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"Chaos", "brutalité", irresponsabilité" : le football français vilipendé à l'étranger

Dimitri Payet est à terre après avoir reçu une bouteille d'eau depuis un des virages du Groupama Stadium.
Dimitri Payet est à terre après avoir reçu une bouteille d'eau depuis un des virages du Groupama Stadium.
AP

La presse étrangère est revenue sur les incidents qui ont émaillé le match entre l'Olympique lyonnais et l'Olympique de Marseille. La Ligue 1 est désormais perçue comme le seul des cinq grands championnats européens incapable de régler les violences des supporters.

"La France ne trouve pas de remède à la violence. Des cinq grands championnats européens, seule la Ligue 1 se signale depuis le  début de la saison par des incidents impliquant les supporter", constate Dani Gil, correspondant en France pour Mundo Deportivo, quotidien sportif espagnol. "Ce nouvel arrêt de match montre que le problème des Ultras persiste en Ligue 1", ajoute le journaliste espanol.
 

La France ne trouve pas de remède à la violence. Des cinq grands championnats européens, la Ligue 1 se signale depuis le  début de la saison par des incidents impliquant les supporters.

Mundo Deportivo, quotidien sportif espagnol

L'agression dont a été victime le joueur marseillais Dimitri Payet s'ajoute aux incidents qui ont entaché les rencontres entre Marseille et Nice, Angers et Saint-Etienne ou Montpellier et Marseille. Les autorités du football et les pouvoirs publics en France n'apprennent pas de leurs erreurs selon le correspondant espagnol.

Lire : Incidents OM-OL : qui décide de l’arrêt d'un match de football en France ?

Le tabloid, le Sun, premier quotidien britannique, abonde dans le même sens. Le tabloid parle de "scènes choquantes". Dimitri Payet est connu outre-manche. Il a été le meneur de jeu de West Ham, club londonien, pendant une saison, en 2015-2016. Le Sun estime que "la Ligue 1 est en train de "plonger dans le chaos".

La Ligue 1 est en train de  plonger dans le chaos.The Sun, taboid britannique

The Guardian, quotidien de centre gauche, déplore le manque de courage des dirigeants de clubs, de la Ligue 1 et des pouvoir publics dans la lutte contre les violences dans le stade. "Les clubs et les autorités publics doivent cesser de se renvoyer la responsabilité de ce qui est en train d'arriver", écrit Raphaël Jucobin dans le quotidien. "Les clubs ne pensent qu'à leurs propres intérêts et les pouvoirs publics se renvoient toute responsablilité. Toute forme de coordination est impossible", constate le journaliste.
 

'C'est ta faute. Non la tienne'. C'est plus ou moins le dialogue entre le préfet et la Ligue.

Gianluca Di Marzio, journaliste à Sky Sport Italia

De l'autre coté des Alpes, c'est la consternation. Gianluca Di Marzio journaliste à Sky Sport Italia, pointe également l'irresponsabilité des acteurs dans la lutte contre la violence dans les stades. "Ce grand classique du championnat de France c'est transformer en un symbole de la brutalité. 'C'est ta faute. Non la tienne'. C'est plus ou moins le dialogue à distance entre le préfet et la Ligue", constate amer le journaliste pourtant amoureux du football français.
 


Sur le continent africain, la Ligue 1 est fortement suvi. Les supporters de l'OM et du PSG  y sont nombreux.  TSA, le site d'information algérien, se demande si le football français va pouvoir sortir de cette spirale de violences. "La violence est-elle en train de gagner définitivement le championnat français de football ? Pour la deuxième fois depuis le début de la saison 2021-2022, un match de Ligue 1 est interrompu après le jet de projectile des tribunes sur un joueur".