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Augmentation des frais universitaires en France : le nombre d'étudiants étrangers en hausse

Dès la rentrée 2019, les frais de scolarité des universités françaises vont être multipliés par 10 pour les étudiants non-européens. 
Dès la rentrée 2019, les frais de scolarité des universités françaises vont être multipliés par 10 pour les étudiants non-européens. 
© AP / Christophe Ena

Le Premier ministre français Edouard Philippe a assuré, ce mercredi 28 août, que le nombre d'étudiants étrangers présents en France à la rentrée est en "très légère augmentation". Un constat positif alors que les frais d'inscription universitaires pour les étudiants non-européens sont en hausse en cette rentrée 2019.

Edouard Philippe s'est félicité de la "très belle réforme" de l'accueil des étudiants étrangers ce mercredi 28 août 2019. Cette réforme s'est notamment traduite par une hausse des frais d'inscription universitaires pour les étudiants non-européens à la rentrée 2019.

Une annonce qui avait suscité des remous. Des associations avaient saisi le Conseil d'État pour "rupture d'égalité", quand un rapport parlementaire concluait que cette mesure faisait courir "un risque réel de décrochage sur le court terme" pour l'attractivité de l'enseignement supérieur français.

Davantage d'étudiants indiens

Le Premier ministre a récusé cette prédiction ce 28 août en affirmant que le nombre d'étudiants étrangers présents en France était à la rentrée en "très légère augmentation, de l'ordre de 2%", avec notamment une "augmentation significative des étudiants indiens".

Les étudiants non-européens souhaitant poursuivre leur cursus universitaire en France devront désormais débourser dès la rentrée 2019 dix fois plus qu'avant. Ils devront ainsi s'acquitter de 2 770 euros en licence, et 3 770 euros en master et doctorat, selon l'arrêté du ministère de l'Enseignement supérieur. 

Cette mesure, largement critiquée, avait notamment soulevé l'inquiétude des étudiants africains. Ces derniers représentent plus de 40% des effectifs étrangers en France.

Certains étudiants exonérés

Les non-Européens ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse.

Un décret liste, par ailleurs, une série de situations selon lesquelles les étudiants hors-UE pourraient être exonérés de cette hausse, en raison de leur "situation personnelle" par exemple.

La hausse ne s'appliquera pas aux doctorants étrangers, avait également indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en février 2019. Reste à savoir quelle est la part de doctorants parmi tous les étudiants inscrits en cette rentrée.

Autre interrogation : combien d'étudiants, originaires d'Afrique par exemple, ont renoncé à étudier en France, freinés par cette augmentation des frais de scolarité ?