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Après les tueries, Trump affirme que la haine n'a pas sa place aux États-Unis

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Luna Gay-Padoan TV5Monde

Vive émotion aux Etats-Unis après deux tueries en un seul jour, ce dimanche 4 août. Une fois encore, Donald Trump est accusé d'entretenir un climat de haine dans le pays. Le président américain a proposé lundi de davantage encadrer les ventes d'armes à feu aux Etats-Unis.


"Faites quelque chose ! " scande la foule.  Les manifestants sont venus  donner de la voix pour mettre fin à ces drames qui touchent frequemment les Etats Unis ... 
Un rassemblement pour rendre hommage aux victimes des deux fusillades ... mais surtout l'occasion d' adresser un message fort  au Président américain qui s'est lui aussi exprimé ...   
 
La haine n'a pas sa place dans notre pays. Il faut que çela cesse. Ceci dure depuis des années et nous devons y mettre fin.Donald Trump, Président des Etats-Unis 
"Peut-être qu'on peut faire davantage" pour lutter contre cette épidémie, a reconnu le président, avant d'ajouter que les deux drames relevaient "d'un problème de maladie mentale". Cet argument est régulièrement utilisé par les républicains pour contrer les demandes de ceux qui voudraient une meilleure régulation du marché des armes à feu.
Cependant, ses adversaires démocrates l'accusent d'alimenter la montée de l'intolérance avec ses fréquentes déclarations au vitriol.
"M. le président, arrêtez votre rhétorique raciste, haineuse et anti-immigrés", a tweeté Bernie Sanders, l'un des favoris de la primaire démocrate. "Votre langage créé un climat qui encourage les extrémistes violents", a-t-il ajouté.
Donald Trump "encourage non seulement la rhétorique raciste mais aussi la violence qui suit", a renchéri un autre candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020, Beto O'Rourke, originaire d'El Paso.

Piste raciste

La première fusillade a eu lieu samedi dans la matinée dans une zone commerciale d'El Paso au Texas. Un jeune homme blanc de 21 ans ouvre le feu et fait de nombreuses victimes avant de se rendre à la police. Le dernier bilan fait état de 20 morts dont six Mexicains.
La police examine la piste du racisme dans la tuerie d'El Paso, dont l'auteur est soupçonné d'avoir rédigé un manifeste anti-hispanique avant de passer à l'acte.
Le tireur est désormais  inculpé pour meurtre et les autorités ont réclamé la peine capitale ... 
 
Nous allons demander la peine de mort. C'est un drame horrible. Je sais que demander la peine de mort est très dur, mais dans cette situation, elle est necessaire. Hier, le tueur  a perdu le droit de vivre parmi nous.Jaime Esparza, Procureur du district d'El Paso
Treize heures plus tard, Connor Betts, 24 ans,  passe à l'acte  à la sortie d'une boite de nuit à Dayton dans l'Ohio. Il est rapidement abattu par la police. Auparavant, il a tué  neuf personnes. 
 
S'il était parvenu à entrer dans la discothèque, le nombre de victimes aurait été beaucoup plus important. L'arrêter avant qu'il n'entre à l'interieur était essentiel pour minimiser le nombre de tués.Richard Biehl, Chef de la police de Dayton  
Pour les enquêteurs pas de doute,  l'acte était prémédité. Le tireur était  équipé d'un chargeur de 100 cartouches. Un élément qui laisse penser qu'il avait prévu de faire un maximum de victimes.
Parmi les victimes figurent six Noirs et trois Blancs âgés de 22 à 57 ans, dont la soeur du tireur, l'une des premières à être tombée sous ses balles.