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Corée du Nord: Kim s'engage à renforcer l'arsenal nucléaire du pays

Photo diffusée le 13 janvier 2021 par l'agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un lors de la clôture du 8e Congrès du parti, à Pyongyang
Photo diffusée le 13 janvier 2021 par l'agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un lors de la clôture du 8e Congrès du parti, à Pyongyang
afp.com - -
Séance de clôture du 8e Congrès du parti des travailleurs, le 12 janvier 2021 à Pyongyang, en Corée du Nord
Séance de clôture du 8e Congrès du parti des travailleurs, le 12 janvier 2021 à Pyongyang, en Corée du Nord
afp.com - -
Capture d'image d'une vidéo diffusée le 10 octobre 2020 par l'agence nord-coréenne Kcna d'un nouveau missile intercontinental lors d'une parade militaire à Pyongyang
Capture d'image d'une vidéo diffusée le 10 octobre 2020 par l'agence nord-coréenne Kcna d'un nouveau missile intercontinental lors d'une parade militaire à Pyongyang
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Photo diffusée le 13 janvier 2021 par l'agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un lors de la clôture du 8e Congrès du parti, à Pyongyang
Photo diffusée le 13 janvier 2021 par l'agence nord-coréenne Kcna du leader nord-coréen Kim Jong Un lors de la clôture du 8e Congrès du parti, à Pyongyang
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Le leader nord-coréen Kim Jong Un s'est engagé à renforcer l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord lors de son discours de clôture du congrès du parti au pouvoir, a rapporté mercredi l'agence de presse KCNA.

"En renforçant notre dissuasion militaire nucléaire, nous devons tout faire pour construire l'appareil militaire le plus puissant", a déclaré M. Kim lors de la clôture du Parti des travailleurs, selon l'agence officielle nord-coréenne.

Au cours de ce congrès qui a duré huit jours, soit deux fois plus longtemps que le précédent congrès du Parti des travailleurs en 2016, Kim Jong Un a sévèrement critiqué les Etats-Unis, à quelques jours de l'investiture du président démocrate Joe Biden.

- "Notre principal ennemi" -

Les Etats-Unis, a-t-il dit, sont "l'obstacle fondamental au développement de notre révolution et notre principal ennemi".

"La véritable intention de leur politique envers la RPDC ne changera jamais, quel que soit celui qui arrivera au pouvoir", a estimé M. Kim, utilisant l'acronyme du nom officiel du pays, la République populaire démocratique de Corée.

Il n'a pas mentionné le nom de Joe Biden.

M. Kim a déclaré que la Corée du Nord avait élaboré des plans pour la construction d'un sous-marin nucléaire - un développement qui changerait la donne sur le plan stratégique.

Et il a cité une longue liste de programmes d'armements nouveaux dont des têtes nucléaires hypersoniques, des satellites de reconnaissance militaire et des missiles balistiques intercontinentaux à carburant solide.

Les programmes militaires nord-coréens ont progressé rapidement depuis que Kim Jong Un est au pouvoir. La Corée du Nord a réalisé pendant cette période son essai nucléaire le plus puissant et elle s'est dotée de missiles capables d'atteindre la totalité du territoire continental des Etats-Unis.

La poursuite de ces développements interdits par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies a entraîné un renforcement des sanctions internationales contre Pyongyang.

Lors d'un défilé militaire en octobre dernier, la Corée du Nord a présenté un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) de très grandes dimensions, qui, selon des spécialistes, est le plus gros missile à carburant liquide pouvant être déplacé par la route connu dans le monde.

Le congrès du Parti des travailleurs et les déclarations très fermes de M. Kim interviennent alors qu'à Washington le démocrate Joe Biden est sur le point de remplacer à la Maison Blanche le républicain Donald Trump.

MM. Kim et Trump ont eu une relation tumultueuse, entamée par des échanges d'insultes et des menaces réciproques de guerre totale avant de déboucher sur un rapprochement diplomatique spectaculaire et un sommet au retentissement mondial en juin 2018 à Singapour.

Un deuxième sommet entre les deux hommes, en février 2019 à Hanoï, a échoué en raison de divergences de vues sur l'allègement des sanctions internationales que M. Kim réclamait avant de s'engager dans un processus de dénucléarisation. Les négociations sont depuis au point mort.

- Défi -

Le changement de direction à Washington constitue un défi pour M. Kim. Avant même la campagne pour l'élection présidentielle de novembre dernier, pendant laquelle M. Biden a qualifié le leader nord-coréen de "voyou", Pyongyang n'avait pas caché son aversion pour l'ancien vice-président démocrate.

L'agence KCNA avait lancé en novembre 2019 une attaque verbale d'une rare violence contre lui. "Les chiens enragés comme Biden peuvent faire du mal à beaucoup de gens si on les laisse en liberté", avait asséné l'agence officielle. "Il faut les battre à mort avec un bâton".

Au cours du congrès qui vient de s'achever, M. Kim a été élu dimanche secrétaire général du Parti des travailleurs dont il était jusqu'à présent le président, un changement de dénomination symbolique qui vise à renforcer son pouvoir, selon des analystes.

La Corée du Nord, durement frappée par les sanctions internationales et plus isolée que jamais en raison de la pandémie de coronavirus, est en proie à d'immenses difficultés économiques.

Lors du congrès, M. Kim a d'ailleurs fait le constat de l'échec de la politique économique menée dernièrement en Corée du Nord, déclarant que "presque tous les secteurs" n'avaient pas atteint leurs objectifs.