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DIRECT-Présidentielle 2022 : La campagne pour le second tour

Le président sortant Emmanuel Macron est en déplacement à Saint-Denis, en banlieue parisienne, ce 21 avril.
Le président sortant Emmanuel Macron est en déplacement à Saint-Denis, en banlieue parisienne, ce 21 avril.
Ludovic Marin/AP

Le dimanche 24 avril, les Français éliront celui ou celle qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années. Emmanuel Macron, président sortant, brigue un second mandat. Face à lui pour le second tour de cette présidentielle, la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen. Vivez en direct la dernière ligne droite de ce moment central dans la vie démocratique de la France.

►Jeudi 21 avril

16h50 TU. Critiqué pour avoir utilisé un jet privé pour aller voter au premier tour, Jean Castex suspend son vol. 

Pour aller voter à Prades, dans les Pyrénées Orientales lors du premier tour de l'élection présidentielle, Jean Castex avait fait un aller-retour express avec un jet de la République depuis Paris. Pour le second tour, les moyens seront plus modestes.

Présent vendredi à Figeac dans le Lot pour le dernier déplacement de campagne d'Emmanuel Macron, le Premier ministre descendra en voiture dans les Pyrénées et y passera le week-end. Il glissera son bulletin dans l'urne dimanche matin puis regagnera Paris en vol commercial depuis Perpignan, a-t-il fait savoir. 

16h40 TU. L'audience du débat de l'entre-deux-tours, illustration du désamour pour la politique à la télévision. 

Près de 15,6 millions de téléspectateurs ont regardé le débat Marine Le Pen-Emmanuel Macron sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi soir, soit la pire audience de ce type d'émission depuis sa création en 1974, selon les chiffres de Médiamétrie transmis jeudi. 

Il y a une usure du format, à laquelle viennent s'ajouter une abstention plus forte que lors de la dernière élection et le fait que c'est la répétition d'un duel dont beaucoup de Français ne voulaient pas.Alexis Lévrier, historien des médias à l'Université de Reims

16h25 TU. Pour qui les candidats de gauche appellent-ils à voter ? 

  • Lors de sa conférence de presse, le candidat communiste Fabien Roussel appelle une nouvelle fois les électeurs "à ne pas se tromper de colère" dimanche, et "à utiliser le bulletin Macron pour battre Marine Le Pen dans les urnes". 
  • Ce matin, le candidat écologiste Yannick Jadot appelle à voter pour Emmanuel Macron,"sans plaisir mais sans hésitation", dans une tribune publiée dans le quotidien français Le Monde. 
  • Arrivé troisième au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a appelé le soir du premier tour "à ne pas donner une seule voix" à Marine Le Pen. Ses électeurs sont courtisés par les deux finalistes de l'élection.
  • La candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo a également appelé à voter contre l'extrême droite.


16h05 TU. Fabien Roussel invite les partis de gauche à se retrouver "dès lundi" en vue des législatives.

Candidat à l'élection présidentielle pour le Parti Communiste Français (PCF), Fabien Roussel convie la France Insoumise, les Socialistes et les écologistes à se retrouver lundi "un lieu neutre." Il souhaite discuter des législatives et "additionner les forces de gauche" au lieu de les effacer.

Fabien Roussel propose "un contrat de législature" entre toutes les forces de gauche, "qui ne peut pas être uniquement celui de l'Union populaire", autour de "dix axes de rassemblement". "Mettons en commun ce qui nous rassemble tout en laissant à chaque force politique la possibilité de défendre ce qui lui est propre", explique-t-il, dans une conférence de presse.

15h45 TU. Quelle analyse faire du débat de l'entre-deux-tours ? 

La philosophe et analyste politique Myriam Revault d'Allonnes, invitée du Journal International de TVMONDE, dresse un bilan très critique du débat qui s'est tenu hier soir.

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15h30 TU. Emmanuel Macron estime que "rien n'est joué"

En déplacement à Saint-Denis, le président sortant appelle ses partisans à "redoubler d'efforts" avant le second tour de la présidentielle. Il critique également le financement du programme de sa rivale Marine Le Pen et regrette de ne pas avori abordé ce sujet lors du débat d'hier. 

Ce programme projette "deux milliards d'euros d’économies sur la police sous prétexte que, par le Saint-Esprit peut être, il y aura moins d’immigration et donc qu'il faudra moins de policiers", dénonce-t-il. "Comme si on allait faire dans les cinq années qui viennent des économies sur des parapluies, parce que soudain on décrèterait le beau temps", ironise Emmanuel Macron.

14h45 TU. Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, veut poursuivre le "combat" contre le RN après l'élection

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) considère que le "combat politique" contre l'extrême droite devra se poursuivre, même en cas de victoire d'Emmanuel Macron dimanche.

Quand bien même le président l'emporterait, se dire que dans notre pays on a une candidate qui porte des idées d'extrême droite qui atteignent un score élevé, cela me fait dire que le combat politique doit continuer.Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale

13h00 TU. Emmanuel Macron rejette les critiques de son adversaire sur son "arrogance"
Lors d'un bain de foule à Saint-Denis (Seine Saint-Denis), le président sortant a rejeté les critiques de Marine le Pen sur son "arrogance" pendant le débat de hier. "On a eu beaucoup de respect l'un pour l'autre mais avec le fait qu'on (se) combat" sur deux projets qui ne sont "pas conciliables", explique-t-il.

Et "quand il n'y a plus d'arguments à opposer, on va en chercher d'autres", pourusit-il en mettant en cause les déclarations de responsables du RN depuis la fin du débat.

12h55 TU. "La surprise est venue d'Emmanuel Macron", selon Jean Garrigues. 

Interrogé sur son analyse du débat de l'entre-deux tours, l'historien Jean Garrigues estime que le président sortant a réussi à bien s'en sortir. 

Il a évité que le débat se cristallise sur son bilan en se montrant plus offensif que prévu, notamment sur les financements du prêt du RN par les banques russes, le port du voile, les problèmes de chiffrage.Jean Garrigues, historien

11h55. Marine Le Pen critique l'arrogance d'Emmanuel Macron

"J'ai eu face à moi un Emmanuel Macron égal à lui-même, très méprisant, très arrogant, y compris dans sa posture. Ca n'a étonné je crois aucun Français qui eux-mêmes subissent cette arrogance et ce mépris depuis cinq ans",  déclare Marine Le Pen lors d'un point-presse organisé à Roye (Somme) en marge d'une rencontre avec des transporteurs routiers.

Le choix des équipes du candidat et "par Emmanuel Macron, lui-même" a été d'avoir un second tour "extrêmement violent, extrêmement brutal, multipliant les mensonges, les fake news", déplore la candidate d'extrême-droite. Elle critique également les "outrances" et "fake news" propagées par le camp Macron à son égard. 

11h25 TU. Les chefs de gouvernement allemand, espagnol et portugais appellent implicitement à voter Macron. 

Olaf Scholtz, Pedro Sanchez et Antonio Costa appellent à choisir le "candidat démocrate" pour le second tour de l'élection présientielle, dans une tribune publiée dans le quotidien français Le Monde

Le choix auquel le peuple français est confronté est crucial pour la France et pour chacun d'entre nous en Europe. C'est le choix entre un candidat démocrate (...) et une candidate d'extrême droite, qui se range ouvertement du côté de ceux qui attaquent notre liberté et notre démocratie.Pedro Sanchez, Olaf Scholtz et Antonio Costa

11h10 TU. Les lycées parisiens de nouveau bloqués avant le second tour 

"On laisse entrer les prépas mais pas les lycéens. On est là toute la journée pour nous faire entendre avant le second tour et s'il faut se mobiliser à nouveau après les vacances, on sera là", explique Elias, 15 ans, en classe de seconde, devant le collège lycée Lavoisier situé dans le Vème arrondissement de Paris.

Après une première mobilisation mardi, dans le sillage du mouvement étudiant lancé la semaine dernière, des lycéens se mobilisent une nouvelle fois à Paris. Ils bloquent leurs établissements pour faire entendre leurs voix dans l'entre-deux-tours. 

11h00 TU. La présidentielle, un "non-évènement" à la Bourse de Paris
"À la même époque en 2017, nous recevions une myriade d'appels d'investisseurs étrangers paniqués. Cette année, nous n'avons même pas eu une seule question sur le scrutin français", raconte Christopher Dembik, directeur de la recherche macroéconomique chez Saxo-bank. 
La perspective de l'élection présidentielle française, rendez-vous qui apporte traditionnellement des tensions sur les marchés financiers, est cette fois passée complètement sous les radars, les investisseurs n'ayant cessé de miser sur une reconduction d'Emmanuel Macron.

9h25 TU. Emmanuel Macron terminera sa campagne à Figeac, dans le Lot, demain

Après une intervention lors du journal télévisé de 20h ce soir sur France 2, puis lors de la matinale de la radio France Inter demain matin, le président sortant "parlera à Figeac, dans le coeur de la France, de la ruralité, des délocalisations...", affirme un conseiller. 

Il y tiendra son second meeting de l'entre deux-tours après celui de Marseille samedi dernier, essentiellement axé sur l'écologie. Son but est de "continuer à accélérer jusqu'au bout" de la campagne et "éviter une démobilisation" des électeurs, alors que les sondages le donnent gagnant face à Marine Le Pen (RN), précise ce même conseiller.

8h45 TU. Yannick Jadot appelle à voter pour Emmanuel Macron

"Je déposerai un bulletin Emmanuel Macron dans l’urne pour empêcher Marine Le Pen et l’extrême droite d’accéder au pouvoir dans notre pays", écrit l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, dans une tribune publiée dans le quotidien français Le Monde.

Selon lui, "s’abstenir, voter blanc ou nul, c’est rendre possible la victoire de Marine Le Pen." Il  réitère ainsi son appel au soir du 10 avril, quand il avait obtenu 4,6% des voix au premier tour de l'élection présidentielle.

8h13 TU. 15,6 millions de téléspectateurs pour le débat de l'entre-deux tours, moins qu'en 2017 (médiamétrie)​

Près de 15,6 millions de téléspectateurs ont regardé le débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle sur l'ensemble des chaînes qui le diffusaient mercredi soir. Un score inférieur à celui du dernier débat de la présidentielle de 2017, selon les chiffres de Médiamétrie.

En 2017, près de 16,5 millions de téléspectateurs avaient suivi le débat qui opposait déjà Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Cette année, outre TF1 et France 2, chaînes organisatrices, les chaînes d'information et les chaînes parlementaires le diffusaient aussi.

4h50 TU. Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont mobiliser leurs troupes 

Au lendemain d'un débat musclé, les deux finalistes de la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont mobiliser leurs troupes ce jeudi et tenter de convaincre les indécis pour l'avant-dernier jour de la campagne.

Sans attendre les retombées de leur duel télévisé de près de trois heures, les deux rivaux ont choisi de se rendre dans des régions populaires Seine-Saint-Denis et Hauts-de-France pour mieux répondre à la préoccupation numéro des Français, le pouvoir d'achat, particulièrement frappé par les répercussions de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie et de l'alimentation. 
 

03 h TU. La presse décerne un léger avantage à Macron à l'issue du débat

"Avantage Macron" barre la Une de Sud Ouest au lendemain du débat télévisé ayant opposé le président sortant à Marine Le Pen, qui ont pu, selon la presse, présenter deux visions de la France dans un climat plus serein qu'en 2017.

"Macron domine, Le Pen tient le choc", résume l'ultime édition du Figaro à sa Une, Vincent Trémolet de Villers notant dans son éditorial "une légitimité acquise et persistante d'Emmanuel Macron". 

Les journaux soulignent la bonne tenue des échanges contrastant avec le dernier duel entre les deux candidats, il y a cinq ans, où Marine Le Pen était passée à côté de l'exercice.