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C1 de hand: Montpellier et le PSG, deux destins opposés

Les Parisiens Nikola Karabatic (g.) et Luka Karabatic (d.) lors du match de handball de D1 française entre le Montpellier HB et le Paris SG à l'Arena Sud de France, le 21 décembre 2017 à Montpellier.
Les Parisiens Nikola Karabatic (g.) et Luka Karabatic (d.) lors du match de handball de D1 française entre le Montpellier HB et le Paris SG à l'Arena Sud de France, le 21 décembre 2017 à Montpellier.
afp.com - SYLVAIN THOMAS
L'ailier droit français Valentin Porte tire pendant le match de handball du tour préliminaire du groupe A entre la France et l'Allemagne des Jeux olympiques de Tokyo 2020 au Yoyogi National Stadium à Tokyo, le 28 juillet 2021.
L'ailier droit français Valentin Porte tire pendant le match de handball du tour préliminaire du groupe A entre la France et l'Allemagne des Jeux olympiques de Tokyo 2020 au Yoyogi National Stadium à Tokyo, le 28 juillet 2021.
afp.com - Daniel LEAL-OLIVAS
L'entraîneur espagnol du Paris Saint-Germain, Raul Gonzalez, pendant la demi-finale de Ligue des champions de handball entre le Paris Saint-Germain et Aalborg Handbold à Cologne, en Allemagne, le 12 juin 2021.
L'entraîneur espagnol du Paris Saint-Germain, Raul Gonzalez, pendant la demi-finale de Ligue des champions de handball entre le Paris Saint-Germain et Aalborg Handbold à Cologne, en Allemagne, le 12 juin 2021.
afp.com - Ina Fassbender

Montpellier est le seul club français à l'avoir gagnée, quand le PSG, lui, court toujours après. Les deux places fortes du handball français retrouvent la Ligue des champions mercredi et jeudi, non sans satisfaction pour les Héraultais, de retour après un an d'absence.

En 2020-2021, le MHB, double champion d'Europe (2003, 2018), a pris son mal en patience en Ligue européenne (quart-de-finaliste), le second échelon continental, pendant que Nantes s'est invité au Final Four de C1 (quatrième) pour la deuxième fois de son histoire.

Cette saison, c'est l'inverse. Nantes jouera en C2 et Montpellier renoue avec le gratin européen grâce à la deuxième place acquise en D1, derrière le PSG, champion, et devant Nantes, troisième.

Il est fini le temps où la Starligue pouvait compter trois représentants en C1, comme en 2017-2018, où le MHB, Paris et le "H" s'étaient glissés tous les trois dans le dernier carré à Cologne. Nantes avait alors surpris le PSG en demie, avant de s'incliner devant Montpellier en finale.

La difficulté aujourd'hui, avec seulement deux billets pour la C1, c'est d'y garder sa place tant la compétition pompe de l'énergie. Montpellier reçoit mercredi (18h45) l'équipe de hongroise de Szeged et rejouera dès le samedi à Istres en championnat. Il faudra être capable de tenir le rythme de deux matches hebdomadaires.

- Tenir le choc -

"Nantes a fait des faux pas en championnat en jouant la Ligue des champions. Et cela nous a souri. A nous de ne pas reproduire ça. L'objectif N.1 sera le championnat", explique l'arrière-ailier droit du MHB et de l'équipe de France Valentin Porte.

"Statistiquement, jouer la Ligue des champions, cela te coûte entre quatre et cinq points dans ton championnat sauf pour Paris", renchérit le manager général languedocien Patrice Canayer, bluffé par la capacité du Paris SG à jouer sur les deux tableaux.

En 2020-2021, le PSG a été sacré en D1 pour la septième année de suite, s'est adjugé la Coupe de France et a refait le voyage à Cologne, battu en demi-finale par les Danois d'Aalborg.

"Ce n'est pas tellement le niveau handballistique qui est en jeu, c'est plutôt la préparation mentale, la capacité d'enchaîner des matches de haut niveau tous les trois jours. Et les joueurs qui en sont capables ne sont pas que des joueurs de handball. Ce sont des grands compétiteurs", poursuit Canayer, l'architecte des 42 trophées du MHB, club le plus titré de France.

Pour tenir le choc, Montpellier s'est renforcé. Cinq joueurs sont partis, dont le demi-centre Melvyn Richardson (Barcelone), et six autres sont arrivés. "On a essayé d'avoir dix-huit bons joueurs professionnels", souligne Canayer.

Cela n'a pas empêché son équipe de perdre déjà un point en D1, à domicile contre Saint-Raphaël (29-29) dimanche. Le PSG a lui balayé Istres (34-25).

- Paris à Veszprem d'entrée -

Cet été, le club parisien n'a pas étoffé ses rangs. S'il a perdu le défenseur espagnol Viran Morros (Berlin) et l'ailier gauche Dylan Nahi (Kielce), il n'a, en sens inverse, enregistré que le retour de prêt du jeune demi-centre Sadou Ntanzi (21 ans).

"Je préfère avoir seize joueurs de qualité plutôt que vingt-cinq", affirme l'entraîneur espagnol Raul Gonzalez. Le PSG a gardé notamment cinq champions olympiques français (Nikola et Luka Karabatic, Gérard, Genty, Remili).

C'est avec cet effectif stable que Gonzalez espère enfin guider Paris vers la C1 avant plusieurs départs l'été prochain (Hansen, Remili...).

En juin, le PSG avait échoué pour la cinquième fois au Final Four en six ans. Et le Barça s'était offert un dixième trophée record.

Le géant catalan figure dans le même groupe, avec d'autres cadors comme Kielce, Flensbourg et Veszprem où le PSG se rend jeudi (18h45). Un match dans la bouillante salle hongroise est une manière d'entrer, d'emblée, dans le vif du sujet.