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Covid-19 en Belgique : les voyages "non essentiels" désormais interdits

Illustration de la frontière entre la Belgique et la France, le 15 juin 2020
Illustration de la frontière entre la Belgique et la France, le 15 juin 2020
AP Photo/Michel Spingler.

Face à la hausse du nombre des cas de Covid-19, le gouvernement belge serre la vis, en imposant de nouvelles restrictions de déplacements. A partir de ce mercredi 27 janvier et jusqu'au 1 er mars, les voyages considérés comme"non essentiels" sont interdits. En clair, pour rentrer ou sortir du pays, il faudra désormais un motif "impérieux". Les frontières restent ouvertes, mais les contrôles sont renforcés.

La décision est radicale. Pendant plus d'un mois, les Belges ne seront autorisés à sortir du royaume que pour des motifs impérieux : raisons familiales, rendez-vous pour un traitement médical, convocation par la justice, motif professionnel justifié. Si vous souhaitez vous rendre en Belgique pour l'une de ces raisons, vous devrez présenter une déclaration sur l'honneur, disponible sur le site d'information du gouvernement sur le Covid-19.

Sont interdits "les voyages de loisirs ou d'agrément, il y aura des contrôles aux frontières avec des amendes", a affirmé à la chaîne de télévision RTBF l'ex-premier ministre Elio Di Rupo, président de la région wallonne. Les travailleurs frontaliers ne sont cependant pas concernés.

Nous n'allons pas construire un mur autour de la Belgique, nous pouvons aller dans d'autres pays mais uniquement pour des raisons essentielles. Alexander De Croo, premier ministre belge

"La situation s'est stabilisée ces dernières semaines, autour de 2.000 nouvelles infections par jour, mais le danger n'a pas disparu", a déclaré le premier ministre belge. Il a aussi pointé du doigt les variants du virus "nettement plus contagieux" en circulation en Europe. D'où la nécessité de "construire des remparts, des lignes de défense".

Depuis le lundi 25 janvier, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni, d'Afrique du Sud et d'Amérique du Sud (trois zones géographiques où est apparu un variant différent) devront observer une quarantaine de dix jours à leur arrivée en Belgique, avec deux tests obligatoires aux premier et septième jours. Pour les autres étrangers en déplacement professionnel il faudra produire deux tests négatifs, l'un effectué au départ dans le pays d'origine, l'autre à l'arrivée.

En interdisant les déplacements non essentiels à l'étranger, y compris à l'intérieur de l'espace de libre circulation Schengen, la Belgique prend les devants par rapport aux recommandations de l'UE. 

La Belgique partiellement confinée

Depuis presque trois mois, la Belgique est partiellement confinée, avec de multiples secteurs d'activité fermés : cafés, restaurants, salles de spectacles, de sport, etc... Le premier ministre belge Alexander De Croo a annoncé que les salons de coiffure pouvaient envisager une réouverture, avec des règles de sécurité strictes, le 13 février, seulement si la situation sanitaire ne se dégrade pas.

La Belgique, qui compte 11,5 millions d'habitants, a déjà recensé plus de 20.000 décès liée au coronavirus depuis mars 2020. Si le pays juge avoir mieux contenu la deuxième vague de l'automne que ses voisins, l'Allemagne et les Pays-Bas notamment, la propagation du variant britannique fait craindre une troisième vague susceptible de peser à nouveau fortement sur le système de soins. Ce variant a déjà provoqué des dizaines de contaminations dans des maisons de retraite et contraint à fermer provisoirement plusieurs écoles.