Wall Street termine sans direction, sixième record de suite pour le Nasdaq

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Des opérateurs du New York Stock Exchange

Des opérateurs du New York Stock Exchange

GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
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Les grands indices de la Bourse de New York ont terminé dans des sens opposés, mardi, le marché montrant des signes d'essoufflement mais refusant de lâcher du lest.

Les indices Nasdaq et S&P 500 ont gagné respectivement 0,14% et 0,07%, pour finir tous deux à de nouveaux records en clôture - le sixième d'affilée pour le Nasdaq -, tandis que le Dow Jones a perdu 0,13%.

"Le marché a été tellement étiré" par cette série de records, constate Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, "il est à bout de souffle."

Mais alors que tout indique qu'elle est mûre pour une consolidation, voire une correction, la place new-yorkaise continue à progresser inexorablement.

Comme très souvent ces derniers mois, le Nasdaq s'est appuyé sur quelques valeurs technologiques, au premier rang desquelles le géant des microprocesseurs Nvidia (+2,48%), suivi par Intel (+1,77%) et Micron (+0,34%).

Le S&P 500, outre la tech, a été tiré par plusieurs financières, notamment les banques Citigroup (+2,80%), JPMorgan Chase (+1,20%) et Wells Fargo (+1,47%), qui publient tous trois leurs résultats trimestriels vendredi.

Côté macroéconomie, les opérateurs attendent l'indice de prix à la consommation CPI, jeudi, qui renseignera sur la trajectoire de l'inflation.

"Le marché a déjà intégré tellement de bonnes nouvelles que tout élément négatif" sur les plans macro ou microéconomique "pourrait le faire refluer plus que de raison, parce qu'il est allé tellement haut, tellement vite", avertit Tom Cahill.

Mardi, lors d'une audition devant une commission du Sénat américain, le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a indiqué que l'institution était désormais plus vigilante à la dégradation du marché de l'emploi.

"Nous sommes conscients du fait que les risques sont désormais des deux côtés", à savoir un regain de l'inflation mais aussi un affaissement de l'emploi, a concédé le banquier central.

Pour autant, "personne ne s'attend à ce que la Réserve fédérale modifie son taux lors de leur prochaine réunion", les 30 et 31 juillet, a prévenu Tom Cahill. "Je prévois plutôt qu'ils signalent qu'une baisse est proche."

Les opérateurs accordent une probabilité de 73% à un premier coup de rabot lors de la réunion des 17 et 18 septembre.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans s'est légèrement tendu, à 4,29% contre 4,27% la veille en clôture.

A la cote, le laboratoire Eli Lilly a atteint un nouveau sommet historique (+1,58%), porté notamment par une étude, publiée lundi, selon laquelle son traitement contre l'obésité Mounjaro permettait une perte de poids plus importante que le médicament star de ce marché, l'Ozempic du danois Novo Nordisk.

Paramount Global s'est redressé (+3,13%), mais le titre cotait toujours assez loin (11,53 dollars) des 15 dollars que comptent proposer les investisseurs du studio Skydance Media dans le cadre de son offre sur le groupe de médias.

Tesla a connu sa dixième séance de hausse consécutive (+3,71%), les investisseurs pariant sur les effets bénéfiques pour le titre de la présentation, le 8 août, du "robotaxi" de la marque automobile.

Boeing (-1,40%) a livré en juin plus d'avions (44) qu'il ne l'avait fait lors de chacun des cinq premiers mois de l'année, mais les investisseurs ont surtout retenu que le nombre d'appareils acheminés à ses clients était en baisse de plus de 30% sur un an au deuxième trimestre.

Oracle a chuté (-3,00%) après que le site The Information a rapporté que la start-up d'Elon Musk dédiée à l'intelligence artificielle, xAI, avait mis fin aux discussions avec le spécialiste de l'informatique à distance (cloud computing) portant sur un contrat de 10 milliards de dollars.

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