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Crise au PS: une "mauvaise polémique" pour Olivier Faure

Olivier Faure, premier secrétaire sortant du Parti socialiste français (PS), candidat à sa succession, le 16 janvier 2023 à Ivry-sur-Seine, près de Paris
Olivier Faure, premier secrétaire sortant du Parti socialiste français (PS), candidat à sa succession, le 16 janvier 2023 à Ivry-sur-Seine, près de Paris
afp.com - Christophe ARCHAMBAULT
Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et candidat à l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, le 14 janvier 2023 à Toulouse
Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et candidat à l'élection du premier secrétaire du Parti socialiste, le 14 janvier 2023 à Toulouse
afp.com - Charly TRIBALLEAU

Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a dénoncé lundi une "mauvaise polémique" faite par son concurrent, Nicolas Mayer-Rossignol, qui conteste sa réélection et dénonce des fraudes.

"Tout ça relève malheureusement de la mauvaise polémique", a regretté M. Faure au micro de franceinfo, après trois jours de crise ouverte et la réalisation d'un nouveau décompte dimanche donnant 51,09% des voix au sortant contre 48,91% pour le maire de Rouen, à l'issue d'une commission de récolement.

Affirmant n'avoir "aucun doute", "toutes les fédérations" ayant été "vérifiées", le premier secrétaire s'est en revanche inquiété de la crise traversée par son parti.

Il faut "maintenant avancer et chercher à rassembler l'ensemble des socialistes". "L'ensemble des procès-verbaux de l'intégralité des votes sont à la disposition de la presse et donc vous pouvez venir vous-même vérifier et regarder comment nous avons procédé", a-t-il expliqué.

M. Faure a également rappelé avoir remporté plusieurs autres scrutins: 49% des voix se sont portées sur son texte d'orientation, "une majorité au conseil national et une majorité des délégués au congrès", ainsi qu'"un vote sur le rapport d'activité qui a été approuvé à 57%".

Le premier secrétaire a invité lundi ses deux concurrents, M. Mayer-Rossignol et Hélène Geoffroy, qui n'avait pu se maintenir au second tour et avait appelé à soutenir le maire de Rouen, à le rencontrer.

Le principal point de rupture entre les projets des deux hommes réside dans la relation avec la Nupes, l'alliance avec les autres partis de gauche qui a permis notamment de maintenir un groupe PS à l'Assemblée nationale malgré le résultat calamiteux d'Anne Hidalgo à la présidentielle (1,7%).

Menée et soutenue par M. Faure, cette alliance est critiquée par Nicolas Mayer-Rossignol, notamment la dépendance à la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

"Il faut une direction qui associe largement l'ensemble de ses sensibilités, faire en sorte que chacun trouve sa place et la réalité", a défendu M. Faure, assurant n'être "ni aveugle ni sourd" quant aux critiques envers la Nupes.