DIRECT TÉRMINÉ LE 5 FÉVRIER 2024 À 21H30 TU
DIRECT DÉMARRÉ LE 5 FÉVRIER 2024 À 5H30 TU

DIRECT : quatre morts dans une frappe russe à Kherson, en Ukraine

Au moins quatre personnes ont été tuées lundi 5 février et une autre blessée dans une frappe russe sur le centre-ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine. Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell est en route pour l'Ukraine et appelle à redoubler d'efforts pour aider l'Ukraine à reconstituer ses stocks d'armes.

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Un homme de la région éteint un incendie de maison endommagé après un bombardement russe à Kherson, en Ukraine, le vendredi 9 juin 2023.

Un homme de la région éteint un incendie de maison endommagé après un bombardement russe à Kherson, en Ukraine, le vendredi 9 juin 2023.

 (AP Photo/Evgeniy Maloletka)
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21H00
écoutes

Un responsable du renseignement ukrainien limogé après des écoutes de journalistes

Un haut responsable des services de renseignement ukrainiens (SBU) a été limogé suite à la mise sous écoute de journalistes d'un média d'investigation révélée en janvier, révèle une source au sein de ces services.

En janvier, les autorités ukrainiennes avaient annoncé l'ouverture d'une enquête sur la "mise sur écoute et la captation vidéo illégales" de journalistes du média Bihus Info, connu en Ukraine pour ses enquêtes anticorruption. L'affaire avait fait réagir jusqu'au président Volodymyr Zelensky, qui avait estimé que "toute pression sur des journalistes était inacceptable".

"Le chef du département du SBU pour la protection de l'Etat, Roman Sementchenko, a été licencié à cause de la surveillance de la rédaction de Bihus Info", a indiqué à l'AFP une source au sein du SBU, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. Selon elle, la décision de ce renvoi a été prise par le chef du SBU et validée par le président Zelensky.

Un peu plus tôt ce lundi, le SBU avait indiqué dans un communiqué avoir "pris les décisions appropriées en matière de personnel", tout en justifiant les écoutes par le fait que "certains employés de Bihus Info figuraient parmi les clients de trafiquants de drogue".

La rédaction de Bihus Info a de son côté dénoncé une "opération spéciale honteuse" du SBU qui a impliqué plus de 30 personnes, après près de deux années d'invasion russe du pays.

En janvier, Bihus Info avait reconnu que certains de ses cameramen avaient consommé des "substances illégales" lors d'une fête du Nouvel an, dont des enregistrements sonores de conversations et des vidéos avaient été publiées sur YouTube.

Le média avait aussi révélé que son équipe avait été mise sous écoute pendant plusieurs mois, notamment sur ses téléphones portables.

18H35
Grogne des agriculteurs

Les agriculteurs lettons manifestent pour l'interdiction des importations russes

Des milliers d'agriculteurs ont manifesté en Lettonie pour réclamer l'interdiction des importations de céréales et de denrées alimentaires russes dans l'Union européenne.

"L'UE autorise l'importation de céréales russes sur notre marché commun et leur transport dans les ports et terminaux européens", a indiqué à l'AFP Juris Lazdins, un des organisateurs des manifestations, lors d'un rassemblement à Jelgava, au sud-ouest de la capitale, Riga.

"D'une part, nous aidons les Ukrainiens, mais d'autre part, nous laissons le pays agresseur voler des céréales en Ukraine et les vendre en Europe pour en tirer d'énormes bénéfices. Nous demandons que la Russie soit privée de ces moyens de financer son effort de guerre", a-t-il insisté.

L'an dernier, la Lettonie a été le deuxième importateur de produits agricoles russes dans l'ensemble de l'UE, devancée seulement par l'Espagne.
Selon le Service alimentaire et vétérinaire letton, ce pays a importé 535.000 tonnes de céréales en 2023, soit 200.000 tonnes de plus comparé à 2022, sans compter les céréales transportées en transit vers les ports lettons.

Des manifestations ont été organisées dans 16 villes, pendant lesquelles d'autres demandes ont aussi été formulées, notamment la réduction de la bureaucratie pour les agriculteurs et l'abaissement de la taxe sur la valeur ajoutée pour les fruits et les baies cultivés localement.

"Il ne s'agit pas seulement d'une question agricole, mais d'un outil fiscal permettant de rendre les fruits et baies sains et cultivés localement plus abordables pour les consommateurs", a souligné Juris Lazdins auprès des participants à la manifestation. La police a apporté son soutien et a aidé les files de tracteurs à atteindre la ville de Jelgava. "À l'entrée de la ville, nous avons aidé à réduire les files à 25 véhicules chacune, leur permettant ainsi d'atteindre leur destination par des itinéraires différents, sans perturber le trafic quotidien", a déclaré un agent à l'AFP.

Le ministre de l'Agriculture, Armands Krauze, a déclaré à la chaîne LTV "travailler sur ces questions". "Je suis moi-même agriculteur, je les comprends", a-t-il souligné, sans fixer toutefois de délai pour d'éventuelles réformes.

Les manifestants ont exigé des résultats visibles et prévoient une marche sur Riga si leurs demandes ne sont pas satisfaites d'ici au 12 février.
La plupart des tracteurs portaient des pancartes revendiquant moins de bureaucratie et des mesures immédiates pour mettre fin aux importations de "céréales couvertes de sang" en provenance de Russie.
D'autres soulignaient l'importance des agriculteurs. "Sans agriculture, vous serez affamés, nus et - pire que tout - sobres !", pouvait-on lire sur une pancarte.

18H09
Diplomatie

L'ambassadeur russe convoqué a dénoncé "l'implication" croissante de le France en Ukraine

L'ambassadeur russe en France, convoqué aujourd'hui au Quai d'Orsay après la mort de deux humanitaires dans une frappe en Ukraine, a dénoncé "l'implication" croissante de Paris dans le conflit lors de cet entretien, a indiqué l'ambassade russe.

"L'ambassadeur a souligné (...) l'irresponsabilité et le danger de l'implication de plus en plus grande de Paris dans le conflit ukrainien", a affirmé l'ambassade dans un communiqué publié sur Telegram.

17H33
attentat

Moscou assure avoir déjoué un attentat ukrainien visant un responsable prorusse de Crimée

Les services de sécurité russes (FSB) assurent avoir arrêté trois personnes qui préparaient un attentat à la voiture piégée visant un responsable prorusse en Crimée, péninsule annexée en 2014 par Moscou. 

"Les agents du FSB ont arrêté un groupe de personnes (...) qui, sur instruction du SBU (services secrets ukrainiens, ndlr), se préparaient à faire exploser une voiture appartenant à l'un des représentants des autorités de Crimée à Simféropol", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Selon eux, les trois personnes arrêtées, des citoyens russes, ont "fait des aveux" et un engin explosif improvisé fabriqué à partir d'une mine antichar a été saisi.
Une enquête pour "préparation d'acte terroriste" et "trafic d'explosifs" a été ouverte, selon la même source.

Les arrestations de personnes accusées de préparer des attaques ou des actes de sabotage pour le compte de Kiev se sont multipliées depuis le début de l'assaut russe contre l'Ukraine en février 2022.

Ces affaires sont pour la plupart classées secrètes et très peu de détails sont révélés à leur sujet.

Un tribunal de Moscou a également placé en détention aujourd'hui un inspecteur de la sécurité des transports des chemins de fer russes, accusé d'avoir mis le feu à des équipements électriques près de l'une des gares de la capitale, a rapporté l'agence de presse d'Etat TASS. Si le tribunal n'a pas indiqué les motifs de cet acte, de nombreuses tentatives de sabotage pour le compte de l'Ukraine ont eu lieu en Russie depuis deux ans, selon les autorités russes.

Fin janvier, deux adolescents russes avaient été placés en détention pour les mêmes faits dans une gare de Moscou. Plusieurs personnes ont également été lourdement condamnées ces derniers mois pour avoir tenté de mettre le feu à des centres d'enrôlement militaire en Russie.

16H56
"débordements émotionnels"

Les tensions montent d'un cran entre Paris et Moscou

A l'approche d'une visite du président français en Ukraine, la France hausse le ton vis-à-vis de la Russie qu'elle accuse de mener une campagne accrue de désinformation et d'être responsable de la mort de deux humanitaires près de la ligne de front.

"On s'attend à une vague de désinformation avant la visite de Macron en Ukraine", a récemment souligné un spécialiste français des questions militaires auprès de quelques journalistes.

L'ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov a été convoqué aujourd'hui au ministère français des Affaires étrangères. Paris a condamné les frappes russes ayant tué deux humanitaires français en Ukraine jeudi dernier et dénoncé "le regain de désinformation ciblant la France".

Le ministère russe des Affaires étrangères n'a pas directement réagi à la convocation de son ambassadeur. "Nous espérons que ce qui s'est passé conduira l'opinion publique française à réfléchir plus encore sur le bien-fondé de la ligne contre-productive et dangereuse de leurs dirigeants s'agissant du conflit en Ukraine", a néanmoins déclaré laujourd'hui sa porte-parole, Maria Zakharova, interrogée par des médias sur la réaction française au décès des humanitaires.
"Nous avons bien sûr prêté attention à ces nouveaux débordements émotionnels (...) visant notre pays", a-t-elle également commenté.

"La France est aujourd'hui l'une des principales cibles de la Russie dans le champ informationnel", a rappelé un spécialiste français des questions militaires  estimant que l'histoire des présumés mercenaires était "un cas d'école", le tempo des accusations répondant précisément aux annonces françaises en faveur de Kiev.

La Russie est régulièrement accusée par Paris de manipulations de l'information ciblant la France et d'autres pays occidentaux.

En juin, les autorités françaises ont dénoncé une vaste opération d'ingérence numérique à travers notamment la publication de faux contenus hostiles à l'Ukraine sur des sites imitant ceux de grands quotidiens français. L'un de ces articles prétendait que Paris allait instaurer une taxe pour financer l'aide à l'Ukraine.

Plus récemment, à l'automne, de fausses publicités et de faux graffitis contre le président ukrainien Volodymyr Zelensky ont circulé sur internet pour accréditer l'idée d'une lassitude croissante des opinions publiques en Europe et aux Etats-Unis à l'égard de Kiev. Le message : faire croire à une multiplication de manifestations spontanées hostiles à Zelensky dans les pays occidentaux, dont les dirigeants soutiennent pourtant en grande majorité Kiev.

Reposant sur un procédé classique de la désinformation à visée politique, ces narratifs cherchent non seulement à miner ce soutien mais encore à attiser les dissensions au sein des sociétés occidentales, estiment les officiels français.

16H25
Aide américaine

Trump et ses alliés bien partis pour enterrer l'aide américaine à l'Ukraine

Le projet de loi, qui prévoit à la fois 60 milliards de dollars pour Kiev, 14 milliards de dollars pour Israël et une réforme du système migratoire américain, est "mort-né", a tranché Mike Johnson, le chef de la Chambre des représentants, un proche de Donald Trump.

Qu'importe que le président démocrate Joe Biden soutienne le projet, ou qu'il ait exhorté le Congrès à "l'adopter rapidement". Dans ces tractations, c'est son prédécesseur et rival probable à l'élection présidentielle, qui a le dernier mot.
Sans le soutien des républicains à la Chambre, des fidèles de Donald Trump pour la plupart, le texte ne peut en effet aller nulle part.

Pour être adopté, ce grand projet de loi doit être approuvé par les deux chambres du Congrès. Les démocrates sont majoritaires au Sénat, mais les républicains sont aux manettes à la Chambre.

Donald Trump s'adressant aux membres de l'International Brotherhood of Teamsters à Washington, le 31 janvier 2024.

Donald Trump s'adressant aux membres de l'International Brotherhood of Teamsters à Washington, le 31 janvier 2024.

© AP Photo/Andrew Harnik

Deux ans après le début d'une guerre qui s'enlise - et plus de 110 milliards de dollars déjà débloqués par le Congrès - de nombreux républicains appellent à ne plus valider le moindre centime pour l'Ukraine. Ils suivent pour la plupart des directives de Donald Trump, qui prétend que s'il était réélu en novembre, il réglerait la guerre entre la Russie et l'Ukraine "en 24 heures" - sans vraiment expliquer comment.

Ce matin, l'ex-dirigeant en a remis une couche.
"Ne soyez pas STUPIDES!!!", a lancé le candidat républicain aux élus de son parti, estimant que "seul un idiot, ou un démocrate de la gauche radicale, voterait pour cet horrible projet de loi". Au-delà de ce simple texte, c'est tout l'avenir de l'aide américaine à l'Ukraine qui est en péril.

Le texte dévoilé dimanche était vu comme l'un des rares susceptibles d'être adopté avec des voix des deux partis. La fenêtre de tir pour agir avant la présidentielle américaine de novembre paraît désormais minuscule, voire inexistante.

16H14
Adhésion de la Suède à l'OTAN

En Hongrie, le parti au pouvoir boycotte une session du parlement

Le parlement hongrois s'est réuni lundi en session extraordinaire à la demande des députés de l'opposition pour inscrire à l'agenda l'adhésion de la Suède à l'Otan, mais le parti au pouvoir a boycotté la séance.

Dans un hémicycle quasi vide, l'ambassadeur des États-Unis à Budapest, David Pressman, avait pris place au balcon, aux côtés de 14 autres représentants de membres de l'Otan, message fort pour faire pression sur la Hongrie, dernière réfractaire.

Après le feu vert en janvier de la Turquie, la Hongrie est le seul pays à ne pas avoir approuvé l'entrée du pays nordique dans l'alliance atlantique.
Le dirigeant nationaliste Viktor Orban, qui se démarque dans l'UE en maintenant des liens étroits avec le Kremlin, a donné son soutien de principe à la candidature suédoise mais traîne des pieds depuis des mois.

"Le Premier ministre a promis d'agir à la première occasion. La session de lundi lui en fournit une", avait écrit vendredi l'ambassade américaine dans un communiqué. Mais les députés du parti Fidesz, ultra-majoritaire au Parlement, n'ont pas fait le déplacement, laissant seuls les 51 élus de l'opposition - sur 199 sièges au total. Faute de quorum, la séance a été ajournée.

Viktor Orban attend d'abord une visite de son homologue suédois qu'il a convié en Hongrie pour restaurer la "confiance", après des années de "dénigrement" à l'égard du gouvernement hongrois, accusé de dérive autoritaire. Ulf Kristersson a accepté l'invitation tout en rejetant l'idée de "négociations" et "d'exigences" autour de la candidature à l'Otan.

Viktor Orban repousse l'échéance "par vanité personnelle", pointe pour l'AFP la députée Agnes Vadai, membre de la Coalition démocratique, la plus importante formation d'opposition. "Il veut faire les titres de la presse internationale, tout en adressant un geste au président russe Vladimir Poutine en fragilisant l'unité de l'Otan et de l'UE", au risque de mettre en danger "la sécurité nationale de la Hongrie", estime-t-elle.

Le parlement se réunit de nouveau à partir du 26 février et la ratification pourrait se tenir rapidement une fois reçu l'aval du Premier ministre.

15H34
espion bulgare

Un fonctionnaire bulgare arrêté pour espionnage au profit de la Russie

Un agent bulgare de l'unité de lutte contre la criminalité organisée a été arrêté pour espionnage présumé au profit de la Russie, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

"Un employé de la direction générale de lutte contre la criminalité organisée a été interpellé en raison de soupçons d'espionnage en faveur d'un Etat étranger, en l'occurrence la Russie", a déclaré à la presse Jivko Kotsev, haut responsable du ministère.

Le suspect avait été placé sous surveillance "depuis des mois", a-t-il précisé, se refusant à tout autre commentaire pour ne pas compromettre l'opération en cours.

Selon la télévision publique BNT, il est accusé d'avoir transmis des informations classifiées à un ancien diplomate russe se trouvant en Bulgarie, mais depuis expulsé du territoire.

Dans le cadre de ses fonctions, il avait accès à des éléments provenant d'investigations internationales au sujet du contournement des sanctions contre la Russie par le biais d'entreprises financées avec des capitaux russes en Bulgarie, a relaté BNT.

La Bulgarie, membre de l'Union européenne et de l'Otan, est historiquement et culturellement proche de Moscou. Mais depuis octobre 2019, une série de scandales d'espionnage ont suscité des crispations, qui se sont accentuées depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Des dizaines de diplomates russes et membres du personnel soupçonnés d'espionnage ont été expulsés. En septembre 2023, Sofia a également déclaré persona non grata le chef de l'Église orthodoxe russe à Sofia et deux prêtres bélarusses, les accusant de servir les intérêts géopolitiques de Moscou.

Par ailleurs, cinq Bulgares seront jugés en octobre à Londres pour conspiration en vue de rassembler des renseignements potentiellement utiles à la Russie, sur une période allant d'août 2020 à février 2023.

15H06
présidentielle américaine

Trump appelle son parti à s'opposer à l'accord au Congrès sur l'Ukraine

Donald Trump appelle les républicains au Congrès à s'opposer à l'accord prévoyant une enveloppe de 60 milliards de dollars pour Kiev.
"Seul un idiot, ou un démocrate de la gauche radicale, voterait pour cet horrible projet de loi", a-t-il estimé sur son réseau, Truth Social.

Le candidat Donald Trump invité au siège de l'International Brotherhood of Teamsters at their headquarters à Washington le 31 janvier 2024.

Le candidat Donald Trump invité au siège de l'International Brotherhood of Teamsters at their headquarters à Washington le 31 janvier 2024.

© AP Photo/Andrew Harnik

Le Sénat américain a dévoilé dimanche soir un texte, fruit de longs mois de tractations, qui prévoit à la fois une aide à l'Ukraine, 14 milliards de dollars pour Israël et une réforme du système migratoire américain.

"Nous avons besoin d'un projet de loi distinct sur la question migratoire, il ne doit pas être lié à l'aide à un pays étranger de quelque manière que ce soit", a tranché l'ancien président, candidat à la présidentielle de novembre.
Pour être adoptée, cette enveloppe doit être approuvée au Sénat, puis à la Chambre des représentants. C'est là que les choses se compliquent.

Son président, le "speaker" Mike Johnson, un fidèle de Donald Trump, a déclaré dimanche qu'en l'état, tout vote dans sa chambre sur de nouveaux financements pour l'aide à l'Ukraine ainsi que pour le renforcement de la frontière avec le Mexique était "mort-né". Sans son soutien, le texte ne peut, pour l'heure, aller nulle part.

14H56
Aide pour l'Ukraine

Josep Borrell déclare être "en route pour l'Ukraine"

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, annonce qu'il était en route pour l'Ukraine et a réitéré ses appels en faveur d'une aide accrue à ce pays déchiré par la guerre.

Cette visite intervient au moment où la communauté internationale tente de redoubler d'efforts pour aider l'Ukraine à reconstituer ses stocks d'armes afin de lutter contre l'invasion russe, qui approche de son deuxième anniversaire.

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"Je suis en route pour l'Ukraine, je suis en route pour Kiev", a déclaré Borrell aux journalistes à Varsovie, ajoutant que l'Union européenne devait soutenir l'Ukraine "par tous les moyens".

Les responsables de l'Union européenne se sont mis d'accord le 1er février sur une aide de 50 milliards d'euros à l'Ukraine, une décision qu'ils ont considérée comme un message fort adressé à la Russie, et après avoir surmonté l'opposition du dirigeant hongrois Viktor Orban.

Le chef de la diplomatie européenne estime qu'il est nécessaire d'armer l'Ukraine pour qu'elle puisse "vaincre l'invasion" et exhorte l'UE à la soutenir aussi longtemps qu'il le faudra et avec "tout ce qu'il faudra".

"Ce n'est pas seulement une question de temps. C'est une question de quantité et de qualité de nos approvisionnements. Et il est certain que nous devons faire plus et plus vite parce que l'Ukraine doit l'emporter", a insisté Josep Borrell. Il s'agit de la quatrième visite du chef de la diplomatie européenne depuis le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022.

13h08
Bilan humain

Des responsables de l'occupation russe tués dans la frappe ukrainienne sur une boulangerie

Au moins trois représentants de l'occupation russe sont parmi les victimes du bombardement ukrainien d'une boulangerie samedi à Lyssytchansk, dans l'est occupé de l'Ukraine, ont annoncé lundi les autorités régionales installées par Moscou.

Le ministre des Situations d'urgence de la République populaire de Lougansk, le colonel Oleksiï Potelechtchenko, a été tué lors du bombardement brutal de la boulangerie
Léonid Passetchnik, responsable d'occupation régional, sur Telegram

En outre, "deux conseillers municipaux" ont également "été tués", a indiqué sur Telegram le maire installé par Moscou à Lyssytchansk, Edouard Sakhnenko. 

12h45
Bombardement russe

Ukraine : quatre morts dans une frappe russe à Kherson

Au moins quatre personnes ont été tuées lundi et une autre blessée dans une frappe russe sur le centre-ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé le chef de l'administration militaire locale, Roman Mrotchko.

"Trois des morts sont des hommes âgés de 45 et 50 ans qui se trouvaient dans une voiture, et (la quatrième est) une femme qui se trouvait dans la rue au moment de l'attaque", a-t-il déploré sur Telegram.

La ville méridionale de Kherson avait été occupée pendant plusieurs mois par l'armée russe en 2022 avant son retrait en novembre de la même année de l'autre côté du fleuve Dniepr, chaque camp contrôlant désormais une rive. La cité est régulièrement visée par des bombardements russes.

Cette frappe meurtrière intervient deux jours après un bombardement imputé par Moscou à l'armée ukranienne et qui a fait au moins 28 morts, selon les secours russes, à Lyssytchansk, une ville occupée par la Russie dans l'est de l'Ukraine.

11H12
Géorgue

La Géorgie dit avoir déjoué un complot ukrainien visant à acheminer des explosifs en Russie

Les autorités géorgiennes affirment avoir déjoué le projet d'un Ukrainien qui voulait faire passer des engins explosifs de son pays à la Russie, en passant par le territoire de la Géorgie.

Le gouvernement géorgien est accusé de se rapprocher de la Russie, dont les forces avaient pourtant envahi cette ex-république soviétique du Caucase en 2008. En conséquence, les liens entre Tbilissi et Kiev sont de plus en plus tendus.

Six dispositifs explosifs ont été "introduits en Géorgie le 19 janvier" depuis Odessa, dans le sud de l'Ukraine, et à bord d'un "mini van appartenant à un Ukrainien", ont indiqué les services de sécurité géorgiens.

Ces objets contenaient 14kg de C-4, une substance explosive.
Trois des engins ont été confisqués à un point frontière entre la Géorgie et la Russie, et trois autres ont été retrouvés à Tbilissi, la capitale, selon les autorités géorgiennes.

Andreï Charachidzé, Ukrainien d'origine géorgienne, est accusé d'être le cerveau de l'opération.

Sept Géorgiens, trois Ukrainiens et deux Arméniens auraient participé au transport sans savoir qu'il s'agissait d'explosifs, ont ajouté les services de sécurité.

Les relations entre Kiev et Tbilissi se sont encore détériorées quand les autorités géorgiennes ont placé en détention en 2021 Mikheïl Saakachvili, ancien président pro-occidental de ce pays du Caucase qui détient également la nationalité ukrainienne.

Le président géorgien Mikheïl Saakashvili avec le patriarche Karekin II et le patriarche de l'église géorgienne Ilia II au palais présidentiel à Tbilissi le 10 juin 2011.

Le président géorgien Mikheïl Saakashvili avec le patriarche Karekin II et le patriarche de l'église géorgienne Ilia II au palais présidentiel à Tbilissi le 10 juin 2011.

© AP Photo/Irakli Gedenidze, Pool

Le président Volodymyr Zelensky a accusé le gouvernement géorgien de "tuer lentement" Mikheïl Saakachvili sur ordre de Vladimir Poutine et a exigé sa libération, tout comme la Pologne et d'autres pays européens, ainsi que plusieurs ONG.

En septembre 2023, la Géorgie avait accusé un haut responsable ukrainien de préparer un coup d'Etat pour renverser le gouvernement.

En juillet, l'Ukraine avait ordonné à l'ambassadeur géorgien de quitter le pays, un an après avoir rappelé son propre représentant en Géorgie.

11H02
Sanctions

Le château de la Garoupe confisqué à l'oligarque Berezovski vendu au profit de l'État français

Le luxueux château de la Garoupe, situé sur la Côte d'Azur et confisqué à l'homme d'affaires russe Boris Berezovski, décédé en 2013, a été vendu au profit de l'État français, a-t-on appris lundi auprès de l'agence publique en charge du dossier.

Par souci de confidentialité, l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) n'a communiqué ni le montant de la vente, ni l'identité de l'acheteur.

Selon le quotidien Nice-Matin, le nouveau propriétaire de ce domaine convoité est Jan Koum, co-fondateur de l'application WhatsApp, né en Ukraine et installé aux États-Unis depuis l'âge de 16 ans.

Toujours selon Nice-Matin, le milliardaire américain, dont le megayacht Moonrise a mouillé tout l'été sur la Côte d'Azur, a déboursé près de 65 millions d'euros, ce qui représenterait l'une des plus belles ventes de l'Agrasc depuis sa création en 2010.

Outre sa position privilégiée au Cap d'Antibes, avec une vue imprenable sur la mer, le château de la Garoupe, construit en 1907 pour un Lord anglais, a aussi le privilège d'avoir accueilli Pablo Picasso ou Ernest Hemingway.

Lors de l'annonce de sa mise en vente en juin 2023, l'Agrasc avait décrit le domaine comme contenant une maison de maître ainsi que cinq autres bâtiments, le tout dans un parc paysager de 10 hectares avec piscine, jacuzzi et terrain de tennis.

Le château de la Garoupe, au Cap d'Antibes.

Le château de la Garoupe, au Cap d'Antibes.

D.R.

Le château de la Garoupe avait été confisqué par la justice comme le produit d'un délit de blanchiment aggravé commis par une société d'investissement (Sifi) et son gérant, Jean-Louis Bordes, considérés comme des faux-nez de Boris Berezovski.

La justice française, sollicitée par la Russie, avait mis plus de 10 ans à démêler un entrelacs de sociétés et retracer les flux d'argent ayant servi à l'acquisition du château, via la société Sifi, en 1996.

Depuis les visites de la famille impériale au milieu du XIXe siècle, la Côte d'Azur est très populaire auprès des Russes et en particulier des nouveaux riches qui y ont acquis des propriétés après la chute de l'URSS.

Eminence grise de Boris Eltsine, tombé en disgrâce à l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, Boris Berezovski s'était exilé à Londres où il était devenu un farouche opposant au Kremlin. En mars 2013, il avait été retrouvé pendu, dans des circonstances restées floues.

9h40
Bombardement

Boulangerie bombardée dans l'est de l'Ukraine occupé : le Kremlin dénonce un acte "monstrueux"

Le Kremlin a qualifié lundi d'"acte terroriste monstrueux" le bombardement imputé à l'armée ukrainienne d'une boulangerie dans la ville occupée de Lyssytchansk, dans l'est de l'Ukraine. La frappe a fait au moins 28 morts samedi 3 février selon les secours russes.

"Les frappes contre une boulangerie, c'est un acte terroriste monstrueux", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en accusant Kiev de "poursuivre les frappes contre des infrastructures civiles".

Qui anime ce direct ?

avec agences
Les faits

Au moins quatre personnes ont été tuées ce lundi et une autre blessée dans une frappe russe sur le centre-ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, a annoncé le chef de l'administration militaire locale, Roman Mrotchko.

Au moins trois représentants de l'occupation russe sont parmi les victimes du bombardement ukrainien d'une boulangerie samedi à Lyssytchansk, dans l'est occupé de l'Ukraine, ont annoncé lundi les autorités régionales installées par Moscou.

Le premier ministre français Gabriel Attal est à Berlin.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell est en route pour Kiev.

Donald Trump, en pleine campagne électorale, appelle les républicains au Congrès à voter contre l'accord prévoyant une enveloppe de 60 milliards de dollars pour Kiev.

L'ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov a été convoqué au ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d'Orsay dénonce "le regain de désinformation ciblant la France".