Direct démarré le 2 juillet 2024 à 4H55

DIRECT - Plus de 200 désistements de candidats pour contrer l'extrême droite, et quelques exceptions

La France connaîtra ce soir les affiches du deuxième tour des législatives de dimanche, après une vague de désistements des candidats de droite et de gauche, déterminés à empêcher l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir, mais toujours très divisés. Les horaires sont affichés en temps universel.

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AP Photo/Jean-Francois Badias
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20h01
"grande coalition"

L'écologiste Tondelier ne ferme pas la porte à l'idée d'une grande coalition

La patronne des Écologistes Marine Tondelier estime qu'"il faudra sûrement faire des choses que personne n'a jamais faites auparavant dans ce pays" en cas d'une Assemblée sans majorité claire, mais en rejetant l'idée d'un nouveau "Premier ministre macroniste".

"La politique dans ce pays ne pourra pas continuer comme avant. On va devoir changer", a ajouté l'écologiste lors d'un entretien au 20H00 de TF1, appelant à "trouver des solutions" et à ce "que certains au centre, à droite, nous disent comment ils souhaitent travailler dans l'autre sens".

Après le triomphe du Rassemblement national au premier tour des élections législatives, la composition de la nouvelle Assemblée nationale apparaît incertaine, d'autant que le patron du parti d'extrême droite Jordan Bardella a indiqué qu'il refuserait Matignon en cas d'absence de majorité absolue, ou à tout le moins stable, ouvrant la voie à une grande coalition aux contours incertains, déjà évoquée par le Premier ministre Gabriel Attal.

"Comment on trouve des solutions à des circonstances inédites? Il faudra sûrement faire des choses que personne n'a jamais faites auparavant dans ce pays", n'a pas fermé la porte Mme Tondelier, "mais ce qui est sûr, c'est que ça doit se faire sur des bases politiques claires: la question, c'est plutôt 'pour quoi faire?' que 'avec qui?'".

La secrétaire national des Écologistes, Marine Tondelier, place de la République, le 30 juin 2024 à Paris.

La secrétaire national des Écologistes, Marine Tondelier, place de la République, le 30 juin 2024 à Paris.

(AP Photo/Louise Delmotte)
18h35
réaction

La chanteuse Aya Nakamura appelle à aller voter "contre le seul extrême"

La star franco-malienne Aya Nakamura, chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde, a appelé sur ses réseaux sociaux à "tous aller voter, et contre le seul extrême à condamner".

"Je suis bien placer pour comprendre et savoir la place du racisme dans notre pays. C'est les mêmes qui ont le seum (la rage, ndlr) quand on brille car on a pas finis de briller". 

La chanteuse avait été victime mi-mars d'attaques de l'extrême droite, quand l'hebdomadaire français L'Express avait suggéré que l'intéressée chante à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris (26 juillet-11 août), avec la possibilité d'y reprendre Edith Piaf.

Un groupuscule d'ultradroite avait alors posté sur les réseaux sociaux une photo d'une banderole tendue par une dizaine de ses membres sur les bords de Seine proclamant: "Y'a pas moyen Aya, ici c'est Paris, pas le marché de Bamako !"

12022021 aya nakamura victoires de la musique

Aya Nakamura se produit sur scène lors de la 36e Victoires de la Musique, la cérémonie annuelle de remise des prix de la musique française, vendredi 12 février 2021. 
 

AP/François Mori
16h30
second tour

Fin du dépôt des candidatures, plus de 210 désistements

Plus de 210 candidats qualifiés pour le second tour des élections législatives avaient annoncé leur désistement mardi à 18H00, dernière limite pour acter leur maintien ou leur retrait, selon un décompte de l'AFP.

Majoritairement de gauche (126) ou du camp macroniste (78), ces candidats étaient pour la plupart arrivés troisièmes dans une circonscription où le Rassemblement national était en tête au premier tour. Au total, avec les 214 désistements recensés par l'AFP, seulement 109 triangulaires et quadrangulaires subsistent au second tour, sur les 311 prévues à la sortie des urnes.

14h10
"coup d'Etat administratif"

L'Elysée appelle Le Pen au "sang froid" et à "la mesure"

L'Elysée a appelé mardi la leader du Rassemblement national Marine Le Pen à faire preuve de "sang froid" et de "mesure" après sa mise en garde contre un supposé "coup d'Etat administratif" du camp macroniste via une vague de nominations avant une éventuelle cohabitation.

"Il y a depuis 66 ans chaque semaine des nominations et des mouvements, notamment l’été, indépendamment des moments politiques traversés par nos institutions, et il n'est aucunement prévu qu’une de ces dispositions puisse changer dans les prochains mois", a déclaré la présidence de la République dans une mise au point.

13h40
triangulaire

Un candidat macroniste se maintient face à la gauche et le RN

Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron, "assume" le maintien de son candidat Loïc Signor, arrivé 3e dans le Val-de-Marne au premier tour des élections législatives derrière l'Insoumis Louis Boyard et le candidat soutenu par Éric Ciotti et le Rassemblement national.

"Nous assumons le maintien de Loïc Signor dans la 3e circonscription du Val-de-Marne face à Louis Boyard", a affirmé Renaissance dans des propos transmis mardi à l'AFP.

"A de nombreuses reprises, Louis Boyard a affiché son mépris pour la République, ses représentants et ses valeurs. Louis Boyard a ainsi répété ses insultes et ses menaces envers nos forces de l'ordre et réitéré ses appels aux troubles à l'ordre public dans les lycées et les universités", a argumenté le parti présidentiel.

"Nous appliquons cette logique à l'ensemble de nos territoires. Pas une voix contre la République", a-t-il conclu.

"Ces gens sont lamentables et irresponsables", a réagi Louis Boyard, député sortant âgé de 23 ans, auprès de l'AFP. 

"On voit qui est à la hauteur de l'Histoire et qui ne l'est pas. Nous, à La France insoumise, on n'a pas la main qui tremble face au RN, on retire nos candidatures", a-t-il souligné.

13h35
affront populaire

Le patron des communistes se dit insulté par un candidat Insoumis

Le patron des communistes Fabien Roussel a dénoncé mardi une "insulte" d'un candidat de La France insoumise en Seine-Saint-Denis, qui refuse par ailleurs de se désister face à une députée communiste sortante, largement en tête après le premier tour.

Dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, la députée communiste sortante Soumya Bourouaha, investie par le Nouveau Front populaire, a été portée largement en tête par les électeurs dimanche, avec 44,5% des voix et près de 20 points d'avance sur un candidat LFI "dissident", Mohamed Awad.

Sa candidature était une mesure de rétorsion au soutien par les communistes de la candidature dissidente de Raquel Garrido conte un candidat LFI "officiel" en Seine-Saint-Denis.

Mardi matin, Mohamed Awad a annoncé dans un communiqué maintenir sa candidature.

Il a présenté le second tour à venir comme un duel entre "un candidat insoumis soutenu par Jean-Luc Mélenchon et une candidate communiste soutenue par Fabien Roussel, dont la ligne politique a été défaite". Une référence à l'élimination au premier tour dans le Nord du secrétaire national du PCF.

"C'est sérieux ça? D'un côté je continue d'être insulté. De l'autre, je suis utilisé. Jusqu'où sont-ils capables d'aller?", a réagi sur X Fabien Roussel, en référence à l'utilisation de son image sur des tracts Nouveau Front populaire par des candidats LFI. 

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13h10
second tour

Au moins 200 désistements de la gauche et du camp présidentiel pour contrer le RN

Deux cents candidats qualifiés pour le second tour des législatives, presque tous de gauche ou macronistes, s'étaient déjà désistés mardi après-midi, dans la plupart des cas afin d'empêcher une triangulaire et de contrer le Rassemblement national, selon un décompte provisoire de l'AFP.

Cette liste peut encore évoluer jusqu'à 18H00, limite fixée pour le dépôt des candidatures du second tour, le 7 juillet. A ce stade, 118 membres du Nouveau Front populaire de gauche ont choisi de se désister, ainsi que 78 de la coalition centriste Ensemble pour la République, trois rattachés au parti de droite Les Républicains et une ultramarine sans étiquette.

13h00
dédiabolisation

Une candidate d'extrême droite se retire à cause d'une photo avec une casquette nazie

Une candidate Rassemblement national (RN, extrême droite) aux élections législatives dans le nord-ouest de la France a décidé de retirer sa candidature suite à la publication d'une photo d'elle avec une casquette de l'armée nazie, a déclaré mardi un responsable local de son parti sur la radio France Bleu.

La candidature de Ludivine Daoudi, qualifiée pour le second tour du scrutin dans la 1ère circonscription du Calvados, "sera retirée dès aujourd'hui (...), elle ne nie pas, elle a fait cette photo il y a plusieurs années", a déclaré Philippe Chapron, délégué départemental du RN, qualifiant cette photo de "mauvais goût".

Mme Daoudi était arrivée troisième du premier tour avec 19,95% des voix, derrière le maire de Caen, candidat divers droite, Joël Bruneau (43%) et la candidate NFP (coalition de gauche) Emma Fourreau (34%), qui a publié cette photo sur compte X.

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"Le retrait de cette candidature est une belle victoire, plusieurs sources qui ont connu Ludivine Daoudi, notamment une ancienne amie nous ont envoyé cette capture d'écran Facebook, ses réseaux sociaux ont été nettoyés depuis", a déclaré à l'AFP Emma Fourreau.

L'identité de la personne sur la photo a été authentifiée par le journal Libération comme étant bien Ludivine Daoudi.

La candidate RN y porte une casquette de sous-officier de la Luftwaffe (armée de l'air du IIIe Reich) à croix gammée.

"On voit que la dédiabolisation du Rassemblement national depuis sa création par un ancien Waffen SS n'a pas eu lieu, il y a une continuité historique, malgré leurs cravates à l'Assemblée, il s'agit toujours d'un parti raciste avec des références à l'Allemagne nazie", a ajouté Emma Fourreau.

12h40
nominations

Marine Le Pen met en garde contre "un coup d'État administratif" du camp Macron

La leader du Rassemblement national Marine Le Pen a mis en garde mardi contre un éventuel "coup d'Etat administratif" du camp macroniste qui envisagerait, selon elle, une vague de nominations avant une éventuelle cohabitation, notamment à la tête de la police et de la gendarmerie.

Une salve de nominations est prévue mercredi en conseil des ministres, qui pourrait comprendre notamment des préfets et quelques ambassadeurs, selon plusieurs sources concordantes. Mais son ampleur reste à déterminer.

"Il existe des rumeurs comme quoi le président de la République envisagerait demain, c'est-à-dire à quatre jours du second tour, de nommer le directeur général de la police nationale, alors qu'il devait rester jusqu'à la fin des J.O, et le directeur de la gendarmerie nationale", a expliqué Marine Le Pen sur France Inter.

Pour la présidente des députés du parti d'extrême droite, "l'objectif" de telles nominations dans la précipitation serait "d'empêcher Jordan Bardella de gouverner le pays comme il le souhaite", si le RN remporte la majorité dimanche au second tour des législatives.

"C'est une forme de coup d'État administratif", a-t-elle estimé, tout en espérant "que ceci relève uniquement de la rumeur".

"Pour des gens qui donnent des leçons de démocratie à la terre entière, c'est quand même étonnant d'agir de cette manière-là", s'est-elle par avance indignée. "Dans ces cas-là, il ne fallait pas dissoudre", a-t-elle insisté.

Pour son allié Éric Ciotti, cela témoigne d'une "panique générale" pour "recaser les proches". "C'est un signe de défaite, peut-être de lucidité en la matière", a-t-il ajouté sur Europe1/Cnews, tout en reconnaissant que "ça s'est toujours fait".

10h10
tribune

Un millier d'historiens appellent à voter contre le RN

Un millier d'historiens, emmenés par des chercheurs et universitaires connus pour leurs convictions de gauche, ont appelé à voter contre le Rassemblement national dans une tribune publiée mardi par le quotidien Le Monde.

Mise en ligne lundi et imprimée dans le journal mardi, cette tribune s'achève par une exhortation à "voter dans chaque circonscription pour battre le candidat ou la candidate du RN" dimanche au second tour des législatives.

"La France ne doit pas tourner le dos à son histoire. Jusqu'à ce jour, l'extrême droite n'est arrivée au pouvoir que dans la tourmente d'une défaite militaire et d'une occupation étrangère, en 1940", écrivent ces historiens.

"Nous ne nous résignons pas à une nouvelle défaite, celle des valeurs qui, depuis 1789, fondent le pacte politique français et la solidarité nationale", ajoutent-ils, en se revendiquant "d'horizons politiques différents".

Ils décrivent le RN comme "héritier du Front national, fondé en 1972 par des nostalgiques de Vichy et de l'Algérie française", qui "s'inscrit ainsi dans l'histoire de l'extrême droite française, façonnée par le nationalisme xénophobe et raciste, par l'antisémitisme, la violence et le mépris à l'égard de la démocratie parlementaire".

Le quotidien met en avant comme promoteurs de cet "appel des historiens et des historiennes contre l'extrême droite" les auteurs "Patrick Boucheron, Antoine Lilti, Pierre Nora, Mona Ozouf et Michelle Perrot".

Arlette Farge, Laurent Joly, Mathilde Larrère, Gérard Noiriel, Pierre Rosanvallon, Benjamin Stora, Annette Wieviorka ou encore Thomas Piketty font aussi partie des signataires les plus connus.

9H30
quelle majorité ?

Le RN veut au moins 270 députés pour former un gouvernement

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, a évoqué mardi une majorité relative de "270 députés" complétée avec des soutiens, pour que Jordan Bardella accepte de diriger un gouvernement de cohabitation. 

"A partir du moment où nous avons, par exemple, 270 députés, il nous en faut 19 de plus" pour avoir la majorité absolue de 289 députés, a-t-elle dit sur France Inter. "On va aller voir les autres et on va leur dire: +Est-ce que vous êtes prêts à participer avec nous d'une nouvelle majorité pour une nouvelle politique, oui ou non? Est-ce que vous êtes prêts à voter la confiance? Est-ce que vous êtes prêts à voter le budget?+", a ajouté la dirigeante d'extrême droite.

Elle a souhaité discuter avec "des députés, par exemple divers droite, divers gauche, quelques LR qui ont exprimé par le passé une proximité avec nous, nos options". 

"Si nous avons à ce moment-là une majorité, alors oui, bien entendu, nous irons faire ce pourquoi les électeurs nous ont élus", a-t-elle promis à propos de Matignon, se défendant d'avoir des réticences à gouverner. 

Mais, a ajouté Marine Le Pen, accepter d'"aller au gouvernement uniquement pour être assis dans un fauteuil de ministre mais pour ne pas pouvoir agir", faute de majorité à l'Assemblée nationale, serait "la pire des trahisons que nous pourrions faire à l'égard de nos électeurs". 

Elle a promis que le gouvernement serait "complet". "Il sera compétent, il sera constitué en même temps de gens du Rassemblement national en même temps de gens qui ont participé avec nous au combat électoral du premier tour et donc du deuxième tour, et des gens de la société civile qui rongent leur frein depuis des années", a détaillé la députée du Pas-de-Calais réélue dès le premier tour dimanche.

Invité sur Public Sénat, le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a abondé, évoquant "des hommes et des femmes qui apportent des compétences techniques, des hommes et des femmes qui n'ont pas eu le même parcours politique, qui peuvent venir de la gauche souverainiste, qui peuvent venir d'ailleurs d'une société dite civile, c'est-à-dire sans engagement partisan". "Nous avons trouvé des profils intéressants", a-t-il ajouté. 

9h15
société civile

Cinq syndicats appellent à "battre l'extrême droite"

Une intersyndicale composée de la CFDT, CGT, Unsa, FSU et Solidaires, jugeant le résultat du premier tour des législatives "inquiétant", appelle mardi "à faire barrage à l'extrême droite" en votant dimanche "pour les candidates et candidats les mieux placés pour battre l'extrême droite".

"Le résultat (du premier tour) est une alerte inquiétante. Mais rien n'est joué. Les organisations syndicales CFDT, CGT, UNSA, FSU et Solidaires appellent à un sursaut démocratique, social et républicain dans les urnes dimanche 7 juillet", écrivent-ils dans un communiqué commun.

"L'extrême droite ne doit pas prendre les rênes du pouvoir", juge l'intersyndicale qui s'inquiète d'une remise en question de la "liberté syndicale, liberté de la justice, liberté de la presse", de la mise en place de "politiques publiques discriminantes".

Les organisations syndicales estiment également que "l'extrême droite au pouvoir ce sont des droits en moins pour la représentation des travailleurs et des travailleuses dans les entreprises et administrations, remplacée par une multiplication de syndicats à la main des employeurs et du pouvoir en place".

Plusieurs organisations antiracistes, syndicats et associations ont appelé à un nouveau rassemblement mercredi, à partir de 18H30, place de la République à Paris.

9h00
outre-mer

La Nouvelle-Calédonie bat des records de demandes de procuration

De longues files d'attente se formaient mardi à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, où les demandes de procuration ont atteint des records avant le second tour des législatives marqué par des duels serrés entre loyalistes et indépendantistes.

Devant le commissariat de Nouméa, plusieurs dizaines de personnes patientaient mardi en début d'après-midi, certains disant attendre depuis le début de la matinée pour valider leur procuration.

Face à l'affluence, le commissariat a mis en place des listes et il fallait attendre l'appel de son nom pour accéder au bâtiment.

Nombre de ces électeurs étaient des résidents de Nouméa votant dans la province des Iles, difficile d'accès en raison des troubles qui secouent l'archipel.

5H06
Reports et désistements

Les partis se mettent en ordre de bataille avant le 2e tour

Après plus de 165 désistements, la ligne de départ du deuxième tour des élections législatives sera connue mardi à 18H00, et devrait bon an mal an confirmer la constitution d'un "front républicain" contre le Rassemblement national.
 

bardella

Jordan Bardella, président du parti d'extrême droite Rassemblement National, répond aux journalistes devant le siège du parti, le lundi 1er juillet 2024 à Paris. 

@Photo AP/Louise Delmotte

Re(voir) aussi : Législatives en France : le RN en tête

France : score historique de l'extrême droite, course au front républicain

L'enthousiasme n'est certes pas au rendez-vous, mais des retraits de candidats macronistes ou de gauche ont lieu dans la plupart des circonscriptions où au moins trois candidats étaient qualifiés et où le parti lepéniste est en mesure de l'emporter.
 

L'objectif est d'empêcher le RN d'obtenir la majorité absolue dimanche au soir du second tour. S'il était atteint, s'ouvrirait alors pour les opposants au parti d'extrême droite la tâche éminemment complexe de la formation d'une majorité ou d'un gouvernement alternatif en capacité de diriger la France.
 

Re(voir) aussi : France : qui est Jordan Bardella ?


"Le grand remplaçant - la face cachée de Jordan Bardella"

laurent berger

Laurent Berger, secrétaire général du syndicat de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), lors d'un rassemblement à Paris, le jeudi 23 mars 2023. 

@AP Photo/Aurélien Morissard

Autorité morale à gauche, l'ex-secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a mis en garde lundi dans un entretien à l'AFP contre tout "accroc dans le désistement républicain".
De son côté, Jordan Bardella, président du RN et prêt à entrer à Matignon, a dénoncé des "alliances du déshonneur" pour lui faire barrage, et appelé les électeurs à lui accorder une majorité absolue "face à la menace existentielle pour la nation française" que représente selon lui l'alliance de gauche Nouveau Front populaire.

Les prétendants à la députation ont jusqu'à 18H00 pour déposer leur dossier de candidature en préfecture. C'est à ce moment-là qu'une photographie claire se dégagera.
Mais à ce stade, selon les constatations de l'AFP, plus de 150 candidats se sont désistés sur plus de 300 triangulaires initialement prévues à l'issue du premier tour.
 

Qui anime ce direct ?

AFP