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Chirurgien accusé de pédophilie : "250 victimes potentielles", 184 plaintes

Le procès aux assises du chirurgien pédophile débutera en mars 2020 au palais de justice de Saintes (Charente-Maritime).
Le procès aux assises du chirurgien pédophile débutera en mars 2020 au palais de justice de Saintes (Charente-Maritime).
(Wikipédia)

Le parquet de La Rochelle a annoncé se dessaisir de l’enquête pour pédophilie qui vise un chirurgien à la retraite, au profit du parquet de Lorient (Morbihan), ce lundi 18 novembre. Plus de 200 victimes ont été auditionnées, pour 184 plaintes déposées dans ce dossier.

L'ex-chirurgien de Jonzac (Charente-Maritime) Joël Le Scouarnec, mis en cause dans une affaire de pédophilie, est désormais visé par 184 plaintes, selon le procureur de la République de La Rochelle.

Sur les 159 faits de nature criminelle et/ou délictuelle suspectés entre avril 1991 et janvier 2014, 100 se seraient déroulés dans le Morbihan et 23 dans le Finistère. "Compte tenu du résultat de ces investigations, le parquet de La Rochelle s'est dessaisi au profit du parquet de Lorient" qui poursuivra l'enquête, a conclu Laurent Zuchowicz le procureur de La Rochelle. En tout, 250 victimes ont été identifiées au cours de l'enquête, “209 ont pu être auditionnées, 184 personnes ont souhaité déposer plainte, dont 181 mineurs au moment des faits", a-t-indiqué lundi 18 novembre.

Il s’agit de la deuxième procédure engagée contre cet ancien médecin, âgé de 68 ans, qui a exercé à Vannes, Lorient (Morbihan), Loches (Indre-et-Loire) et Jonzac (Charente-Maritime) de 1989 à 2017. Joël Le Scouarnec est incarcéré depuis mai 2017 dans le cadre d'un premier volet de ce dossier, dans lequel il est accusé de “viols sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité, agressions sexuelles, et exhibition sexuelle” sur quatre victimes, notamment la fille de ses voisins à Jonzac, et une membre de sa famille. Lors de sa détention provisoire, il a reconnu partiellement les faits.

Lors d'une perquisition à son domicile, suite à sa mise en examen, les enquêteurs ont découvert quelques carnets intimes. Contenant dessins explicites et textes rédigés à la main, ils détaillent des actes sexuels, près de 200 au total, et listent les noms, et numéros de téléphones de jeunes garçons et filles, et ce, depuis la fin des années 1980. L’avocat du chirurgien, Thibault Kurzawa affirme, lui, qu’il s’agissait uniquement de "fantasmes"

Des images pédopornographiques, ainsi que des poupées, des perruques, et des godemichés cachés dans le plancher avaient également été retrouvés.

Le premier procès aura lieu du 13 au 17 mars 2020 à la cour d'assises de la Charente-Maritime.