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DIRECT - Ukraine : cessez-le-feu russe de trois jours à Marioupol, les bombardements continuent dans le reste du pays

Cette image tirée d'une vidéo non datée fournie le dimanche 1er mai 2022 par le régiment des forces spéciales d'Azov de la Garde nationale ukrainienne montre des personnes escaladant des débris à l'usine sidérurgique d'Azovstal, à Marioupol, dans l'est de l'Ukraine.<br />
 
Cette image tirée d'une vidéo non datée fournie le dimanche 1er mai 2022 par le régiment des forces spéciales d'Azov de la Garde nationale ukrainienne montre des personnes escaladant des débris à l'usine sidérurgique d'Azovstal, à Marioupol, dans l'est de l'Ukraine.
 
(Régiment des forces spéciales Azov de la Garde nationale ukrainienne via AP, File)

La Russie a annoncé un cessez-le-feu unilatéral de trois jours à partir de jeudi 5 mai dans l'aciérie Azovstal du port ukrainien de Marioupol, tout en multipliant les bombardements, de l'est jusqu'à des régions proches de la Pologne et de la Hongrie. L'Union européenne de son côté tente de mettre en place un embargo sur le pétrole russe. 
 

Tous les horaires sont donnés au format temps universel coordonné (UTC). Pour information, la France se situe dans le fuseau horaire UTC+2.
 

Ce qu'il faut retenir de la journée du 5 mai à 17h00 TU.

 
- La Russie annonce un cessez-le-feu à Marioupol, tout en bombardant d'est en ouest.

- Les Russes ne respectent pas leur promesse de cessez-le-feu à Azovstal, selon un commandant ukrainien.

L’UE étudie la possibilité de confisquer les avoirs des Russes sanctionnés.
 
- Volodomyr Zelensky lance une campagne mondiale de financement participatif pour aider l'Ukraine.

- Plus de 6 milliards d'euros réunis lors d'une conférence des donateurs

Moscou veut tenir ses "objectifs" même si l'aide occidentale à Kiev retarde son offensive

Un nouveau convoi de l'ONU en route pour évacuer les civils d'Azovstal

19H26 TU. Un aumônier de l'armée ukrainienne aide à évacuer les civils 

Dans la région de Donetsk, un aumônier évangélique de l'armée ukrainienne aide à évacuer les civils du village de Vouhledar, en première ligne. Il les accueille, sans distinction, dans un centre caritatif.
 
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17H11 TU. À Azovstal, des informations contradictoires
 

Ce jeudi, les informations sur la situation dans l'immense aciérie de Marioupol étaient contradictoires.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé ce jeudi soir que "l'armée russe était toujours prête à assurer l'évacuation des civils" d'Azovstal, qui pourraient être encore 200 piégés avec les combattants ukrainiens dans ce complexe.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a quant à lui également déclaré que l'armée russe respectait le cessez-le-feu autour de l'usine, qu'elle a annoncé mercredi pour trois jours. Et affirmé que des couloirs humanitaires autour d'Azovstal  "fonctionnaient" ce jeudi.

Mais le commandant-adjoint du régiment Azov qui défend ces installations, Sviatoslav Palamar, a assuré dans une vidéo que des "combats sanglants" se déroulaient à l'intérieur même du site et que les Russes "ne tenaient pas leur promesse" de trêve.

16H54 TU. Londres gèle les avoirs du groupe de sidérurgie Evraz
 

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi avoir gelé les avoirs du groupe de sidérurgie Evraz, basé à Londres mais qui opère notamment en Russie et dont le milliardaire russe Roman Abramovitch, frappé de sanctions, est le principal actionnaire.

Evraz "opère dans des secteurs d'importance stratégique" et produit notamment "28% de toutes les roues des chemins de fer russes et 97% des rails" du pays ce qui "est d'une importance capitale alors que la Russie utilise les chemins de fer pour acheminer du matériel militaire et des troupes vers le front en Ukraine", a indiqué l'exécutif britannique dans un communiqué.

16H42 TU. Poutine présente ses excuses à Israël

Le président russe Vladimir Poutine a présenté ce jeudi ses excuses au Premier ministre israélien Naftali Bennett pour les propos de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Adolf Hitler avait du "sang juif", selon un communiqué du bureau de Naftali Bennett.

16H41 TU. Les Russes ont-ils lancé l'assaut sur l'aciérie d'Azovstal ?​

Le commandant du bataillon Azov évoque des combats à l'intérieur de l'aciérie mais le Kremlin dément et affirme que les couloirs d'évacuation fonctionnent pour l'évacuation des civils.
 
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16H34 TU. Les échos de la guerre en Géorgie​

Les événements en Ukraine ravivent des souvenirs douloureux en Géorgie. En 2008, ce pays a subi une offensive russe. Reportage. 
 
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16H06 TU. Bruxelles propose de sanctionner Alina Kabaeva, réputée liée à Vladimir Poutine 

Bruxelles a proposé de sanctionner l'ancienne gymnaste russe Alina Kabaeva pour son rôle dans la "propagande" du Kremlin et ses liens "étroits" avec le président Vladimir Poutine, selon un document vu jeudi par l'AFP.
 

15H44 TU. Les eurodéputés appellent à protéger les victimes de violences sexuelles

Le Parlement européen a condamné ce jeudi l'utilisation des violences sexuelles comme "arme de guerre" en Ukraine et demandé aux pays accueillant les femmes fuyant ce pays de leur donner accès aux soins gynécologiques, à la contraception et à l'avortement.

Pour les femmes restées en Ukraine, le Parlement européen demande à l'UE de leur envoyer "des kits de dignité, y compris des kits de contraceptifs et de santé reproductive par le biais de colis ou de convois humanitaires", dans cette résolution largement adoptée.

15H36 TU. Vladimir Poutine s'entretient au téléphone avec Naftali Bennett et affirme que l'armée russe reste "prête" à assurer l'évacuation des civils d'Azovstal

L'armée russe reste "prête" à faire en sorte que les civils terrés avec des combattants ukrainiens dans l'usine Azovstal, à Marioupol soient évacués de manière "sûre", a affirmé ce jeudi le président russe Vladimir Poutine.

"L'armée russe est toujours prête à assurer l'évacuation des civils de manière sûre", a déclaré Vladimir Poutine lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett, selon le Kremlin.

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15H19 TU. L'Otan évoque une "présence accrue" près de la Suède en cas de candidature​

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a évoqué ce jeudi une "présence accrue" en mer Baltique et autour de la Suède pour protéger le pays scandinave en cas de candidature à la suite de l'invasion russe de l'Ukraine.

"On doit se rappeler que pendant l'éventuel processus d’adhésion à l'Otan, il y a un fort engagement politique de l'organisation à soutenir la sécurité de la Suède", a déclaré le patron de l'alliance dans une interview à la télévision suédoise SVT.


15H18 TU. Un nouveau convoi de l'ONU en route pour évacuer les civils d'Azovstal

Un nouveau convoi de l'ONU est en route pour l'usine Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne de Marioupol, pour évacuer les civils qui y sont pris au piège, a annoncé ce jeudi un responsable des Nations unies.

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13H15 TU. Le président Zelensky invite Olaf Scholz et le président Steinmeier à Kiev​

Volodymyr Zelensky a invité à Kiev le chancelier allemand Olaf Scholz ainsi que le président Frank-Walter Steinmeier, trois semaines après avoir snobé ce dernier quand il avait voulu s'y rendre, a-t-on appris ce jeudi auprès de la présidence allemande.

Le président ukrainien et le chef de l'Etat social-démocrate ont eu jeudi une conversation téléphonique qui a permis de "dissiper les irritations" suite au refus de Kiev de recevoir à la mi-avril M. Steinmeier lorsque qu'il avait proposé de venir en compagnie de ses homologues polonais et des pays baltes, a-t-on indiqué de même source.


12H52 TU. Plus de 6 milliards d'euros réunis lors d'une conférence des donateurs

Selon le Premier ministre polonais, plus de 6 milliards d'euros réunis lors d'une conférence des donateurs.

"Lors de cette conférence, nous avons pu rassembler plus de six milliards d'euros et cet argent sera réparti pour soutenir l'Ukraine et tous ceux qui soutiennent l'Ukraine", a déclaré à la presse Mateusz Morawiecki. 
 

12H45 TU. La France va apporter 300 millions de dollars d'aide supplémentaires
 

La France va porter son aide globale à l'Ukraine à 2 milliards de dollars contre 1,7 milliard jusqu’à présent, soit 300 millions de dollars supplémentaires, a annoncé Emmanuel Macron ce jeudi dans une vidéo diffusée lors de la conférence internationale des donateurs.

12H31 TU. Les Russes ne respectent pas leur promesse de cessez-le-feu à Azovstal, selon un commandant ukrainien

"Les Russes ne respectent pas leur promesse de trêve" sur le site d'Azovstal à Marioupol (sud-est), dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire dévastée par les bombardements, a affirmé ce jeudi un commandant du bataillon Azov qui défend l'aciérie. 

Ces informations n’ont pas pu être vérifiées par une source indépendante.

Le Kremlin avait affirmé plus tôt que des couloirs humanitaires "fonctionnaient" à Azovstal et que l'armée russe y respectait le cessez-le-feu qu'elle avait annoncé la veille pour ce jeudi.
 

11H43 TU. Moscou veut tenir ses "objectifs" même si l'aide occidentale à Kiev retarde son offensive

La Russie a reconnu ce jeudi que le soutien occidental ralentissait son offensive en Ukraine mais affirme qu'il ne "l'empêcherait pas de remplir ses objectifs", alors que des informations contradictoires circulent sur l'évacuation des civils réfugiés dans la dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol.

 
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10H42 TU. L’UE étudie la possibilité de confisquer les avoirs des Russes sanctionnés.

Le président du Conseil européen Charles Michel s'est prononcé jeudi 5 mai pour une confiscation des avoirs russes gelés dans l'UE dans le cadre des sanctions afin de les rendre "disponibles" pour la reconstruction de l'Ukraine.

"Personnellement, je suis absolument convaincu que c'est extrêmement important non seulement de geler les avoirs, mais aussi de rendre possible leur confiscation, afin de les rendre disponibles pour le pays qui se reconstruit", a-t-il déclaré à l'agence de presse ukrainienne Interfax dans un entretien accordé à Bruxelles.

Le président du Conseil européen Charles Michel, au centre, lors d'une visite de la région de Borodyanka, en Ukraine, le mercredi 20 avril 2022.
Le président du Conseil européen Charles Michel, au centre, lors d'une visite de la région de Borodyanka, en Ukraine, le mercredi 20 avril 2022.
(Dario Pignatelli/Conseil européen via AP)

Le président américain Joe Biden a demandé au Congrès fin avril de lui donner la possibilité de confisquer les avoirs des oligarques russes bloqués aux Etats-Unis pour les utiliser au bénéfice de l'Ukraine. Le Canada est sur la même ligne.

Un avis a été demandé au service juridique du Conseil européen sur la faisabilité d'une telle mesure, car "il existe 27 systèmes juridiques dans l'UE et dans de nombreux États membres de l'UE, une décision par un tribunal est nécessaire", explique Charles Michel. "C'est un processus difficile et long", reconnait-il.

"Je vois trois priorités dans cette conférence et trois objectifs. Le premier est l'aide humanitaire, le deuxième est l'argent, le troisième est la reconstruction", explique-t-il. "Cette conférence devrait être, à mon avis, le point de départ d'une sorte de plan Marshall européen pour l'Ukraine", soutient-il.

"Il est important de s'assurer que les autorités ukrainiennes seront en mesure, dans les jours et les semaines à venir, d'avoir l'argent dont elles ont besoin pour atteindre" ces trois objectifs, plaide-t-il.

Charles Michel se prononce également en faveur de l'idée de transférer 10 % des droits de tirage spéciaux du FMI des États membres à l'Ukraine. "Nous devons examiner pour quels Etats membres cela sera possible", précise-t-il.
 

10h37 TU. Le soutien occidental à l'Ukraine empêche la Russie d'achever "rapidement" son offensive, selon le Kremlin. 

L'aide militaire et en matière de renseignements des Occidentaux à l'Ukraine empêche la Russie d'achever "rapidement" son offensive chez son voisin, a indiqué jeudi le Kremlin, assurant néanmoins que tous ses objectifs seront remplis. 

"Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Otan dans son ensemble partagent en permanence des données du renseignement avec les forces armées ukrainiennes. Conjuguées aux approvisionnements en armes (...), ces actions ne permettent pas d'achever rapidement l'opération", a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en réagissant à une publication parue mercredi dans le New York Times.

Selon ce journal, citant des sources anonymes au sein des services américains, les renseignements fournis par les Etats-Unis à l'armée ukrainienne ont permis de cibler plusieurs généraux russes près du front.

Ces actions occidentales "ne sont toutefois pas en mesure d'empêcher" que les objectifs de l'offensive russe en Ukraine soient remplis, a souligné le porte-parole du Kremlin.

Il a également assuré que l'armée russe respectait le cessez-le-feu qu'elle avait annoncé la veille pour jeudi afin de permettre l'évacuation de civils réfugiés au site de l'usine Azovstal. 
 

10h34 TU. La Russie annonce l'expulsion de sept diplomates danois.

La Russie a annoncé jeudi 5 mai l'expulsion de sept diplomates danois en représailles à une mesure similaire prise par Copenhague suite à l'offensive militaire de Moscou en Ukraine.

"Sept collaborateurs de l'ambassade du Royaume de Danemark en Russie ont été déclarés +persona non grata+ et doivent quitter le territoire du pays d'ici deux semaines", a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, en ajoutant qu'un autre diplomate danois s'est vu refuser le visa russe.

Il s'agit d'une mesure de représailles à l'expulsion de 15 diplomates russes du Danemark début avril, selon la même source.

Le ministère précise avoir convoqué l'ambassadeur danois pour "protester fermement" contre cette décision de Copenhague, ainsi que contre le soutien militaire apporté par le Danemark à l'Ukraine.

"La politique ouvertement antirusse du royaume inflige un grave préjudice aux relations bilatérales", souligne le communiqué.
 

10h30 TU. Volodomyr Zelensky lance une campagne mondiale de financement participatif pour aider l'Ukraine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi le lancement d'une plate-forme de financement participatif en ligne conçue pour aider Kiev à gagner la guerre contre la Russie et reconstruire les infrastructures du pays.

"En un clic, vous pouvez donner des fonds pour aider nos défenseurs, sauver nos civils et reconstruire l'Ukraine", a-t-il déclaré en anglais dans une vidéo publiée sur Twitter en annonçant le lancement de la plate-forme United24. 


10h05 TU. Des couloirs humanitaires "fonctionnent" au site Azovstal de Marioupol, selon le Kremlin.

Des couloirs humanitaires "fonctionnent" au site de l'usine métallurgique Azovstal, dernière poche de résistance à l'offensive russe dans le port stratégique ukrainien de Marioupol, a affirmé jeudi 5 mai le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Les couloirs y fonctionnent aujourd'hui", a déclaré à la presse Dmitri Peskov, assurant que l'armée russe respectait le cessez-le-feu qu'elle avait annoncé la veille pour jeudi afin de permettre l'évacuation de civils réfugiés dans cette aciérie où se trouve aussi les derniers défenseurs ukrainiens de Marioupol. 
 

08h53 TU. La Russie "essaie d'anéantir" les unités ukrainiennes à Azovstal, selon Kiev.

L'armée ukrainienne a annoncé que les combats continuaient dans l'aciérie d'Azovstal à Marioupol (sud-est) où la Russie "essaie d'anéantir" les derniers défenseurs du site, même si elle a annoncé un cessez-le-feu unilatéral à partir de jeudi 05 mai au matin. 

"Les occupants russes sont occupés à bloquer et essayer d'anéantir les unités ukrainiennes sur le territoire d'Azovstal", a indiqué dans un communiqué l'armée ukrainienne. Selon elle, les troupes de Moscou ont "repris l'offensive avec le soutien d'avions pour prendre le contrôle de l'usine".

Ce communiqué intervient alors que Moscou a annoncé mercredi 04 mai au soir que ses forces allaient cesser le feu pendant trois jours consécutifs, à compter de jeudi 05H00 GMT, pour permettre l'évacuation des civils toujours présents à Azovstal, qui seraient encore 200, selon le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko.

Denys Prokopenko, le commandant du régiment Azov qui mène la défense du site, a de son côté indiqué dans une vidéo diffusée mercredi soir que des forces russes avaient réussi à rentrer dans l'aciérie où des "combats violents et sanglants" étaient en cours. "Depuis deux jours, l'ennemi a réussi à entrer dans les locaux de l'usine", a-t-il affirmé dans cette vidéo publiée sur Telegram.

"Je suis fier de mes soldats qui font des efforts surhumains pour résister à l'assaut de l'ennemi. Je suis reconnaissant au monde entier pour le soutien colossal apporté à la garnison de Marioupol. Nos soldats le méritent", ajoute-t-il.

 

07h34 TU. Barbara Pompili "confiante" quant à un accord sur l'embargo sur le pétrole russe.

La ministre française de la Transition écologique, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, s'est dite "confiante" jeudi 5 mai sur l'adoption "d'ici la fin de semaine" d'un embargo de l'UE sur le pétrole russe, malgré les objections de certains Etats membres.

"Je suis confiante. Il est normal qu'il y ait des discussions parce que certains pays sont plus dépendants du pétrole russe que d'autres, donc il faut essayer de trouver des solutions pour qu'ils puissent embarquer à bord de ces sanctions", a déclaré Barbara Pompili sur franceinfo. "Je pense qu'on devrait y arriver d'ici peut-être la fin de la semaine, en tout cas le plus tôt possible", a-t-elle ajouté.

La ministre française de la Transition écologique, Barbara Pompili, au Parc national des Calanques, une réserve marine connue pour ses eaux bleu azur surplombées de hautes falaises blanches, près de Marseille, dans le sud de la France, le vendredi 3 septembre 2021. 
La ministre française de la Transition écologique, Barbara Pompili, au Parc national des Calanques, une réserve marine connue pour ses eaux bleu azur surplombées de hautes falaises blanches, près de Marseille, dans le sud de la France, le vendredi 3 septembre 2021. 
(AP Photo/Daniel Cole)

Lors de la présentation mercredi d'un sixième train de sanctions contre la Russie, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé une interdiction progressive des importations de pétrole, pour "faire payer le prix fort"  à Vladimir Poutine pour sa guerre contre l'Ukraine.

Mais la Hongrie s'y est opposé. Le projet "ne peut pas être soutenu dans sa forme actuelle. En toute responsabilité, nous ne pouvons pas voter pour", a annoncé le ministre des Affaires étrangères hongrois Peter Szijjarto, alors que la décision doit être prise à l'unanimité.

04h22 TU. Trêve en vue à l'aciérie de Marioupol pour évacuer des civils.

Un cessez-le-feu unilatéral russe de trois jours doit entrer en vigueur jeudi 5 mai au matin autour de l'aciérie de Marioupol, dernier bastion de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire stratégique, mais les combats continuent dans le reste de l'Ukraine.

"Les forces armées russes vont ouvrir un couloir humanitaire de 08h00 à 18h00 heure de Moscou (de 05h00 à 15h00 GMT) les 5, 6 et 7 mai à partir du site de l'usine métallurgique Azovstal pour évacuer des civils", a indiqué mercredi 4 mai au soir le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Sur cette période, les forces armées russes et les unités de la République populaire du Donetsk (unilatéralement proclamée par les séparatistes prorusses, NDLR) vont cesser le feu et les hostilités unilatéralement", a-t-il poursuivi, assurant que les civils ayant trouvé refuge dans l'usine seraient autorisés à rejoindre la Russie ou les territoires contrôlés par Kiev.

L'état-major ukrainien a fait savoir dans son point quotidien vers 04H00 GMT jeudi que "les envahisseurs russes concentrent leurs efforts à bloquer et à essayer de détruire nos unités dans la zone d'Azovstal. Avec le soutien de l'aviation, l'ennemi a repris l'offensive pour prendre le contrôle de l'usine".

La prise de Marioupol serait une victoire importante pour les Russes car elle leur permettrait de consolider leurs gains territoriaux côtiers le long de la mer d'Azov en reliant la région du Donbass, en partie contrôlée par leurs partisans, à la Crimée que Moscou a annexée en 2014.
 

04h09 TU. Les renseignements de Washington ont permis à Kiev de cibler des généraux russes.

Les renseignements fournis par les Etats-Unis à l'armée ukrainienne ont permis de cibler plusieurs généraux russes près du front, a affirmé mercredi 4 mai le New York Times, citant des sources anonymes au sein des services américains.

Citant plusieurs hauts responsables américains, le journal a déclaré que sur la douzaine de généraux russes tués par les forces ukrainiennes, "beaucoup" avaient été ciblés avec l'aide des services de renseignement américains.

Le Conseil de sécurité nationale américain (NSC) a qualifié d'"irresponsable" l'affirmation selon laquelle les États-Unis aidaient l'Ukraine à tuer des généraux russes. "Les États-Unis fournissent des renseignements sur le champ de bataille pour aider les Ukrainiens à défendre leur pays", a déclaré Adrienne Watson, porte-parole du NSC, dans un mail. "Nous ne fournissons pas de renseignements dans l'intention de tuer des généraux russes", a-t-elle souligné.

Les efforts de renseignement de Washington pour aider l'Ukraine au plus près, dans les combats, se sont notamment "concentrés sur la détermination de la localisation et d'autres détails sur les quartiers généraux mobiles de l'armée russe, qui se déplacent régulièrement", écrit le New York Times.

Les Ukrainiens ont revendiqué à plusieurs reprises avoir tué des généraux russes sur le terrain, depuis le début de l'invasion de l'Ukraine le 24 février.

"Nous voulons voir la Russie affaiblie à un degré tel qu'elle ne puisse pas faire le même genre de choses que l'invasion de l'Ukraine" avait déclaré lundi 25 avril le chef du Pentagone Lloyd Austin.

 

23h36 TU. La Russie annonce un cessez-le-feu à Marioupol, tout en bombardant d'est en ouest.

La Russie a annoncé un cessez-le-feu unilatéral de trois jours à partir de jeudi 5 mai dans l'aciérie Azovstal du port ukrainien de Marioupol, tout en multipliant les bombardements, de l'est jusqu'à des régions proches de la Pologne et de la Hongrie, pendant que l'Union européenne tentait de mettre en place un embargo sur le pétrole russe. 

"Les forces armées russes vont ouvrir un couloir humanitaire de 08h00 à 18h00 heure de Moscou (de 05h00 à 15h00 GMT) les 5, 6 et 7 mai à partir du site de l'usine métallurgique Azovstal pour évacuer des civils", a indiqué mercredi 4 mai au soir le ministère de la Défense dans un communiqué.

"Sur cette période, les forces armées russes et les unités de la République populaire du Donetsk (unilatéralement proclamée par les séparatistes prorusses, NDLR) vont cesser le feu et les hostilités unilatéralement", a-t-il poursuivi, asurant que les civils ayant trouvé refuge dans l'usine seraient autorisés à gagner la Russie ou les territoires contrôlés par Kiev.

Le maire de Marioupol Vadim Boïtchenko avait affirmé plus tôt que d'intenses combats étaient en cours malgré l'assurance de Moscou de ne pas lancer l'assaut de cet immense complexe où sont retranchés dans des galeries souterraines datant de la Seconde Guerre mondiale des combattants ukrainiens et des civils sans nourriture ni médicaments.

"Avec le soutien de l'aviation, l'ennemi a de nouveau tenté de prendre le contrôle de l'enceinte de l'usine. Sans succès", a fait savoir dans la soirée l'état-major des forces ukrainiennes.

Un commandant ukrainien du régiment Azov qui défend l'aciérie avait annoncé mardi que les Russes avaient déclenché "un puissant assaut" sur ce site, mais le Kremlin a démenti cette information mercredi.

 

23h01 TU. Emmanuel Macron et Narendra Modi appellent à une "cessation immédiate des hostilités" en Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi, en tournée en Europe, ont appelé mercredi 4 mai à une "cessation immédiate des hostilités" en Ukraine.

Le Premier ministre indien Narendra Modi lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le lundi 2 mai 2022.
Le Premier ministre indien Narendra Modi lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le lundi 2 mai 2022.
(AP Photo/Michael Sohn)

"La France et l’Inde ont exprimé leur profonde préoccupation quant à la crise humanitaire et au conflit en cours en Ukraine", ont souligné les deux dirigeants dans une déclaration conjointe à l'issue d'un entretien et d'un dîner de travail à l'Elysée.

"Les deux pays ont condamné sans équivoque le fait que des civils aient été tués en Ukraine, et appelé à une cessation immédiate des hostilités afin que les parties se réunissent pour promouvoir le dialogue et la diplomatie et pour mettre fin immédiatement aux souffrances de la population", ont-ils ajouté.

Seule la France en revanche a condamné "avec force l’agression illégale et injustifiée des forces russes contre l’Ukraine".

L'Inde, à la recherche d'un difficile équilibre entre Occident et Russie, qui lui fournit une grande partie de ses besoins en armes et énergie, s'abstient de condamner ouvertement l'invasion russe de l'Ukraine mais appelle au dialogue pour y mettre un terme.

La guerre en Ukraine a des "conséquences bien au-delà de l'Union européenne", y compris en Asie, avait souligné avant l'entretien la présidence française. La France veut "aider les Indiens à diversifier leurs approvisionnements", avait-elle jouté.

Les deux pays se sont dits également "déterminés à répondre de manière coordonnée et multilatérale au risque d’aggravation de la crise alimentaire dû au conflit en Ukraine", l'un des principaux producteurs mondiaux de blé.

 

22h58 TU. La Russie a simulé des tirs de missiles à capacité nucléaire. 

Moscou a affirmé mercredi 4 mai que son armée avait simulé des tirs de missiles à capacité nucléaire dans l'enclave russe de Kaliningrad, alors que les forces russes poursuivent leurs offensives en Ukraine.

Cette annonce intervient au 70ème jour de l'intervention russe en Ukraine, qui a fait des milliers de morts et provoqué la plus importante crise des réfugiés en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, avec plus de 13 millions de personnes déplacées.

Après avoir envoyé des soldats en Ukraine fin février, le président russe Vladimir Poutine a proféré des menaces à peine voilées laissant entrevoir une volonté de déployer des armes nucléaires tactiques. 

Mercredi, lors de manoeuvres militaires dans cette enclave de la mer Baltique située entre la Pologne et la Lituanie, deux pays membres de l'UE, la Russie a simulé des "lancements électroniques" de systèmes de missiles balistiques mobiles Iskander à capacité nucléaire, a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué. 

Les forces russes ont procédé à des frappes uniques et multiples sur des cibles qui simulaient des lanceurs de systèmes de missiles, des aérodromes, des infrastructures protégées, des équipements militaires et des postes de commandement d'un ennemi fictif, a précisé le communiqué.  

Après avoir effectué les tirs "électroniques", les militaires ont effectué une manoeuvre pour changer de position afin d'éviter "une éventuelle frappe en représailles", selon le ministère de la Défense. 

Les unités de combat se sont également exercées à des "opérations dans des conditions de radiation et de contamination chimique".  Plus de 100 militaires ont participé à ces exercices. 

 

22h49 TU. Volodomyr Zelensky appelle Antonio Guterres à "sauver" les blessés d'Azovstal à Marioupol.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé mercredi 4 mai le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à aider à "sauver" les blessés se trouvant sur le site de l'aciérie d'Azovstal, assiégée et bombardée par les troupes russes. Il a par ailleurs annoncé que plus de 300 civils avaient déjà été évacués de Marioupol.

Dans son message vidéo quotidien, le président ukrainien a précisé que 344 personnes avaient été évacuées de Marioupol et de ses environs vers la ville de Zaprorijjia, ville sous contrôle ukrainien située à quelque 230 km de Marioupol.

De la fumée s'élève du complexe métallurgique Azovstal à Marioupol, sur le territoire sous le gouvernement de la République populaire de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le mercredi 4 mai 2022.
De la fumée s'élève du complexe métallurgique Azovstal à Marioupol, sur le territoire sous le gouvernement de la République populaire de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le mercredi 4 mai 2022.
(AP Photo/Alexei Alexandrov)

"La vie des gens qui restent là-bas est en danger (...) Nous demandons votre aide pour les sauver", a indiqué Volodomyr Zelensky, cité par son service de presse, lors d'un entretien téléphonique avec Antonio Guterres. Selon Kiev, des centaines de militaires et de civils, dont des dizaines d'enfants, se trouvent toujours dans des galeries souterraines de ce site.

La Croix-Rouge internationale s'est dite dans un communiqué "soulagée que davantage de vies aient pu être sauvées" et a appelé à renouveler les efforts pour poursuivre les évacuations.

L'ONU a déjà participé dimanche à l'organisation de l'évacuation d'une centaine de civils piégés à Azovstal avec les militaires ukrainiens qui défendent cette dernière poche de résistance dans le port stratégique, presque entièrement contrôlé par les forces russes.