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Coronavirus : L'Opep, inquiète pour le pétrole, convoque une réunion

Le logo de l'Opep, à leur siège, à Vienne en Autriche le 5 décembre 2019
Le logo de l'Opep, à leur siège, à Vienne en Autriche le 5 décembre 2019
© Ronald Zak / AP

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et son allié russe vont tenir une réunion technique mardi et mercredi à Vienne pour analyser la baisse des cours du brut en lien avec l'épidémie du nouveau coronavirus selon une source proche de l'organisation.

"Un comité technique mixte (JTC) est prévu pour mardi et mercredi" à Vienne, où se trouve le siège de l'Opep, a indiqué cette source. Les cours du pétrole accusent une forte baisse depuis le début de l'année, fragilisés par les inquiétudes pour l'économie chinoise qui tourne au ralenti en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus.

Le comité technique de l'Opep et ses partenaires est traditionnellement chargé d'analyser la conjoncture sur le marché pétrolier afin d'aider le cartel à ajuster ses quotas de production pour influer sur les prix.

La prochaine rencontre ministérielle des pays de l'Opep menés par l'Arabie Saoudite, et de leurs alliés extérieurs à l'organisation, dont la Russie, est toujours prévue pour les 5 et 6 mars. Face à l'incertitude créée par l'épidémie, la possibilité d'avancer la réunion ministérielle de ce groupe baptisé Opep+ a cependant été évoquée ces derniers jours.

L'Opep+ réunit les quatorze membres de l'Opep et dix autres puissances pétrolières. Ces pays sont liés depuis fin 2016 par un accord de limitation de leur production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre très abondante.

Ils doivent décider en mars si ils renouvellent leurs volumes de limitation de production où si ils les accentuent en raison de la conjoncture.

Le baril de Brent est repassé sous la barre symbolique des 60 dollars. Sur un mois il a perdu 11,9%, enregistrant ainsi sa plus importante baisse depuis novembre 2018.

Les investisseurs redoutent les conséquences de l'épidémie de pneumonie virale apparue en décembre à Wuhan, au centre de la Chine, avant de se propager dans le pays puis à l'étranger. Premier importateur et deuxième consommateur de pétrole du monde, la Chine est un acteur clé du marché.

Voir aussi :  Coronavirus : comment une pneumonie ralentit l'économie mondiale