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DIRECT - Guerre en Ukraine : “La situation reste difficile” sur le front, s’inquiète Zelensky

Des civières sont stockées en pleine rue. Elles sont posées devant la façade d'un hôpital de ville situé à Bakhmout. Ukraine, 9 décembre 2022.
Des civières sont stockées en pleine rue. Elles sont posées devant la façade d'un hôpital de ville situé à Bakhmout. Ukraine, 9 décembre 2022.
AP/LIBKOS

L'invasion russe en Ukraine se poursuit. Ces dernières semaines, les frappes diligentées par Moscou se sont concentrées sur la région du Donbass. Les États-Unis dénoncent une escalade militaire menée par le président russe Vladimir Poutine et pointent du doigt l’accord militaire passé entre la Russie et l’Iran. 

Ce qu'il faut retenir ce samedi 10 décembre 2022 :

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky assure que la Russie concentre son offensive sur la région du Donbass. 

- L'Iran continue de fournir des armes aux troupes russes. Washington dénonce un "partenariat militaire à grande échelle".

15h35 TU. Viktor Bout soutient l'offensive russe en Ukraine 

Le marchand d'armes russe Viktor Bout, libéré lors d'un échange avec Washington contre la basketteuse américaine Brittney Griner, a apporté samedi son soutien à Vladimir Poutine et à l'offensive en Ukraine.

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Dans une interview au média russe RT, confirme avoir "toujours" eu un portrait de Vladimir Poutine dans sa cellule pendant son emprisonnement aux Etats-Unis, où il avait été condamné à 25 ans de prison après avoir été arrêté en 2008 en Thaïlande.


13h19 TU. Pour la lauréate du Nobel, la paix en Ukraine ne peut être atteinte "en déposant les armes".

Oleksandra Matviïtchouk, lauréate ukrainienne du Nobel de la paix estime que la paix dans son pays ne pouvait être atteinte en "déposant les armes" face à la Russie de Vladimir Poutine. "Le peuple d'Ukraine veut la paix plus que quiconque dans le monde", déclare la cheffe du Centre pour les libertés civiles (CCL)  lors de la cérémonie du Nobel. 


Mais la paix pour un pays attaqué ne peut être atteinte en déposant les armes. Ce ne serait pas la paix, mais l'occupation.Oleksandra Matviïtchouk, prix Nobel de la paix

13h07 TU. Le lauréat russe du prix Nobel de la paix fustige la "guerre folle et criminelle" menée par Vladimir Poutine en Ukraine. 

En recevant sa prestigieuse récompense à Oslo, le lauréat russe du prix Nobel de la paix, le président de l'ONG Memorial, a fustigé samedi "la guerre folle et criminelle" que conduit Vladimir Poutine en Ukraine.

Sous la présidence de M. Poutine, "résister à la Russie équivaut à du fascisme", une dénaturation qui fournit "la justification idéologique à la guerre d'agression folle et criminelle contre l'Ukraine", a déclaré Ian Ratchinski dans son discours de remerciement.

Ian Ratchinski est le lauréat russe du prix Nobel de la paix. Il a été distingué en tant que président de l'ONG Memorial. Oslo, Norvège - 10 décembre 2022. 
Ian Ratchinski est le lauréat russe du prix Nobel de la paix. Il a été distingué en tant que président de l'ONG Memorial. Oslo, Norvège - 10 décembre 2022. 
AP/Markus Schreiber

11h09 TU. L'obsession meurtrière de Moscou pour Bakhmout fait des ravages. 

La bataille de Bakhmout fait toujours rage. Ces derniers mois, une guerre de tranchée s'est avérée particulièrement meurtrière. Il s'agit du principal champ de bataille de cette guerre en Ukraine.

Dans son allocution diffusée dans la nuit de vendredi à samedi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait part des affrontements qui opposent les troupes russes aux troupes ukrainiennes dans cette zone. Selon lui,  "il n'y a plus de lieu de vie sur les terres de ces régions", en raison des combats. Le chef d'État ukrainien a notamment cité les villes de Bakhmout, Soledar, Maryinka et Kreminna.

Entre 100 et 200 soldats y meurent chaque jours. Les soldats russes et les miliciens de Wagner n'arrivent pas prendre le contrôle de cette ville du Donbass malgré les reprises régulières de petites localités alentours.

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10h17 TU. Les discours nationalistes ont le vent en poupe en Russie depuis le début de l'invasion russe en Ukraine. 

S’il est risqué de s'exprimer quand on est opposant en Russie, les nationalistes, eux, donnent de la voix. Ces derniers mois, ils envahissent l'espace public pour clamer leurs opinions. Les plus véhéments sont souvent d'extrême droite et sont parfois victimaires. Leurs propos sont très radicaux. Le récit de Grégory Fontana. 

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02h00 TU. La Maison Blanche s'alarme du "partenariat militaire à grande échelle" entre Russie et Iran.

La Maison Blanche a lancé vendredi un grave avertissement contre le "partenariat militaire à grande échelle" et toujours plus approfondi entre Téhéran et Moscou, qui a de son côté réfuté avoir besoin du soutien militaire de qui que ce soit en Ukraine.

Alors que l'Iran fournit déjà à l'armée russe des drones utilisés en Ukraine, John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain, a indiqué qu'en retour, la Russie "offrait à l'Iran un niveau sans précédent de soutien militaire et technique", ce qui "transforme leur relation en un partenariat de défense plein et entier".

John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain. Washington, États-Unis - 28 novembre 2022.
John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain. Washington, États-Unis - 28 novembre 2022.
AP/Patrick Semansky
Cette évolution est "néfaste" pour l'Ukraine, les pays voisins de l'Iran et "la communauté internationale", a-t-il ajouté, annonçant dans le même élan des sanctions contre trois entités russes particulièrement actives dans l'acquisition et la diffusion de drones iraniens.

01h00 TU. La guerre en Ukraine attise les tensions entre Washington et Moscou. 

Des discussions directes avec Moscou sur l'Ukraine ne sont néanmoins pas à l'ordre du jour pour Washington. Joe Biden ne veut pas s'entretenir avec son homologue russe d'un éventuel règlement diplomatique du conflit sans l'aval de Kiev qui, sous les bombes, refuse pour l'instant d'en entendre parler.

À défaut, Washington ne s'interdit pas des discussions sur d'autres sujets ciblés. L'échange de prisonniers jeudi constitue le second depuis le début de la guerre en Ukraine. Trevor Reed, un ex-Marine condamné à neuf ans de prison en Russie pour violences, avait été échangé en avril à Istanbul contre le pilote russe Konstantin Iarochenko.

Ces négociations n'ont d'autre but que de libérer des citoyens américains, confirme Will Pomeranz, directeur du Kennan Institute au Wilson Center, un think-tank basé à Washington. "Je ne pense pas que cela aura le moindre impact sur les relations entre la Russie et les États-Unis", analyse-t-il. "Elles sont dans un état complètement déplorable, et je ne pense pas que cela puisse changer la dynamique".

00h30 TU. “La situation reste très difficile sur le front”, assure Zelensky 

Le président ukrianien Volodymyr Zelensky a tenu sa traditionnelle allocution télévisée qu’il donne tous les soirs depuis le début de l’invasion russe en Ukraine. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le chef d’État a fait le point sur la contre-offensive menée par l’armée de Kiev sur le front. Selon ses informations, “la situation reste très difficile” pour les troupes ukrainiennes. Les régions clé du Donbass sont toujours dans le viseur de Moscou. 
 


00h30 TU. Nobel de la paix : une cérémonie en forme d'appel aux armes en Ukraine

Formant un trio ukrainien, russe et bélarusse hautement symbolique, les lauréats du Nobel de la paix reçoivent leur prix samedi à Oslo. Cette année, les primés se disent bien déterminés à ne pas baisser les armes face à Vladimir Poutine et à son allié de Minsk.

00h00 TU. "Poutine arrêtera quand on l'arrêtera", assure une lauréate du prix Nobel de la paix. 

L'un est en prison, l'autre officiellement dissous par ordre de la justice, le troisième à l'oeuvre dans un pays envahi... par l'État du second. Cette année, le Nobel mettra peut-être un peu de baume au coeur du militant bélarusse Ales Beliatski, de l'ONG russe Memorial et du Centre ukrainien pour les libertés civiles (CCL).
Oleksandra Matviïtchouk, cheffe du CCL, le Centre ukrainien pour les libertés civiles, lors d'une conférence de presse vendredi 9 décembre à l'Institut Nobel. Oslo, Norvège. <br />
 
Oleksandra Matviïtchouk, cheffe du CCL, le Centre ukrainien pour les libertés civiles, lors d'une conférence de presse vendredi 9 décembre à l'Institut Nobel. Oslo, Norvège. 
 
AP/Markus Schreiber
Mais recevoir cette prestigieuse récompense ne les a visiblement pas désarmés.
"Poutine arrêtera quand on l'arrêtera", a affirmé Oleksandra Matviïtchouk, cheffe du CCL, lors d'une conférence de presse vendredi à l'Institut Nobel.