Direct terminé le 31 janvier 2024 à 21h30 TU
Direct démarré le 31 janvier 2024 à 07h10 TU

DIRECT : le Hamas examine une proposition d'accord de trêve avec Israël prévoyant un cessez-le-feu de plusieurs semaines

Le Hamas dit examiner une proposition d'accord de trêve avec Israël à Gaza, comportant trois phases et prévoyant un cessez-le-feu de plusieurs semaines. Pendant ce temps, la situation humanitaire à Gaza se détériore, le chef de mission de Médecins sans frontières pour les Territoires palestiniens parle de "massacre".

Partager
Image
Une famille palestinienne fuyant Khan Younès, le 29 janvier 2024.

Une famille palestinienne fuyant Khan Younès, le 29 janvier 2024.

© AP Photo/Fatima Shbair
17
nouvelle(s) publication(s)
19H53
Persiste et signe

Netanyahu affirme que l'Unrwa est "totalement infiltrée" par le Hamas

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé à Jérusalem, devant des ambassadeurs auprès de l'ONU, que l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) était "totalement infiltrée" par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
"L'Unrwa est totalement infiltrée par le Hamas", et "nous avons besoin d'autres agences des Nations unies et d'autres organisations humanitaires" à sa place, a-t-il dit.

L'Unrwa "a été au service du Hamas, dans ses écoles et de nombreuses autres choses", a déclaré le Premier ministre lors de cette rencontre, dont la retransmission filmée a été diffusée par son bureau. "Je le dis à grand regret car nous espérions qu'il y ait un organisme objectif et constructif pour fournir de l'aide. Nous avons besoin d'un tel organisme aujourd'hui à Gaza, mais l'Unrwa n'est pas cette instance", a-t-il ajouté.

18H49
Cessez-le-feu

Face à un "massacre", l'ONG MSF déplore être limitée dans son action

De retour de Gaza, le chef de mission de Médecins sans frontières pour les Territoires palestiniens, Léo Cans, déplore auprès de l'AFP que face au "massacre" qui s'y déroule, les organisations humanitaires se heurtent à des problèmes de "sécurité, accès et approvisionnement".

Trois employés de MSF ont été tués dans la bande de Gaza par des frappes aériennes, ainsi que la fille d'un employé après qu'un bâtiment de l'ONG a été touché par un obus. L'organisation internationale y compte environ 300 employés. Léo Cans a répondu aux questions de l'AFP.

MSF, dit-il, demande "un cessez-le-feu immédiat, parce qu'en ce moment, c'est un massacre. Il y a environ 150 femmes et enfants qui sont tués chaque jour, selon une estimation basse. C'est un chiffre qui devrait horrifier et alerter toute la communauté internationale. Il y a beaucoup de morts "invisibles", car on ne les attribue pas forcément aux bombardements, mais ce sont des gens qui meurent parce qu'ils sont en manque de soins essentiels, c'est une tragédie."

Il explique qu'il est très difficile d'évacuer des patients d'un hôpital autre "à cause de la sécurité". Et aussi parce que "l'armée israélienne bloque presque systématiquement le déploiement de l'aide humanitaire vers le nord de la bande de Gaza."

On fait peut-être 1% de ce qu'on pourrait faire si on n'avait pas ces limitations en termes de sécurité, d'accès, et d'approvisionnement. Léo Cans, le chef de mission de Médecins sans frontières pour les Territoires palestiniens

Il est atterré par le fait qu'Israël attaque systématiquement les structures de santé "c'est du jamais vu pour MSF". Il explique que les structurs de santé ne s'occupent plus que "des urgences vitales et parfois même, elles n'arrivent pas à y répondre." 

"On a vu il y a cinq jours à l'hôpital Nasser (dans la ville de Khan Younès, sud de la bande de Gaza, ndlr) un patient blessé qui est arrivé pour une chirurgie orthopédique, et comme il n'y avait pas de chirurgien présent, il est mort."

Il n'y a plus aucun moyen de prendre en charge les patients souffrant de maladies chroniques, il n'y a plus de traitement pour les malades du cancer à Gaza, explique-t-il, "ce sont des gens qui sont donc en train de mourir à vitesse accélérée."

18H01
Défense de l'Unrwa

L'Unrwa "colonne vertébrale" et "coeur battant" de l'aide à Gaza, défendent les chefs de l'ONU

Le chef de l'ONU Antonio Guterres et son coordinateur aux Affaires humanitaires Martin Griffiths décrivent l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) comme étant la "colonne vertébrale" et le "coeur battant" de l'aide à Gaza, après qu'Israël eut accusé certains employés de l'agence d'implication avec le Hamas.

"J'ai rencontré hier (mardi soir) des donateurs pour écouter leurs inquiétudes et pour détailler les démarches entreprises pour les régler", a dit le secrétaire général lors d'une réunion régulière sur les Palestiniens, au siège de l'ONU à New York. Il a affirmé que "l'Unrwa était la colonne vertébrale de toute réponse humanitaire à Gaza" après que des pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon eurent suspendu leurs financements, à la suite d'accusations d'implication de 12 employés de l'agence dans l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël. "J'appelle tous les États membres à garantir la continuité du travail de l'Unrwa qui sauve des vies", a encore imploré Antonio Guterres, qui avait réagi dès le week-end dernier aux accusations d'Israël en promettant une enquête.

Mais il avait aussitôt défendu le travail de l'agence pour les réfugiés palestiniens, qui emploie 13.000 personnes dans la bande de Gaza et plus de 30.000 au total dans la région.

Le chef de l'ONU a répété que "tout le système humanitaire à Gaza était en train de s'effondrer". Devant le Conseil de sécurité, le grand patron des Affaires humanitaires des Nations unies, Martin Griffiths, est lui aussi monté au créneau.
"L'ensemble de la communauté humanitaire - notamment les agences de l'ONU, les ONG, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge - collaborent pour garantir que l'aide touche le plus de gens possible dans le besoin", soulign Martin Griffiths. Et "vous ne serez pas surpris d'entendre que le coeur battant de ceci c'est l'Unrwa", a-t-il martelé devant les 15 membres du Conseil de sécurité et des représentants d'Israël et de la Palestine.

Le diplomate a ajouté que la "réponse humanitaire (de l'ONU) pour le territoire palestinien occupé dépendait d'une Unrwa financée et opérationnelle".
"Nous voudrions bien entendu que l'on revienne sur les décisions de retrait des fonds à l'Unrwa", a-t-il conclu.

17H01
"inhabitable"

La bande de Gaza est devenue "inhabitable", selon l'ONU

La moitié de tous les bâtiments de la bande de Gaza est endommagée et le territoire palestinien est "inhabitable", après quatre mois de guerre menée par Israël contre le mouvement islamiste Hamas, estime l'ONU.

Il faudra des dizaines de milliards de dollars pour rendre l'étroite bande de terre à nouveau vivable, souligne un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Les nouvelles données indiquent que 50 pour cent des structures à Gaza sont (endommagées ou) détruites. Rapport du Cnuced

Les chercheurs de la Cnuced ont établi l'ampleur des dégâts en s'appuyant sur des images satellite à haute résolution et en comparant les images avant le 7 octobre et après -une fois qu'Israël a entamé le pilonnage incessant de Gaza, suite à l'opération sans précédent menée à cette date par le Hamas en territoire israélien. Le rapport lui-même a été arrêté à fin novembre, un peu moins de deux mois dans le conflit.

Il estime qu'alors, 37.379 bâtiments - l'équivalent de 18% du total des structures de la bande de Gaza - avaient été endommagés ou détruits par l'opération militaire.
Et depuis lors, les données satellitaires indiquent que les destructions ont plus que doublé, selon Rami Alazzeh, un économiste de la Cnuced spécialisé dans l'assistance au peuple palestinien et co-auteur du rapport.

"Les nouvelles données indiquent que 50 pour cent des structures à Gaza sont (endommagées ou) détruites", a-t-il déclaré à l'AFP. "Gaza est actuellement inhabitable", a-t-il souligné.

La Cnuced a rappelé que la situation à Gaza était déjà désastreuse avant le début de la guerre, avec un blocus de 17 ans et des opérations militaires répétées laissant environ 80% de la population dépendante de l'aide internationale.

A Rafah, 27 janvier 2024, après des frappes israéliennes.

A Rafah, 27 janvier 2024, après des frappes israéliennes.

© AP Photo/Fatima Shbair

À l'aide des images satellite et de données officielles, l'agence des Nations unies a estimé que l'économie de Gaza s'était déjà contractée de 4,5% au cours des trois premiers trimestres de 2023.

"L'opération militaire a considérablement accéléré le déclin et précipité une contraction du PIB de 24% et une baisse de 26,1% du PIB par habitant pour l'ensemble de l'année", a indiqué la Cnuced dans un communiqué.

Alazzeh a souligné que la baisse du PIB par habitant observée l'année dernière était équivalente à celle subie pendant toute la période de blocus et lors des six opérations militaires précédentes.

Et alors que 45% de la population active de Gaza était au chômage avant le 7 octobre, le taux de chômage a grimpé à près de 80% en décembre.
"L'ensemble du secteur économique à Gaza est paralysé", a expliqué Rami Alazzeh, ajoutant qu'actuellement, les seules personnes qui travaillent sont celles impliquées dans les opérations humanitaires.

La Cnuced a estimé que même si la reconstruction commençait immédiatement et que Gaza revenait au taux de croissance moyen de 0,4% observé au cours des quinze dernières années, il faudrait sept décennies pour que le territoire revienne au pitoyable niveau de PIB de 2022.

Après des frappes israéliennes sur une mosquée à Rafah, 24 janvier 2024.

Après des frappes israéliennes sur une mosquée à Rafah, 24 janvier 2024.

© AP Photo/Hatem Ali

Une aide internationale massive serait nécessaire, explique l'économiste, surtout si l'objectif est d'améliorer le niveau de développement de Gaza. "Il ne fait aucun doute que cela s'élèvera à plusieurs dizaines de milliards de dollars selon une estimation prudente", indique le rapport. L'agence a souligné que toute résolution de la crise nécessiterait la fin de l'opération militaire, la levée du blocus et l'évolution vers une solution à deux États. L'objectif, explique l'agence, ne peut pas être simplement de "revenir au statu quo d'avant octobre 2023."

16H55
négociations

Un projet de trêve à Gaza en trois phases en cours d'examen, selon une source du Hamas

Le Hamas examine une proposition d'accord de trêve avec Israël à Gaza comportant trois phases et prévoyant un cessez-le-feu de plusieurs semaines, a indique à l'AFP une source au sein du mouvement islamiste palestinien.

Le Hamas a dit hier qu'il réfléchissait à la proposition de trêve formulée par des médiateurs lors d'une récente réunion à Paris, après un premier cessez-le-feu d'une semaine fin novembre au cours de laquelle 105 otages retenus à Gaza ont été échangés contre 240 prisonniers palestiniens détenus en Israël.

La première phase de cette proposition évoque une trêve de six semaines, avec possibilité de prolongation. Au cours de cette période, Israël devra libérer entre 200 à 300 prisonniers palestiniens n'étant pas détenus sous un régime de haute sécurité, en échange de 35 à 40 otages captifs à Gaza, a indiqué une source au sein du Hamas proche des médiateurs égyptiens et qataris.

Seuls "les femmes, enfants et hommes malades de plus de 60 ans" détenus à Gaza pourront être libérés, a indiqué cette source à l'AFP sous le couvert de l'anonymat. De 200 à 300 camions d'aide humanitaire pourront aussi entrer chaque jour dans la bande de Gaza.

"La première étape inclut des négociations autour du retrait des forces israéliennes et le retour dans le nord de la bande de Gaza des personnes déplacées", a précisé cette source.

Le Hamas réclame un cessez-le-feu total en préalable à tout accord, notamment sur la libération des otages israéliens. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a de son côté averti mardi qu'Israël ne libèrerait pas "des milliers de terroristes" palestiniens en échange de la libération d'otages à Gaza, dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu.

Si le cessez-le-feu initial est respecté, une deuxième étape vise à la libération de "soldats réservistes" - tout homme adulte israélien étant susceptible d'être appelé comme réserviste - retenus à Gaza en échange d'un nombre indéterminé de prisonniers palestiniens. Les soldats non-réservistes pourraient aussi être libérés, selon cette source, également en échange de la libération de prisonniers palestiniens.

La dernière étape porte sur l'échange des corps des personnes décédées, et un accord concernant le contrôle des postes frontaliers de Gaza et la reconstruction du territoire.

Lors d'une rencontre mercredi avec des familles d'otages, Netanyahu a mis en avant les "efforts" d'Israël pour leur libération, sans évoquer directement la proposition de trêve. "Nous faisons tous les efforts mais plus ces efforts seront discrets, plus il y a de chances de réussite", a-t-il dit, selon un communiqué de son bureau.

15H22
Catastrophe humanitaire

La population "meurt de faim" à Gaza, dénonce un responsable de l'OMS

La population à Gaza "meurt de faim", dénonce un haut responsable de l'OMS, au moment où d'importants pays donateurs ont annoncé la suspension de leur aide à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

"C'est une population qui meurt de faim. C'est une population qui est poussée au bord du gouffre", a déclaré le directeur du programme des urgences sanitaires de l'Organisation mondiale de la santé, Michael Ryan, lors d'une conférence de presse à Genève.

15H12
"compromise"

Israël accuse l'Unrwa de laisser le Hamas "utiliser ses infrastructures"

Le gouvernement israélien a accusé hier l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d'être "fondamentalement compromise", en laissant le mouvement islamiste Hamas "utiliser ses infrastructures" pour mener ses activités militaires, et en "embauchant des terroristes".

L'agence, dont Israël accuse des employés d'avoir participé à l'attaque du 7 octobre, "a embauché massivement des terroristes" parmi ses 13.000 employés à Gaza et s'est "appuyée sur le Hamas pour la distribution de l'aide", affirme le porte-parole du gouvernement Eylon Levy, dans une vidéo.

"Environ 10%" des employés sont des membres du Hamas et du Djihad islamique", l'autre grand mouvement islamiste à Gaza, et "environ 50% sont parents au premier degré de ces membres", a-t-il affirmé.
Il n'a pas avancé de preuves pour étayer ces allégations, que l'AFP n'était pas en mesure de vérifier.

L'Unrwa, acteur essentiel pour des millions de Palestiniens depuis sa mise en place en 1949, "n'est pas neutre", a encore estimé Eylon Levy.

L'agence dont la majorité des employés à Gaza sont Palestiniens, est dans la tourmente depuis les accusations portées par Israël, peu après une décision de la Cour internationale de Justice.

14H48
Attaques houthis

Le FMI constate une baisse de 30% du transport de conteneurs sur un an depuis les attaques en mer Rouge

Le transport maritime de conteneurs par la mer Rouge a chuté de près de 30% sur un an, annonce le Fonds monétaire international (FMI).

"L'essentiel du trafic en mer Rouge concerne le transport maritime par conteneurs, qui a diminué de près de 30%", a déclaré Djihad Azour, directeur régional du Moyen-Orient et d'Asie centrale du FMI, ajoutant que "la baisse du commerce s'est accélérée au début de l'année" 2024.

La plateforme PortWatch du FMI, précise que le volume de transit par le canal de Suez, qui relie la mer Rouge à la mer Méditerranée, a baissé de 37% du 1er au 16 janvier 2024 par rapport à la même période de l'année précédente.

Depuis le 19 novembre, les rebelles Houthis, qui contrôlent de larges pans du Yémen, ont mené plus de 35 attaques contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, selon le Pentagone, perturbant le trafic maritime dans cette zone cruciale, par où transite jusqu'à 12% du commerce mondial.

Ces insurgés proches de l'Iran disent vouloir empêcher les navires liés à Israël de naviguer au large du Yémen, "en solidarité" avec les Palestiniens de la bande de Gaza, en proie à la guerre entre Israël et le Hamas depuis le 7 octobre.

Leurs attaques ont contraint de nombreux armateurs à éviter le secteur en contournant l'Afrique pour rallier l'Asie à l'Europe, au prix d'un surcoût du transport et de délais plus longs d'acheminement.

"Le niveau d'incertitude est extrêmement élevé et l'évolution de la situation déterminera l'ampleur du changement et de la modification des schémas commerciaux en termes de volume, mais aussi en termes de durabilité", a déclaré Djihad Azour. "Sommes-nous à la veille d'un changement majeur dans les routes commerciales ou est-ce temporaire en raison de l'augmentation des coûts et de la détérioration des coûts de sécurité ?" s'est-il interrogé devant des journalistes.

Les États-Unis, allié clé d'Israël, ont créé une coalition pour patrouiller en mer Rouge et "protéger" le trafic maritime des Houthis, entité qu'ils ont à nouveau qualifiée de "terroriste", sans obtenir jusque là un arrêt des attaques Houthis.

15H17
Enquête

L'Unrwa juge "très importante" une enquête indépendante après les accusations d'Israël

L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) estime "très importante" une enquête indépendante sur les allégations d'Israël, qui l'accuse "d'embaucher des terroristes" dans la bande de Gaza, déclare à l'AFP une porte-parole de cet organisme à Amman.

D'importants donateurs - dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon - ont annoncé la suspension de leur aide à l'Unrwa, après qu'Israël a accusé 12 de ses employés d'implication dans l'attaque du 7 octobre menée par le mouvement palestinien Hamas.

"Nous avons 33.000 employés (...) il est extrêmement important pour nous d'avoir une enquête indépendante sur les cas individuels qu'Israël a soulevés", affirme à l'AFP Tamara Alrifaï, porte-parole de l'Unrwa.

"Nous avons reçu des allégations du gouvernement israélien au sujet de 12 noms à Gaza, nous avons vérifié ces noms par rapport à nos registres de 13.000 employés à Gaza, et nous avons pu faire correspondre huit de ces noms", a-t-elle ajouté.

L'Unrwa avait annoncé avoir licencié la plupart des salariés concernés.
Le gouvernement israélien a accusé mardi l'agence onusienne d'être "fondamentalement compromise", en laissant le Hamas "utiliser ses infrastructures" pour mener ses activités militaires et en "embauchant des terroristes".

L'agence a "embauché massivement des terroristes" parmi ses 13.000 employés à Gaza, affirme le porte-parole du gouvernement israélien, Eylon Levy. Il n'a pas avancé de preuves pour étayer ces accusations, que l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier.

La porte-parole de l'Unrwa a par ailleurs indiqué que "15 pays ont jusqu'à présent annoncé geler leurs contributions à l'Unrwa", avertissant que "s'ils maintiennent leur décision, l'impact sera catastrophique pour les habitants de Gaza".

Dans ce territoire palestinien totalement assiégé par Israël et en proie à une crise humanitaire majeure, des quartiers entiers ont été détruits par les bombardements qui ont poussé 1,7 million des 2,4 millions d'habitants à fuir leur foyer, selon l'ONU.

"Ce sera un désastre (...), car la situation humanitaire est déjà catastrophique à Gaza où la guerre se poursuit, où les déplacements se poursuivent, où les gens sont surtout dans les abris de l'Unrwa, où ils reçoivent de la farine de l'Unrwa pour faire du pain, où ils reçoivent des soins médicaux de l'Unrwa", a souligné Tamara Alrifaï.

Elle a cependant indiqué que l'Unrwa, qui fournit de l'aide à environ deux millions de personnes à Gaza, avait reçu au cours des derniers jours "des assurances de soutien" de la part de donateurs qui ont suspendu leur financement.

13H11

L'intensité des combats à Gaza ne faiblit pas pendant que les médiateurs redoublent d'efforts pour une trêve

Khan Younès, dans le sud de Gaza, est le théâtre de combats meurtriers entre le Hamas et l'armée israélienne, qui poussent les habitants à fuir et menacent les hôpitaux.

Des frappes nourries et des tirs de chars, selon un correspondant de l'AFP, ont encore visé Khan Younès, une ville en grande partie détruite, devenue l'épicentre de la guerre déclenchée le 7 octobre par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien contre Israël.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, en exil au Qatar, est attendu aujourd'hui ou demain au Caire pour des discussions sur un projet de trêve.
Sa délégation doit rencontrer "des responsables du renseignement égyptien", a déclaré à l'AFP un responsable du mouvement à Gaza, pour discuter d'une proposition formulée lors d'une récente réunion à Paris entre le directeur de la CIA, William Burns, et des responsables égyptiens, israéliens et qataris.

Le Hamas réclame cependant un cessez-le-feu total en préalable à tout accord, notamment sur la libération des otages israéliens.

Israël de son côté refuse tout arrêt des combats tant que le mouvement islamiste, qu'il considère comme une organisation terroriste tout comme les États-Unis et l'Union européenne, ne sera pas éliminé.

Le Hamas "insistera sur la nécessité d'un arrêt total de l'agression" israélienne, "d'un retrait des forces d'occupation et du retour des déplacés dans le nord de la bande de Gaza", a ajouté ce responsable, affirmant que le mouvement rejetait "toute proposition" d'Israël qui porterait sur "un cessez-le-feu partiel et temporaire".

Les combats et les bombardements ont fait 150 morts en 24 heures à travers le territoire, a annoncé mercredi le ministère de la Santé du Hamas.
"Des dizaines de raids" de l'aviation israélienne ont visé le centre et l'ouest de Khan Younès, "faisant des dizaines de morts et de blessés", a déclaré le gouvernement du Hamas.

Selon l'armée, "des dizaines de terroristes" ont été tués lors d'un raid contre des installations du Djihad islamique, un autre groupe armé palestinien, dans l'ouest de la ville. "Un atelier de fabrication d'armes, y compris de roquettes à longue portée, de missiles antichars, de mines et d'explosifs" a été détruit, de même qu'une "voie souterraine située dans un tunnel", a ajouté l'armée.

Ce matin, selon des témoins, des tirs d'artillerie ont visé l'hôpital Nasser de Khan Younès, le plus grand du sud du territoire. Des milliers de civils y sont réfugiés tout comme dans l'hôpital du Croissant-Rouge palestinien, al-Amal, près duquel le personnel a signalé des combats tandis que la nourriture manquait.

"Nous avons quitté l'hôpital Nasser sans matelas, sous les bombardements et frappes aériennes. Nous ne savions pas où aller. Nous sommes dans le froid, livrés à nous-mêmes, sans tentes et sans rien pour survivre", a témoigné une femme qui a fui pour Rafah, à une vingtaine de kilomètres plus au sud.

Dans le territoire assiégé par Israël, en proie à une crise humanitaire majeure, les bombardements ont poussé 1,7 million de Palestiniens, selon l'ONU, sur un total de 2,4 millions d'habitants, à fuir leur foyer.

La plupart se sont dirigés vers le sud à mesure que les combats s'étendaient. Plus d'1,3 million de déplacés, selon l'ONU, s'entassent à présent à Rafah, piégés contre la frontière fermée avec l'Égypte.

13H02
offensives

L'armée israélienne dit avoir frappé des infrastructures militaires en Syrie

L'armée israélienne a indiqué avoir frappé dans la nuit des infrastructures militaires du régime syrien dans la province de Daraa (sud), en réponse à des tirs lancés selon elle depuis la Syrie. 

"La nuit dernière, un certain nombre d'attaques depuis la Syrie vers le sud du plateau du Golan ont été identifiées. En réponse, les avions des forces de défense ont frappé des infrastructures militaires appartenant au régime syrien dans la région de Daraa", a-t-elle dit dans un communiqué.

L'armée n'a pas donné d'indication sur des victimes ou dégâts éventuels dans cette région annexée par Israël.

Israël commente rarement ses attaques en Syrie mais dit vouloir empêcher l'Iran, qui soutient le régime syrien de Bachar al-Assad, de s'implanter à ses portes.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...
11H29
Couper les vivres

La Norvège met en garde contre les conséquences d'une suspension des financements à l'Unrwa

La Norvège, l'un des rares grands donateurs à avoir décidé de maintenir son aide à l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a interpellé les autres bailleurs de fonds sur les conséquences d'une interruption des financements.

L'Unrwa est une bouée de sauvetage vitale pour 1,5 million de réfugiés à Gaza. Espen Barth Eide, ministre des Affaires étrangères de la Norvège

"Nous exhortons les pays donateurs à réfléchir aux conséquences plus larges de la suspension de leur financement de l'Unrwa", a dit le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, dans un courriel envoyé par ses services à l'AFP.

"L'Unrwa est une bouée de sauvetage vitale pour 1,5 million de réfugiés à Gaza", a-t-il ajouté. "Pour éviter de punir collectivement des millions de personnes, nous devons faire la distinction entre ce que des individus peuvent avoir fait et ce que représente l'Unrwa".

Treize pays, dont d'importants donateurs comme les États-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède, ont annoncé suspendre leur financement à l'agence après qu'Israël a accusé 12 des 30.000 employés régionaux d'implication dans l'attaque du 7 octobre.

Les chefs de plusieurs organisations de l'ONU se sont aussi alarmés ce mercredi des "conséquences catastrophiques" de la suspension des financements.

09H57
Bilan

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 26.900 morts

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 26.900 personnes tuées, en majorité des femmes, des adolescents et des enfants dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.

Durant les dernières 24 heures, 150 personnes ont été tuées, selon le Hamas qui fait également état de 65.949 blessées depuis le début de la guerre et de "nombreuses personnes" toujours sous les décombres et inaccessibles aux secouristes.

09h23
Mer rouge

Nouveaux tirs de missiles houthis contre un navire de guerre américain en mer Rouge

Les rebelles yéménites Houthis ont affirmé avoir visé un navire de guerre américain au large du Yémen, quelques heures après que l'armée américaine a dit y avoir abattu un missile.   

Les rebelles "ont lancé plusieurs missiles navals appropriés sur le destroyer américain USS Gravely en mer Rouge", ont-ils déclaré dans un communiqué.

Le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) avait indiqué plus tôt qu'un missile antinavire avait été tiré mardi à 23h30 heure de Sanaa (20h30 GMT) depuis les zones contrôlées par les Houthis en direction de la mer Rouge. 

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...
08H36
Otages

Le corps d'un policier israélien mort dans l'attaque du 7 octobre est détenu Gaza

La police israélienne a annoncé la mort d'un policier dans l'attaque le 7 octobre menée par le groupe islamiste palestinien Hamas, et a précisé que son corps était détenu par un groupe armé dans la bande de Gaza.

Ran Gvili, officier de l'unité Yasam dans la région du Néguev (sud), "n'est plus en vie (...), il a été tué en combattant l'ennemi lors de la bataille du (kibboutz) Alumim le 7 octobre", a déclaré la police dans un communiqué.
"Son corps a été enlevé et est détenu par une organisation terroriste", ajoute le texte.

La mort de Ran Gvili porte à 29 le nombre d'otages décédés dont les corps demeurent dans le territoire palestinien où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, selon un décompte de l'AFP basé sur des données israéliennes.

Qui anime ce direct ?

avec agences