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CETA : Nicolas Hulot demande aux députés français de ne pas ratifier le traité

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Nicolas Hulot, alors ministre de l'Écologie quittant une réunion au palais de l'Élysée, le 21 février 2018. Paris, France.
© AP /Francois Mori

À la veille du vote par les députés français du CETA, cet accord commercial controversé entre le Canada et l'Union européenne, l'ex-ministre français de l'Écologie Nicolas Hulot demande aux députés de ne pas ratifier ce traité dans une tribune intitulée "Ayez le courage de dire non", publiée sur le site de Franceinfo.

"Ayez le courage de dire non." Dans une tribune publiée ce lundi 22 juillet sur le site de Franceinfo, le président d'honneur de la Fondation Nicolas Hulot met la pression sur les députés. Il s'adresse directement aux élus, qui devront ratifier ou non ce mardi 23 juillet le CETA. Le vote avait été reporté le 17 juillet dernier, après 10 heures de débats houleux.
Extraits de la tribune de Nicolas Hulot :
 

Les pesticides utilisés au Canada pointés du doigt


"Le Ceta produit déjà ses premiers effets concrets en matière de coopération réglementaire", indique Nicolas Hulot. "Pour permettre l’accès au marché intérieur européen à des produits canadiens, la Commission Européenne a commencé à relever nos limites maximales de résidus (LMR) autorisées pour certaines substances et produits. En les multipliant par 10 par exemple pour la clothianidine, un pesticide néonicotinoïde interdit en Europe, utilisé au Canada sur les pommes de terre."
 

Perturbateurs endocriniens

"Le Canada ne fait lui pas mystère de ses intentions. S’il utilise déjà à son avantage les mécanismes peu transparents associés au Ceta, il n’a pas hésité non plus à s’allier au Brésil et aux États-Unis pour demander le 4 juillet devant l’OMC des comptes à l’Union européenne sur son application du principe de précaution quant aux perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR)."


Et l'ancien ministre de conclure : "Demain, comme le voudraient tant de Français, ayez le courage de dire non. Faisons enfin preuve de cohérence."