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Confinement : 5 millions de Français vivent dans un logement surpeuplé, d'après l'INSEE

Une femme portant un masque facial traverse une rue alors qu'un homme profite du soleil sur son balcon lors d'un confinement à l'échelle nationale pour contrer le Covid-19, à Paris, le 20 avril 2020.
Une femme portant un masque facial traverse une rue alors qu'un homme profite du soleil sur son balcon lors d'un confinement à l'échelle nationale pour contrer le Covid-19, à Paris, le 20 avril 2020.
© AP / Christophe Ena

Selon une étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiée ce amrdi 21 avril, plus de cinq millions de personnes vivent dans un logement surpeuplé en France. Une situation qui rend le respect du confinement difficile. 

Plus de cinq millions de personnes vivent dans un logement surpeuplé en France, la grande majorité dans les principales agglomérations, a estimé mardi l'Insee dans une étude publiée à l'occasion du confinement général face au coronavirus.

"Cinq millions de personnes vivent dans un logement au nombre de pièces insuffisant", résume l'Insee, soit environ 8% des Français. L'institut ne prend pas en compte les personnes habitant seules dans un studio.

Pour établir ce chiffre, l'institut a croisé plusieurs données dont celles remontées lors du recensement de 2016. Il met en rapport le nombre d'habitants de chaque foyer avec la quantité de pièces, hors cuisine et salle de bains.

L'Insee, qui préfère parler de "suroccupation" que de "surpeuplement" au sens strict car elle ne prend pas en compte la superficie des logements, définit une taille insuffisante par le fait qu'il y ait moins d'une pièce par personne même si le détail varie selon le statut des occupants : membre d'une même famille, enfants ou adultes, en couple ou non...

L'Insee met en regard cette étude avec le fait que tous les Français sont actuellement contraints de rester chez eux pour éviter la propagation du coronavirus.

Différences entre grandes agglomérations, petites villes et campagnes

Le principal enseignement, c'est le fort contraste entre grandes agglomérations, petites villes et campagnes. Sur les foyers concernés par l'étude, "la suroccupation ne concerne que 2,3% des ménages dans les agglomérations de moins de 10.000 habitants, mais 5,3% dans celles de plus de 100.000 habitants et atteint 13,7 % dans l'agglomération parisienne", détaille l'Insee.

Hors de l'opposition entre grandes villes et reste du territoire, l'institut remarque une forte proportion de logements surpeuplés dans les départements d'Outre-mer, en particulier la Guyane où la situation frappe plus d'un tiers des ménages étudiés.