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Attaque de l'EI contre une prison en Syrie: nouveau bilan de 332 morts

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) traquent des combattants du groupe Etat islamique retranchés dans une prison, 28 janvier 2022 à Hassaké, Syrie.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS) traquent des combattants du groupe Etat islamique retranchés dans une prison, 28 janvier 2022 à Hassaké, Syrie.
(AP Photo/Baderkhan Ahmad)

L'assaut du groupe Etat islamique (EI) contre une prison du nord-est de la Syrie et les combats opposant les jihadistes aux forces kurdes ont fait 332 morts depuis le 20 janvier, selon un nouveau bilan annoncé dimanche par l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

De nouveaux affrontements sporadiques ont eu lieu samedi entre les forces kurdes, épaulées par des forces américaines, et des membres de l'EI toujours en fuite près de la prison de Ghwayran où au moins 3.500 jihadistes de différentes nationalités étaient détenus dans la ville de Hassaké, selon l'ONG. 

L'OSDH a indiqué dimanche que l'attaque du 20 janvier, la plus importante de l'EI depuis sa défaite il y a trois ans, et les combats ayant suivi, ont fait 332 morts dont 246 jihadistes, 79 membres des forces kurdes et sept civils.

La hausse du nombre de morts est due à la découverte de nouveaux cadavres durant les opérations de ratissage que poursuivent les forces kurdes dans les bâtiments de la prison et les quartiers adjacents, selon l'Observatoire.

En Syrie : l'Etat islamique attaque une prison

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Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a précisé que les cadavres ont été découverts à l'intérieur et aux alentours du centre pénitencier, situé dans une région sous contrôle de l'administration semi-autonome kurde. 

Pour l'Observatoire, le bilan risque de s'alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux corps et du fait que de nombreux combattants kurdes ont été grièvement blessés. 

M. Abdel Rahmane a en outre fait état, sur la base d'"informations confirmées", de la découverte de 22 nouveaux cadavres, qui n'ont cependant pas encore été identifiés. 

Samedi, un vidéaste de l'AFP a vu des cadavres, probablement de membres de l'EI tués dans les combats, entassés dans un camion, puis un bulldozer y déverser d'autres corps.

Le porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les combattants kurdes) Farhad Shami a indiqué que les corps seraient enterrés dans des secteurs "isolés" contrôlés par les forces kurdes.

Les forces kurdes ont repris le contrôle de la prison et des centaines de jihadistes, dont des prisonniers ayant fui et des assaillants, se sont rendus ou ont été arrêtés selon l'OSDH.

Mais des dizaines de membres de l'EI sont encore retranchés notamment dans la partie nord de la prison, "difficile à viser par les airs ou à accéder par voie terrestre", précise l'Observatoire.

M. Shami a prévenu que s'ils ne se rendaient pas, les forces kurdes envisageraient une solution "militaire".