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Des casques blancs syriens exfiltrés vers la Jordanie

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© TV5MONDE

Des centaines de casques blancs et leurs familles ont été évacués de Syrie. Ces secouristes volontaires, qui ont sauvé des milliers de civils, étaient pris au piège par l'offensive du régime de Bachar al-Assad. Un accord international a permis leur évacuation vers la Jordanie, via Israël.

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Les images ont quelques jours. Des civils débarquent en pleine nuit, dans un village près de Hama, une ville toujours tenue par les rebelles. Ils arrivent du Sud et de Deraa. Des casques blancs sont là pour les accueillir.

Ces bénévoles accompagnent la population syrienne, dans la guerre, depuis 2013. Ils cherchent des survivants dans les décombres, portent les premiers secours. Mais aujoud'hui, eux aussi, fuient les zones de combat.

Plusieurs centaines d'entre eux, ainsi que certains de leurs proches ont été accueillis en Jordanie, après avoir transité par Israël : "Il y a quelques jours, le président Trump m'a parlé, tout comme le Premier ministre canadien Trudeau, et d'autres. Ils ont demandé l'aide d'Israël pour faire sortir des casques blancs de Syrie. Les vies de ces gens, qui ont eux-mêmes sauvé des vies, étaient en danger. J'ai autorisé ce transfert, via Israël, vers d'autres pays, c'est un geste humanitaire important", a déclaré Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien.
 

Attendus au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada

Selon les autorités israéliennes, l'opération aurait eu lieu dans la nuit du 21 au 22 juillet. Ces membres de la "Défense civile syrienne" - le nom officiel de leur organisation - ont fui les provinces de Qouneitra et de Deraa au Sud de la Syrie. Des régions qui subissent, depuis le 19 juin, une offensive militaire de l'armée syrienne, appuyée par la Russie. 

Les casques blancs ont obtenu un asile de trois mois, en Jordanie, à la demande du Royaume-Uni, de l'Allemagne et du Canada qui les accueilleront ensuite.

Ces secouristes ont toujours insisté sur leur neutralité dans le conflit. Le régime syrien, et son allié russe, les accusent au contraire d'être liés à des groupes djihadistes ou manipulés par des gouvernements étrangers, pro-opposition.