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C1: Lille et Gourvennec au révélateur européen

L'entraîneur français de Lille Jocelyn Gourvennec pendant le match entre Lorient et Lille (2-1), en Ligue 1, au Stade du Moustoir à Lorient le 10 septembre 2021
L'entraîneur français de Lille Jocelyn Gourvennec pendant le match entre Lorient et Lille (2-1), en Ligue 1, au Stade du Moustoir à Lorient le 10 septembre 2021
afp.com - Fred TANNEAU
Le milieu de terrain turc de Lille Yusuf Yazici (R) célèbre un but avec l'attaquant turc Burak Yilmaz (L) lors du match de Ligue 1 contre Montpellier au Stade Pierre Mauroy à Lille, le 29 août 2021
Le milieu de terrain turc de Lille Yusuf Yazici (R) célèbre un but avec l'attaquant turc Burak Yilmaz (L) lors du match de Ligue 1 contre Montpellier au Stade Pierre Mauroy à Lille, le 29 août 2021
afp.com - DENIS CHARLET

Seulement douzième de Ligue 1, Lille entame sans grandes certitudes sa campagne de Ligue des champions mardi à domicile contre Wolfsburg (21h00), un match déjà capital pour l'entraîneur Jocelyn Gourvennec, qui peine à convaincre.

Le nouveau technicien du Losc, dont les résultats sont loin de ceux de son prédécesseur Christophe Galtier, doit prouver qu'il peut hisser son groupe à la hauteur de l'enjeu.

La mission semble bien compliquée tant les Dogues, hors sujet vendredi à Lorient (1-2), sont en manque de repères. Tout le contraire de leur premier adversaire en Coupe d'Europe.

D'un côté, le club nordiste n'a gagné qu'une fois en L1 cette saison et a déjà encaissé 11 buts alors qu'il n'en avait concédé que 23 sur toute la dernière saison de Ligue 1. De l'autre, les Allemands caracolent en tête de la Bundesliga après avoir remporté leurs quatre matches et leur gardien n'a été battu qu'une fois, sur penalty...

- Gourvennec en (quasi) découverte -

L'affrontement sera également la première expérience de Gourvennec en Ligue des champions depuis le banc, lui qui l'a disputée en tant que joueur en 1995-1996 avec Nantes.

L'ancien milieu possède un petit vécu européen en tant que coach – critère fixé par le président Olivier Létang au moment de choisir le meilleur candidat –, une saison de Ligue Europa achevée en 16e de finale avec Guingamp à l'hiver 2015.

Suffisant pour connaître le parfum particulier des affrontements du milieu de semaine... mais pas assez pour garantir des résultats.

Au moment de sa présentation officielle, début juillet, le technicien avait déroulé un discours prudent. "L'objectif est de représenter le Losc avec beaucoup de fierté, prendre un maximum de points. On ne peut jamais planifier un parcours en Coupe parce que ça dépend de plein de paramètres", avait-il dit.

Il ne connaissait alors pas le tirage (Wolfsburg, Séville, Salzbourg), assez clément pour sa formation, même si Olivier Létang avait immédiatement qualifié le Losc de "Petit Poucet qui va laisser la pression aux autres", notamment au Séville FC, désigné favori.

Mais Gourvennec, comme son président, ne se doutait pas non plus que le jeu d'une équipe peu renouvelée après son titre se déliterait de la sorte.

- "Ça doit donner de l'enthousiasme" -

Après la défaite à Lorient, il a rappelé l'ampleur de la tâche, tout en la replaçant dans un contexte plus global de matches qui s'enchaînent.

"Wolfsburg est une très bonne équipe, c'est la Ligue des champions, c'est plus d'intensité, c'est plus d'engagement. On ne s'est pas rassuré, évidemment. On ne va pas se plaindre du calendrier et de ces belles affiches, ça doit donner de l'enthousiasme. Mais l'enthousiasme, ce n'est pas seulement le soir de l'affiche, c'est de mettre tout le temps la même chose", a-t-il dit.

Performant en phase de groupes de Ligue Europa la saison dernière, Lille y alignait pourtant une équipe en partie renouvelée, un luxe permis par un effectif étoffé.

La qualité des adversaires, couplée à des blessures et un banc plus léger (4 des 9 remplaçants à Lorient n'ont jamais débuté un match dans un grand championnat), empêchera ce turnover qui s'était avéré salutaire.

C'est donc un groupe touché mentalement et peut-être pas au top physiquement, à l'image de l'attaquant Burak Yilmaz et ses 36 printemps, qui devra repartir au combat.

Même si la compétition a des airs de cadeau empoisonné dans le contexte actuel, décrocher un bon résultat raviverait des souvenirs de grandes performances qui ne sont finalement pas si anciens.