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Brésil : Bolsonaro présente son gouvernement

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Deux jours après son investiture, le 1er janvier, le nouveau président Jair Bolsonaro a accordé sa première interview télévisée. Le chef de l'Etat d'extrême droite en a profité pour préciser sa politique. Il a notamment annoncé une épuration des contractuels dans l'administration publique pour "nettoyer" le Brésil "des idéologies socialistes et communistes".

De la théorie à la pratique il n'y a qu'un pas, dit-on, que Jair Bolsonaro vient de franchir allègrement. A peine installé, son gouvernement a déjà entamé le programme choc promis pendant la campagne sur fond de chasse aux sorcières : "Nous avons besoin de nettoyer la maison parce que c'est la seule façon de réaliser nos idées, nos concepts et de faire ce que la plupart des brésiliens ont décidé. Qu'est-ce que c'est ? Mettre fin aux idéologies socialistes et communistes," annonce Onyx Lorenzoni, chef du gouvernement brésilien

Aussitôt fait...

Faire le ménage et gouverner rapidement par ordonnance pour satisfaire son électorat : Jair Bolsonaro ne s'est jamais caché de son admiration pour la méthode Donald Trump. Dès son investiture, en quelques heures à peine, le nouveau président a déjà retiré la question LGBT des missions de son gouvernement, confié la gestion des terres indigènes et des forêts à une ancienne représentante du lobby agricole, précisé son idée de modèle civico-militaire dans les écoles publiques et réitéré son souhait de transférer l'ambassade brésilienne à Jérusalem.
 

Le marché pense que le climat général va s'améliorer, et ça, c'est positif.
Victor Candido

Quant aux premières annonces en matière d'économie comme la réforme des retraites, elles emballent déjà les marchés financiers : "Le marché pense qu'il y aura non seulement beaucoup de privatisations, mais aussi que l'environnement, de manière générale, sera plus favorable, qu'il va s'améliorer et ça, c'est positif pour toutes les sociétés," estime l'analyste financier brésilien Victor Candido.
 

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Jair Bolsonaro n'a pas non plus traîné à nommer un chantre du libéralisme à la tête de Petrobras, l'entreprise publique brésilienne ébranlée par un vaste scandale de corruption qui a notamment envoyé l'ex-président Lula da Silva en prison. Son nouveau patron Roberto Castello Branco devrait poursuivre la privatisation de certaines activités de la société.