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DIRECT - Les perspectives d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas s'éloignent

Les perspectives de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël à Gaza s'éloignent. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu veut mener une offensive terrestre à Rafah. Lula, le président brésilien, accuse Israël de commettre un "génocide" des Palestiniens dans la bande de Gaza.

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civils palestiniens blessés

Des Palestiniens blessés lors des bombardements israéliens sur la bande de Gaza sont transportés dans un hôpital de Deir al Balah, dans la bande de Gaza, le samedi 17 février 2024. 
 

AP/Adel Hana
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18h36

L'Israélienne Anastasia Gorbenko sifflée à Doha après sa médaille d'argent

La nageuse israélienne Anastasia Gorbenko a été bruyamment sifflée dimanche par le public des Championnats du monde de natation, au dernier jour de la compétition qui s'est déroulée à Doha, alors que perdure à Gaza le conflit entre Israël et le Hamas.

Gorbenko a décroché la médaille d'argent du 400 m quatre nages, derrière la Britannique Freya Colbert. Interviewée en bord de bassin comme tous les médaillés après leur course depuis le début de la semaine, elle a été sifflée pendant qu'elle s'exprimait au micro.

Elle a de nouveau été brièvement sifflée, quelques instants plus tard, lors de la cérémonie de remise des médailles dans l'Aspire Dome de la capitale qatarie.
Gorbenko a apporté à Israël sa seule médaille de toute la compétition.

17h27
représailles

Nouvelles frappes américaines contre les Houthis du Yémen.

L'armée américaine a annoncé dimanche avoir réalisé de nouvelles frappes la veille contre des missiles, un drone et un sous-marin des rebelles Houthis du Yémen. L'armée a "mené avec succès cinq frappes d'auto-défense contre trois systèmes mobiles de missiles antinavires, un sous-marin autonome et un drone de surface naval", a déclaré dans un communiqué le commandement militaire des États-Unis pour le Moyen-Orient, le Centcom.

"C'est la première fois que (l'armée) a détecté l'utilisation par les Houthis d'un sous-marin autonome depuis le début des attaques le 23 octobre", a ajouté le Centcom. Les Houthis disent s'en prendre à des navires liés selon eux à Israël, dont les Etats-Unis sont le principal allié militaire, affirmant soutenir les Palestiniens à Gaza.

En représailles, les forces américaines frappent des cibles dans "les zones du Yémen contrôlées par les Houthis" qui représentent "une menace imminente pour les navires de la marine américaine et les navires marchands", selon les mots du Centcom généralement utilisés après chaque frappe.

Soutenus par l'Iran, bête noire des États-Unis, les rebelles Houthis contrôlent une bonne partie du Yémen après près d'une décennie de guerre contre le gouvernement yéménite.

16h40
raids en cisjordanie

Deux Palestiniens tués dans un raid de l'armée israélienne en Cisjordanie.

Deux Palestiniens, âgés de 19 et 36 ans, ont été tués dimanche lors d'un raid israélien dans le camp de déplacés de Tulkarem, situé dans le nord de la Cisjordanie occupée, a-t-on appris de sources concordantes. Au moins cinq autres personnes ont été blessées lors de cette opération, a indiqué de son côté le Croissant-Rouge palestinien.

L'armée israélienne a indiqué que ses forces étaient venues arrêter un homme, Mohammed Oufi, soupçonné d'avoir "participé à des attaques contre les forces israéliennes et des meurtres de personnes soupçonnées de collaborer avec elles à Tulkarem". "Des terroristes ont ouvert le feu et jeté des explosifs sur les forces israéliennes, qui ont répliqué", tuant le suspect qui était "armé", a-t-elle ajouté, précisant qu'un policier israélien a également été "sévèrement blessé et hospitalisé".

Dans un communiqué, les brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, la branche militaire du Fatah, le mouvement du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont salué le "sacrifice" des deux hommes, précisant que Mohammed Oufi était l'un de leurs cadres dans la région. Interrogé par l'AFP à Tulkarem, Issam Oufi a déclaré que son frère Mohammed était un "fier membre de la résistance" à Israël et avait "combattu pendant près d'une heure et demie" avec les forces israéliennes avant de mourir.

Ce raid intervient dans un contexte de vives tensions et de hausse des violences dans le territoire palestinien depuis les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre et le début de la guerre à Gaza.

Combats en Cisjordanie
Depuis le 7 octobre, l'armée israélienne a intensifié ses opérations, qu'elle mène quasi quotidiennement, en Cisjordanie. Un seul objectif affiché : démanteler les réseaux liés au Hamas et à d'autres groupes armés palestiniens.

Au moins 398 Palestiniens ont été tués depuis en Cisjordanie par les forces ou colons israéliens, selon le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

L'armée palestinienne a indiqué vendredi avoir arrêté 3.100 Palestiniens, dont 1.350 membres du Hamas, en Cisjordanie depuis le début de la guerre.

Près de 3 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 490.000 colons israéliens implantés illégalement selon les lois internationales. Les Palestiniens revendiquent ce territoire comme le coeur de leur futur État indépendant.
15h56
tensions diplomatiques

Accusé de commettre un génocide à Gaza, Benjamin Netanyahu dénonce des "propos honteux et graves"

Le président brésilien Lula a accusé dimanche Israël de commettre un "génocide" des Palestiniens dans la bande de Gaza, en comparant l'offensive israélienne à l'extermination des Juifs par les nazis. En réponse, le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a accusé le Brésil de "soutenir" le Hamas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui aussi vivement réagi. Il dénonce des propos "honteux et graves". "Les propos du président brésilien sont honteux et graves" ; "j'ai décidé avec le ministre des Affaires étrangères Israël Katz de convoquer immédiatement l'ambassadeur du Brésil en Israël pour le sermonner vivement", a réagi dans l'après-midi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

2010 archives lula netanyahu

Photo d'archive. À droite, Benjamin Netanyahu, à gauche, Luiz Inacio Lula da Silva. Les deux dirigeants se sont rencontrés à Jérusalem le lundi 15 mars 2010. 

AP/Gil Cohen Magen

"Il s'agit de banaliser la Shoah et de tenter de nuire au peuple juif et au droit d'Israël à se défendre. Comparer Israël à la Shoah nazie et à Hitler, c'est franchir la ligne rouge", a ajouté Netanyahu dans un communiqué. "Israël se bat pour sa défense et pour assurer son avenir jusqu'à la victoire complète et il le fait dans le respect du droit international", a-t-il conclu.

12h36
Parallèle avec Hitler

Le président brésilien accuse Israël de "génocide".

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a accusé dimanche Israël de commettre un "génocide" des Palestiniens dans la bande de Gaza, établissant le parallèle avec l'extermination des juifs mise en oeuvre par le régime hitlérien. 

"Ce qui se passe dans la bande de Gaza n'est pas une guerre, c'est un génocide", a accusé le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva dit Lula, à la presse depuis Addis-Abeba, en Éthiopie, où il assiste à un sommet de l'Union africaine. 

"Ce n'est pas une guerre de soldats contre des soldats. C'est une guerre entre une armée hautement préparée et des femmes et des enfants, a ajouté le dirigeant brésilien, vétéran de la gauche. Ce qui se passe dans la bande de Gaza avec le peuple palestinien ne s'est produit à aucun autre moment de l'histoire. En fait, cela s'est déjà produit : lorsque Hitler a décidé de tuer les juifs."

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Ces propos font partie des commentaires les plus virulents jamais formulés sur le conflit en cours entre Israël et le Hamas par Lula, éminente voix du Sud dont le pays assure actuellement la présidence tournante du G20.

Le dirigeant de 78 ans a condamné l'attaque du 7 octobre du Hamas contre Israël en la qualifiant d'acte "terroriste" dans la foulée. Mais il s'est depuis lors montré très critique à l'égard de la campagne militaire de représailles d'Israël.

11h47
Colons israéliens

Les tensions en Cisjordanie, "réel obstacle" de la solutions à deux États, selon Josep Borrell.

"Je suis surpris parce que tout le monde parle de mettre fin à la guerre à Gaza, mais personne n'a beaucoup parlé de la Cisjordanie, qui est le véritable obstacle à la solution des deux États", a jugé le responsable à la tribune de la Conférence de Munich sur la sécurité. "La Cisjordanie est en ébullition, le niveau de violence contre les Palestiniens augmente depuis le 7 octobre, il était déjà très élevé avant cela", a-t-il rappelé.

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"La question est de savoir s'il existe un espace politique où l'on peut envisager de soutenir la solution de deux États. Je pense que oui, mais pour cela nous devons être plus unis, a-t-il poursuivi. Nous avons beaucoup discuté avec les Arabes et nous attendons une proposition de leur part que nous, Européens, pourrions soutenir."

Les attaques de colons israéliens contre des Palestiniens se sont multipliées. L'an dernier, 26 colonies sauvages, non reconnues par Israël, sont apparues en Cisjordanie, un record, selon l'ONG "La paix maintenant". Sur les 26, une dizaine ont été établies après le 7 octobre 2023. Des pays occidentaux, tels que les États-Unis, le Royaume-Uni ou la France ont infligé des sanctions contre certains colons israéliens jugés "extrémistes", notamment le gel de leurs avoirs.

11h40
"Catastrophe humanitaire"

Emmanuel Macron et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi expriment leur "opposition" à une offensive à Rafah.

Les présidents français et égyptien, respectivement Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Siss,i ont exprimé "leur ferme opposition" à une offensive israélienne à Rafah "qui conduirait à une catastrophe humanitaire d’une nouvelle ampleur." Ils appellent aussi à éviter "tout déplacement forcé de populations" vers l’Égypte, qui constituerait "une violation du droit international humanitaire et ferait peser un risque supplémentaire d’escalade régionale", selon un communiqué dimanche de l’Élysée.

Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone hier. Ils ont partagé "leur extrême préoccupation face à la dégradation de la situation humanitaire déjà catastrophique à Gaza et les entraves à l’acheminement de l’aide". Ils ont souligné "l’urgence d’augmenter drastiquement l'entrée de l’aide en faveur de la population de Gaza". "Il est impératif de préserver le point de passage de Rafah, d’ouvrir le port d’Ashdod, une voie terrestre directe depuis la Jordanie, ainsi que tous les points de passage", plaident-ils.

Les deux chefs d’État ont aussi insisté "sur l’urgence de parvenir à un cessez-le-feu et à la libération des otages" et appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à "jouer son rôle à cet égard". Ils ont également marqué "la nécessité de travailler à une sortie de crise et à la relance décisive et irréversible du processus politique, en vue de la mise en œuvre effective de la solution des deux États". 

09h31
Bilan quotidien

Près de 29.000 morts à Gaza depuis le 7 octobre, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé un nouveau bilan de 28.985 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Il a également fait état d'un total de 127 morts au cours des dernières 24 heures, et de 68.883 blessés depuis le 7 octobre.

Les Palestiniens pleurent leurs proches tués dans le bombardement israélien du camp de réfugiés de Nusseirat dans la bande de Gaza à l'hôpital Al Aqsa à Deir al Balah le jeudi 15 février 2024.

Des Palestiniens pleurent leurs proches tués dans le bombardement israélien du camp de réfugiés de Nusseirat, dans la bande de Gaza, à l'hôpital Al-Aqsa à Deir al-Balah, le 15 février 2024.

Adel Hana (AP)
06h00
Troisième veto américain ?

Washington menace de mettre son veto sur un projet de résolution proposé par l'Algérie.

L'Algérie a lancé cette initiative après la décision, fin janvier, de la Cour internationale de justice d'appeler Israël à empêcher tout acte éventuel de "génocide" à Gaza. Après des semaines de discussions, Alger a demandé un vote pour mardi matin, selon plusieurs sources diplomatiques.

La dernière version du texte "exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat qui doit être respecté par toutes les parties." Le projet de résolution "refuse le déplacement forcé de la population civile palestinienne" et demande l'arrêt de cette "violation du droit international".

Il demande également à nouveau la libération de tous les otages. Comme de précédents textes fustigés par Israël et les États-Unis, il ne condamne en revanche pas l'attaque du Hamas du 7 octobre contre Israël.

L'ambassadrice américaine aux Nations unies (ONU), Linda Thomas-Greenfield, a dénoncé, hier, dans un communiqué la décision de l'Algérie de mettre le texte au vote. Elle a répété que cela pourrait "aller à l'encontre" des négociations diplomatiques en cours en vue d'une trêve incluant de nouvelles libérations d'otages. "Pour cette raison, les États-Unis ne soutiennent pas" un vote sur ce texte et "si on en arrivait à un vote sur le projet actuel, il ne serait pas adopté", a-t-elle mis en garde, menaçant clairement d'un véto.

Des Palestiniens font la queue pour un repas gratuit à Rafah, dans la bande de Gaza, le vendredi 16 février 2024.

Des Palestiniens font la queue pour un repas gratuit à Rafah, dans la bande de Gaza, le 16 février 2024.

Fatima Shbair (AP)

Mi-octobre puis début décembre, malgré la pression de la communauté internationale face à la crise humanitaire dans la bande de Gaza, les Américains ont déjà imposé leur véto à deux projets de texte demandant un cessez-le-feu. Le Conseil, largement divisé sur la question israélo-palestinienne, n'a pu adopter sur ce dossier que deux textes essentiellement humanitaires depuis le 7 octobre.

Malgré le risque d'un nouveau véto américain, l'ambassadeur palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, a insisté pour un vote. "Nous pensons qu'il est grand temps désormais pour le Conseil de sécurité d'adopter une résolution sur un cessez-le-feu humanitaire", a-t-il plaidé. Il a estimé avoir été "plus que généreux pour donner plus de temps".

Qui anime ce direct ?

Avec AFP