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DIRECT-Ukraine : après 3 mois de guerre, la Russie concentre ses assauts dans la région du Donbass

Des femmes fuient la ville de Bakhmout, dans la région de Lougansk, qui est devenue l'objet de tirs intenses d'artillerie depuis une semaine. Les forces russes tentent d'encercler Sieverodonetsk dans le nord-est du pays. 24 mai 2022
Des femmes fuient la ville de Bakhmout, dans la région de Lougansk, qui est devenue l'objet de tirs intenses d'artillerie depuis une semaine. Les forces russes tentent d'encercler Sieverodonetsk dans le nord-est du pays. 24 mai 2022
© AP Photo/Francisco Seco

Au 90ème jour de conflit, Moscou semble s'enliser dans ce qui ressemble de plus en plus à une guerre d'usure dont on ne voit pas la fin. Ayant peu de succès sur le terrain, les troupes russes concentrent leur offensive sur la dernière poche de résistance de la région de Lougansk, dans le Donbass. "Les prochaines semaines de guerre seront difficiles", affirme le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Ce qu'il faut retenir de ce mardi 24 mai

  • La guerre entre dans son quatrième mois
  • 85.000 Ukrainiens en France après trois mois de guerre
  • 6 millions d'Ukrainiens ont quitté leur pays, 3,4 millions ont trouvé refuge en Pologne
  • La région de Lougansk est presque entièrement envahie par les forces russes, selon le gouverneur la situation "empire d'heure en heure"
  • La justice russe ordonne l'arrestation de deux blogueurs pour avoir discrédité l'armée
  • Le Premier ministre hongrois Victor Orban continue de bloquer l'embargo européen sur le pétrole russe
  • Le Conseil européen lève les droits de douane pour l'Ukraine

20H05 TU. 200 corps retrouvés dans la cave d'un immeuble bombardé à Marioupol

Des habitants passent devant un immeuble détruit à Marioupol le 21 mai 2022. 
Des habitants passent devant un immeuble détruit à Marioupol le 21 mai 2022. 
© AP Photo/Alexei Alexandrov

Les corps ont été découverts par des ouvriers qui dégageaient les décombres d'un immeuble écroulé sous des tirs d'artillerie. Ils étaient en état de décomposition avancée et l'odeur s'était répandue dans tout le voisinage a déclaré Petro Andyoutchenko, le conseiller du maire, cité par Associated Press. Il n'a pas précisé quand exactement ils ont été découverts mais leur nombre en fait une des attaques les plus meurtrières du début de la guerre.

Pendant ce temps, les combats s'intensifient dans le Donbass, région que Moscou veut contrôler entièrement. Les troupes russes intensifient leurs efforts pour encercler Sievierodonetsk et d'autres villes de la région.

18H56 TU. La Suisse va organiser un conférence de reconstruction de l'Ukraine les 4 et 5 juillet

Ignazio Cassis, président de la Confédération suisse en avril à Londres.
Ignazio Cassis, président de la Confédération suisse en avril à Londres.
© AP Photo/Alastair Grant

Une conférence sur les réformes ukrainiennes devait initialement se tenir à cette date dans la ville de Lugano, mais son intitulé et son objet ont été bouleversés en raison du contexte, a indiqué Ignazio Cassis au cours d'un point presse.

"La conférence sur la rétablissement de l'Ukraine sera dédiée au processus de reconstruction", a affirmé le chef d'Etat au cours de cette prise de parole à laquelle étaient conviés le Premier ministre ukrainien Denys Shmyhal par visioconférence, et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba, prévu sur place mais dont la venue a été retardée par des problèmes de transport.

Les détails sur les futurs participants à cette conférence sont pour l'instant inconnus, une invitation a été adressée à environ 40 dirigeants, mais celle-ci devrait aborder notamment la question des contributions annoncées et à venir de la Banque mondiale, l'OCDE et l'Union européenne, a indiqué le président suisse.

18H31 TU. Paris et Berlin espèrent un déblocage sur le pétrole russe malgré l'opposition d'Orban

Paris et Berlin estiment que le blocage par Budapest de l'embargo de l'UE sur le pétrole russe pouvait encore être surmonté dans les prochains jours, contredisant le Premier ministre Viktor Orban qui juge un accord "très improbable".

La Hongrie a demandé au moins quatre ans et près de 800 millions d'euros en financements européens pour adapter ses raffineries et augmenter la capacité de l'oléoduc Adria qui vient de Croatie.

L'Élysée a laissé entendre qu'on s'approchait d'un compromis dans les discussions entre Budapest et la Commission. La veille, Berlin s'était aussi montré optimiste, évoquant "une percée d'ici quelques jours".

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle aussi déclaré aujourd'hui sur la chaîne américaine CNBC qu'elle "espérait" qu'un accord était une question de "jours", tout en évoquant "plusieurs semaines" sur Euronews.

17H51 TU. Les séparatistes se battent pour conquérir la localité clé de Lyman dans l'Est

Le chef des séparatistes pro-russes, Denis Pouchiline a assuré que Lyman allait "être bientôt libérée", puis que ce sera au tour des localités de Sviatogorsk et de Sloviansk. "La phase active de la libération de Krasny Liman (ancien nom de Lyman) est en cours. Des unités russes et de la milice populaire (l'armée séparatiste) sont entrées dans la ville" a-t-il déclaré lors d'une émission diffusée sur YouTube.

Pour l'heure, l'armée russe n'a pas fait de commentaires et l'AFP n'a pas pu vérifier ces revendications de source indépendante.

Lyman est un important noeud ferroviaire situé au nord-est de la ville symbole de Sloviansk, reprise aux séparatistes prorusses par Kiev en 2014, et de Kramatorsk, la capitale de la région de Donetsk (est) sous contrôle ukrainien.

 

Une fumée s'élève après des combats entre forces russes et ukrainiennes près de Lyman, dans la région de Donetsk, 28 avril 2022. 
Une fumée s'élève après des combats entre forces russes et ukrainiennes près de Lyman, dans la région de Donetsk, 28 avril 2022. 
© AP Photo/Evgeniy Maloletka

La prise de Lyman permettrait de lever un dernier obstacle vers Sloviansk, puis Kramatorsk, tout en marquant un progrès dans la tentative d'encercler Severodonetsk et Lyssytchansk, deux autres importantes villes ukrainiennes situées plus à l'est.

17H37 TU. Victor Orban proclame l'état d'urgence en Hongrie à partir de minuit

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban instaure un second état d'urgence, cette fois pour faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine, alors que le premier état d'urgence lié à la pandémie de coronavirus devait expirer mardi prochain.
 


"Le monde est au bord d'une crise économique. La Hongrie doit rester en dehors de cette guerre et protéger la sécurité financière de ses familles", a déclaré sur Facebook le dirigeant nationaliste.


16H11 TU. Le Conseil de l'Europe suspend les droits de douanes avec l'Ukraine
Dmytro Kuleba ministre des Affaires étrangères d'Ukraine au Conseil de l'Europe à Bruxelles le 16 mai dernier.
Dmytro Kuleba ministre des Affaires étrangères d'Ukraine au Conseil de l'Europe à Bruxelles le 16 mai dernier.
© AP Photo/Olivier Matthys
Dans un communiqué publié à 13h30, le Conseil européen annonce avoir "adopté ce jour un règlement permettant la libéralisation temporaire des échanges et d'autres concessions commerciales en ce qui concerne certains produits ukrainiens. Le règlement prévoit que, pendant un an, les droits à l’importation sur toutes les exportations ukrainiennes vers l'Union européenne ne seront pas dus."

La décision s'applique à partir de maintenant t pendant la durée d'un an et concerne tous les droits de douane dus en vertu du titre IV de l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine établissant une zone de libre‑échange approfondi et complet qui n'avaient pas encore été libéralisés.

La suspension concerne notamment :

- les produits industriels visés par l'élimination progressive des droits d'ici à la fin de l'année 2022; les fruits et légumes soumis au système des prix d'entrée; et les produits agricoles et produits agricoles transformés soumis à des contingents tarifaires;

– les droits antidumping appliqués aux importations originaires d'Ukraine; et

– l'application du régime commun applicable aux importations dans le cas des importations originaires d'Ukraine.


14H00 TU. Les députés russes veulent faciliter l'interdiction de médias étrangers


Les députés russes adoptent en première lecture une proposition de loi qui doit permettre de fermer en Russie, sur simple décision du Parquet, les médias étrangers taxés de diffuser des informations jugées mensongères sur le conflit en Ukraine.

La chambre basse du Parlement russe, la Douma, a indiqué que ces médias pourront être interdits "en cas de diffusion d'informations visant à discréditer les forces armées russes ou liées à l'introduction de sanctions" contre la Russie.

Selon ce projet de loi, le Procureur général ou ses adjoints auront le droit de retirer une licence de diffusion d'un média s'il publie des informations jugées "illégales" ou "dangereuses".

Les accréditations de journalistes travaillant pour des médias étrangers pourront aussi être annulées, selon ce texte qui sera adopté après trois lectures à la Douma et une ultime à la chambre haute

13H46 TU. Pour le Premier ministre hongrois Victor Orban, un accord UE sur le pétrole russe dans les prochains jours est "très improbable"
 
Viktor Orban, Premier ministre hongrois lors d'un meeting politique le 4 avril dernier.
Viktor Orban, Premier ministre hongrois lors d'un meeting politique le 4 avril dernier.
© AP Photo/Petr David Josek, File
Le Premier ministe hongrois Victor Orban a adressé un courrier au président du Conseil européen Charles Michel dans lequel il explique "très improbable" un accord dans les prochains jours. Victor Obran bloque l'adoption d'un embargo européen sur le pétrole russe. Dans ce courrier il ajoute qu'il serait "contre-productif" de discuter de ce sixième paquet de sanctions lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 27 prévu les 30 et 31 mai "en l'absence de consensus".

12H15 TU. Reprise du métro à Kharkiv
Le métro a repris ce matin à Kharkiv. Il ne roule qu'à une fréquence de 20 à 30 minutes.
Le métro a repris ce matin à Kharkiv. Il ne roule qu'à une fréquence de 20 à 30 minutes.
© AP Photo/Bernat Armangue
"Ca fait bizarre. Des gens ont vécu ici pendant trois mois et maintenant on dirait un jour normal, où tu vas au travail comme d'habitude", résume Artiom Zelensky, 28 ans, carrossier dans un garage, qui fait partie des milliers d'habitants de Kharkiv qui ont pris le métro dès les premières heures de son ouverture.

"C'est dur de rester à la maison. Il faut aller travailler, reconstruire la ville, gagner de l'argent pour vivre. On ne sait pas de quoi demain sera fait", dit-il.

Le métro de Kharkiv, ville de 1,4 million d'habitants avant la guerre, accueillait 158 millions de personnes par an sur ses trois lignes avec une trentaine de stations. Trois stations situées dans le nord-est de la ville et toujours en proie aux tirs d'artillerie restent fermées.

Les trains ne passent pour le moment que toutes les 20 ou 30 minutes, mais la cadence doit s'accélérer dans les prochains jours.
"Nous avons décidé de ne pas déranger les gens qui vivent encore dans le métro", a assuré à la presse le maire Igor Terekhov, qui a symboliquement emprunté le métro mardi.

11H44 TU. Candidature à l'OTAN : Suède et Finlande envoient une délégation à Ankara

La Suède et la Finlande vont envoyer des délégations à Ankara cette semaine, avec l'espoir de convaincre la Turquie de ne plus s'opposer à leur candidature pour rejoindre l'Otan, indique le ministre finlandais des Affaires étrangères.

"Quand on voit les problèmes arriver, bien sûr, on prend la voie diplomatique. Nous envoyons nos délégations visiter Ankara, depuis à la fois la Suède et la Finlande. Cela se passera demain", a dit Pekka Haavisto lors d'une table ronde à Davos, où le Forum économique mondial organise une réunion cette semaine.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie a poussé Helsinki à repenser la position qui l'avait longtemps fait rester en dehors de l'Alliance atlantique, a rappelé le ministre.
"Nous pensons que l'Otan est un groupe de 30 pays démocratiques avec des valeurs communes et une coopération transatlantique très forte, et c'est ce que nous recherchons en ce moment", a-t-il ajouté.

Selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères, le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin, et le vice-ministre Sedat Onal participeront à la réunion qui se tiendra le 25 mai.

11H30 TU. En France, une plainte vise des personnalités russes "proches de Poutine"

L'ONG anticorruption Transparency International (TIF) annonce dans un communiqué avoir déposé plainte à Paris notamment pour des faits de "blanchiment" visant de possibles biens mal acquis en France par "des hommes d'affaires et de hauts fonctionnaires proches de Vladimir Poutine".

L'organisation non gouvernementale a "déposé plainte contre X pour blanchiment, non justification de ressources, recel et complicité, afin de dénoncer le système de capture de l'État russe et de la richesse nationale par des hommes d'affaires et hauts fonctionnaires proches de Vladimir Poutine".
Ce système "étend ses ramifications jusqu'en France, dans le secteur de l'immobilier notamment, du fait d'un manque de vigilance des intermédiaires", ajoute-t-elle.


11H21 TU. La justice russe ordonne l'arrestation de deux blogueurs pour avoir discrédité l'armée

Un tribunal de Moscou a ordonné le placement en détention par contumace de deux blogueurs russes, accusés de discréditer l'armée russe et son offensive en Ukraine.
Michael Nacke, qui anime hors de Russie un blog vidéo sur YouTube comptant plus de 700.000 abonnés, est accusé d'avoir diffusé des informations mensongères sur les forces armées russes.
Veronika Belotserkovskaïa, blogueuse et autrice de plusieurs livres de cuisine qui vit en France, est accusée du même crime. Le tribunal a également ordonné son placement en détention par contumace, selon l'agence Tass. Il lui est reproché de s'être exprimée sur l'offensive sur son compte Instagram.

11H01 TU. 85.000 Ukrainiens en France après trois mois de guerre

Trois mois après le début de la guerre en Ukraine, 85.000 Ukrainiens bénéficient de l'allocation pour demandeurs d'asile (Ada) en France, selon  le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) Didier Leschi.


08H28 TU. Un embargo de l'UE sur le pétrole russe possible "d'ici quelques jours", selon Berlin

Un embargo européen sur le pétrole russe est possible "d'ici quelques jours", selon le ministre allemand de l'Économie Robert Habeck, alors que le sujet ne fait pour l'instant pas l'unanimité nécessaire au sein des Vingt-Sept. "Il n'y a plus que quelques États, surtout la Hongrie, qui ont signalé des problèmes. Mais les discussions se poursuivent et je pense que nous allons réussir une percée d'ici quelques jours."

Les Européens ont déjà annoncé la fin des importations de charbon russe à partir d'août prochain. Mais un embargo sur le pétrole d'ici la fin de l'année est encore en cours de discussion.

04H14 TU. Situation extrêmement difficile dans le Donbass

Les Russes cherchent à y "éliminer tout ce qui est vivant", selon le président ukrainien.
Moscou concentre sa puissance de feu précisément sur le réduit ukrainien de la région de Lougansk, en essayant de cerner les villes de Severodonetsk et Lyssytchansk. Le ministère ukrainien de la Défense a aussi signalé de violents combats en cours à proximité de là, près des localités de Popasna et Bakhmout, ce qui dessine une stratégie d'encerclement.
 
À​ re(voir) : Bilan de 3 mois de guerre
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00H00 TU. La guerre entre dans son quatrième mois

La guerre en Ukraine entre dans son quatrième mois, au moment où les troupes russes concentrent leur offensive sur la dernière poche de résistance de la région de Lougansk, dans le Donbass (est).
Après avoir éloigné les forces russes des deux plus grandes villes du pays, la capitale Kiev fin mars et début avril puis Kharkiv en mai, les Ukrainiens reconnaissent depuis quelques jours des "difficultés" dans le Donbass.
 
Des gens font la queue pour recevoir de la nourriture à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, le 23 mai 2022. 
Des gens font la queue pour recevoir de la nourriture à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, le 23 mai 2022. 
AP Photo/Bernat Armangue.

 

Les prochaines semaines de guerre seront difficiles. Les occupants russes s'efforcent de montrer qu'ils n'abandonneront pas les zones occupées de la région de Kharkiv (nord-est), qu'ils ne rendront pas la région de Kherson (sud), les territoires occupés de la région de Zaporijjia (sud-est) et le Donbass (est). Ils avancent quelque part. Ils renforcent leurs positions ailleurs.

Volodymyr Zelensky dans son allocution télévisée quotidienne.

Les moments-clés de l'invasion russe de l'Ukraine : 


- Début de l'invasion 
Le 24 février, le président Vladimir Poutine annonce une "opération militaire" pour défendre les "républiques" séparatistes du Donbass dans l'est ukrainien, dont il vient de reconnaître l'indépendance.
Les forces terrestres russes pénètrent sur le territoire ukrainien.
Le 26, l'armée russe reçoit l'ordre d'élargir son offensive.
L'Union européenne annonce l'achat et la livraison d'armes à l'Ukraine, une première. Les Occidentaux infligent à la Russie des sanctions économiques de plus en plus sévères.

- Premières négociations 
Le 28 février, Moscou et Kiev entament des pourparlers.
Vladimir Poutine exige la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe, un "statut neutre" pour l'Ukraine et sa "dénazification". Moscou veut depuis plusieurs mois la garantie que Kiev n'entrera jamais dans l'Otan.
Le 2 mars, des troupes russes parviennent à Kharkiv (nord), deuxième ville du pays. Au sud, Kherson, proche de la Crimée, tombe aux mains des Russes.
Le 8 mars, le président américain Joe Biden décrète un embargo sur le gaz et le pétrole russe.
Le 10, les dirigeants des 27 excluent une adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE, réclamée par le président Volodymyr Zelensky, tout en ouvrant la porte à des liens plus étroits.

- Marioupol assiégée 
Le 21, Bruxelles dénonce "un crime de guerre majeur" à Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov.
Des dizaines de milliers d'habitants y sont bloqués. Une maternité, puis un théâtre où s'abritent des civils sont bombardés.
Le 24, l'Otan décide d'équiper l'Ukraine contre la menace chimique et nucléaire et renforce ses défenses sur son flanc oriental.
Le lendemain, Moscou annonce se concentrer sur "la libération du Donbass".

- Horreur à Boutcha 
Le 2 avril, l'Ukraine annonce avoir repris le contrôle de la région de Kiev après le retrait des forces russes qui convergent vers l'Est et le Sud.
Dans plusieurs localités près de Kiev, dont Boutcha, la découverte de dizaines de cadavres provoque de vives réactions internationales.
Le 8, une frappe sur la gare de Kramatorsk (est) fait au moins 57 morts.

- Croiseur russe coulé 
Le 14, les Ukrainiens affirment avoir frappé avec des missiles le croiseur Moskva, navire amiral de la flotte russe en mer Noire. Selon Moscou, le bâtiment a coulé après un incendie provoqué par l'explosion de munitions.
Le 21, Vladimir Poutine revendique la prise de contrôle de Marioupol mais quelque 2.000 militaires ukrainiens, retranchés dans l'usine Azovstal avec un millier de civils, résistent toujours.
Le 27, l'armée ukrainienne reconnaît une avancée russe dans l'Est, avec la prise de plusieurs localités dans la région de Kharkiv et le Donbass.

- Candidatures à l'Otan 
Le 3 mai, forces russes et prorusses lancent un "puissant assaut" contre l'aciérie Azovstal.
Le 8, soixante personnes sont portées disparues après le bombardement dans la région de Lougansk d'une école.
Le 18, Suède et Finlande soumettent leurs demandes d'adhésion à l'Otan.
Le 19, le Congrès américain débloque 40 milliards de dollars pour soutenir l'effort de guerre ukrainien. Le lendemain, le G7 promet 19,8 milliards de dollars pour aider Kiev.

- Azovstal sous contrôle russe 
Le 20, Moscou annonce contrôler Azovstal. Selon Kiev, Marioupol est à 90% détruite et au moins 20.000 personnes y ont péri.
A l'Est, les villes de Severodonetsk et Lyssytchansk constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région de Lougansk.
Le 23, un soldat russe est condamné à Kiev à la prison à vie lors du premier procès pour crimes de guerre depuis le début de l'invasion.