Direct terminé le 10 octobre 2023 à 22h30
Direct démarré le 10 octobre 2023 à 07H15

DIRECT-Ukraine : la Russie ne siègera pas au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

La Russie ne parvient pas à obtenir un siège au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Elle a cependant réussi à recueillir 83 voix sur les 193 Etats membres des Nations unies. Pendant ce temps, la ville d'Avdiïvka, dans l'est de l'Ukraine est la cible de bombardements "massifs" par les forces russes qui "tentent de l'encercler".

(Les horaires sont indiqués en temps universel)

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L'ambassadeur d'Ukraine auprès des Nations Unies, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le 9 octobre 2023, au siège des Nations Unies. @Photo AP/Craig Ruttle.

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20H34
Fuites de gaz

Fuite du gazoduc Finlande-Estonie: Helsinki soupçonne une intervention extérieure

La Finlande soupçonne qu'une intervention extérieure soit à l'origine de la fuite sur le gazoduc connecté à l'Estonie et elle a reçu le soutien de l'Otan dans son enquête.

Le fonctionnement de l'infrastructure a été interrompu dimanche en raison de cette fuite, rendant inopérant le dernier gazoduc en service du pays après l'arrêt des importations russes.

Les enquêteurs finlandais n'ont pas relevé d'indices d'utilisation d'explosifs mais l'institut norvégien de sismologie a détecté une "explosion probable" dans la zone de la fuite.

Le câble de télécommunication accompagnant le gazoduc a été dégradé dans les eaux de l'Estonie, ont précisé mardi des responsables de ce pays balte, au cours d'un point de presse.

Cet incident intervient un an après le sabotage du gazoduc Nord Stream transportant du gaz naturel de la Russie vers l'Allemagne, le 26 septembre 2022, dont l'origine reste toujours une énigme. "Il est probable que les dommages causés au gazoduc et au câble de télécommunications résultent d'une activité extérieure", a déclaré le président finlandais Sauli Niinistö dans un communiqué.

"L'ampleur des dommages est telle qu'ils ont dû être causés par une force, qui n'était pas, par exemple, un plongeur ou un petit robot sous-marin, les dommages sont plus massifs", a dit pour sa part le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, au cours d'une conférence de presse.

Interrogé sur une possible implication de la Russie, le Premier ministre finlandais Petteri Orpo a mis en garde contre toute conclusion prématurée. "Il est important d'enquêter de façon approfondie et de rassembler toutes les informations disponibles, et de ne pas tirer de conclusions hâtives à ce stade", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

 "Il n'y a pas d'indications (pour dire) que des explosifs ont été utilisés", a dit de son côté Timo Kilpeläinen, le responsable des enquêtes au Bureau national d'enquêtes (NBI).

L'institut de sismologie norvégien Norsar a, quant à lui "détecté une explosion probable au large de la côte finlandaise de la mer Baltique à 01H20 (22H20 GMT, ndlr) le 8 octobre 2023", selon son communiqué.
 

18H50
Accusations

Pour Zelensky, la Russie soutient les opération du Hamas en Israël

Lors d'un entretien pour la chaîne de télévision française France 2, le président ukrainien a dit qu'il avait parlé au téléphone avec le Premier israélien. Il a affirmé que la Russie est derrière les attentats terroristes "car elle a intérêt à ce qu'il y ait une 3e guerre mondiale".  Avec Benyamin Netanyahou, Volodomyr Zelensky a parlé "du fait que les flambées de guerre se poursuivraient et que les crises actuelles, l'attaque terroriste - comme l'a qualifiée le Premier ministre israélien - témoigne du fait que la Russie cherche vraiment à mener des actions de destabilisation partout dans le monde."

Sur France 2 ce 10 octobre, le président Zelensky interviewé par Caroline Roux. (Capture d'écran)

Sur France 2 ce 10 octobre, le président Zelensky interviewé par Caroline Roux. (Capture d'écran)

capture d'écran France 2

Interrogé par Caroline Roux il a dit qu'il estimait "que la Russie est un des acteurs de cette situation. [....]Pour nos services de renseignements ça ne fait aucune doute. Nous disposons d'informations, que je ne peux divulguer, mais nous avons tous les indices qui portent à croire que la Russie aide certaines opérations terroristes à se dérouler. Ce n'est pas la première fois qu'elle agit ainsi. Elle l'a fait en Syrie, elle l'a fait en Ukraine, notamment en Crimée, dans les territoires temporairement occupés du Donbass, avant d'enclencher une guerre de grande ampleur."

"Le destin de l'Ukraine dépend de l'unité du reste du monde. L'unité mondiale dépend beaucoup de l'unité des États-Unis", a déclaré le dirigeant ukrainien. "Un Congrès divisé, c'est la certitude d'une division sur la question de l'aide à l'Ukraine".

Concernant la poursuite de la guerre en Ukraine, Zelensky a affirmé que la contre-offensive engagée par son armée en juin pour tenter de libérer les territoires occupés "se poursuit sur plusieurs axes, et dans tous les cas, nous avançons".

"Nous continuons d'avancer pas à pas, petit à petit (...) L'initiative est de notre côté en ce moment", a-t-il assuré, tout en reconnaissant que cette campagne est "très difficile" sur le terrain, notamment parce que la Russie a construit un réseau très élaboré de fortifications fait de champs de mines, pièges antichars et tranchées.

17H59
Sabotage ?

Le câble de télécommunication du gazoduc entre la Finlande et l'Estonie endommagé dans les eaux estoniennes

Le câble de télécommunication accompagnant le gazoduc entre la Finlande et l'Estonie, endommagé dimanche, a été dégradé dans les eaux estoniennes, ont précisé aujourd'hui des responsables de ce pays balte, lors d'un point de presse.

Le fonctionnement de l'infrastructure gazière a été interrompu dimanche en raison d'une fuite, rendant inopérant le dernier gazoduc en service de la Finlande après l'arrêt des importations russes.

Le ministre des Affaires étrangères estonien Margus Tsahkna, à gauche, et le ministre de la Défense estonien Hanno Pevkur lors d'un point presse sur la situation du câble du gazoduc Balticconnector à Tallinn, Estonie, ce 10 octobre. 

Le ministre des Affaires étrangères estonien Margus Tsahkna, à gauche, et le ministre de la Défense estonien Hanno Pevkur lors d'un point presse sur la situation du câble du gazoduc Balticconnector à Tallinn, Estonie, ce 10 octobre. 

© AP Photo/Sergei Grits

Géographiquement, les deux éléments abîmés "se situent à des endroits très différents, bien que l'horaire (des incidents) soit assez proche", a déclaré Hanno Pevkur, le ministre estonien de la Défense. Selon lui, le gazoduc avait été endommagé à une profondeur de 60 m et le câble à une profondeur de 70 m.
Le ministre a indiqué qu'il existe des données sur les navires qui circulaient dans la zone au moment de l'incident.

Selon Margus Tsahkna, le ministre estonien des Affaires étrangères, la défense de l'infrastructure sous-marine "n'est pas seulement le problème de l'Estonie, et tous les pays le comprennent". "Il s'agit d'une priorité pour l'Otan et au niveau de l'UE", a-t-il souligné.
Kristen Michal, la ministre estonienne du Climat, a assuré pour sa part qu'il n'y avait pas de danger pour l'environnement et que l'effet n'était pas comparable aux dommages causés par la destruction du gazoduc NordStream, il y a un an.
Elle a précisé que la suite des opérations sur le gazoduc et le câble endommagés dépendrait des conditions météorologiques, qui risquent de s'aggraver.
Cette interruption intervient un an après le sabotage du gazoduc Nord Stream transportant du gaz naturel de la Russie vers l'Allemagne, le 26 septembre 2022, dont l'origine reste toujours une énigme.
 

16H41
Armes lourdes

L'Allemagne accélère ses livraisons d'armes à l'Ukraine avant l'hiver

L'Allemagne va livrer dans les prochaines semaines à l'Ukraine de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, des chars et véhicules blindés "afin de protéger les infrastructures critiques pour le début d'hiver", indique ce mardi le ministère de la Défense.

Berlin compte livrer en octobre un troisième et un quatrième système Iris-T de défense antiaérienne. L'un sera configuré avec des missiles guidés pour la moyenne portée, l'autre pour la courte portée, a précisé le ministère dans un communiqué.

Ces équipements avaient été promis au printemps par l'Allemagne qui a déjà livré deux autres systèmes de cette catégorie, très recherchés par Kiev pour se défendre contre les drones et les raids aériens.

"Dans les prochaines semaines", 10 chars de combat Leopard 1A5 supplémentaires, trois chars de combat antiaériens Gepard, 15 véhicules de transport protégés et près de 20 véhicules sanitaires protégés arriveront en Ukraine, ajoute le ministère. Des munitions de 155 mm supplémentaires sont actuellement en cours de livraison.

Capture d'écran du site du Ministère de la Défense allemand

Capture d'écran du site du Ministère de la Défense allemand

© Ministère de la Défense allemand

L'ensemble de cette enveloppe représente une valeur d'environ un milliard d'euros, selon le ministère.

S'y ajoutent "plus de 20 millions d'euros en véhicules, armes et équipements personnels", selon la même source. "Avec ce nouveau 'paquet hiver', nous augmentons encore la disponibilité opérationnelle des forces armées ukrainiennes dans les mois à venir", assure le ministre de la Défense Boris Pistorius cité dans le communiqué.

Début octobre, Berlin avait promis à Kiev un deuxième système de défense antiaérienne Patriot, de fabrication américaine. Sa date de livraison n'a pas été précisée mais "la formation (pour son utilisation,ndlr) commencera déjà dans les prochaines semaines". Il proviendra directement des stocks de la Bundeswehr et comprend, outre le poste de contrôle de tir et le radar, huit lanceurs et "probablement" plus de 60 missiles guidés.

Ces annonces interviennent la veille d'une nouvelle réunion de coordination des soutiens militaires à l'Ukraine organisée sous l'égide des États-Unis à Bruxelles.
 

16H30
Filière bulgare

Un réseau de soutien logistique aux forces russes démantelé en Bulgarie

Le parquet bulgare a inculpé cinq membres présumés d'un réseau international soupçonné d'avoir contourné à hauteur de deux millions d'euros l'embargo de l'Union européenne sur la livraison d'équipements militaires à la Russie.

Le matériel acheté en Europe depuis début 2021 était reconditionné en Bulgarie puis acheminé clandestinement en Russie par le directeur russe d'une société commerciale basée à Plovdiv (sud).

Dans la liste figuraient des viseurs optiques, des jumelles, de la radiocommunication aéronautique, des calculateurs balistiques et des logiciels, a détaillé lors d'une conférence de presse la procureure régionale Vania Hristeva.

Les articles "étaient destinés à des unités russes engagées dans la guerre en Ukraine", comme le groupe paramilitaire Wagner, selon le président de l'agence nationale de sécurité, Plamen Tontchev.

Douze personnes ont été initialement interpellées, dont trois Russes, un Bélarusse et un Albanais. Parmi elles, cinq ont été mises en examen pour "participation à un groupe criminel organisé" et "exportations illégales", délits passibles de 10 ans de prison.

Le réseau travaillait également au Royaume-Uni, en Suisse, en Serbie, à Singapour et aux Émirats arabes unis, a indiqué la police, qui ajoute avoir enquêté en coopération avec des services étrangers.

L'UE a d'abord interdit les exportations d'armes vers la Russie après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou en 2014, puis a durci les règles en imposant des sanctions radicales à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

La Bulgarie - qui est membre de l'Union européenne et de l'Otan - affiche son soutien à Kiev, mais une partie de la population et de la classe politique de ce pays historiquement et culturellement proche de Moscou est soucieuse de ménager les intérêts de la Russie.

15H55
Rapprochement Moscou Bamako

Poutine et le Colonel Assimi Goïta veulent coopérer davantage sur la sécurité

Le président russe Vladimir Poutine et le chef du gouvernement de transition malien Assimi Goïta ont discuté par téléphone du renforcement de leur coopération sur la sécurité et l'antiterrorisme.

Le président Vladimir Poutine et le président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, en marge du sommet Russie Afrique à Saint-Ptersbourg le 27 juillet 2023. 

Le président Vladimir Poutine et le président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, en marge du sommet Russie Afrique à Saint-Ptersbourg le 27 juillet 2023. 

© Mikhail Metzel/TASS Host Photo Agency Pool Photo via AP

La gouvernement provisoire malien a poussé vers la sortie la force antidjihadiste française en 2022 et la mission de l'ONU l'année suivante, préférant se tourner, politiquement et militairement, vers la Russie.

Vladimir Poutine et Assimi Goïta "ont confirmé leur volonté mutuelle de renforcer leurs liens commerciaux et économiques et de coopérer sur les questions de sécurité et d'antiterrorisme", selon le communiqué russe.

Assimi Goïta a exprimé "sa gratitude pour l'aide multiforme de la Russie", a précisé le Kremlin, ajoutant que l'appel avait eu lieu à l'initiative de la partie malienne.

15H47
Blackboulée

La Russie échoue à obtenir un siège au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

La Russie a recueilli 83 votes seulement lors de l'élection de nouveaux Etats membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, un nombre insuffisant pour retrouver un siège dans cet organe dont elle avait été écartée après son invasion de l'Ukraine.

Trois pays étaient candidats pour deux sièges vacants dans le groupe régional d'Europe de l'Est: la Bulgarie et l'Albanie ont été élues par l'Assemblée générale de l'ONU avec respectivement 160 et 123 voix sur les 193 États membres des Nations unies.

"Les États membres de l'ONU ont envoyé un signal fort aux autorités russes: un gouvernement responsable d'innombrables crimes de guerre et crimes contre l'humanité n'a pas sa place au Conseil des droits de l'Homme", a commenté Louis Charbonneau, de l'ONG Human Rights Watch.

Défenseurs des droits de l'Homme et diplomates occidentaux avaient mis en garde ces derniers jours contre une réélection de la Russie.
L'Assemblée générale "a un choix important à faire, pour prouver qu'elle n'est pas prête à confondre pyromane et pompier", avait lancé lundi l'ambassadeur albanais à l'ONU Ferit Hoxha lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur le carnage de Groza. 

L'ambassadeur ukrainien Sergeïï Kyslytsya, à gauche, remet ses feuilles en place pendant que le représentant russe Vassily Nebenzia, parle lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 9 octobre à New York.

L'ambassadeur ukrainien Sergeïï Kyslytsya, à gauche, remet ses feuilles en place pendant que le représentant russe Vassily Nebenzia, parle lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 9 octobre à New York.

© AP Photo/Craig Ruttle

"Ceux qui agressent leurs voisins, qui tuent des innocents, qui détruisent volontairement des infrastructures civiles, des ports, des silos de céréales, qui déportent des enfants et en sont fiers, qui utilisent la torture et la violence sexuelle comme arme, qui violent de façon éhontée les lois internationales sur les droits humains, n'ont pas leur place au Conseil des droits de l'Homme", avait-il martelé. 

"La réélection de la Russie dans cet organe, alors qu'elle continue à commettre des crimes de guerre et d'autres atrocités, serait une horrible tache qui saperait la crédibilité" des Nations unies, avait renchéri l'ambassadeur américain adjoint Robert Wood.

La Russie s'était elle défendue. "Il n'y a pas de modèle de démocratie ou d'Etat voyou, comme certains le décrivent parfois", a déclaré il y a quelques jours son ambassadeur à l'ONU Vassili Nebenzia. "Aucun État membre ne peut affirmer être à l'abri de violations des droits humains".

14H29
Football

L'Ukraine "remercie" l'UEFA pour l'abandon de la réintégration des équipes russes de jeunes

Après quelques atérmoiements, l'UEFA renonce à réintégrer des équipes russes de jeunes à ses compétitions. "Aucune solution technique n'a pu être trouvée pour permettre aux équipes russes de jouer", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'UEFA. La Fifa, qui avait elle aussi levé la semaine dernière la suspension des équipes russes des moins de 17 ans, n'a pas souhaité faire de commentaire.

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L'équipe russe s'échauffant avant un match amical avec l'Iran à Saint-Petersbourg, le 25 mars 2023.

Une décision qui a été accueillie avec joie par l'Ukrainie qui s'est dite "reconnaissante", se réjouissant que sa position ait été "entendue".

"L'UEFA n'autorisera pas les équipes russes U17 (de moins de 17 ans, NDLR) à concourir. Nous remercions nos partenaires européens pour leur soutien à l'Ukraine !", s'est félicité la Fédération ukrainienne de football (UAF) dans un communiqué publié sur son site internet.
 

14H00
Opposition

Le président Zelensky ne prononcera pas de discours au parlement roumain

Le président Zelensky devait prononcer un discours à 15 heures TU (17 heures heure locale) au parlement, mais l'évènement a été annulé.

Point presse de Volodomyr Zelensky avec Klaus Iohannis, le président roumain à Bucarest ce 10 octobre 2023.

Point presse de Volodomyr Zelensky avec Klaus Iohannis, le président roumain à Bucarest ce 10 octobre 2023.

© AP Photo/Andreea Alexandru

Le président ukrainien a été invité à Bucarest par son homologue Klaus Iohannis. Le bureau de presse du parlement roumain n'a pas donné de motif pour ce changement de programme. Radio Free Europe, qui a donné la nouvelle, suppose que le parlement craint "des désordres de la part de parlementaires aux sympathies pro-Russes".

Lors de sa rencontre avec Iohannis, Zelensky a signé un accord bilatéral de coopération dans de nombreux domaines. Parmi ceux-ci, la sécurité dans la région de la mer Noire, le soutien de la formulke de paix ukrainienne, de la coopération économique, et la simplification des formalités à la frontière, rapporte le quotidien Ukrainska Pravda.

 

13H21
Pertes humaines

Deux civils tués par une frappe ukrainienne dans une région frontalière en Russie

"Aujourd'hui, le village de Popovka, dans le district de Krasnoïarouja, a été la cible de deux frappes de l'armée ukrainienne. A notre grande tristesse, un civil a été tué", a déploré le gouverneur local Viatcheslav Gladkov.
Il a ensuite également annoncé la mort d'"une femme âgée, grièvement blessée par des éclats d'obus, décédée dans l'ambulance".

Selon des précisions apportées par le gouverneur, "un obus est tombé sur une maison", tuant l'homme "sur place" et blessant donc mortellement une femme qui s'y trouvait aussi.

Au total, "quatre maisons, ainsi que des lignes d'alimentation électriques et d'approvisionnement en gaz ont été endommagées à des degrés divers", selon le gouverneur Gladkov.

13H17
Attaque du Hamas

450 Ukrainiens ne peuvent quitter Israël et Gaza

Selon le ministère des Affaires étrangères ukrainien, 450 Ukrainiens sont toujours coincés en Israël et à Gaza.

Gaza City après les frappes israéliennes ce 10 octobre.

Gaza City après les frappes israéliennes ce 10 octobre.

© AP Photo/Hatem Moussa

Selon l'Ukrainska Pravda, citée par le quotidien The Kyiv Independent, 300 Ukrainiens en Israël et 150 à Gaza ont pris contacte avec les représentations provisoires mises en place par le ministère des Affaires étrangères en leur demandant de partir.

Le porte-parole du ministère a dit avoir reçu 700 demandes d'évacuation qui ont été prises en charge mais ce n'est pas clair si les ressortissants en question ont pu évacuer ou pas.

12H54
Diplomatie

Le chef de la diplomatie russe en Chine du 16 au 18 octobre

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov se rendra en Chine du 16 au 18 octobre. Vladimir Poutine doit également effectuer une visite prochainement chez ce partenaire important de Moscou.

"Pendant le séjour du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Pékin, qui doit avoir lieu entre le 16 et le 18 octobre dans le cadre du troisième forum international 'Une Ceinture, Une Route', des discussions sont prévues avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi", a déclaré Maria Zakharova lors d'un point presse.

La Russie, lourdement sanctionnée par les Occidentaux en raison de son offensive contre l'Ukraine, cherche depuis plusieurs mois à resserrer les liens - économiques, militaires, dans le domaine énergétique - avec Pékin.

Le 20 septembre dernier, lors d'une visite de Wang Yi à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, Vladimir Poutine s'était lui dit "ravi" d'accepter l'invitation de Pékin à se rendre en Chine en octobre.

Les dates officielles de ce déplacement, le premier en Chine pour le président russe depuis le début de l'assaut contre Ukraine lancé en février 2022, ne sont à ce stade toutefois pas encore connues.

Fin juillet, le Kremlin avait de son côté annoncé "l'intention" de Vladimir Poutine de voyager en Chine pour participer au forum "Une Ceinture, Une Route", qui réunit des dirigeants internationaux.

Depuis la visite de Xi Jinping au Kremlin en mars dernier et face à l'isolement accru de la Russie, Moscou et Pékin prônent un renforcement de leur coopération économique et militaire dans le cadre d'une amitié officiellement qualifiée de "sans limites".
 

12H27
Frappes russes

Bombardements "massifs" sur Avdiïvka des Russes qui "tentent d'encercler" la ville

La ville d'Avdiïvka, dans l'est de l'Ukraine, est depuis ce matin la cible de bombardements "massifs" par les forces russes qui "tentent de l'encercler", a déclaré à l'AFP le chef de l'administration militaire de la localité.

"Les Russes frappent massivement avec leur artillerie, depuis 8 heures du matin, sans interruption jusqu'à maintenant (...) L'ennemi tente d'encercler la ville", a indiqué en début d'après-midi Vitaly Barabas.
 

"Depuis plus d'un an, le risque que la ville soit occupée existe, mais aujourd'hui, la situation s'est rapidement aggravée", a-t-il ajouté.
Selon lui, quelque 1.600 habitants vivent encore dans Avdiïvka, contre 30.000 avant l'invasion russe de l'Ukraine.

Les Russes occupent l'est et le sud de la localité et tentent depuis des mois de la prendre en tenaille. La ville, dont de nombreux immeubles du centre ont été détruits ces derniers mois, est située à 13 km de Donetsk, la capitale sous contrôle russe de la région éponyme.
 

12H21
Crise politique

Démission de deux hauts commandants de l'armée polonaise

Le chef d'état-major et le chef des opérations de l'armée polonaise ont démissionné, à cinq jours des élections législatives dans ce pays voisin de l'Ukraine.

Les deux commandants n'ont pas précisé les motifs de leur décision, les médias évoquant un conflit avec le ministre de la Défense, Mariusz Blaszczak.

Le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak avec son homologue sud-coréen Lee Jong-Sup, le 31 août dernier, à Varsovie.

Le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak avec son homologue sud-coréen Lee Jong-Sup, le 31 août dernier, à Varsovie.

© AP Photo/Czarek Sokolowski

"Le général Rajmund Andrzejczak a présenté lundi sa démission du poste du chef d'état-major", a déclaré à l'AFP sa porte-parole, le colonel Joanna Klejszmit.
"Comme tout soldat, il a le droit de démissionner sans avoir à motiver sa décision", a-t-elle ajouté.

Le chef des opérations, le général Tomasz Piotrowski, a également démissionné de son poste.

Le président polonais Andrzej Duda acceptera cette décision, a indiqué à la presse le chef du Bureau de la sécurité nationale BBN auprès de la présidence Jacek Siewiera.

"Du point de vue du président, du point de vue du BBN, il est absolument crucial de maintenir la continuité du commandement et l'efficacité des opérations", a-t-il ajouté indiquant que des nominations à des postes désormais vacants auront lieu dès aujourd'hui.

Selon les médias, les deux officiers qui occupaient leurs postes depuis 2018, ont décidé de partir suite à un long conflit avec le ministre de la Défense et s'opposaient aux tentatives d'implication de l'armée dans la campagne électorale.

Au printemps, le ministre a accusé le général Piotrowski d'avoir négligé les opérations de recherche des débris d'un missile tombé dans le nord-ouest de la Pologne et de n'avoir informé personne de l'incident.

Fin avril, les restes d'un "objet militaire aérien" - un missile de croisière russe KH-55, capable de transporter des têtes nucléaires, tombé en décembre, selon les médias polonais - ont été trouvés par un passant dans une forêt près de Bydgoszcz, dans le nord, à environ 500 km de la frontière orientale de ce pays membre de l'Otan.

Le Premier ministre Mateusz Morawiecki a alors assuré n'avoir été informé de cette affaire que fin avril, même si le général Andrzejczak, déclarait l'avoir révélée aux responsables "au moment des faits".

Le départ de deux généraux constitue la plus grande crise dans l'armée polonaise depuis plusieurs années. Suite à cette annonce, l'opposition a réclamé la démission du ministre de la Défense. 

Il y a "la guerre en Ukraine, la guerre au Proche-Orient, et l'armée polonaise part en miettes. Les actions de Droit et Justice (PiS, au pouvoir) nous laissent sans défense lors de la plus grande crise", a déclaré Krzysztof Gawkowski, président du groupe parlementaire de la Nouvelle gauche sur X (ex-Twitter).

Le chef de la plus importante formation de l'opposition Donald Tusk a, quant a lui, déclaré avoir été informé de la démission de dix autres hauts officiers de l'armée, information niée par l'état-major.

11H59
Gilets pare-balles

Deux responsables de la Défense soupçonnés de détournements de fonds en Ukraine

Deux responsables ukrainiens du ministère de la Défense sont soupçonnés d'avoir détourné plus de six millions d'euros sur l'achat de gilets pare-balles, a indiqué mardi un organe anticorruption, nouvelle affaire de corruption dans ce pays faisant face à l'invasion russe.

Selon le Bureau d'enquête d'État, un ancien vice-ministre de la Défense en charge de la logistique de l'armée et le chef d'un département du ministère chargé de l'approvisionnement sont soupçonnés de "détournements par abus de pouvoir à grande échelle".

Les deux hommes, dont les noms n'ont pas été révélés, ont "commandé à l'étranger des équipements de protection individuelle de qualité insuffisante" en les pré-payant intégralement et sans respecter "la procédure de contrôle de la qualité prévue", selon la même source.

"En conséquence, les forces armées ukrainiennes ont reçu des gilets pare-balles de mauvaise qualité qui ne peuvent être utilisés au combat sans mettre des vies en danger", a encore dénoncé le Bureau d'enquête.

Jeune soldat ukrainien de 19 ans blessé, portant un gilet pare-balles. Près de Donetsk, 4 septembre 2023.

Jeune soldat ukrainien de 19 ans blessé, portant un gilet pare-balles. Près de Donetsk, 4 septembre 2023.

© Libkos, AP Photos

Les deux hommes, qui sont en détention, encourent jusqu'à 12 ans de prison.
Selon le Bureau d'enquête, ces détournements représentent un nouvel épisode dans une affaire plus globale d'un montant total de plus de 36 millions d'euros et qui porte notamment sur des contrats de fourniture de munitions de mauvaise qualité à l'armée ukrainienne.

Le ministère ukrainien de la Défense a été secoué par plusieurs affaires de corruption depuis le début de l'invasion russe en février 2022.
Des médias avaient mis au jour en août l'acquisition par le ministère d'uniformes à des prix gonflés et en janvier, l'achat de produits alimentaires pour les soldats pour des montants surévalués.

Début août, c'était la totalité des responsables régionaux chargés du recrutement militaire qui étaient limogés par le président Volodymyr Zelensky, afin de déraciner un système de corruption permettant notamment à des conscrits d'échapper à l'armée.

Le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov avait remis sa démission début septembre après ces scandales.

La lutte contre la corruption, un mal endémique dans le pays, est l'un des critères fixés par l'UE pour l'examen de la candidature de l'Ukraine, qui a reçu des dizaines de milliards d'euros d'aide occidentale depuis le début de la guerre.

Qui anime ce direct ?

avec agences
Les faits

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est en Roumanie pour des pourparlers avec son homologue Klaus Iohannis. Les deux présidents ont signé un accord de coopération. 

Deux responsables ukrainiens du ministère de la Défense sont soupçonnés d'avoir détourné plus de six millions d'euros sur l'achat de gilets pare-balles.

Le chef d'état-major, le général Rajmund Andrzejczak, et le chef des opérations de l'armée polonaise ont démissionné.

Les Russes frappent massivement avec leurs artillerie "depuis 8 heures du matin" la ville d'Avdiivka, dans l'est de l'Ukraine.

La Russie ne parvient pas à regagner son siège au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

la Finlande soupçonne une intervention extérieure dans la fuite sur le gazoduc connecté à l'Estonie. Outre le gazoduc, une "perturbation" affecte le câble de télécoms sous-marin reliant la Finlande et l'Estonie via le golfe de Finlande mais aucun client n'était touché, selon l'opérateur de télécoms Elisa.

Dans une interview pour France 2, Volodomyr Zelensky accuse la Russie d'"apporter son soutien, d'une manière ou d'une autre, aux opérations menées par le Hamas" en Israël.