Info

Coronavirus : quels sont les pays confinés ?

Des policiers portant un masque gardent une rue barricadée pour faire respecter le confinement à Calcutta, le 9 juillet 2020. L'Inde est devenu le troisième pays avec le plus de cas de contamination au Covid-19, avec 767.000 cas, devançant la Russie.
Des policiers portant un masque gardent une rue barricadée pour faire respecter le confinement à Calcutta, le 9 juillet 2020. L'Inde est devenu le troisième pays avec le plus de cas de contamination au Covid-19, avec 767.000 cas, devançant la Russie.
© AP Photo/Bikas Das

L'épidémie de coronavirus est toujours là. Les Etats-Unis ont décidé de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'accusant d'avoir tardé à réagir face à la pandémie. Un autre grand sceptique, le président du Brésil, Jair Bolsonaro, annonce le 8 juillet avoir été testé positif au coronavirus. La propagation du virus est inégale dans le monde et de nombreux pays se préparent à une deuxième vague. Dans cette incertitude, quels pays restent confinés ? Lesquels se reconfinent ?

En Asie, en Europe et dans les Amériques, la pandémie de Covid-19 a provoqué depuis le 15 juillet une vague de reconfinements et de nouvelles mesures comme le port obligatoire du masque dans les lieux publics.

Les confinements ont donné un coup d'arrêt à l'économie des États qui parfois, après avoir assoupli les mesures sanitaires afin de permettre à l'activité économique de reprendre, sont contraints de les rétablir.

Dans cet article, nous recensons les pays, États, régions ou villes totalement confinés, avec interdiction de sortir de chez soi, sauf cas exceptionnels.

C'est le cas de la capitale chinoise du Huban, épicentre de la pandémie. La ville de Wuhan a été la première à reprendre vie, avec la remise en service des transports le 8 avril. Dans cette ville où 11 millions d'habitants vivaient coupés du monde depuis fin janvier, le confinement général a été levé début avril mais de nombreux contrôles restent en place. La mairie a réimposé mi-juin un confinement à 70 quartiers résidentiels parmi les 7.000 de la ville.

  • A voir : à Wuhan, l'heure du déconfinement
Chargement du lecteur...

Face au Covid-19, le confinement en Afrique

 
  • Algérie
L’Algérie a décidé d’alléger le confinement partiel et de lever l’interdiction de circuler de et vers 29 wilayas du 9 au 31 août, ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué, publié ce samedi 8 août.

Il s’agit de « l’adaptation des horaires de confinement partiel à domicile de 23h00 au lendemain 06h00 du matin » pour 29 wilayas concernées par le confinement.

L'Algérie, qui a battu plusieurs records quotidiens de cas recensés (675 vendredi 24 juillet), est l'un des pays d'Afrique les plus touchés par la pandémie.

Le confinement avait été totalement levé le 14 juin dans les dix-neuf autres wilayas du pays.
 
  • Afrique du Sud

L'Afrique du Sud a commencé le 1er mai à alléger avec précautions le confinement qui a permis depuis cinq semaines de ralentir la progression de la pandémie de coronavirus. Un million et demi de personnes ont été autorisées à reprendre le travail, sous stricte protection sanitaire, dans des secteurs comme le bâtiment, le textile ou la maintenance. Mais l'essentiel des restrictions est resté en place. Avec plus de 310 000 cas et 4 450 morts, le pays le plus industrialisé d'Afrique subsaharienne est aussi, de loin, le plus touché par le Covid-19. Face à l'augmentation des cas, un couvre-feu entre 21h00 et 4h00 est à nouveau instauré dans tout le pays depuis le 13 juillet.

  • Angola

Le pays relativement peu touché par le Covid-19 (525 cas au 15 juillet) a établi le couvre-feu. Un homme a été tué le 13 juillet par la police chargée de le faire respecter. Un adolescent de 16 ans a également été blessé et hospitalisé lors de cet incident.

À la suite de drame qui s'est déroulé dans le quartier de Prenda, des habitants sont descendus lundi dans la rue, où ils ont monté des barricades et mis le feu à des pneus, avant que les forces de sécurité n'interviennent pour les disperser.

Cette mort porte à huit le nombre de personnes tuées par balles par les forces de sécurité depuis le début du confinement fin mars dans ce pays d'Afrique australe, selon un bilan de la police.

  • Botswana
Le président du Botswana Mokgweetsi Masisi, qui avait lui-même été contraint à deux semaines de quarantaine, a annoncé que le confinement sera prolongé jusqu'au 7 mai. Après cette prolongation, les mesures de confinement seront "progressivement allégées" pendant une période supplémentaire de deux semaines, a précisé le président. Le confinement doit être totalement levé le 30 mai.
 

Suite à une récente recrudescence de nouveaux cas, la capitale Gaborone est complètement confinée depuis le 13 juin.
Le port du masque dans l'espace public a été rendu obligatoire, sous peine d'une amende de 5.000 pula (380 euros), et les déplacements entre les provinces du pays sont restées interdites jusqu'à nouvel ordre. 

  • Burkina Faso 

Les autorités ont imposé un couvre-feu sur l'ensemble du pays tandis qu'une douzaine de villes enregistreant au moins un cas ont été mises en quarantaine. L'état d'urgence sanitaire a été décrété. Les rassemblements de plus de 50 personnes sont interdits et les frontières fermées. Les marchés, les écoles et les lieux de culte sont égalements fermés.

Sans école et avec le confinement qui a plongé le pays dans une crise économique, les enfants se retrouvent à travailler dans des conditions perilleuses dans les carrières de granit :
 

Chargement du lecteur...
  • Cap-Vert

L'état d'urgence a été levé le 30 mai dans l'ensemble de l'archipel mais le retour à la normale se fait d'une façon très progressive et en maintenant les mesures restrictives (distanciation sociale, gestes barrières, port du masque ...) notamment dans l'île de Santiago où se concentre 80% des cas positifs de Covid-19. 

Les frontières extérieures aériennes restent fermées jusqu'au mois d'août. Les liaisons aériennes intérieures devraient reprendre au 13 juillet. Les liaisons maritimes inter-îles sont appelées à reprendre progressivement à l'exception  des liaisons depuis et vers Praia.

  •  Congo-Brazzaville

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a annoncé jeudi 30 avril la prolongation jusqu'au 15 mai du confinement pour enrayer la propagation du coronavirus. La fermeture des frontières et l'isolement des deux principales villes, Brazzaville et Pointe-Noire, du reste du pays sont maintenues. L'état d'urgence sanitaire a été prolongé de 20 jours le 20 juin.

Afin de limiter la propogation du virus, le gouvernement a annoncé une suspension "de tous les vols en provenance des pays à haut risque", ordonnant également la "fermeture des lieux de culte", des établissements scolaires ou encore des boîtes de nuit.​

 
  • Kinshasa (RDC)
Le Parlement de la République démocratique du Congo a prolongé lundi 6 juillet pour 15 jours - et pour la sixième fois- l'état d'urgence sanitaire, à un moment où les autorités envisagent une timide reprise du trafic aérien vers la RDC. 
 

Le président Félix Tshisekedi a décrété l'état d'urgence sanitaire le 24 mars, face au premier cas de coronavirus importés d'Europe, qui a entraîné la fermeture des frontières, la suspension des liaisons aériennes entre la capitale Kinshasa et le reste du pays, la fermeture des écoles et des lieux de culte.

Cependant maintenir le confinement est chose ardue. En juin, une manifestation réclamant la réouverture du marché de la Gombe a fait plusieurs morts :

Chargement du lecteur...


Dans le Nord-Kivu, trois villes majeures (Goma, Beni et Butembo) ont été isolées du reste de la province par les autorités afin de stopper la propagation du Covid-19 depuis le 7 avril.

Dans le Haut-Katanga, la ville de Lumumbashi et de Kasumbalesa ont été placées en confinement depuis le 28 avril. Kasumbalesa est une ville frontalière avec la Zambie, et point de passage des camions qui exportent les minerais congolais (cuivre cobalt) vers les ports de Tanzanie et  d'Afrique du Sud .
 
  • Côte d'Ivoire
Le pays maintient l'état d'urgence jusqu'au 30 juillet. Les frontières terrestres et maritimes restent fermées (alors que depuis le 1er juillet les frontières aériennes ont été rouvertes). Bars, boîtes de nuit, cinémas et lieux de spectacles restent également fermés.
 
  • Gambie

Le président gambien Adama Barrow a annoncé dans le soirée du 19 mai une prolongation de 21 jours de l'état d'urgence permettant des mesures exceptionnelles pour combattre le Covid-19 dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest. Cet état d'urgence est toujours en place au 16 juillet. Mais les lieux de culte sont à nouveau accessibles et les marchés ont rouvert entre 6 heures du matin et 18h00.

 
  • Au Kenya, Nairobi et Mombasa isolées

Le pays n'a pas imposé de confinement total, mais a instauré  un couvre-feu du crépuscule à l'aube et a bloqué les mouvements à l'entrée et à la sortie de Nairobi, de trois villes côtières et du comté de Mandera, dans le nord-est. 
Les écoles ont été totalement fermées.

Depuis le 29 avril, les entrées et sorties de deux grands camps de réfugiés de Dadaab et Kakuma, qui abritent environ 400.000 personnes, sont interdites à compter de mercredi, a annoncé le ministre kényan de l'Intérieur, Fred Matiangi .

Le président Uhuru Kenyatta a annoncé lundi 6 juillet une réouverture graduelle du pays, avec la reprise des vols internationaux à partir du 1er août et la levée de l'interdiction d'entrer ou de sortir des deux plus grandes villes du pays et principaux foyers de l'épidémie, Nairobi et Mombasa, ainsi que du comté de Mandera (nord-est). Le couvre-feu est cependant reconduit pour 30 jours.
 

  • Libye
Le Gouvernement d'union nationale (GNA) avait annoncé à partir du 19 avril un confinement général de dix jours dans les zones qu'il contrôle dans l'ouest de la Libye, dont la capitale Tripoli, afin de limiter la propagation du nouveau coronavirus dans le pays en guerre. Cette mesure ne s'applique pas à l'est du pays contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar, ainsi qu'à une grande partie du sud qui échappe au contrôle des deux camps rivaux. 

A présent, des mesures de couvre-feu sont en oeuvre avec des horaires variant selon l'état de propagation de la maladie.
 
  • Liberia
Les autorités libériennes ont annoncé un renforcement du couvre-feu nocturne et une prolongation de l'état d'urgence,  lundi 22 juin. Les frontières et l'aéroport de Monrovia restent également fermés. L'état d'urgence est prolongé jusqu'au 21 juillet.
 
Chargement du lecteur...
  • Madagascar 
La capitale Antananarivo est à novueau placée en confinement depuis le 5 juillet. La région d'Analamanga (dont fait partie la capitale) est fermée à la ciculation jusqu'au 20 juillet.

 
  • Maroc
Face à la remontée des cas d'infection au coronavirus, le gouvernement marocain a annoncé ce dimanche 26 juillet la fermeture jusqu'à nouvel ordre de huit villes -- interdiction d'entrée dans ces agglomérations et d'y sortir -- qui réunissent plus de la moitié de la population du pays. Cela a été décidée en raison de la "hausse considérable" des cas de contamination à quelques jours de l'Aïd al-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice, prévue vendredi et traditionnellement marquée par des réunions familiales.

Les villes concernées sont la capitale économique Casablanca, la capitale touristique Marrakech (sud), la métropole portuaire de Tanger, le deuxième pôle économique du royaume, mais aussi Tetouan, Fès, Meknes, Berrechid et Settat.

Les autorités marocaines avaient annoncé mi-juillet un nouvel allègement des mesures de confinement adoptée le 20 mars dernier, avec des dispositions pour encourager le tourisme intérieur et faciliter les déplacements pendant l'Aïd al-Adha, mais le weekend a été marqué par des records de contamination, avec 811 cas samedi et 633 dimanche.
 

 Le 13 juillet dernier Tanger avait été  à nouveau reconfinée suite à une recrudescence des contaminations. Les transports publics sont suspendus, les cafés, centres commerciaux, marchés et espaces publics fermés, et les contrôles renforcés, afin que les habitants ne quittent leurs domiciles "qu'en cas de nécessité extrême", avait indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué :
 

Chargement du lecteur...

Les frontières du Royaume demeurent cependant fermées "jusqu'à nouvel ordre", sauf pour les Marocains bloqués à travers le monde et les résidents étrangers au Maroc, autorisés à revenir dans le royaume à partir du 14 juillet.

Une demi-douzaine de villes restent soumises à des restrictions en raison de l'apparition épisodique de foyers épidémiques, principalement en milieu professionnel. Le port du masque est obligatoire partout, sous peine de sanctions.

Début juillet, la ville de Safi (sud) avait ainsi été placée en quarantaine et ses quelque 300.000 habitants soumis à un confinement total après l'apparition d'un foyer de contamination dans une usine de conserve de poissons.

  • Île Maurice

Le Premier ministre Pravind Jugnauth a annoncé un déconfinement presque total à partir du 15 juin 2020, mais avec le maintien des dispositions de sécurité sanitaire. Si les rassemblements religieux, politiques et syndicaux seront toujours interdits, les boulangeries, boucheries et poissonneries pourront à nouveau ouvrir le 15 mai. En revanches, les marchés, bars et centres commerciaux resteront fermés jusqu'au 1er juin, tandis que les écoles ne rouvriront que le 1er août.
Les plages sont rouvertes, mais uniquement pour les habitants de l'île car les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu'au 31 août 2020.

  • Mauritanie

Si le pays a amorcé un déconfinement, le couvre-feu a été levé depuis le 10 juillet et la circulation entre les régions a été rétablie ainsi que les vols intérieurs, les frontières terrestres, aériennes et maritimes restent fermées. Le port du masque dans les lieux publics reste obligatoire et tous les rassemblements sont interdits.
 

  • Nigeria

La ville de Lagos a pu reprendre une vie normale lundi 4 mai. 
Le ministre de l'aviation Hadi Sirika a annoncé la réouverture des aéroports d'Abuja et Lagos à partir du 8 juillet 2020. Il a également précisé que les aéroports de Kano (nord) et de Port-Harcourt (sud) rouvriraient les 11 et 15 juillet, mais que les vols internationaux resteraient interdits.

 À lire aussi : Coronavirus en Afrique : quels sont les pays impactés ?
 
  • Rwanda 

Le Rwanda a procédé à partir du 4 mai à un déconfinement partiel et autorisé sa population à se déplacer durant la journée, après plus de six semaines de confinement pour freiner la propagation du coronavirus.

Rwanda : un déconfinement par étapes

Chargement du lecteur...


Le couvre-feu est toujours de rigueur entre 20h00 et 5h00. Les écoles et les universités restent fermées jusqu'en septembre, les lieux de culte restent aussi fermés jusqu'à nouvel ordre et le port du masque dans les lieux publics est obligatoire.
 

  • Seychelles

L'archipel a été confiné pendant trois semaines au début d'avril après la confirmation des trois premiers cas de Covid-19. Les restrictions sur les mouvements s'appliquaients à Mahé, l'île principae, sur laquelle ont été détectés presque tous les cas de coronavirus, mais aussi à Paslin et La Digue, les deuxièm et troisième îles les plus peuplées.
Début mai, le confinement a été levé progressivement. Cependant les vols internationaux ne vont pas reprendre avant le 1er août. Tout touriste voulant venir aux Seychelles devra auparavant s'être fait dépister 72 heures avant son départ.
 

  • Sierra Leone

Le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a de nouveau décrété le confinement de la population à partir de dimanche 3 mai et pour trois jours en raison de la propagation du nouveau coronavirus dans le pays.
La Sierra Leone avait déjà annoncé une telle mesure début avril, également pour trois jours.
Les autorités interdisent les déplacements entre les régions et imposent un couvre-feu nocturne, après avoir bouclé les frontières terrestres, supprimé les vols internationaux et fermé les écoles.

La Sierra Leone est restée préservée par le Covid-19 plus longtemps que la plupart des pays africains, avant d'annoncer son premier cas le 30 mars.
 

En Europe 

  • Allemagne

La première économie européenne a levé en mai la quasi-totalité des restrictions imposées à partir de mars pour freiner la pandémie de nouveau coronavirus. Cependant, certains länder ont été obligés, face à une recrudescence de cas de Covid-19 de reconfiner leurs populations. 

Deux reconfinements locaux d'une semaine ont été annoncés le 23 juin, concernant plus de 600.000 personnes dans deux cantons voisins, Gütersloh et Warendorf, deux villes importantes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Dans le premier, les mesures ont été prolongées jusqu'au 7 juillet. Un reconfinement avait déjà été décidé le 18 mai dans le canton de Coesfeld (dans le même Land). 

L'Allemagne s'inquiète d'une possible deuxième vague de contamination après avoir vu le relâchement des premiers vacanciers allemands dans les îles du pourtour méditerannéen comme Majorque. De jeunes Allemands y ont été vus le week-end du 12 juillet, alcoolisés et en train de faire la fête, sans la moindre précaution sanitaire.

Les images des bars à bière de la côte sud de l'île remplis d'Allemands qui ne portaient pas de masque ont suscité les remontrances de plusieurs ministres, notamment du chef de la diplomatie qui s'en est pris "aux comportements inconscients" de certains vacanciers.

Les autorités allemandes vont pour cela instaurer des mesures de confinement durcies au niveau local en cas d'apparition d'un pic de contamination.  Gouvernement et Etats régionaux se sont entendus pour que des "interdictions de sortie" soient décrétées au niveau de zones géographiques limitées pour les habitants qui seraient reconfinés après l'apparition d'un foyer de Covid-19, a annoncé la chancellerie. Concrètement, sauf nécessité absolue, ils ne pourront plus quitter la zone géographique confinée.

  • Autriche 

Assez épargnée par le virus, avec 19.000 cas et 711 morts, l'Autriche a ouvert ses frontières à la pluspart des pays européens sauf la Suède mi juin.  Le chef du gouvernement autrichien Sebastian Kurz a annoncé maintenir des restrictions de déplacement avec la Serbie et le Montenegro.

Les contrôles le long des frontières terrestres avec la Slovénie et la Hongrie seront également renforcés, ciblant notamment les voyageurs en provenance des Balkans, nombreux à travailler en Autriche.

Quelques cantons de Haute-Autriche ont fermé leurs écoles et renforcé les mesures de port du masque. La région montagneuse de Carinthie (sud), prisée des vacanciers, a décidé le 7 juillet d'imposer le port du masque le soir dans les lieux publics de plusieurs stations touristiques.
 

  • Belgique 

Le confinement proclamé le 17 mars a été prolongé jusqu'au 3 mai. Aucun "événement de masse" ne pourra être organisé avant le 31 août, a annnoncé la Première ministre Sophie Wilmès, ce qui aura des conséquences sur le sport belge, à commencer par  le football et le cyclisme. Les discothèques et boîtes de nuits ne peuvent pas encore rouvrir. Les grands événements (par exemple les festivals) ne sont pas encore autorisés.

La Belgique est désormais dans la phase trois du déconfinement depuis le 8 juin qui consiste en un important assouplissement des règles jusqu'alors en vigueur puisque désormais, "la liberté devient la norme et les interdits, l'exception".

La Belgique a ouvert ses frontières le 15 juin 2020 (de et vers l'Europe).

Lire aussi : Coronavirus : comment la Belgique gère-t-elle la crise ?
 
  • Bulgarie
La Bulgarie, qui avait imposé un confinement dès le 8 mars, se félicitait d'être un des pays d'Europe les moins touchés par la pandémie. Avec la levée rapide des restrictions depuis la fin mai, la situation s'est cependant détériorée, plus de 100 nouvelles contaminations quotidiennes étant enregistrées en moyenne ces derniers temps (fin juin) contre 20 à 40 pendant le confinement. Le port du masque est redevenu obligatoire depuis le 10 juin, une obligation dont le Premier ministre Borissov se passe bien. 

S'étant rendu le 23 juin au monastère de Rila (sud-ouest), pour un projet de rénovation de la route menant à ce site religieux réputé, il s'est entretenu de près avec le supérieur du monastère, avant d'entrer dans l'église sans masque. Il a écopé d'une amende.

Critiquant le non respect de la distanciation, le ministère de la Santé avait déjà imposé en juin une amende de 3.000 leva (1.500 euros) au parti conservateur Gerb de M. Borissov pour avoir tenu une réunion le 20 juin dans une salle bondée en présence du Premier ministre.

Le parti socialiste (opposition), dont quatre responsables avaient été contaminés lors d'une autre réunion, a écopé d'une amende similaire.

Et le directeur du plus grand stade de Sofia, Vassil Levski, a été sanctionné pour ne pas avoir imposé une distanciation entre les supporters toujours le samedi 20 juin lors du derby Levski-CSKA.

 
  • Danemark

Le royaume dès le 25 juin avait autorisé ses ressortissants à voyager dans les pays ayant un taux de contamination inférieur à 20 pour 100 000 habitants. La Suède cependant reste interdite d'accès. Les matchs de football ont repris et les supporters peuvent accéder aux stades s'ils conservent la distance de sécurité d'un mètre.

La finale de la Coupe du Danemark a été interrompue près d'un quart d'heure mercredi 3 juillet pour cause de supporters rebelles refusant de respecter les règles de distanciation sociale imposées à l'intérieur du stade pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, a indiqué la police. Le match a repris après 14 minutes et s'est soldé par une victoire de Sonderjyske (2-0).

Depuis jeudi 7 juillet, le port du masque est à nouveau recommandé dans certaines circonstances, notamment en cas de soupçon de contamination au nouveau coronavirus. "Notre recommandation cardinale est que si vous êtes infecté ou avez pu être infecté par le Covid-19, vous devez vous isoler. Lorsque vous vous rendez à l'hôpital pour subir un test, vous ne pouvez pas maintenir votre isolement entre-temps. Par conséquent, nous vous recommandons de porter un masque dans cette situation", a expliqué Mme Probst, la directrice adjoine de l'Agence nationale de santé (Sundhedsstyrelsen).

  • Espagne  

Très progressif, le plan de déconfinement de l'Espagne, l'un des pays les plus endeuillés par la pandémie de coronavirus, s'est étalé jusqu'à fin juin. Il comporte quatre phases qui ont été mises en oeuvre à des rythmes différents dans chaque région en fonction de l'évolution de l'épidémie. Madrid et Barcelone, les deux plus grandes villes espagnoles, ne sont pas passées le 11 mai à la nouvelle étape du déconfinement contrairement à d'autres régions où les terrasses ont pu rouvrir et les gens se réunir avec leurs proches, a annoncé vendredi 8 mai le gouvernement.

Ce 21 septembre, la capitale espagnole a dû reconfiner pendant 15 jours ses habitants pour une durée de 15 jours comme on peut le voir sur ces images :

Chargement du lecteur...


La porte-parole du gouvernement catalan Meritxell Budo avait annoncé le 17 juillet le reconfinement de Barcelone : "Les habitants de l'agglomération de Barcelone doivent rester chez eux dès qu'il ne leur est pas indispensable de sortir",  en ajoutant la fermeture des cinémas, des théâtres ou des discothèques, l'interdiction des réunions de plus de dix personnes et des visites dans les maisons de retraite ou la limitation de la capacité d'accueil à 50% dans les bars et restaurants.

La région de Catalogne avait ordonné samedi 3 juillet le reconfinement de quelques 200 000 habitants autour de la ville de Lerdia en raison d'un regain de contagion. "Nous avons décidé de confiner la zone del Segria (autour de la ville de Lerida, 150 km à l'ouest de Barcelone), sur la base de données qui confirment une croissance très importante du nombre de cas de contagions de Covid-19", a déclaré devant la presse le président de la région, l'indépendantiste Quim Torra. La ministre régionale de la Santé, Alba Verges, a précisé que les regroupements de plus de dix personnes étaient interdits, et les visites dans les maisons de retraites suspendues.

Le port du masque est à nouveau obligatoire depuis le 7 juillet aux Baléares, "sur la voie publique et en plein air" dès qu'il est possible de "rencontrer quelqu'un d'autre", ainsi que "dans les espaces publics fermés", a annoncé une conseillère technique du gouvernement régional, Marga Frontera. Ce qui signifie qu'il faudra le porter tout le temps dans la rue.

Deux semaines seulement après la levée du confinement généralisé qui empêchait les Espagnols de quitter leur province, ce reconfinement de 200.000 habitants coïncide avec la réouverture des frontières samedi aux ressortissants de 12 nouveaux pays, les citoyens de l'Union européenne et de l'espace Schengen ainsi que les Britanniques.

  • France 

La France a, tout comme ses partenaires européens, ouvert ses frontières aux ressortissants de l'Union européenne. Les gestes barrières ne sont cependant pas abandonnés : le Premier ministre Jean Castex a même avancé au 21 juillet l'obligation de porter un masque dans tous les lieux clos ouverts au public, en particulier les commerces.

Cette obligation devait être effective à partir du 1er août mais l'apparition de signaux de reprises de l'épidémie, notamment en Mayenne (nord-ouest de la France) et en région parisienne, pousse l'exécutif à en accélérer l'application.

  • Guyane et Mayotte

Le gouvernement français a prolongé l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 30 octobre inclus, car le virus y circule encore activement, et même très activement en Guyane où le pic de l'épidémie est prévu "mi-juillet-fin juillet". Le Premier ministre Jean Castex s'y est déplacé le 12 juillet. 

Lire aussi : Coronavirus : en Guyane un foyer de contamination inquiète

A Mayotte, le conseil scientifique recommande "le maintien du confinement jusqu’au décours du pic épidémique local" et "la limitation stricte du nombre d’arrivants", dans un 2ème avis rendu mercredi 13 mai à Annick Girardin, la ministre des Outre-mer.

Prolongé d'abord jusqu'au 15 avril, le confinement a pris partiellement fin en France métropolitaine le 11 mai, avec la réouverture des écoles, comme annoncé par Emmanuel Macron. 


(RE)lire : Coronavirus en France : les grandes dates du déconfinement 

 
  • Grèce
Depuis le 1er juillet la  Grèce accueille les voyageurs en provenance de l’espace européen (à l’exception des voyageurs des vols en provenance du Royaume-Uni et de Suède ainsi que de Turquie) sans test obligatoire. Les touristes sont les bienvenus quelque soit leur moyen de transport. L'aéroport d'Athènes est ouvert ainsi que les aéroports régionaux et des îles: Mykonos, Heraklion, Santorin, Kos, Corfou… On peut aussi venir en ferry depuis Ancone et Venise en Italie par les ports de Patras et Igoumenitsa. Ou par la route depuis la Bulgarie via le post frontière de Promachonas.

Les autres entrées - Albanie, Macédoine du Nord et Turquie - sont autorisées uniquement pour raisons essentielles (pas les voyages d’agréments).
 
  • Irlande

Depuis le 29 juin l'Irlande, comme la plus part de ses voisins européens s'est déconfinée. 

Les établissements d’enseignement (écoles, collèges, lycées et universités) restent fermés aux élèves et aux étudiants jusqu’à la rentrée scolaire et universitaire de septembre/octobre.

La dernière phase de déconfinement prévue le 20 juillet avec la réouverture complète des pubs a été repoussée au 10 août en raison d'une résurgence des cas de Covid-19. Attribuant cette hausse notamment à des "soirées privées sans limites", le Premier ministre Micheal Martin a souligné que le taux de reproduction du virus était repassé au-dessus de 1 dans le pays, marquant une accélération de sa propagation. 
Les casinos et discothèques resteront également fermés jusqu'au 10 août, a indiqué Micheal Martin. Les rassemblements de masse seront limités à 50 personnes à l'intérieur et 200 à l'extérieur jusqu'à cette date. 

Les autorités irlandaises déconseillent tout voyage non-essentiel au départ ou à destination de l’Irlande. Il est toujours demandé à toute personne arrivant en Irlande (citoyen irlandais compris) depuis l’étranger (hors Irlande du Nord) de s’auto-isoler (interdiction de toute sortie) pendant 14 jours et de déclarer l’adresse où elle se confinera. Des contrôles seront menés pour vérifier le bon respect de cette mesure.

 
  • Italie

Les autorités italiennes ont entamé le lundi 4 mai un allègement attendu par tous, pour faire repartir une économie mise à genoux par la maladie.

Cette ouverture reste très prudente : pas de commerces de détail, pas de bars ni de restaurants ouverts, télétravail encouragé, pas de réunion de famille même s'il sera possible d'aller voir ses proches vivant dans la même région, distanciation sociale maintenue y compris dans les transports, pas de rassemblement, pas de pique-nique au parc...

Comme ses voisins européens, l'Italie a rouvert ses frontières depuis le 15 juin. Il n'y a que pour aller en Sardaigne que les voyageurs doivent au préalable s’enregistrer en ligne sur la plateforme numérique de la région Sardaigne "Sardegna Sicura"

La plupart des liaisons aériennes vers et au départ de l’Italie ont repris normalement. Le trafic ferroviaire a également repris entre Paris-Turin-Milan et Marseille-Nice-Milan et des TER circulent entre Vintimille et Menton.

Cependant, depuis le 13 juillet l'Italie a restreint son accès aux voyageurs en provenance de 13 pays considérés comme à risque : l'Arménie, le Bahrein, le Bangladesh, le Brésil, la Bosnie Herzegovine, le Chili, le Kuwait, la Macédoines, la Moldavie, le sultanat d'Oman, Panama, le Perou et la République dominicaine.

Le ministre de la Santé, Roberto Speranza a appelé au maintien des gestes barrières. Le port du masque est toujours obligatoire dans les lieux publics et les écoles ne vont rouvrir qu'en septembre.

Mi-juin, à Mondragone, près de Naples, près de 700 personnes ont reçu l'ordre le 22 juin de se confiner sur leur lieu de résidence. Il s'agit pour la plupart de Bulgares employés dans le secteur agricole,  qui ont été confinés après la découverte de 43 cas de contamination parmi eux. Occupant illégalement un complexe de cinq immeubles, ils ont reçu l'ordre de rester confinés sur place une quinzaine de jours, alors que des tests de dépistage sont en cours dans tout le quartier. Cela a provoqué de fortes tensions avec la population locale qui s'est érigée contre les travailleurs étrangers. La police anti-émeute a du intervenir le 26 juin.

  • Norvège 

Le pays a décidé d'ouvrir ses frontières le 15 juillet au touristes de la plupart des pays européens où le niveau d'infection au Covid-19 est jugé "satisfaisant", et dont fait partie la France, a annoncé le gouvernement norvégien. L'entrée sur le territoire norvégien -hors de l'UE mais membre de l'espace Schengen de libre circulation des personnes- est actuellement limitée pour la plupart des non-résidents qui doivent observer une quarantaine de dix jours à leur arrivée. Et, s'ils ne sont pas formellement interdits, les voyages à l'étranger sont soumis à la même obligation de quarantaine, rédhibitoire, au retour.

Si les restrictions de voyage - parmi les plus sévères d'Europe - seront bientôt levées pour la majorité des résidents Européens entrant sur le territoire norvégien, les voyageurs venant du Portugal, du Luxembourg, de Hongrie, de Roumanie, de Croatie et de Bulgarie y resteront soumis. A l'exception de trois de ses régions du sud, la Suède, pays frontalier de la Norvège où l'épidémie de nouveau coronavirus reste vive, fait également partie de la liste des exclus. 

Seuls quelques nouveaux cas de coronavirus sont recensés chaque jour en Norvège, où l'épidémie a fait au total 254 morts (au 17 juillet). En Suède, qui a opté pour une approche plus souple, le Covid-19 connait des courbes de contamination journalière encore très élevées (et 5 593 morts au 17 juillet).

  • Portugal

Très prudent dans sa gestion de la crise, le Portugal a quelque peu assoupli ses règles de confinement avant de décider l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes et la fermeture des cafés et commerces dès 20H00, à partir du 23 juin.

Dans la région de Lisbonne, nouveau "confinement à domicile" depuis le 1er juillet pour 700.000 habitants d'une vingtaine de quartiers, pour au moins deux semaines.

  • Royaume-Uni

Lundi 15 juin, tous les commerces, les centres commerciaux et partiellement les lieux de cultes sont autorisés à rouvrir en Angleterre. Et alors que les pubs, les salons de coiffure aient été autorisés à accueillir à nouveau la clientèle, le 29 juin, le gouvernement a annoncé un durcissement du confinement à Leicester, avec notamment la fermeture des magasins non essentiels.

Les pubs, bars, restaurants, hôtels, musées et coiffeurs, d'Angleterre, ont rouvert le 4 juillet et la distance recommandée entre deux personnes est réduite de deux mètres à un mètre.

Le port du masque devient obligatoire dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. C'était déjà le cas en Ecosse.

Le gouvernement britannique a décidé de mettre en pause ce dimanche 2 août une nouvelle étape du déconfinnement.

Après plus de quatre mois de fermeture, bowlings, patinoires ou casinos du Royaume-Uni attendaient la journée de samedi avec impatience.

Boris Johnson a douché leurs espoirs cet après-midi en repoussant la nouvelle phase déconfinement qui devait entrer en vigueur ce samedi. Ces établissements, ainsi que certaines salles de spectacle, devront garder leurs portes closes jusqu'au 15 août. Les mariages rassemblant plus de 30 personnes demeurent eux aussi interdits outre-Manche.


 

  • Suisse

La Suisse a annoncé un déconfinement depuis le 22 juin. Depuis le 6 juillet, face à une recrudescence de contaminations, le port du masque est devenu obligatoire dans les manifestations et les transports publics.  Les voyageurs en provenance de 27 pays considérés à risque (dont l'Afrique du Sud, l'Arménie, le Brésil ou la Russie) doivent se mettre en quarantaine. 

Ailleurs dans le monde

  • Arabie saoudite

Le 3 juillet le ministre saoudien de la Santé annonçait que le royaume avait franchi le cap des 200.000 contaminés au nouveau coronavirus, à quelques semaines du début du hajj, le grand pèlerinage de La Mecque. Par conséquent, l'Arabie Saoudite a annoncé qu'elle n'accepterait que 1 000 fidèles vivant sur son territoire pour le hajj prévu fin juillet. Les vols internationaux de et vers le pays sont suspendus.

Le 21 juin le Royaume avait amorcé un déconfinement. Outre la levée totale du couvre-feu et la réouverture des commerces décidées par les autorités, la Commission générale dédiée aux médias audiovisuels a de son côté annoncé la réouverture des cinémas, à condition que les règles de distanciation sociale soient respectées.

    Australie

Les cinq millions d'habitants de Melbourne ont à nouveau été confinés le 9 juillet pour six semaines afin d'endiguer l'épidémie.

Mais le nombre de cas a continué d'augmenter, jusqu'à totaliser 723 nouvelles contaminations en 24 heures, le 30 juillet, dans le seul Etat du Victoria.

Tous les commerces non essentiels devront fermer leurs portes à compter du 6 août à Melbourne, une mesure de plus pour tenter d'endiguer la progression de l'épidémie de coronavirus dans la deuxième ville d'Australie, où un couvre-feu nocturne est entré en vigueur.

  • Azerbaidjian

L'ancienne république soviétique située au bord de la mer Caspienne a reconfiné toute sa population à partir du 22 juin jusqu'au 1er août.


Tous les commerces non essentiels devront fermer leurs portes à compter de jeudi à Melbourne, une mesure de plus pour tenter d'endiguer la progression de l'épidémie de coronavirus dans la deuxième ville d'Australie, où un couvre-feu nocturne est entré en vigueur.

  • Chine

La province chinoise de Hubei et sa capitale Wuhan, berceaux de l'épidémie de Covid-19,  ont été coupées du monde depuis fin janvier. Le confinement a été levé le 7 avril. Mais début juillet, la mairie a immédiatement réimposé un confinement à 70 quartiers résidentiels parmi les 7.000 de la ville.

Les restrictions aux déplacements ont été allégées le 14 mars pour les plus de 50 millions d’habitants.

Un nouveau foyer a été découvert au Xinjiang, vaste région du nord-ouest du pays où vit notamment la minorité musulmane ouïghoure. Au moins cinq nouveaux cas de nouveau coronavirus ont été découverts à Urumqi, la capitale régionale, le 15 juillet. Résultat, la métropole de 3,5 millions d'habitants a fait fermer son métro, tandis que les liaisons aériennes ont été drastiquement réduites le 10 juillet.

Hong Kong a à nouveau fermé les bars, les salles de sport et les salons de coiffure depuis le 15 juillet. Les rassemblements de plus de quatre personnes ont été interdits.

  • Inde
L'État indien du Tamil Nadu, région du Sud de l'Inde, a ordonné lundi 15 juin le reconfinement de l'agglomération de Chennai en raison de la virulence de l'épidémie du coronavirus. "Confinement complet à partir du 19 juin pour les districts de Chennai, Thiruvallur, Chengalpet et Kanchipuram", des zones mitoyennes de la capitale régionale, a annoncé l'AIADMK, le parti au pouvoir au Tamil Nadu. Cette mesure, qui concerne une quinzaine de millions de personnes, est pour l'instant en place jusqu'à la fin du mois. Les commerces essentiels de la région ne pourront ouvrir que jusqu'à 14h00 et les habitants seront limités à un rayon de 2 kilomètres pour leurs déplacements. 
 
Chargement du lecteur...

Mais depuis le 15 juillet c'est au tour de la province du Bihar, dans le nord-est de l'Inde de se reconfiner. A Patna, la capitale de cet état de 125 millions d'habitants, des milliers de personnes  se sont rués dans les magasins la veille de la proclamation de ce reconfinement, faisant fi des règles de distanciation sociale. Le 14 juillet, c'était au tour de la capitale du Karnataka au sud de l'Inde, Bangalore avec ses 8 millions d'habitants, d'être reconfinée pour une semaine au moins.
  
  • Irak

Les déplacements sont interdits dans l'ensemble du pays, selon une décision de la cellule de crise chapeautée par le ministère de la Santé prise mi-mars. Les autorités ont aussi fermé aéroports, frontières, universités, centres commerciaux, restaurants et chantiers. C'est surtout la situation du système de santé, exsangue, qui met en péril le pays. Les personnels soignants et les médecins ne sont pas payés et sont à bout de force. L'Irak connait 86 148 cas confirmés de Covid-19 dont 3 522 morts au 17 juillet 2020.
 

  • Israël 

Israël a instauré le confinement a partir du 17 mars et fermé ses frontières à tous les étrangers, à l'exception des résidents. Tous les voyageurs en provenance de l’étranger doivent effectuer une quarantaine à leur domicile. 
Le port du masque et la distanciation sociale de 2 mètres sont également obligatoires.

Depuis le 17 juillet, Israël rétabli un confinement partiel. Du vendredi en début de soirée au dimanche matin et ce, jusqu'à nouvel ordre, "les magasins (non essentiels), les centres commerciaux, les coiffeurs et salons de beauté, les bibliothèques, les zoos, les musées, les piscines, les attractions touristiques et les tramways" seront fermés annonçait un communique du Premier ministre et du ministère de la Santé. Les salles de sport sont à nouveau fermées.  Les restaurants devront se limiter aux livraisons.

Si aucune restriction de mouvement n'est prévue pour les personnes qui souhaitent sortir de chez elle, selon le communiqué, les plages seront toutefois fermées tous les week-ends à partir du 24 juillet.

A partir de vendredi, les rassemblement sont également limités à dix personnes dans les lieux clos et vingt dans les lieux en plein air, à l'exception des lieux de travail qui ont reçu une autorisation et des familles nucléaires, est-il précisé dans le texte.
"Toute violation de ces restrictions sera considérée comme un délit", selon le communiqué.

Japon 
La ville de Tokyo est à son plus haut niveau d'alerte à la suite d'une hausse des cas constatés a annoncé le 15 juillet la gouverneure de la capitale Yuriko Koike
 

  • Liban

Après un confinement de plus de trois mois, le Liban s'était déconfiné début juillet. Depuis, les nouveaux cas de contaminations sont repartis à la hausse.

 

Pour freiner la propagation de l'épidémie, le gouvernement a ordonné le reconfinement du pays pendant cinq jours, du jeudi 30 juillet au lundi 3 août. Le confinement sera ensuite partiellement levé les 4 et 5 août. Les boîtes de nuit, les bars, les piscines couvertes et les parcs publics resteront fermés. En revanche, les restaurants et cafés seront, sur ces deux jours, autorisés à rouvrir à 50 % de leur capacité. Puis entre le 6 et le 10 août, un confinement total de cinq jours à l'issue sera observé duquel les autorités réévalueront la nécessité de mettre en place des mesures plus strictes.

Chargement du lecteur...


 

Liban : la contestation de retour malgré le Covid-19 :
 

Chargement du lecteur...
  • Philippines 
Depuis la mi-mars, des mesures de confinement ont été imposées sur l'Ile de Luzon, où se situe Manille. Au total, 60 millions de Phillipins sont confinés. 

Le président philippin Rodrigo Duterte a par ailleurs demandé aux forces de l'ordre d'abattre toute personne à l'origine de "troubles" dans les régions placées en confinement en raison de la pandémie de coronavirus. Des propos qui ont ensuite été tempérés par des responsables philippins.
  Les Philippins ne peuvent plus assister aux obsèques de leurs proches, les morts du Covid-19 sont incénérés sans que les parents n'ait pu voir leur corps, ce qui est particulièrement douloureurs pour ce peuple dont la très grande majorité est catholique pratiquante.


Nouvelle Zélande

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (à gauche) s'exprime lors d'une conférence de presse à Wellington, le 11 août 2020. La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a ordonné, mardi 11 août, le confinement pour trois jours de la plus grande ville du pays, Auckland, après l'apparition de quatre cas  dans une famille de la commune.

 
  • Russie

Le plus grand pays du monde dénombre au 8 juillet 699.7496 cas détectés et la courbe des contaminations ne fait que croître depuis mai. La Russie est le quatrième pays le plus touché en terme de contaminations, derrière les Etats-Unis, le Brésil et l'Inde.

Moscou reste le foyer principal de la contamination. La grande majorité de la population moscovite restera donc confinée au moins jusqu'au 31 mai, l'essentiel des bureaux et des commerces ainsi que tous les restaurants et les services à la personne demeureront fermés.

Le déconfinement a été amorcé dès la mi-mai et le 25 juin dernier, le président Poutine a maintenu le référendum sur la réforme de la constitution. Dans de nombreuses villes, tables et urnes ont été installées à l'air libre officiellement pour minimiser les risques d'infection, suscitant des moqueries en ligne et nourrissant les accusations de falsifications de l'opposition dans ces bureaux de vote de fortune.

Malgré l'interdiction des rassemblements publics, le président Poutine avait maintenu la parade pour célébrer la victoire de 1945 le 24 juin.

Les vols vers Moscou sont limités à un par semaine.
 
  • Thailande
Depuis janvier, la Thaïlande n'a enregistré que 3 239 cas et 58 décès (au 17 juillet) et se félicitait d'avoir contenu la pandémie. Mais Bangkok a dû à nouveau proscrire les vols entrants après qu'un soldat égyptien a violé sa quarantaine avant d'être testé positif au coronavirus.
 

Le royaume, qui n'a enregistré aucun cas de contamination locale depuis 50 jours, avait rouvert timidement son espace aérien début juillet et laissé entrer certains groupes de visiteurs étrangers, triés sur le volet, dans l'espoir de relancer une économie exsangue après 3 mois de bouclage total.

Mais tous les vols entrants sont désormais suspendus, après l'entrée le 10 juillet d'un groupe de soldats égyptiens à l'aéroport militaire de U-Tapao, à 150 km au sud de Bangkok, sans avoir subi de test à leur arrivée. Ils étaient censés rester en quarantaine dans un hôtel, mais l'un d'eux est sorti pour aller faire du shopping, avant d'apprendre plus tard qu'il était porteur du virus. 

Le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha a présenté des excuses pour avoir trahi la "confiance et la sécurité" du public.
 
  • Turquie

La Turquie a amorcé un déconfinement cahotique début juin. Les vols intérieurs ont repris le 1er juin mais ceux internationaux par la compagnie nationale sont plus incertains.  Ils ont repris le 15 juin vers Paris et Lyon. 

Les couvre-feux permanents pour certaines tranches d’âge, sont levés. Les personnes âgées de plus de 65 ans sont dorénavant autorisées à sortir tous les jours de 10 heures à 20 heures, les jeunes de moins de 18 ans n’étant pas astreints à ces limites. 

Les épiceries, supermarchés, commerces de bouche pourront rester ouverts, pour des courses d’appoint, à pied et à proximité du domicile. Les stations-essence, hôtels, hôpitaux, pharmacies et cliniques vétérinaires seront également ouverts. 
Le port du masque est obligatoire dans l’espace public notamment à Ankara, Istanbul et Bursa.

  • Ukraine

Les mesures strictes de confinement ont été re-introduites à partir du 19 juin.
 

  • 15 États aux Etats-Unis seulement sont déconfiné

Face à une crise économique majeure, de nombreux états ont annoncé l'assouplissement des mesures de confinement et la réouverture de certains commerces et entreprises. Mais face à la recrudescence de cas, 30 états sur 50 voient une explosion des cas de contamination, certains ont décidé de sursoir à leur déconfinement. La Californie, le Texas et la Floride sont toujours les plus touchés :

Chargement du lecteur...


La Californie a prévu d'assouplir ses mesures de confinement la semaine du 4 mai. Cet Etat avait été le premier à décréter un confinement total le 19 mars. Le gouverneur de l'État, Gavin Newsom, a pris le premier l'une des mesures les plus drastiques aux États-Unis depuis le début de la crise du coronavirus. La directive n'a pas de date de fin. Mais il travaille de concert avec ses voisins du Colorado, Nevada, Oregon, et Washington pour une réouverture progressive. Pour le moment, il n'a pas décidé de mettre en oeuvre la phase 4 du déconfinement, qui autorise les rassemblements de plus de 300 personnes, les concerts, les matchs de sport... Depuis le 14 juillet, le gouverneur a instauré l'élargissement à tout l'État de la fermeture des bars, salles de restaurant en intérieur, cinémas, zoos et aquariums.

Le gouverneur de l’Etat de New York, Cuomo a décrété l'entrée dans le phase 3 du déconfinement le 24 juin sauf pour la ville de New York . Ce qui signifie que désormais les rassemblemements de plus de 25 personnes sont autorisés.  Mais dîner au restaurant n'est pas encore possible.

Il n'y a que quinze états, très ruraux, qui n'ont pas imposé un confinement. Il s'agit de l'Alaska, du Montana, du Dakota du Nord, du Dakota du Sud, du Minnesota, du Wisconsin, du Nebraska, de l'Iowa, de l'Oklahoma, du Kansas, du Missouri,du Kentucky, des deux Etats de Virginie. La Pennsylvanie a rejoint New Hampshire, dans l'est des Etats-Unis, est aussi entré dans sa phase 4 de déconfinement depuis le 29 juin.

L'Alabama a rendu le masque obligatoire depuis la mi-juillet. Plus de la moitié des Etats l'avaient déjà décrété comme une ultime mesure afin d'éviter un reconfinement. La chaîne de grands magasins Walmart l'a rendu obligatoire, comme Apple et Starbucks

La Floride a décidé de refermer ses bars fin juin après un nouveau pic de contamination, mais tous les commerces, les restaurants et les plages sont accessibles depuis le 4 mai.
Chargement du lecteur...
 

Les pays confinés en Amérique latine

 
  • Argentine 

L'Argentine a décrété jeudi 19 mars le confinement "préventif et obligatoire" de la population, soit quelque 44 millions de personnes. Le confinement est pour la deuxième fois prolongé dans le pays. Dans une allocution, le président argentin Alberto Fernandez, a annoncé un nouveau délai : jusqu'au 7 juin. L'Argentine devient ainsi le pays où le confinement dure le plus longtemps dans le monde avec 80 jours au 7 juin.
Cordoba avait amorcé ce durcissement dès le 19 mai. Buenos Aires et sa périphérie, qui avaient connu un pic de contamination en mai, voient les mesures de confinement durcies du 1er au 17 juillet comme on peut le voir sur ces images : 
 

Chargement du lecteur...

La question de l'après 17 juillet fait l'objet de discussions au sein du gouvernement qui pourrait annoncer entre autres la réouverture des magasins à Buenos Aires et sa région. 

Défendant fin juin le rétablissement du confinement, qui a selon lui permis de sauver des vies, le président argentin Alberto Fernandez a dans le même temps reconnu l'impact "très négatif" de l'épidémie sur une économie en récession depuis 2018.

A 1.800 km au sud-ouest de Buenos Aires, San Carlos de Bariloche, qui surplombe un lac majestueux, est la quatrième destination touristique la plus visitée par des étrangers. Les Brésiliens et les Uruguayens la placent en deuxième position après Buenos Aires comme leur destination préférée en Argentine, selon les opérateurs touristiques. Cette station de ski très prisée qui accueille normalement chaque saison, donc le pic est début juillet été austral oblige, 112 000 touristes, est déserte.

  • Bolivie 

Le pays va assouplir les mesures de confinement obligatoire à partir du 11 mai, mais maintiendra fermées ses frontières terrestres et aériennes jusqu'à la fin de ce même mois, a annoncé la présidente Jeanine Añez. Elle a découvert être positive au Covid-19 le 10 juillet. Trois membres du gouvernement Añez, notamment les ministres de la Présidence Yerko Nuñez et de la Santé Eidy Roca, avaient fait savoir ces derniers jours qu'ils avaient été contaminés. Eva Copa, la président du Congrès bolivien, 33 ans, a également été testée positive. Elle s'est mise volontairement en quarantaine.

Face à la recrudescence de cas, les élections présidentielles prévues le 3 mai ont été reportées au 6 septembre, au grand regret de la présidente par intérim Jeanine Añez, qui a promulgué la loi qui convoque les élections tout en avertissant des dangers encourus en raison de l'épidémie de coronavirus : "J'ai reçu des pressions exigeant des élections le 6 septembre, c'est-à-dire en pleine pandémie"dans un message enregistré le 26 juin, rejetant toute volonté de se maintenir au pouvoir.

La capitale La Paz a été mise en quarantaine pour 4 jours à partir du 16 juillet. 

  • Les États de Sao Paulo et Rio de Janeiro (Brésil)

Au Brésil, où le président d'extrême droite Jair Bolsonaro n'a eu de cesse de minimiser l'épidémie et de dénoncer l'"hystérie" autour du Covid-19, les gouverneurs des deux Etats les plus touchés, Sao Paulo et Rio de Janeiro, ont pris eux-mêmes l'initiative de mesures de restrictions. Depuis le 8 juillet, Jair Bolsonaro résulte positif au coronavirus. Il l'a révélé à la presse. A la fin de cet entretien, il a retiré son masque, pour montrer aux journalistes qu'il allait "bien". Même s'il va travailler désormais par visioconférence, il ne semble pas avoir l'intention de prendre plus de précautions malgré sa contamination.

Les bars et restaurants peuvent ouvrir depuis le  7 juillet à 40% de leur capacité d'accueil durant seulement six heures par jour, en respectant les mesures de distanciation physique et d'hygiène. 

Lors de la précédente phase de déconfinement, les magasins et centres commerciaux avaient été autorisés à rouvrir avec certaines restrictions, après deux mois de paralysie où ne fonctionnaient que les services jugés essentiels. La population était encouragée à rester chez elle, mais sans mesure coercitive.

Rio de Janeiro et Sao Paulo ont rouvert le 2 juillet dernier leurs bars et restaurants - où l'afflux immédiat a alarmé les autorités et les médecins - ainsi que ses salons de beauté et salles de sport. Pour Rio comme Sao Paulo, ce mouvement a été jugé prématuré par les épidémiologistes.

Les peuples autochtones de l'Amazonie sont très inquiets face à la pandémie :

Chargement du lecteur...
 De nombreux pays ont remis le Brésil sur la liste des pays considérés à risque et dont les ressortissants devaient être mis en quarantaine s'ils demandaient à y pénétrer.
 
  • Chili
Toute la population de la capitale du Chili, Santiago, a été confinée à partir du vendredi 15 mai à 22 heures.  C'est là que se concentrent 80% des cas. Par conséquent, le confinement est maintenu. Le pays avait jusqu'à présent opté pour une stratégie de confinement sélectif face à la pandémie, le limitant aux zones les plus touchées. 

Le Chili, qui a dépassé le 7 juillet les 300.000 personnes atteintes de Covid-19 mais peut se réjouir d'une baisse des nouveaux cas hebdomadaires, va commencer à envisager un déconfinement. Les autorités préparent, avec toutes les précautions sanitaires, "un plan pour commencer très progressivement, peu à peu et étape par étape, à avancer vers une future stratégie de déconfinement".

C'est aussi le pays d'Amérique latine ayant fait subir le plus de tests - 14.000 par jour et environ 200.000 au total - à sa population pour détecter les personnes atteintes par le nouveau coronavirus.
 
Chargement du lecteur...

 
  • Colombie
Le confinement imposé en Colombie depuis mars contre la pandémie de coronavirus va être à nouveau prolongé jusqu'au 1er août, avec toutefois quelques assouplissements, a annoncé mercredi 8 juillet le président Ivan Duque. 

M. Duque a précisé que les communes sans nouveau coronavirus ou avec peu de cas confirmés pourront demander "l'ouverture de restaurants, d'espaces comme les théâtres, les gymnases (...) avec protocoles (de bio-sécurité) et de distanciation".

Sur les 1.100 communes de Colombie, "490 municipalités ne sont absolument pas affectées par le nouveau coronavirus, 295 ne présentent aucun cas depuis trois semaines et 100 sont faiblement affectées", a-t-il détaillé.

Les vols domestiques pourront reprendre, également sur demande des maires, entre les municipalités qui ne sont pas ou peu affectées, a ajouté M. Duque.      

Cependant Bogota, principal foyer de la pandémie en Colombie, a augmenté depuis le 13 juillet son niveau d'alerte face à la propagation du virus, qui surcharge les unités de soins intensifs (USI). La mairie va renforcer le confinement de la population. Elle va instaurer une circulation alternée de la population de la capitale par périodes de 14 jours jusqu'au 23 août.

Sous pression en raison de l'effondrement économique dû à la crise sanitaire, le gouvernement de droite a assoupli le confinement, imposé le 25 mars aux 50 millions d'habitants du pays. Mais cela s'est traduit pas une accélération de la contagion dans la capitale de la Colombie

 
  •  Mexique
Le Mexique avait mis en place des mesures de confinement strictes le 23 mars. Le gouvernement espérait lever ces mesures d'isolement et de fermeture des commerces non essentiels le 30 mai, mais même s'il pense avoir atteint le pic des contamination, ce confinement sera prolongé de 15 jours. Le Mexique a enregistré mercredi 8 juillet un nouveau record d'infections au coronavirus avec 6 995 nouveaux cas répertoriés lors des dernières 24 heures, pour un total de 275 003 cas, a annoncé le ministère de la Santé.

Malgré un pic de contamination, la capitale Mexico a été déconfinée.

Les Etats-Unis gardent leur frontière avec le Mexique fermée.
 
  • Panama

Le Panama qui compte au 4 juillet 36 000 cas de Covid-19 a re-introduit le confinement dans la capitale et dans une province voisine.

  • Pérou 
L'état d'urgence sanitaire a été décrété le 15 mars au Pérou, deuxième pays le plus affecté de la région derrière le Brésil. La population est confinée jusqu'au 10 mai et les commerces non essentiels gardent portes closes. Les écoles et les universités restent fermées étant donné l'ampleur de l'épidémie de nouveau coronavirus dans le pays a annoncé le président Vizcarra le 6 mai dernier. 
 

Le 14 juillet, les élections primaires qui devaient être organisées cette année pour la première fois par les partis politiques pour choisir leurs candidats aux élections de 2021, ont été annullées en raison de la pandémie de coronavirus.

Le président a limogé le ministre de la Santé le 15 juillet et a nommé Pilar Mazzetti, qui est la troisième personne à occuper ce poste depuis que la pandémie a frappé le Pérou en mars. Neurologue de renom et ancien ministre, elle a jusqu'à présent dirigé le commandement Covid-19 qui conseille le gouvernement dans la lutte contre cette épidémie. 

 
  • A voir : la vie des français confinés à Cuzco
Chargement du lecteur...
    
  • Salvador
Le gouvernement du Salvador a prolongé mardi 26 mai le confinement de la population jusqu'au 6 juin. Le décret gouvernemental permet aux Salvadoriens de seulement aller faire des courses alimentaires et de se rendre dans les supermarchés et les banques.

Il est interdit de circuler à tous les transports en communs, car ils restent "le lieu d'une contagion importante pour le Covid-19", a déclaré à la presse le secrétaire juridique de la présidence, Conan Castro.

Le Salvador compte 1.498 cas de coronavirus, pour 30 morts.

Le confinement avait été décrété pour la première fois dans ce pays d'Amérique centrale le 21 mars.

 
  • Venezuela 

Le gouvernement vénézuélien a annoncé lundi 16 mars la mise en "quarantaine totale" du pays. Cette dernière est effective depuis mardi 17 mars.

Les activités professionnelles sont suspendues, sauf celles liées à la distribution alimentaire, la sécurité policière et militaire, ainsi que les services sanitaires et les transports.

La quarantaine intervient après la suspension des cours à tous les niveaux et l'interdiction de l'arrivée au Venezuela de vols en provenance d'Europe, de Colombie, de la République dominicaine et du Panama.

Les chiffres officiels des cas de Covid-19 au Venezuela, mis en doute par des ONG comme Human Rights Watch, qui les considère comme largement sous-évalués dans ce pays de 30 millions d'habitants, ont fait un bond : de plus de 1.500 malades le 1er juin, on est passé à plus de 7.000 un mois plus tard. 

Le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro, lui-même, reconnaît une hausse "inquiétante"

L'Etat de Zulia, le plus peuplé du Venezuela, concentre près d'un quart des cas de cette maladie qui progresse au milieu d'une profonde crise économique. 

La ville de Caracas et l'état voisin de Miranda sont placés en confinement strict depuis mercredi matin afin de freiner la propagation de la pandémie de Covid-19, en pleine expansion dans la capitale vénézuélienne, a annoncé le président Nicolas Maduro. 

Le confinement "strict" signifie que seuls les commerces essentiels (pharmacies, supermarchés) peuvent ouvrir et que les six millions d'habitants de Caracas peuvent uniquement sortir de chez eux pour aller acheter à manger ou aller chez le médecin. 
Le Venezuela applique depuis le mois de juin un système appelé "7-7" dans lequel une semaine de confinement "strict" des 30 millions d'habitants alterne avec une semaine d'"assouplissement" des restrictions de déplacements et d'ouverture des commerces.