été touchées aujourd'hui, a annoncé la Croix-Rouge.

Dans un communiqué, l'IFRC "confirme la mort de cinq membres de notre réseau en raison des hostilités armées en Israël et dans la bande de Gaza", dont quatre secouristes.

Cette organisation, dont le siège est à Genève, plaide pour que les civils et le personnel soignant soient protégés pendant la guerre qui a éclaté samedi lorsque des militants du mouvement islamiste Hamas ont déclenché une sanglante attaque contre Israël, qui a riposté en bombardant des cibles dans la bande de Gaza.

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"Aujourd'hui mercredi, dans deux incidents différents, des ambulances ont été touchées, provoquant la mort de quatre auxiliaires médicaux du Croissant-Rouge palestinien qui aidaient ceux qui en avaient besoin", a expliqué l'IFRC.

"Auparavant, samedi, un chauffeur d'ambulance du Magen David Adom (l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, ndlr) en Israël a perdu la vie pendant qu'il conduisait une ambulance pour soigner des blessés", a poursuivi cette organisation.

"L'IFRC réitère son appel à toutes les parties à respecter leurs obligations légales découlant du droit international humanitaire. Ceci n'est pas négociable. Les civils, les employés du personnel de santé, les établissements de santé et les infrastructures civiles doivent être respectés et protégés à tout moment. Ils ne sont pas une cible".
 

15H51
Trafic aérien

British Airways suspend ses vols vers Israël

La compagnie britannique British Airways annonce qu'elle suspend ses vols à destination et en provenance de Tel Aviv par mesure de sécurité, au cinquième jour de la guerre entre le Hamas et l'Etat hébreu.

Avions de la British Airways sur le tarmac de l'aéroport londonien d'Heathrow.

Avions de la British Airways sur le tarmac de l'aéroport londonien d'Heathrow.

© AP Photo/Kirsty Wigglesworth

Cette annonce intervient alors qu'un vol de la compagnie aérienne britannique a été rerouté ce mercredi par mesure de sécurité vers l'aéroport londonien d'Heathrow, alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Tel Aviv.

"La sécurité est toujours notre priorité la plus haute, et à la suite de la dernière évaluation de la situation, nous suspendons nos vols vers et depuis Tel Aviv", a déclaré la compagnie.

Elle précise être en train de contacter les clients qui ont réservé pour leur proposer remboursement ou solution alternative, avec une autre compagnie ou ultérieurement avec British Airways. "Nous continuons à surveiller étroitement la situation dans la région", a ajouté la compagnie.

Nombre de transporteurs aériens, dont United, American Airlines, Delta, Air France-KLM et Lufthansa ont également suspendu leurs liaisons vers l'aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv pour la plupart dès samedi après les attaques du Hamas. Virgin Atlantic poursuit ses vols entre Heathrow et Tel Aviv.

15H46
L'appel de Pékin

Pékin réclame "un cessez-le-feu immédiat" lors d'un appel à un responsable palestinien

L'émissaire chinois au Moyen-Orient, Zhai Jun, a appelé à un "cessez-le-feu immédiat" lors d'un échange téléphonique avec un responsable palestinien, indique le ministère chinois des Affaires étrangères.

"Zhai Jun a déclaré que la Chine était profondément attristée par l'intensification du conflit actuel (...) et qu'elle était très préoccupée par la grave détérioration de la sécurité et de la situation humanitaire en Palestine. Les priorités absolues sont un cessez-le-feu immédiat et la protection des civils", peut-on lire sur le site internet du ministère chinois des Affaires étrangères.
 

15H40
Le spectre de 2006

Dans le sud du Liban frontalier d'Israël, un exode qui a des airs de déjà-vu

Assises devant leur maison dans un village du sud du Liban vidé de ses habitants, Chadia Abou Khalil et sa mère sirotent leur café, malgré le sifflement des roquettes venant troubler la quiétude matinale.

Ces deux femmes sont restées à Qlaïlé, dans la région de Tyr, d'où sont partis ces derniers jours les roquettes tirées sur Israël par le mouvement palestinien Hamas ou son influent allié libanais, le Hezbollah.

Une mosquée endommagée par des tirs israéliens dans le village de Duhaira dans le sud du Liba, le 11 octobre 2023. 

Une mosquée endommagée par des tirs israéliens dans le village de Duhaira dans le sud du Liba, le 11 octobre 2023. 

© AP Photo/Hassan Ammar

Les frappes de représailles, menées depuis dimanche par l'armée israélienne aux abords de plusieurs villages nichés dans les montagnes du sud libanais, ont provoqué un exode d'une ampleur inédite - du moins depuis 2006 et la guerre meurtrière ayant opposé le Hezbollah au voisin israélien.

"Plus des deux-tiers des habitants du village sont partis", confie à l'AFP Chadia, 48 ans. "J'ai cinq enfants. Ceux qui sont à l'étranger, ceux qui sont à Beyrouth, ils m'ont tous appelé pour me dire 'maman, il faut partir!' "

Une salve de roquettes a été tirée mardi depuis le secteur de Qlailé vers Israël, revendiquée par la branche militaire du Hamas.

Aujourd'hui, c'est le Hezbollah qui a lancé des projectiles depuis la localité voisine de Dhayra, pour venger la mort de trois de ses activistes tués par des tirs israéliens.

Des partisans du Hezbollahs portent les cercueils de deux combattants de l'organisation tués par des frappes israéliennes, dans le village de Kherbet Selem, au Sud-Liban le 10 octobre 2023. 

Des partisans du Hezbollahs portent les cercueils de deux combattants de l'organisation tués par des frappes israéliennes, dans le village de Kherbet Selem, au Sud-Liban le 10 octobre 2023. 

© AP Photo/Hussein Malla

Israël a aussitôt répliqué avec des tirs d'artillerie. Plusieurs maisons ont été touchées et trois civils blessés selon l'agence de presse officielle libanaise, Ani. 

"Où sommes-nous censés aller?", lance Chadia, pour qui l'exode du jour n'est pas sans rappeler celui de 2006, quand les bombardements israéliens avaient ravagé les infrastructures et les routes du Liban. "Ce n'est facile de partir comme ça et de laisser la maison", lâche-t-elle.

Au Liban, nombreux sont ceux qui craignent une répétition du scénario catastrophe de 2006: cette guerre de 31 jours avait dévasté leur pays et fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, pour la plupart des militaires, selon des chiffres officiels.

En 2023, les répercussions d'un tel conflit pourraient être encore exacerbées par la crise économique sans précédent et les pénuries qui épuisent depuis quatre ans la population au Liban.

Attablé à un café à l'entrée de Qlaïlé, Bilal Saleh consulte les dernières informations sur son portable. Ses deux frères ont quitté le secteur la veille, mais ce père de deux enfants est resté. "Les gens ont fait le plein, embarqué des affaires dans leurs voitures et sont vite partis (...) laissant tout derrière eux", raconte l'homme de 32 ans. "Il n'y a quasiment plus personne". Pour lui aussi, "ces scènes" le font penser "aux jours de 2006".

A l'époque, environ un tiers de la population libanaise avait été déplacée, la plupart fuyant le sud du Liban pour trouver refuge plus au nord, dans des villages de la montagne libanaise, ou en Syrie voisine.

Kamleh, la maman de Chadia, s'est contentée de préparer un petit sac à emporter en cas de départ précipité - même si pour le moment elle reste. "Je n'ai pas de voiture", confie prosaïquement la dame de 72 ans. Après des tirs de roquettes la veille près de sa propre maison, Kamleh a attendu des heures avant de finalement pouvoir faire du stop pour trouver refuge dans un lieu plus sûr.
"Si nous avions une voiture ou de l'argent (...) on serait allé chez des proches, à Saïda ou à Tyr", poursuit-elle, en référence aux deux grandes villes côtières du Sud. "On est fatigués, on est à bout".

15H23
Retiré

Le drapeau israélien au coeur d'une polémique à Strasbourg

L'installation, suivie du retrait, du drapeau israélien devant l'Hôtel de ville de Strasbourg provoque une polémique dans la capitale alsacienne, où l'opposition municipale accuse la mairie écologiste de déshonorer la ville.

Le drapeau israélien avait été hissé lundi devant l'Hôtel de ville strasbourgeois, deux jours après l'attaque du Hamas qui a fait selon un dernier bilan au moins 1.200 victimes en Israël.

Mais dans un courrier adressé mardi aux présidents des groupes politiques du conseil municipal, la maire Jeanne Barseghian a regretté que "la juxtaposition de drapeaux nuit à la lisibilité de notre message". Les drapeaux de l'Ukraine et de l'Arménie étaient déjà présents devant l'Hôtel de ville. "Attentive à la cohésion et à l'unité de notre ville, je ferai donc installer (...), en lieu et place des drapeaux, un message portant haut nos valeurs", poursuit la maire écologiste.

Dans un communiqué, les présidents de trois groupes d'opposition municipale (socialiste, macroniste et LR), dont l'ancienne maire PS Catherine Trautmann, ont dénoncé la décision de Jeanne Barseghian.

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"L'hommage aux victimes arméniennes et ukrainiennes aura duré plusieurs mois, celui aux victimes israéliennes n'aura été toléré que 36 heures", écrivent-ils. "Le sang des victimes est encore chaud que le drapeau israélien disparaît déjà comme si sa vue brûlait le regard de la majorité municipale."

Sur la façade de l'Hôtel de ville ne flottaient plus cet après-midi que le drapeau tricolore et celui de l'UE, encadrés par deux messages résumant les "valeurs" de Strasbourg: "État de droit, démocratie, égalité, non discrimination" et "Justice, paix, liberté, droits humains".
 

Qui anime ce direct ?

AFP