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Arabie Saoudite : en temps de Covid-19, le petit pèlerinage sous strictes conditions

Des pèlerins immunisés contre le coronavirus ont pu effectuer la omra, lors du premier jour du ramadan, mardi 13 avril, à la Grande Mosquée de la Mecque. 
Des pèlerins immunisés contre le coronavirus ont pu effectuer la omra, lors du premier jour du ramadan, mardi 13 avril, à la Grande Mosquée de la Mecque. 
Amr Nabil (AP)

De nombreux musulmans décident d'entreprendre la omra, le petit pèlerinage à La Mecque, au moment du ramadan. Mais avec la pandémie de coronavirus, les aspirations des fidèles s'en retrouvent quelque peu bouleversées. D'autant que pour cette année, le voyage au royaume est strictement encadré par les autorités saoudiennes. 

Parmi les cinq piliers de l’islam, le jeûne du ramadan a débuté le mardi 13 avril et s’achèvera le mercredi 12 mai. Un mois durant, les musulmans pratiquants s’abstiennent, entre autres, de boire et manger entre les levers et couchers du soleil.

Propice aux rassemblements lors des repas et des prières, la pratique est, pour la deuxième année consécutive perturbée par la pandémie de coronavirus.​

(Re)lire : Début du ramadan: comment les musulmans s'adaptent face au Covid-19

  • Quid du « petit » pèlerinage ?
Durant cette période, nombreux sont les musulmans à effectuer le « petit » pèlerinage à La Mecque en Arabie Saoudite, la omra.

A l’inverse du Hajj, le grand pèlerinage annuel, il n’est pas considéré comme obligatoire et peut être effectué toute l’année.

Suspendu en mars 2020, il a progressivement pu reprendre son cours à l’automne. Seuls 6.000 Saoudiens et résidents étrangers du royaume ont d’abord été autorisés quotidiennement pour la omra. Le chiffre est passé à 15.000, en plus des 40.000 admis pour la prière quotidienne dans la Grande Mosquée.

Les fidèles venus de l’étranger ont pu revenir à compter du 1er novembre dernier. Le ministère saoudien de la Santé sélectionne toutefois les pays de provenance sur la base de l’évolution de la pandémie.

La Grande Mosquée est à nouveau accessible aux fidèles en 2021, mais sous des conditions strictes.
 
  • Quelles sont les conditions requises pour entreprendre la omra ?
Début avril, le ministère du Hajj et de la Omra a conditionné la possibilité d'entreprendre la omra aux « seules personnes immunisés » contre le coronavirus.

Trois catégories de personnes sont considérées comme telles : celles qui ont déjà reçu deux doses de vaccin, celles qui en ont reçu une seule depuis au moins 14 jours et celles qui ont contracté la maladie mais qui en sont guéries.

Au total, selon les médias d’Etat saoudien, le ministère table sur l’accueil de quelque 50.000 pèlerins pour la Omra pendant la période de ramadan et de 100.000 fidèles par jour.
 
  • Les résidents français peuvent-ils effectuer la omra ?
Depuis le 13 février dernier et jusqu'à nouvel ordre, les autorités saoudiennes appliquent de nouvelles mesures en vue de limiter la propagation du virus sur leur territoire. Ainsi, les ressortissants de 20 pays dont la France, doivent s'astreindre à des conditions drastiques pour prétendre à une entrée dans le royaume.

Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères précise sur son site : « entrée en Arabie Saoudite des ressortissants non-saoudiens en provenance de France, de Suisse […] : les voyageurs doivent passer un minimum de 14 jours en dehors des pays précités avant de pouvoir prétendre à l’entrée dans le royaume. Pour pouvoir être admis sur le territoire, ils doivent en outre présenter un test PCR négatif réalisé à l’issue de ces 14 jours. »

(Re)voir : Pèlerinage à la Mecque : "On n’avait jamais vu de telles images"
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