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DIRECT - Selon l'ONU, 800 000 personnes ont fui les combats à Rafah dans le sud de la bande de Gaza

De violents combats opposent les troupes israéliennes aux combattants palestiniens ce samedi 18 mai dans le nord et le sud de la bande de Gaza, respectivement à Jabalia et à Rafah. À Rafah, 800 000 personnes ont dû fuir, selon l'ONU. Les horaires sont affichés en temps universel TU.

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Rafah fuite

Des Palestiniens déplacés arrivent dans le centre de Gaza après avoir fui la ville de Rafah, au sud de Gaza, à Deir al Balah, le 9 mai 2024. 

© Abdel Kareem Hana/ AP
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19h12
FUITE DES COMBATS À RAFAH

Selon une agence de l'ONU, 800 000 personnes ont fui les combats à Rafah

Selon des journalistes de l'AFP, les tirs d'artillerie et les frappes aériennes se poursuivent dans l'est et le nord-est de Rafah. Une frappe y a fait deux morts dans un camp de déplacés, a indiqué l'hôpital koweïtien de la ville.

Rafah

Cette combinaison d'images publiées par Maxar Technologies montre les vues avant et après, le 4 mai 2024, à gauche, et le 15 mai 2024, où un grand nombre de Palestiniens déplacés qui s'étaient réfugiés dans le nord-ouest de Rafah semblent avoir évacué la zone.

Image satellite ©2024 Maxar Technologies via AP

Les Brigades al-Qods, branche armée du Jihad islamique palestinien, ont aussi fait état de violents combats dans l'est de la ville avec les troupes israéliennes qui sont entrées dans ce secteur le 7 mai. 

15H27
DÉCLARATION D'ISRAËL

Les accusations de "génocide" sont "déconnectées" de la réalité, affirme Israël

L'affaire de "génocide" portée contre Israël, dans laquelle l'Afrique du Sud demande à la plus haute juridiction de l'ONU d'ordonner un cessez-le-feu à Gaza, est "complètement déconnectée" de la réalité, a déclaré Israël vendredi.

L'affaire est une "caricature" de la Convention des Nations unies sur le génocide qu'Israël est accusé d'avoir violée, a fustigé un représentant israélien devant la Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye (Pays-Bas).

"L'Afrique du Sud présente à la cour pour la quatrième fois un tableau complètement déconnecté des faits et des circonstances", a déclaré Gilad Noam, procureur général adjoint chargé des affaires internationales pour Israël. "Une guerre tragique est en cours mais il n'y a pas de génocide".

Pretoria demande à la CIJ d'enjoindre à Israël de cesser son incursion à Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza, essentielle selon Israël pour éliminer les militants du mouvement islamiste palestinien Hamas.

"Israël est parfaitement conscient du grand nombre de civils concentrés à Rafah. Il est également parfaitement conscient des efforts du Hamas pour utiliser ces civils comme bouclier", a déclaré Gilad Noam.

Il a souligné qu'il n'y avait pas eu d'assaut "à grande échelle" à Rafah, mais "des opérations spécifiques et localisées précédées d'efforts d'évacuation et de soutien aux activités humanitaires".

12H36
AFFRONTEMENTS À RAFAH

Rafah est le théâtre de violents affrontements

De violents combats et des bombardements font rage à Rafah, selon des témoins dans cette ville du sud de la bande de Gaza, tandis que l'armée  israélienne a annoncé la première livraison d'aide humanitaire sur le territoire palestinien assiégé via un embarcadère construit par les Etats-Unis.

Près de deux semaines après le début d'une opération "limitée" à Rafah, selon l'armée israélienne, une frappe a fait deux morts dans un camp de déplacés, a indiqué l'hôpital koweïtien de la ville, des témoins rapportant eux des tirs nourris et des bombardements dans le sud-est et les quartiers est de Rafah.

10H00

Gaza: le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 35.386 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi un nouveau bilan de 35.386 morts dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.

En 24 heures, au moins 83 morts supplémentaires ont été recensés, selon un communiqué du ministère qui fait état de 79.366 blessés en plus de sept mois de guerre.

08H05

Un pétrolier touché par un missile au large du Yémen (société de sécurité maritime)

Un pétrolier battant pavillon panaméen a été touché par un missile au large du Yémen, où les rebelles houthis multiplient les attaques contre les navires marchands, a rapporté samedi la société de sécurité maritime Ambrey.

Une communication radio "indique que le navire a été touché par un missile et qu'il y a un incendie dans le compartiment de pilotage de l'appareil", a affirmé la société britannique selon laquelle l'attaque s'est produite à environ 10 miles nautiques au sud-ouest de la ville yéménite de Mokha. 

Le pétrolier a reçu de l'aide et l'un des appareils de pilotage est fonctionnel, a-t-elle ensuite précisé.  

L'agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait fait état plus tôt d'une attaque à 76 miles nautiques au sud-ouest de la ville de Hodeidah, également sur la mer Rouge, sans que l'on sache s'il s'agit du même navire.  

"Un navire a subi de légers dégâts après avoir été touché par un projectile non identifié", a affirmé UKMTO sur son compte X, en précisant que l'équipage était sain et sauf et que le navire avait poursuivi sa route vers son prochain port d'escale.

Les Houthis, qui contrôlent la ville de Hodeidah ainsi que de larges pans du territoire yéménite, ont mené depuis novembre des dizaines de frappes de drones et de missiles contre des navires en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, perturbant le commerce maritime mondial dans cette zone stratégique.

Alliés de l'Iran, ils disent agir en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza, où Israël a déclenché la guerre contre le Hamas après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien. 

Face à ces attaques, les Etats-Unis, proché allié d'Israël, ont mis en place en décembre une force multinationale pour protéger la navigation en mer Rouge et lancé en janvier, avec l'aide du Royaume-Uni, des frappes au Yémen contre les rebelles qui disent depuis qu'ils ciblent aussi les navires américains et britanniques.

05H00

Un chef local du Jihad islamique tué dans une frappe israélienne à Jénine

Un chef local de la branche armée du Jihad Islamique à Jenine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, a été tué dans une frappe israélienne, a annoncé le mouvement islamiste, confirmant une information de l'armée israélienne et du gouvernement palestinien.

Le ministère de la Santé du gouvernement palestinien a annoncé la mort d'Islam Khamayseh à Jenine dans des frappes qui ont fait huit blessées.

Les Brigades Al-Qods, branche armée du Jihad islamique palestinien, ont confirmé la mort de leur "commandant Islam Khamayseh"

Un avion et un hélicoptère de combat israélien ont frappé un complexe de Jenine où "se trouvaient un certain nombre de terroristes importants", sur la base d'informations fournies par les services de renseignement, a affirmé l'armée israélienne dans un communiqué. 

"Certains ont participé à des fusillades dans la région de Jénine et prévoyaient de mener d'autres attaques terroristes dans un avenir immédiat", a-t-elle ajouté.

Selon elle, Islam Khamayseh était responsable "d'une série d'attaques dans la zone", dont celle durant laquelle a été tué Meir Tamari, un Israélien de 31 ans tué au volant de sa voiture par des tirs à proximité de Jénine. 

Jénine, qui abrite l'un des camps de réfugiés les plus peuplés et pauvres des territoires palestiniens, est un bastion de groupes armés luttant contre Israël qui occupe la Cisjordanie depuis 1967. Ces derniers mois, l'armée israélienne a conduit plusieurs opérations à Jénine et dans ses environs, pour démanteler "des cellules terroristes".

La Cisjordanie est le théâtre depuis deux ans d'une flambée de violences, encore exacerbées par la guerre meurtrière menée par Israël dans la bande de Gaza après l'attaque sanglante sans précédent perpétrée par le Hamas en territoire israélien le 7 octobre.

Au moins 492 Palestiniens de Cisjordanie ont été tués par les troupes israéliennes ou des colons depuis le 7 octobre, selon le ministère palestinien de la Santé.

Dans ce territoire, l'année 2023 a été l'année la plus meurtrière depuis 2005, lorsque le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) a commencé ses statistiques.

21H00

Les Etats-Unis évacuent 17 médecins américains de Gaza

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi avoir évacué 17 médecins américains qui se trouvaient bloqués dans la bande de Gaza depuis la prise par l'armée israélienne du passage de Rafah à la frontière avec l'Egypte.

Washington a finalement entrepris d'évacuer ces 17 médecins par le passage de Kerem Shalom entre le territoire palestinien assiégé et Israël, a précisé un responsable américain proche du dossier, sous couvert de l'anonymat.

"Certains des médecins américains qui étaient bloqués à Gaza (...) sont arrivés en sécurité avec l'aide de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

"Nous avons été en contact rapprochés avec les organisations auxquelles appartiennent ces médecins américains", de même qu'avec leurs familles, a-t-il précisé.

Une source proche du dossier a affirmé que trois autres médecins américains faisant partie d'une mission médicale bénévole avaient choisi de rester malgré l'incertitude autour des possibilités futures de quitter Gaza.

Depuis le déploiement le 7 mai de l'armée israélienne du côté palestinien du point de passage de Rafah, Israéliens et Egyptiens se renvoient la responsabilité de la paralysie de ce passage crucial pour l'entrée de l'aide humanitaire, dont les livraisons sont aussi largement entravées aux passages côté israélien de Kerem Shalom et d'Erez.

20H00

Gaza: de premiers chargements d'aide débarqués par la jetée provisoire

Des premiers chargements d'aide humanitaire destinés à la population gazaouie ont commencé à être débarqués vendredi par la jetée provisoire que l'armée avait terminé la veille d'arrimer sur la côte de la bande de Gaza, ont indiqué plusieurs pays dont les Etats-Unis.

Vendredi "vers 09H00 (06H00 GMT), des camions transportant de l'aide humanitaire ont commencé à débarquer (un premier chargement) par une jetée temporaire" sur la côte de Gaza, dans le cadre "d'un effort multinational pour livrer de l'aide supplémentaire aux civils palestiniens de Gaza via un couloir maritime de nature exclusivement humanitaire", a indiqué sur X le Centcom, commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.

Londres a annoncé pour sa part qu'un chargement d'aide britannique avait été "acheminée avec succès sur le littoral de Gaza (.... ) en même temps que de l'aide des Etats-Unis et des Emirats arabes unis" via le couloir maritime chypriote: 8.400 kits pour des abris temporaires constitués de bâches en plastique.

Mercredi, Londres avait annoncé qu'un navire chargé d'aide britannique avait quitté Larnaca à destination de cette jetée, afin d'y apporter environ 100 tonnes d'abris temporaires pour les habitants de Gaza, quelque 2,4 millions de personnes dont environ 70% ont été déplacées par la guerre dans un petit territoire assiégé depuis sept mois.

La France a pour sa part indiqué qu'un bâtiment de la Marine en provenance de Chypre, avec à son bord 60 tonnes d’aide, était en cours de déchargement vendredi sur le ponton américain et prévoir d'effectuer "de nouvelles navettes ces prochaines semaines".

Ce projet de jetée d'un coût annoncé de 320 millions de dollars selon le Pentagone, avait été annoncé en mars par le président Joe Biden, pour pallier aux restrictions imposées par Israël, principal allié militaire des Etats-Unis, à l'acheminement terrestre de l'aide vers la bande de Gaza.

"Aucun soldat américain n'a été à terre à Gaza", a une nouvelle fois insisté le Centcom. A Washington, le chef adjoint du Centcom, le vice-amiral Brad Cooper, avait annoncé jeudi l'arrivée "d'environ 500 tonnes (d'aide) dans les prochains jours (...) réparties entre plusieurs bateaux".

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