Direct terminé le 28 février 2024 à 21h15 TU.
Direct démarré le 28 février 2024 à 06h26 TU.

DIRECT - Zelensky à Tirana insiste sur la livraison d'urgence d'armes et de munitions à son pays

À l'issue du sommet de Tirana ce 28 février, le président ukrainien a de nouveau insisté sur l'urgence qu'il y a à approvisionner les troupes ukrainiennes, mettant en garde contre de nouveaux retards. "Chaque pause dans l'approvisionnement, chaque doute sur le fait que le monde est prêt à se défendre lui-même, tout cela inspire une personne. Tout cela inspire Poutine", a-t-il lâché.

Partager
Image
Volodomyr Zelensky avec le Premier ministre albanais Edi Rama à Tirana ce 28 février

Volodomyr Zelensky avec le Premier ministre albanais Edi Rama à Tirana ce 28 février 2024.

© AP Photo/Armando Babani
17
nouvelle(s) publication(s)
19H58
Transnistrie

L'Ukraine met en garde contre toute "interférence extérieure destructrice"

La diplomatie ukrainienne met en garde contre toute "interférence extérieure destructrice" en Transniestrie, région séparatiste prorusse de Moldavie voisine de l'Ukraine qui vient de demander la "protection" de Moscou.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères appelle dans un communiqué "à une résolution pacifique des questions économiques, sociales et humanitaires entre (la Moldavie) et (la Transdniestrie), sans aucune ingérence extérieure destructrice", allusion à peine voilée à la Russie.

"Nous faisons et continuerons à faire tout notre possible pour (...) empêcher toute tentative de la Russie de déstabiliser la Moldavie ou d'autres pays de notre région", a ajouté le ministère, qui a dit "suivre de près les derniers développements".

La diplomatie ukrainienne a également appelé "au retrait rapide des troupes russes" de la Transdiestrie. La Russie y maintient 1.500 militaires censés notamment assurer une mission de maintien de la paix, selon les chiffres officiels.

La région séparatiste a demandé aujourd'hui à la Russie des "mesures de protection" face à la "pression accrue" présumée de Chisinau, sur fond de tensions exacerbées par le conflit en Ukraine voisine.

La diplomatie russe a rapidement répondu, assurant avoir pour "priorité" la "protection" des habitants de la Transdniestrie et ajoutant que Moscou allait "examiner avec attention" la demande de Tiraspol, sans donner plus de précisions.

18H25
séparatistes de Transnistrie

Washington soutient la "souveraineté" de la Moldavie après l'appel des séparatistes prorusses à Moscou

Les Etats-Unis ont dit soutenir "la souveraineté" de la Moldavie en réaction aux autorités de la Transdniestrie, une région séparatiste prorusse de Moldavie, qui ont demandé à la Russie des "mesures de protection", sur fond de tensions exacerbées par le conflit en Ukraine voisine.

"Les États-Unis soutiennent fermement la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Moldavie à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues", a déclaré à la presse Matthew Miller, porte-parole du département d'État.

17H11
céréales ukrainiennes

Varsovie n'exclut pas de fermer "temporairement" la frontière aux échanges avec l'Ukraine

Le Premier ministre polonais n'exclu pas une fermeture temporaire de la frontière polonaise aux échanges de marchandises avec l'Ukraine, au moment où le pays est secoué par des protestations massives d'agriculteurs.

"Nous discutons également avec la partie ukrainienne de la fermeture temporaire de la frontière et de la fermeture des échanges de marchandises en général", a déclaré Donald Tusk, soulignant qu'il s'agirait d'une solution "douloureuse pour les deux parties".

Manifestations des agriculteurs polonais à Varsovie le 27 février 2024

Manifestations des agriculteurs polonais à Varsovie le 27 février 2024.

© AP Photo/Czarek Sokolowski

"Je suis prêt à prendre des décisions fermes en ce qui concerne la frontière avec l'Ukraine, toujours en communication avec Kiev, afin qu'il n'y ait pas de tensions inutiles. Mais nous devons trouver une solution à long terme", a encore déclaré le chef du gouvernement polonais.

Le vice-ministre ukrainien de l'Economie, Taras Katchka, a cependant assuré que l'option d'une fermeture temporaire de la frontière n'avait "pas été mentionnée" lors de ses négociations avec des ministres polonais ayant duré "quatre heures".

En insistant sur le coût économique élevé d'une telle mesure, Katchka s'est dit certain qu'une "solution constructive" était possible pour débloquer la frontière. "Nous avons pu trouver un langage commun", a-t-il assuré sur Facebook.

Donald Tusk a également annoncé qu'il allait rencontrer jeudi des représentants des agriculteurs qui manifestent depuis plusieurs semaines, bloquant des routes dans tout le pays et les postes frontaliers avec l'Ukraine pour protester contre l'afflux des céréales ukrainiennes et les régulations européennes du Pacte vert.

15H42
Différends

Le fossé se creuse entre Macron et Scholz à un moment crucial pour l'Ukraine

Un "désastre" : l'influent magazine allemand Der Spiegel dénonce le comportement "égocentrique" des deux dirigeants, qui se présentent volontiers "comme des moteurs de l'Europe" alors qu'ils sont en train de lui nuire par pure "vanité".

Les relations entre l'austère chancelier de centre gauche et le chef de l'État français, qui évoluent cahin-caha depuis le début, semblent avoir atteint un point bas.

Les différends les plus flagrants portent actuellement sur la forme d'aide à apporter à l'Ukraine face au rouleau compresseur russe. La conférence de soutien à Kiev organisée par Paris avant-hier aurait pu être une bonne occasion pour les Européens d'afficher leur unité.

Au lieu de cela, "de nouvelles attaques entre le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz jettent une ombre sur l'état de la coopération européenne, deux ans après l'attaque de la Russie", déplore le magazine allemand Wirtschaftswoche.

Capture d'écran de la une de Wirtschafstwoche de cette semaine.

Capture d'écran de la une de Wirtschafstwoche de cette semaine.

Emmanuel Macron a répondu à Olaf Scholz, qui venait de refuser de livrer les missiles longues portée Taurus que réclame le président Volodymyr Zelensky, en évoquant la proposition de livrer 5000 casques à l'Ukraine au tout début du conflit : "Je vous rappelle qu'il y a deux ans, beaucoup autour de cette table disaient: nous allons proposer des sacs de couchage et des casques. Aujourd'hui ils disent : il faut faire plus vite et plus fort". 

"Cela n'est pas dramatique", tente de minimiser le porte-parole du chancelier, Steffen Hebestreit. Emmanuel Macron "a marqué sa position, pour laquelle il y a peu de soutien international (...) tandis que l'Allemagne appartient à un grand groupe qui voit les choses différemment", parmi lesquels les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Espagne ou encore l'Italie, a-t-il néanmoins ajouté.

Mais ces rivalités sont "profondément regrettables" et profitent au président russe Vladimir Poutine, prévient l'ancien ambassadeur allemand Wolfgang Ischinger sur la chaîne de Welt TV. "Où pensez-vous que les bouchons de champagne vont sauter? Pas à Washington, ni en Italie, mais à Moscou", estime l'ancien directeur de la Conférence sur la sécurité de Munich.

"L'arme la plus puissante de Poutine est la dispute en Europe", abonde le magazine allemand Wirtschaftswoche.
Le fait que le chancelier "par son incapacité à communiquer, fasse maintenant toussoter le moteur franco-allemand est extrêmement dangereux pour l'Europe", indique à l'AFP Thorsten Frei, député de l'opposition conservatrice.

Au-delà, la France et l'Allemagne ont plusieurs divergences de fond, qui "affaiblissent la capacité européenne à soulever le défis de sa sécurité", juge Rym Momtaz, de l'International Institute for Strategic Studies. "La différence avec Scholz, c'est qu'il n'a pas l'arme nucléaire et pas la même armée que nous", dit un conseiller de l'exécutif français, et "fermer une porte c'est stratégiquement offrir un point à Poutine".

15H21
Diplomatie

Zelensky à Tirana insiste sur la livraison d'urgence d'armes et de munitions à son pays

"Nous rencontrons des problèmes d'approvisionnement en munitions, ce qui affecte la situation sur le champ de bataille", a dit Zelensky, s'adressant à ces responsables, à l'ouverture de la réunion.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...

Volodomyr Zelensky à Tirana, Albanie, ce 28 février 2024

Le chef de l'État ukrainien a souligné que son gouvernement souhaitait organiser un "forum ukraino-balkanique sur l'industrie de la défense", certains des États de la région disposant de capacités importantes de fabrication de munitions. 

"Nous sommes fiers de compter environ 500 entreprises de défense opérant en Ukraine dans différents domaines. Chacune d'entre elles apporte une force supplémentaire mais cela ne suffit pas pour vaincre (le président russe Vladimir) Poutine", a-t-il lancé.

En conférence de presse, à l'issue du sommet, Zelensky a à nouveau insisté sur l'urgence qu'il y a à approvisionner les troupes ukrainiennes, mettant en garde contre de nouveaux retards.

"Chaque pause dans l'approvisionnement, chaque doute sur le fait que le monde est prêt à se défendre lui-même, tout cela inspire une personne. Tout cela inspire Poutine", a-t-il lâché. "Nous n'avons pas le temps et nous n'avons pas d'autre choix".

Des dirigeants de plusieurs États d'Europe du Sud-Est, notamment des Balkans occidentaux, ont assisté à cette réunion organisée en Albanie, notamment le Premier ministre croate Andrej Plenkovic et le président serbe Aleksandar Vucic, ainsi que la présidente kosovare Vjosa Osmani ou encore la Première ministre bosnienne Borjana Kristo.

La Serbie est un des rares États européens qui ne se sont pas alignés sur les sanctions occidentales contre la Russie mais Vucic a rencontré plusieurs fois Zelensky en marge de conférences internationales.

14H59
Moldavie

"La protection" des habitants de Transniestrie est "une priorité" pour Moscou

La Russie assure avoir pour "priorité" la "protection" de la population de la Transniestrie, un territoire séparatiste prorusse de Moldavie qui a appelé Moscou à l'aide face à la "pression accrue" de Chisinau.

"La protection des intérêts des habitants de Transniestrie, nos compatriotes, est l'une des priorités. Toutes les demandes sont toujours examinées avec attention par les organismes russes compétents", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères, cité par les agences de presse russes.

12H46
Diplomatie

Le chef de la diplomatie russe en Turquie les 1er et 2 mars

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov est attendu vendredi et samedi en Turquie pour participer au Forum diplomatique d'Antalya (sud), ont annoncé les ministères russe et turc des Affaires étrangères.

Selon la porte-parole du ministère russe Maria Zakharova qui s'exprimait devant la presse, Sergueï Lavrov rencontrera à cette occasion son homologue turc, Hakan Fidan, ce qu'a confirmé à l'AFP le porte-parole du ministère turc Oncu Keçeli.

La précédente visite de Lavrov en Turquie remonte à avril 2023 : il avait alors rencontré le chef de l'État turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara.
Le ministre russe avait par ailleurs participé au Forum d'Antalya en mars 2022, quelques semaines après le début de l'invasion russe de l'Ukraine et s'était rendu dans la capitale turque en juin de la même année. Ce forum réunit chaque année dans cette station balnéaire chefs d'État et de gouvernement, ministres, diplomates, hommes d'affaires et chercheurs.

La Turquie, un pays riverain de la mer Noire comme la Russie et l'Ukraine, est parvenue depuis le début du conflit à maintenir des liens avec les deux belligérants.

Elle s'est beaucoup impliquée dans les exportations par voie maritime des céréales ukrainiennes, via un corridor sécurisé sous l'égide de l'ONU, tout en étant régulièrement montrée du doigt pour son aide active au contournement des sanctions occidentales à l'encontre de la Russie.

Seize entités turques sont ainsi désignées dans le dernier train de sanctions annoncé la semaine dernière par la Maison Blanche.

12H03
Aide à l'Ukraine

Des présidents de parlements européens appellent leurs homologues américains à débloquer l'aide financière

Les présidents de 23 chambres parlementaires européennes, dont Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher pour la France, ont demandé hier au président républicain de la Chambre des représentants américaine Mike Johnson de débloquer une enveloppe de 60 milliards de dollars d'aide pour l'Ukraine.

Les États-Unis ne parviennent pas à voter ces 60 milliards de dollars d'aide supplémentaire, du fait de l'opposition de la Chambre des représentants, où plane l'ombre de Donald Trump qui réclame au préalable un durcissement de la législation sur l'immigration.

En dépit de l'insistance du président américain Joe Biden, Mike Johnson refuse à ce stade de mettre à l'ordre du jour le texte en question, qui prévoit également une nouvelle enveloppe pour Israël, de l'aide humanitaire pour Gaza, ainsi qu'une réforme du système migratoire américain. "La priorité du pays est notre frontière" avec le Mexique, et "nous devons d'abord nous occuper des besoins de l'Amérique", a-t-il dit à la presse.

Le "speaker" Mike Johnson sortant d'un entretien à la Maison Blanche avec Joe Biden le 27 février 2024. 

Le "speaker" Mike Johnson sortant d'un entretien à la Maison Blanche avec Joe Biden le 27 février 2024. 

© AP Photo/Andrew Harnik

Dans un courrier commun en anglais, des responsables d'assemblées de 19 pays européens (Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Estonie, France, Allemagne, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Pays-Bas, Macédoine du Nord, Pologne, Portugal, Espagne et Ukraine) saluent le fait que les Etats-Unis ont "démontré de manière constante un soutien transpartisan en faveur d'une victoire ukrainienne".

Ils appellent toutefois Mike Johnson à faire en sorte d'apporter "à l'Ukraine les fonds nécessaires pour poursuivre son combat". Les forces armées ukrainiennes sont notamment confrontées à un manque de munitions et d'armements, dans leur lutte contre l'avancée des forces russes.

L'invasion russe "a mis en danger non seulement l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, mais défie également le monde démocratique dans son ensemble, et menace la sécurité de toute la zone européenne et euro-atlantique", arguent ces responsables parlementaires. Ils évoquent un "axe du mal (qui) doit être vaincu" et "des coupables" qui doivent être "traduits en justice".
"Cela servira de dissuasion significative contre de futurs conflits et ramènera un sentiment de contrôle et de sécurité pour nos peuples", poursuivent-ils.

Ils y affirment également que l'invasion russe en Ukraine a "eu un impact significatif" sur la sécurité dans le monde, estimant que "les actions criminelles du régime du Kremlin ont inspiré d'autres régimes dictatoriaux et non-démocratiques", sont "devenues un catalyseur pour l'intensification de conflits anciens", et "nous placent au bord de nouveaux conflits".

11H41
Navalny

Les funérailles de l'opposant Navalny auront lieu vendredi à Moscou

"Le service funéraire pour Alexeï se déroulera en l'église de l'icône Notre-Dame 'Soulage mon chagrin' à Marino le 1er mars à 14H00 (11H00 TU). Les funérailles auront lieu au cimetière Borisovsski" dans le sud-est de la capitale russe, a déclaré son équipe sur Telegram.

La cérémonie religieuse devrait ainsi être organisée dans le respect du rite orthodoxe sous les coupoles noires ornées de croix dorées de cette petite église située à moins de 20 kilomètres des murs rouges du Kremlin.

Selon l'un des proches collaborateurs d'Alexeï Navalny, Ivan Jdanov, la mise en terre interviendra ensuite à 16H00 heure locale (13H00 TU) dans le cimetière proche.

Ioulia Navalnaïa, la veuve de l'opposant, a confirmé la date des funérailles dans un discours au Parlement européen à Strasbourg, disant toutefois redouter des arrestations vendredi.

"Les funérailles auront lieu après-demain et je ne sais pas encore si elles seront paisibles ou si la police arrêtera ceux qui seront venus dire au revoir à mon mari", a-t-elle dit, très émue, face aux députés.

Car ces obsèques pourraient mobiliser en nombre les partisans de l'ancien adversaire numéro un de Vladimir Poutine et ainsi être gênantes pour le président russe, qui se prépare à un nouveau sacre à l'issue d'un scrutin sans opposition prévu pour dans moins de trois semaines (15-17 mars).

Le dispositif policier autour de l'église et du cimetière risque ainsi d'être particulièrement important.

Depuis la remise du corps d'Alexeï Navalny à sa mère samedi dernier, l'équipe de l'opposant cherchait un lieu pour un "adieu public" mais se voyait "rejeter" toute demande, les autorités faisant pression selon elle sur les responsables des lieux proposés.

"Partout, on a refusé de nous donner quoi que ce soit. Dans certains endroits, on nous a dit que c'était interdit", a expliqué Jdanov sur Telegram, fustigeant l'attitude du "Kremlin et (de Sergueï) Sobianine", le maire de Moscou, un proche de Vladimir Poutine.

11H38
Politique française

Le débat parlementaire sur l'Ukraine, "un moment de vérité" pour chaque parti, selon la porte-parole du gouvernement

L'exécutif compte faire du débat parlementaire sur l'Ukraine, qui sera suivi d'un vote, un "moment de vérité" pour chaque formation car "il est essentiel que les Français puissent savoir qui défend qui", indique la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot.

"Ce moment démocratique sera l'occasion pour chaque formation politique représentée au Parlement de présenter ses positions quant au soutien français au peuple ukrainien", déclare-t-ell, en compte-rendu du conseil des ministres.

À trois mois des élections européennes, ce débat, dont elle n'a pas précisé la date, "sera un moment de vérité face à l'importance de cette question qui engage pleinement l'avenir de notre continent. Il est essentiel que les Français puissent savoir clairement qui pense quoi, qui défend qui et de quel côté chacun se trouve".

La majorité compte mettre le soutien à l'Ukraine au coeur de sa campagne des européennes face au Rassemblement national.

Mardi, cette question a fait l'objet d'une passe d'armes tendue à l'Assemblée entre Gabriel Attal et Marine Le Pen.

Le premier ministre s'est demandé "si les troupes de Vladimir Poutine (n'étaient) pas déjà dans notre pays" en visant les membres du RN alors que Marine Le Pen dénonçait un chef de l'État "franchissant une étape supplémentaire vers la belligérance".

La guerre en Ukraine met aussi en lumière les divisions à gauche, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ayant ainsi jugé aujourd'hui que l'Europe n'est "pas menacée" par la Russie contrairement à la tête de liste des socialistes Raphaël Glucksmann qui réclame une aide militaire "massive" pour l'Ukraine.

11h19
adhésion à l'OTAN

L'ambassade de Russie promet des "contre-mesures" à l'entrée de la Suède dans l'Otan

L'ambassade de Russie à Stockholm a assuré que le Kremlin prendrait des "contre-mesures" à l'adhésion de la Suède à l'Otan, dans un message diffusé tard mardi soir sur sa chaîne Telegram. 

"La Russie prendra des contre-mesures de nature politique et militaro-technique afin de minimiser les menaces qui pèsent sur sa sécurité nationale", en réaction au fait que ce royaume scandinave va devenir le 32e membre de l'Alliance atlantique, a écrit la représentation diplomatique russe.

Leur teneur "dépendra des conditions et de l'ampleur de l'intégration de la Suède à l'Otan, y compris du déploiement éventuel dans ce pays de troupes, de moyens et d'armes" de l'Alliance atlantique, poursuit-elle.

TV5 JWPlayer Field
Chargement du lecteur...

"C'est à la Suède qu'il appartient de faire un choix souverain sur sa politique de sécurité. Dans le même temps, l'entrée de la Suède dans une alliance militaire hostile à la Russie aura des conséquences négatives sur la stabilité en Europe du Nord et autour de la mer Baltique qui reste notre espace commun" et qui ne deviendra jamais un "lac de l'Otan", assène la diplomatie russe sur Telegram.

L'adhésion de la Suède, après celle de la Finlande l'an dernier, signifie que tous les pays bordant la mer Baltique, à l'exception de la Russie, sont désormais membres de l'Alliance.

De quoi inciter certains observateurs à rebaptiser cette mer "lac de l'Otan", où les Alliés seront en mesure de considérablement restreindre les mouvements de la flotte russe en cas de conflit.

L'entrée de la Suède permettra certes de mieux protéger les États baltes mais Moscou disposera toujours de l'enclave lourdement armée de Kaliningrad.

Depuis 2014, l'élargissement de l'Otan figure parmi les "principales menaces extérieures" dans la doctrine militaire de la Russie, le document qui détermine la politique de défense de ce pays. C'est notamment pour empêcher l'Ukraine d'entrer dans l'Alliance atlantique que la Russie a lancé ses troupes à l'assaut de son voisin en février 2022.

11H17
missiles de longue portée

Londres dément toute implication directe dans l'utilisation de ses missiles de longue portée

Londres dément toute participation directe au ciblage par l'armée ukrainienne des objectifs visés par les missiles de longue portée Storm Shadow fournis à Kiev dans sa guerre contre la Russie, comme l'a laissé entendre le chancelier allemand Olaf Scholz.

"L'utilisation des (missiles) Storm Shadow par l'Ukraine et leur processus de ciblage relèvent des forces armées ukrainiennes", a déclaré un porte-parole du ministère britannique de la Défense à l'AFP.

Lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz avait rejeté la demande de l'Ukraine de lui livrer des missiles de longue portée Taurus, affirmant que "ce qui est fait en termes de ciblage et d'accompagnement du ciblage de la part des Britanniques et des Français ne peut pas être fait en Allemagne". "Les soldats allemands ne doivent en aucun cas et en aucun endroit être reliés aux objectifs atteints par ces systèmes", avait-il ajouté.

Londres et Paris ont livré l'an dernier à Kiev des missiles Storm Shadow/Scalp, de conception franco-britannique, mais Berlin a toujours refusé de fournir des missiles allemands Taurus.

Un missile Storm Shadow exposé lors du salon de l'aéronautique du Bourget, près de Paris, le 19 juin 2023.

Un missile Storm Shadow exposé lors du salon de l'aéronautique du Bourget, près de Paris, le 19 juin 2023.

© AP Photo/Lewis Joly

Avec une portée de 500 kilomètres, ces missiles pourraient permettre à l'Ukraine de viser des objectifs très à l'intérieur du territoire russe, faisant craindre à Berlin une escalade du conflit. "L'utilisation par l'Ukraine de systèmes d'armes à longue portée joue un rôle fondamental dans la défense de son territoire et a changé la situation stratégique en mettant avec succès la pression sur les forces russes et sur leurs voies logistiques et d'approvisionnement", a de son côté défendu le ministère britannique de la Défense.

10H44
effets des sanctions

Von der Leyen propose d'utiliser les bénéfices des avoirs russes gelés pour armer l'Ukraine

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen proposée d'utiliser les bénéfices tirés des avoirs russes gelés pour financer des équipements militaires pour l'Ukraine.

"Il est temps de commencer à discuter de l'utilisation des bénéfices exceptionnels des avoirs russes gelés pour acheter conjointement des équipements militaires pour l'Ukraine", a dit von der Leyen lors d'un discours devant le Parlement européen à Strasbourg.

Ursula von der Leyen devant l'assemblée européenne ce 28 février 2024.

Ursula von der Leyen devant l'assemblée européenne ce 28 février 2024.

© AP Photo/Jean-Francois Badias

La façon d'utiliser les avoirs de l'État russe qui ont été bloqués après le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a deux ans fait l'objet d'intenses discussions, et soulève d'épineuses questions juridiques.

L'option de confisquer ces fonds suscite de vives réticences au sein des 27, mais l'UE travaille sur les moyens d'utiliser les revenus générés par ces derniers.
"Avec ou sans le soutien de nos partenaires, nous ne pouvons pas laisser la Russie gagner", a martelé la présidente de la Commission européenne.

Évoquant plus largement la situation de l'UE, elle a insisté sur le nécessaire renforcement de la souveraineté européenne qui consiste "à assumer nous-mêmes la responsabilité de ce qui est vital, voire existentiel, pour nous".
"La menace d'une guerre n'est peut-être pas imminente, mais elle n'est pas impossible", a-t-elle souligné. "Les risques ne doivent pas être exagérés mais nous devrions y être préparés".

09H49
société

En Ukraine, un film sur l'homosexualité suscite éloges et protestations

"Je suis gay, pas martien" : en Ukraine, où persiste l'homophobie, une comédie vient souligner les efforts déployés pour faire changer des préjugés profondément ancrés dans un pays aux mœurs conservatrices et influencées par l'Église, qui ambitionne de rejoindre l'UE.

Dans ce film, baptisé "Leçons de tolérance", une famille accepte de participer à un programme gouvernemental d'intégration européenne. En échange d'un rabais sur ses factures d'électricité, les membres de la famille devront accueillir pendant trois semaines un homosexuel qui tentera de faire évoluer leurs idées.


S'il peut paraître absurde, le scénario reflète le travail des militants pro-LGBT en Ukraine, un pays aux mœurs conservatrices et influencées par l'Église.
L'invasion russe en février 2022, a incité l'Ukraine à se distancer de son voisin, où la "propagande" homosexuelle est criminalisée et où le "mouvement LGBT" a été déclaré "extrémiste".

L'agence ukrainienne du cinéma a contribué au financement de ce film à petit budget, tourné pendant la guerre, en accordant une subvention de 81.000 dollars.

Signe des divisions que suscite l'homosexualité au sein de la société ukrainienne, des projections du film ont été bloquées dans la capitale, Kiev, et à Kharkiv, la deuxième ville du pays, par des militants de groupes ultranationalistes, qui ont scandé: "De l'argent pour l'armée, pas pour la propagande LGBT!"

Un inconnu a tagué une croix orthodoxe et des symboles néo-nazis sur le cinéma Octobre de Kiev lorsqu'il a mis des affiches de "Leçons de tolérance".
"Notre film est très pertinent et ce qui a été peint sur les murs du cinéma Octobre en est la preuve", a affirmé le réalisateur Arkady Nepytaliouk devant le public de cette salle.

Tourné en neuf jours dans un appartement miteux de l'époque soviétique, le film contient de nombreuses blagues à connotation sexuelle. Il montre aussi l'homophobie comme un symptôme de la colère des laissés-pour-compte des évolutions sociales et économiques.

Le film a été projeté au Festival de cinéma de Tallinn, en Estonie, "Black Nights Film Festival" en novembre et est sorti sur les écrans ukrainiens le 14 février, jour de la Saint-Valentin.

07h22
Position diplomatique chinoise

Un émissaire chinois sera en Russie, dans l'Union européenne et en Ukraine cette semaine

L'émissaire de la Chine pour l'Ukraine Li Hui effectuera à compter de samedi 2 mars une visite en Europe, qui le conduira notamment en Russie, au siège de l'Union européenne à Bruxelles et en Ukraine, a indiqué la diplomatie chinoise.

Li Hui, qui s'est rendu en Europe en mai dernier pour des discussions, est par ailleurs attendu en Pologne, en France et en Allemagne pour évoquer le conflit en Ukraine, a précisé Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. 

L'envoyé spécial en Ukraine Li Hui en conférence de presse à Beijing, le 2 juin 2023.

L'envoyé spécial en Ukraine Li Hui en conférence de presse à Beijing, le 2 juin 2023.

AP Photo/Ng Han Guan

Qui anime ce direct ?

avec agences
Les faits

Un "désastre" : l'influent magazine allemand Der Spiegel dénonce le comportement "égocentrique" d'Emmanuel Macron et Olaf Scholz qui se présentent volontiers "comme des moteurs de l'Europe" alors qu'ils sont en train de lui nuire par pure "vanité".

Le président Zelensky insiste au sommet des dirigeants des États d'Europe du Sud-Est à Tirana en Albanie sur la livraison d'urgence d'armes et de munitions à son pays.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk n'exclut pas de fermer "temporairement" la frontière aux échanges avec l'Ukraine.

En Moldavie, les séparatistes prorusses de Transdniestrie demandent la "protection" de la Russie.

Washington soutient la "souveraineté" de la Moldavie après l'appel des séparatistes prorusses de Transnistrie à Moscou.

La veuve d'Alexandre Navalny ovationnée au Parlement européen à Strasbourg redoute des arrestations lors des funérailles de son mari.

Londres dément toute participation directe au ciblage par l'armée ukrainienne des objectifs visés par les missiles de longue portée Storm Shadow fournis à Kiev dans sa guerre contre la Russie.

Ursula Von der Leyen propose d'utiliser les bénéfices des avoirs russes gelés pour armer l'Ukraine.