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Ukraine : Zaporijjia: Kiev avertit d'une "provocation" russe, Moscou d'une "attaque" ukrainienne

L'armée ukrainienne a affirmé avoir ciblé une "formation" russe à Makiïvka, ville occupée de l'est de l'Ukraine, où les médias russes ont fait état d'un mort et 41 civils blessés. La situation est qualifiée de "tendue" par le Kremlin, dans le sud de l'Ukraine contrôlé par les Russes, près de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Le Kremlin averti d'un possible "acte subversif" ukrainien aux "conséquences catastrophiques". Les deux camps s'accusent d'une provocation imminente.

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Image satellite de la centrale nucléaire de Zaporijjia

Image satellite de la centrale nucléaire de Zaporijjia provenant de Planet Labs PBC.

© Planet Lab PBC via AP
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18h26
OTAN

Le sommet de l'Otan va "beaucoup" apporter à l'Ukraine selon la Lituanie

"J'ai le sentiment que nous trouverons la formulation qui permettra aux Ukrainiens de ne pas être déçus et qui apportera davantage que ce que nous avons l'habitude de dire", a assuré Gitanas Nauseda, le président lituanien.

Le président lituanien Gitanas Nauseda lors d'un point presse à Vilnius ce 5 juillet  2023.

Le président lituanien Gitanas Nauseda lors d'un point presse à Vilnius ce 5 juillet  2023.

© AP Photo/Mindaugas Kulbis

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky "n'aura peut-être pas tout ce qu'il attend par rapport à ses plans les plus ambitieux, mais il recevra certainement beaucoup", a assuré le président Nauseda.

"Nous avons besoin d'un signal très clair et intelligible lors du sommet de Vilnius, selon lequel l'Ukraine peut devenir un membre à part entière de l'Otan après la guerre", avait déclaré le président ukrainien il y a quelques jours.

Kiev a également laissé entendre que son président pourrait ne pas se rendre à Vilnius si ses attentes semblaient devoir être déçues.

L'Ukraine a demandé son intégration accélérée à l'Otan l'an dernier, sept mois après le lancement de l'invasion russe sur son territoire. Plusieurs pays de l'Alliance y sont favorables, mais pas tant que dure la guerre entre l'Ukraine et la Russie.

En attendant, le président lituanien et plusieurs autres pays sont favorables à un signal fort en faveur de l'Ukraine dans la déclaration finale du sommet.
"Il y a évidemment pas seulement un, deux ou même quatre Etats membres (de l'Otan) qui voudraient voir un texte plus ambitieux, et le dialogue se poursuit en ce moment entre ces pays et d'autres plus réservés", a-t-il expliqué. "J'espère que ça se terminera de façon acceptable pour tous", a-t-il encore dit.

Selon lui, le sommet de Vilnius prendra la décision d'établir un nouveau conseil Otan-Ukraine, dont la première réunion devrait avoir lieu à Vilnius en présence de Volodomyr Zelensky, même si l'Ukraine n'a pas vocation à entrer immédiatement dans l'Alliance.

Le président lituanien Nauseda souhaite que Volodomyr Zelensky soit présent à Vilnius. Et bien que l'Ukraine soit le sujet numéro un, la Lituanie espère aussi que les discussions déboucheront sur davantage de soutien pour le flanc oriental de l'Alliance.

Les membres de l'Otan ont commencé à discuter il y a plusieurs mois de nouveaux plans régionaux de défense, prévoyant l'allocation de forces et de capacités militaires avec des niveaux de préparation élevés.

La Lituanie souhaitait obtenir un accord sur ces plans avant la tenue du sommet, ce qui reste une possibilité, selon Gitanas Nauseda, bien qu'il dise se méfier de "décisions de dernière minute". "Certaines personnalités préfèrent maintenir le suspense jusqu'à la dernière minute. Peut-être la décision semble ainsi plus excitante quand elle est annoncée juste avant que le rideau ne tombe", a-t-il déclaré. "Cependant, je pense que pour obtenir un résultat plus construit et consistant, il est préférable d'éviter ces décisions à la dernière minute".

Son ministre de la Défense Arvydas Anusauskas a indiqué de son côté aux journalistes que les alliés étaient d'accord sur les plans de défense, mais que certains pays laissaient planer le mystère pour obtenir des concessions sur d'autres sujets en négociation.

Lors du sommet de Vilnius, les pays membres de l'Alliance doivent également entériner un accord récent sur un nouveau modèle de rotation pour la défense aérienne et anti-missiles dans la région

Gitanas Nauseda a prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à des engagements très spécifiques en la matière de la part des pays membres.

18h02
Attentat-suicice

Explosion dans un tribunal de Kiev

Deux policiers ont été blessés après qu'un homme s'est fait apparemment exploser dans un tribunal de district de Kiev, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

Deux explosions semblent avoir retenti dans le tribunal du district de Shevchenkivskyi. Les autorités n'ont pas dit que les détonations étaient liées à la guerre avec la Russie.

"Un attaquant est mort sur place. Selon des informations préliminaires, il s'est fait exploser", a indiqué le ministre de l'Intérieur Igor Klymenko sur les réseaux sociaux, précisant que deux policiers avaient été blessés. Le bâtiment, devant lequel se trouvent plusieurs ambulances, a été entouré d'un cordon de police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Deux ambulances ont déjà quitté le bâtiment et une vingtaine de policiers armés portant des casques sont entrés dans les locaux, selon la même source.

Plus tôt dans la journée, les autorités avaient indiqué que les forces de sécurité intervenaient dans un tribunal de district après une explosion. Un correspondant de l'AFP a ensuite entendu une seconde explosion.

Kiev est placée sous sécurité renforcée depuis l'invasion par la Russie de l'Ukraine, fin février 2022. Un couvre-feu nocturne est en place.
"Selon des informations préliminaires, un engin (explosif) inconnu a été déclenché par un homme qui était amené à l'audience", a précisé le ministre de l'Intérieur.

Selon l'administration militaire de la ville, une explosion a eu lieu à 17H20 (15H20 TU) alors qu'un prévenu était escorté par la police vers une salle d'audience.
Le bureau du procureur général a expliqué de son côté que l'homme, qui avait été amené pour être entendu par le tribunal, a fait exploser une bombe en essayant d'"échapper à sa garde-à-vue" alors qu'il se trouvait aux toilettes.

Le ministre de l'Intérieur a exhorté les habitants à ne pas approcher des lieux pour permettre aux secouristes de mieux effectuer leur travail.
 

15h50
Attentat ?

Une explosion signalée dans un tribunal de Kiev

Le ministre ukrainien de l'Intérieur Igor Klymenko fait état, citant des informations de la police, d'une explosion dans un tribunal de Kiev et de l'envoi sur place de secours.

"Il y a une situation d'urgence au tribunal Chevtchenkivskyi de Kiev. La police a reçu des informations sur une explosion. Des équipes d'enquêteurs, des forces spéciales, des experts en explosifs et les autres services nécessaires sont sur les lieux", a déclaré le ministre dans un message sur les réseaux sociaux, sans évoquer de victimes.

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"Selon de premières informations, un homme a fait exploser un engin qu'il avait apporté à l'audience", a ajouté le ministre.

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Il a recommandé aux habitants de la capitale de ne pas s'approcher du site et de laisser les secours intervenir.

"Nous sommes en train d'établir le détail" des événements, a-t-il précisé.
 

14h46
Risque nucléaire

L'Ukraine appelle à des "mesures immédiates" face aux risques à la centrale de Zaporijjia

L'Ukraine demande la communauté internationale de prendre des "mesures immédiates" face aux risques à la centrale nucléaire de Zaporijjia, contrôlée par la Russie, les deux camps s'accusant mutuellement d'une provocation imminente.

"La Russie a déployé du personnel militaire et installé des fortifications sur au moins trois réacteurs, plaçant des explosifs à la centrale (...) Il est grand temps que le monde prenne des mesures immédiates", a affirmé le ministère ukrainien des Affaires étrangères sur Twitter.

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14h15
Risque nucléaire

L'AIEA réclame un meilleur accès "pour confirmer l'absence d'explosifs"

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) demande à avoir accès à l'ensemble des bâtiments de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia (sud), occupée par les troupes russes, pour "confirmer l'absence de mines ou d'explosifs sur le site".

"Alors que la tension et les activités militaires s'accentuent dans la région, nos experts doivent pouvoir vérifier les faits sur le terrain", de manière "indépendante et objective", a déclaré le directeur général Rafael Grossi dans un communiqué.
Il est "crucial de clarifier la situation actuelle" au moment où les deux camps s'accusent mutuellement de planifier "provocation" ou "attaque", a-t-il insisté.

La centrale nucléaire de Zaporijjia, vue depuis le réservoir du barrage de Kakhovka à Energodar, dans la partie de l'Ukraine occupée par la Russie, le 27 juin 2023.

La centrale nucléaire de Zaporijjia, vue depuis le réservoir du barrage de Kakhovka à Energodar, dans la partie de l'Ukraine occupée par la Russie, le 27 juin 2023.

© AP Photo/Libkos, File

Au cours des dernières semaines, le personnel de l'AIEA présent sur place a inspecté différents endroits "sans observer jusqu'à présent de traces de mines ou d'explosifs".

Mais l'instance onusienne n'a pas pu accéder aux toits des locaux abritant les réacteurs 3 et 4 ou encore à certaines zones du système de refroidissement de la centrale.

La présence militaire "semble inchangée", ajoute l'AIEA qui n'a par ailleurs pas constaté récemment de bombardements à proximité.

Kiev a accusé hier Moscou de préparer une "provocation" sur le site, alors que la Russie assure que le pays ennemi projette une "attaque" de l'installation.
L'armée ukrainienne avance que des "objets similaires à des engins explosifs ont été placés" sur les toits en question. "Leur détonation ne devrait pas endommager les générateurs, mais donner l'impression de bombardements depuis le côté ukrainien", poursuit l'armée, avertissant que Moscou "fera de la désinformation à ce sujet".

Moscou assure de son côté que Kiev a prévu de faire usage "d'armes de précision à longue portée" et de drones.

Tombée aux mains de l'armée russe le 4 mars 2022, la plus grande centrale d'Europe a été visée par des tirs et a été coupée du réseau électrique à plusieurs reprises, une situation précaire qui fait craindre un accident nucléaire majeur.

13h52
Récit

Dans le sud de l'Ukraine inondé, la désolation

Le jardin de Nadia est un bric-à-brac. Partout étalés sèchent des vêtements, des canapés, des meubles de cuisine, un mois après l'inondation de sa maison provoquée par la destruction du barrage de Kakhovka, dans le sud de l'Ukraine.
"J'ai déjà enlevé et nettoyé beaucoup de choses. Chaque jour je fais sécher des affaires", dit sous un chaud soleil Nadia Iefremova, 86 ans, le regard las.

Dans sa robe verte imprimée de gros cœurs colorés, un fichu couvrant ses cheveux, la veille dame déambule d'un pas hésitant dans son jardin sens dessus dessous.

Sa maison est située à Afanassiïvka, un petit village autour duquel serpente la rivière Ingoulets, affluent du fleuve Dniepr 35 km en aval, près de la ville de Kherson.

La destruction par des explosions du barrage de Kakhovka aux premières heures du 6 juin, en amont sur le Dniepr, a provoqué d'importantes inondations dans la partie méridionale du territoire ukrainien, qui ont fait des dizaines de morts.

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Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité de cette catastrophe mais le barrage se trouve en zone contrôlée par les Russes, et l'armée ukrainienne estime que ceux-ci cherchaient à freiner une contre-offensive en inondant la région.

La masse d'eau qui a gonflé le Dniepr a remonté l'Ingoulets, inondant les berges de nombreux villages comme Afanassiïvka, transformé en île avec ses deux ponts submergés. "Il y avait de l'eau jusque-là", montre Nadia avec sa main levée sur un mur de sa maison. La vieille dame n'est pas contente. "Les autorités n'aident pas, elles disent : faites tout vous-même", dit-elle, ajoutant avoir été aidée par des voisins pour retirer des gravats ou enlever des meubles.

Champ inutilisable deux ans 

La rivière a retrouvé son niveau normal il y a seulement deux semaines. Sur de larges étendues, les berges d'où l'eau s'est retirée ont désormais la couleur marron foncé des herbes mortes ou de cultures détruites mélangées à la boue.

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Serguiï Iablonsky, 40 ans, un cultivateur de la région, a perdu 63 hectares d'orge.
"Quand le barrage de Kakhovka a explosé, nous sommes venus ici avec une moissonneuse-batteuse pour faucher au moins de quoi nourrir les animaux, les cochons", explique l'agriculteur, torse nu devant son champ ravagé, près du village de Novossofiivka. Mais "l'eau a commencé à monter très vite et nous avons noyé la moissonneuse", se souvient-il. Selon lui, pour réutiliser ce champ, "il faut attendre deux ans".

Il cultive au total 1.200 hectares de terres, principalement de tournesol et de blé, dans cette région clé l'économie ukrainienne, déjà ravagée par la guerre avec la Russie. Dans l'un ses champs c'est la récolte du blé. Des moissonneuses-batteuses avalent les épis blonds dans un nuage de poussière.

Quand les Russes ont occupé la région de mars à novembre, "l'activité a cessé d'être rentable. La moitié de la récolte n'a pas été fauchée, 100 hectares ont brûlé (...) Ils (les Russes) ont fait ce qu'ils voulaient", explique l'agriculteur.

À Novossofiivka, Lioubov Ossadtcha, 70 ans, et son mari Petro, 74 ans, ne peuvent toujours pas rentrer dans leur maison qui a été inondée et sont obligés de louer un appartement pour se loger.

"Tout est parti"

"Les canapés sont détruits, les vêtements sont moisis, plus rien n'est utilisable", montre fébrilement Petro en déambulant dans leur maison encore humide.
Le couple de retraités a aussi perdu pommes de terres, oignons, concombres, tomates, fraises et framboises qu'il cultivait dans le grand jardin près de la berge de l'Ingoulets. "Nous avions tout. Maintenant, regardez, c'est pourri", dit l'homme en déterrant une petite pomme de terre toute rabougrie.
"Tout est parti, tout est parti... Et le jardin, tout...", répète la femme, la voix pleine de larmes.

Selon Ivan Koukhta, le chef de l'administration militaire de Snigourivka - 12.000 habitants avant la guerre - la principale localité en amont de l'Ingoulets, les inondations ont endommagé 375 maisons et détruit 2.500 hectares de terres dans 13 localités le long de la rivière.

La principale difficulté reste l'accès à l'eau potable. "De nombreux puits ont été inondés, des nitrates provenant des champs ont pénétré dans l'eau et l'ont donc empoisonnée", explique le responsable.

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Des ONG distribuent actuellement de l'eau en citerne dans des villages.
"Les conséquences (des inondations) sont importantes et nous aurons à les gérer encore longtemps", prévient-il.

11h46

La Russie affirme avoir frappé les forces ukrainiennes près de Bakhmout

Le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces russes avaient frappé trois groupes de l'armée ukrainienne près de Bakhmout, au milieu d'informations contradictoires sur les combats dans la région.

Les informations concernant la situation sur le champ de bataille n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Le ministère n'a fait aucun commentaire dans son briefing quotidien sur les informations selon lesquelles les forces russes se seraient retirées du village de Klishchiivka au sud-ouest de Bakhmout, ce qu'un responsable installé par la Russie dans l'est de l'Ukraine a démenti.

L'Ukraine a déclaré que ses forces avaient eu un "succès partiel" dans la région de Klishchiivka.

11h52

Inquiétude à l'ONU sur le renouvellement de l'accord céréalier

L'ONU a fait part mercredi de son inquiétude après que la Russie a dit cette semaine ne voir "aucune raison" de prolonger l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes expirant à la fin du 17 juillet.

"Il ne fait aucun doute que nous sommes inquiets", a déclaré lors d'un point de presse à Genève une haute responsable de l'ONU très impliquée dans les négociations, Rebeca Grynspan.

"La délégation russe est déjà venue à Genève et nous envisageons de nous rendre à Moscou dans les jours qui restent" avant l'expiration de l'accord, a-t-elle dit.

La Russie menace régulièrement de se retirer de cet accord sur les céréales ukrainiennes conclu en juillet 2022 avec le parrainage des Nations unies et de la Turquie.

Moscou se plaint depuis plusieurs mois d'entraves à un autre accord - bilatéral - signé en juillet dernier avec l'ONU sur ses exportations d'engrais, la Russie estimant que son secteur agricole soit impacté par les sanctions adoptés par les Occidentaux.

"Les Nations unies restent déterminées à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que ces accords soient maintenus", a déclaré Mme Grynspan, qui dirige la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

"Nous espérons que nous pourrons garantir leur prolongation dans l'intérêt des pays et des populations les plus vulnérables du monde", a-t-elle dit.

La Russie accuse aussi l'Ukraine d'avoir fait exploser début juin un important pipeline reliant la ville russe de Togliatti au port ukrainien d'Odessa qui servait pour l'exportation d'ammoniac et d'engrais.

La Russie accuse enfin les Occidentaux d'accaparer les exportations de céréales ukrainiennes destinées à l'Afrique et à l'Asie.

L'Ukraine accuse de son côté la Russie d'avoir arrêté l'enregistrement des navires ukrainiens depuis le 26 juin, provoquant le blocage de la mise en oeuvre de l'accord.

L'accord céréalier, qui a permis de soulager la crise alimentaire mondiale provoquée par le conflit en Ukraine a été prolongé plusieurs fois, la dernière en mai, à l'issue d'intenses négociations. Il a permis de faire sortir d'Ukraine près de 32,8 millions de tonnes de grains par bateaux.

10h12

Le Kremlin avertit d'un possible "acte subversif" ukrainien "catastrophique" à la centrale de Zaporijjia

Le Kremlin a averti mercredi d'un possible "acte subversif" ukrainien aux "conséquences catastrophiques" à la centrale nucléaire de Zaporijjia, contrôlée par la Russie dans le sud de l'Ukraine, les deux camps s'accusant d'une provocation imminente.

"La situation est très tendue car le risque d'un acte subversif par le régime de Kiev est très élevé. Un acte subversif qui peut avoir des conséquences catastrophiques", a déclaré aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

08h05

Un mort et 41 blessés dans un bombardement ukrainien sur la ville occupée de Makiïvka, selon les autorités prorusses

Au moins une personne a été tuée et 41 ont été blessées dans un bombardement ukrainien dans la nuit de mardi à mercredi sur Makiïvka, ville sous occupation russe dans l'est de l'Ukraine, ont annoncé les autorités prorusses locales.

"A l'heure actuelle, 41 personnes ont été blessées par les bombardements, dont deux enfants (...) Une personne a été tuée", a déclaré le maire de la ville Vladislav Klioutcharov, à l'antenne de la chaîne russe Rossiya 24.

Selon lui, les tirs ukrainiens ont commencé en début de soirée mardi avant une deuxième salve quelques heures plus tard avec des frappes "très violentes, qui ont causé beaucoup de dégâts".

Une quarantaine d'immeubles d'habitations, des écoles et des établissements médicaux ont été endommagés, a-t-il précisé.

L'armée ukrainienne a elle assuré avoir ciblé une "formation" militaire russe à Makiïvka, ville qui est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

"En conséquence de la puissance de feu des unités des forces de défense (ukrainiennes), une autre formation de terroristes russes dans la zone temporairement occupée de Makiïvka a cessé d'exister", a dit l'armée ukrainienne sur Telegram, sans autres détails sur cette opération.

Dans une vidéo jointe à ce message, une explosion est visible au loin, ainsi que la silhouette d'au moins un bâtiment.

Makiïvka et d'autres villes occupées depuis 2014 dans l'est de l'Ukraine ont été visés à de multiples reprises par des bombardements ukrainiens meurtriers, notamment Donetsk et Lougansk, les deux bastions des séparatistes.

Le soir du Nouvel An, quelques minutes après le passage en 2023, une frappe ukrainienne avait tué 89 soldats russes rassemblés à Makiïvka.

05h29

Les régions russes de Koursk et de Belgorod sont sous le feu des gouverneurs ukrainiens

Les régions russes de Koursk et de Belgorod ont essuyé des tirs des forces ukrainiennes de l'autre côté de la frontière dans les premières heures de mercredi, ont déclaré les gouverneurs des régions, ajoutant qu'aucune victime n'avait été signalée.

"La ville de Valuyki est sous le feu des forces armées ukrainiennes", a écrit le gouverneur de Belgorod, Viatcheslav Gladkov sur l'application de messagerie Telegram à 07h36 heure locale (04h36 GMT).

Il n'a pas précisé s'il s'agissait de tirs de roquettes, de tirs d'artillerie ou d'une autre forme d'attaque.

"Le système de défense aérienne a fonctionné, mais il y a des destructions au sol", a déclaré Viatcheslav Gladkov.

Par ailleurs, Roman Starovoyt, le gouverneur de la région de Koursk, au nord de Belgorod et également limitrophe de l'Ukraine, a déclaré qu'une école et une maison privée avaient été endommagées lors de l'incendie du village de Tyotkino, là encore sans préciser la forme de l'attaque.

Ces informations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.

02h46

Kiev dit avoir ciblé une "formation" russe à Makiïvka

L'armée ukrainienne a affirmé avoir ciblé une "formation" russe à Makiïvka, ville occupée de l'est de l'Ukraine, où les médias russes ont fait état d'un mort et 36 civils blessés dans une attaque conduite par Kiev.

"En conséquence de la puissance de feu des unités des forces de défense (ukrainiennes), une autre formation de terroristes russes dans la zone temporairement occupée de Makiïvka a cessé d'exister", a fait savoir le Bureau des communications stratégiques des forces armées ukrainiennes sur Telegram.

Dans une vidéo jointe à ce message, une explosion est visible au loin, ainsi que la silhouette d'au moins un bâtiment. Kiev n'a pas fourni de précisions sur cette action.

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Les forces ukrainiennes ont conduit "des attaques violentes" sur des zones résidentielles et un complexe hospitalier à Makiïvka, a indiqué sur Telegram Denis Pouchiline, le chef de l'occupation russe de la région ukrainienne de Donetsk.

Un "homme né en 1961 est mort et 36 civils ont été blessés à des degrés divers de gravité", selon l'agence russe Interfax, s'appuyant sur un communiqué de responsables installés par Moscou à Donetsk.

"Neuf établissements de santé (...) ont été endommagés" à Makiïvka, a indiqué l'agence russe d'Etat TASS.

Le soir du Nouvel An, 89 soldats russes avaient été tués selon Moscou dans une frappe ukrainienne à Makiïvka.

21h00

Macron en soutien à Zelensky avant le sommet de l'Otan

Le président français Emmanuel Macron a apporté son soutien mardi, lors d'un entretien téléphonique, à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky qui réclame des engagements clairs de l'Otan au prochain sommet de l'Alliance les 11 et 12 juillet.

"Le Président de la République a rappelé son souhait que le sommet permette d'avancer sur les liens entre l'Ukraine et l'OTAN, et soit aussi l'occasion pour les alliés d'assurer à l'Ukraine un soutien durable en matière de sécurité", a souligné l'Elysée.

Volodymyr Zelensky réclame des éléments "concrets" de la part de l'Alliance concernant une perspective d'adhésion une fois que la guerre déclenchée par l'invasion russe dans son pays sera terminée.

Les Alliés cherchent encore une ligne commune sur les garanties de sécurité qu'ils sont prêts à accorder à Kiev ainsi que sur l'invitation à l'Ukraine à rejoindre à terme l'Otan.

Au sommet de Vilnius, l'Otan souhaite tenir la première réunion du nouveau conseil Otan-Ukraine avec Volodymyr Zelensky, même si l'Ukraine n'a pas vocation à entrer immédiatement dans l'Alliance.

Emmanuel Macron a aussi évoqué "la situation à la centrale nucléaire de Zaporijjia", occupée par les "forces russes", alors que son homologue s'inquiète de "provocations dangereuses" de la part de Moscou.

Les deux présidents ont par ailleurs fait un point sur la situation militaire en Ukraine, ainsi que sur l'aide militaire de la France, a précisé l'Elysée.

20h25

Zelensky à Macron: la Russie prévoit des "provocations dangereuses" à la centrale de Zaporijjia

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué avoir mis en garde son homologue français Emmanuel Macron contre les "provocations dangereuses" auxquelles la Russie se prépare, selon lui, dans la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par les forces russes.

"J'ai averti Emmanuel Macron que les troupes d'occupation préparaient des provocations dangereuses à la centrale de Zaporijjia", a-t-il dit dans un communiqué, après une conversation téléphonique avec le président français. "Nous sommes convenus de contrôler au maximum la situation, avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)", a-t-il ajouté.

19h01

Kiev avertit d'une "provocation" russe à Zaporijjia, Moscou d'une "attaque" ukrainienne

L'Ukraine a accusé Moscou de préparer une "provocation" dans la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), occupée par les troupes russes, alors que la Russie assure de son côté que Kiev prépare une "attaque" de l'installation.

L'armée ukrainienne a mis en garde contre "la préparation possible d'une provocation sur le territoire de la centrale de Zaporijjia dans un avenir proche"

Elle avance que des "objets similaires à des engins explosifs ont été placés sur le toit extérieur des réacteurs 3 et 4"

"Leur dénotation ne devrait pas endommager les générateurs, mais donner l'impression de bombardements depuis le côté ukrainien", poursuit l'armée, avertissant que Moscou "fera de la désinformation à ce sujet".

A Moscou, un conseiller du géant russe du nucléaire Rosatom, Renat Karchaa, a lui accusé Kiev de préparer une "attaque" de la centrale.

"Aujourd'hui, nous avons reçu une information que je suis autorisé à révéler. Le 5 juillet, durant la nuit, en pleine obscurité, l'armée ukrainienne va essayer d'attaquer la centrale nucléaire de Zaporijjia", a déclaré Renat  Karchaa à la télévision russe.

Il assure que Kiev a prévu de faire usage "d'armes de précision à longue portée" et de drones.

Le 22 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait accusé la Russie de préparer un "attentat terroriste" impliquant une fuite "de radiations" à la centrale de Zaporijjia, une accusation immédiatement rejetée comme "mensonge" par le Kremlin.

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avec agences
Les faits

Situation tendue au Sud de l'Ukraine occupée par les Russes.  Kiev et Moscou s'accusent de planifier respectivement une "provocation" et une "attaque" de la centrale nucléaire de Zaporijjia.

Kiev affirmait mardi soir avoir ciblé une "formation" russe à Makïïvka, ville occupée dans l'Est. Ce matin, le bilan était de 1 mort et 41 civils blessés.

Ce matin à Genève, la Secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) Rebeca Grynspan s'inquiète sur l'avenir de l'accord céréalier expirant le 17 juillet. La Russie a déclaré n'avoir "aucune raison" de le prolonger.