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DIRECT - Ukraine : des centaines d'opposants à la mobilisation arrêtés en Russie, contre-offensive ukrainienne ralentie dans le nord-est

Un manifestant anti-mobilisation arrêté par des policiers russes à Saint-Pétersbourg, en Russie, samedi 24 septembre 2022.
Un manifestant anti-mobilisation arrêté par des policiers russes à Saint-Pétersbourg, en Russie, samedi 24 septembre 2022.
AP

Près de 800 personnes manifestant contre la mobilisation ont été arrêtées, samedi 24 septembre, en Russie, selon le décompte d'une ONG russe. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a lancé un nouvel appel aux Russes, en les encourageant à "fuir une mobilisation criminelle.


Dimanche 25 septembre 

16h40 TU. Des dizaines de milliers de pèlerins juifs en Ukraine malgré la guerre.

Des dizaines de milliers de juifs hassidiques se sont rassemblés dans la ville ukrainienne d'Ouman pour leur pèlerinage annuel, malgré les appels à renoncer à cause du conflit en cours, ont annoncé les autorités ce dimanche.

Chaque année, des pèlerins hassidiques viennent du monde entier à Ouman pour le nouvel an juif, Rosh Hashana, sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), une des principales figures du hassidisme, un courant orthodoxe du judaïsme.
 
De jeunes garçons juifs hassidiques marchent près d'un lac à Ouman, là où se trouve la tombe du Rabbin Nachman (7 septembre 2010).
De jeunes garçons juifs hassidiques marchent près d'un lac à Ouman, là où se trouve la tombe du Rabbin Nachman (7 septembre 2010).
© AP Photo/Efrem Lukatsky

Même si Ouman, ville du centre de l'Ukraine, se trouve relativement loin des fronts où s'affrontent les armées ukrainienne et russe, les autorités ukrainiennes et israéliennes avaient exhorté les pèlerins à ne pas venir pour les célébrations prévues de dimanche à mardi cette année.

Cependant des foules de juifs hassidiques en habits noirs traditionnels foulaient les rues d'Ouman. "C'est le jour le plus important de l'année pour se connecter à Dieu. Et c'est un super endroit pour le faire", a déclaré l'un d'eux, Aaron Allen, 48 ans.

Les pèlerins citent souvent un texte religieux de Rabbi Nachman dans lequel il promet qu'il "sauvera de l'enfer" ceux qui viennent visiter sa tombe à Rosh Hashana.
"Il y a eu des sirènes, mais venant d'Israël nous sommes habitués aux sirènes, nous savons quoi faire. Nous nous sentons plutôt en sécurité", a déclaré Aaron Allen, médecin originaire de Yad Binyamin.

14h04 TU. Le conseiller à la présidence ukrainienne dénonce la mobilisation des Tatars de Crimée.

Cité par le quotidien indépendant The Kiev Independant, Mykhailo Podolyak, conseiller de Volodymyr Zelensky affirme que la conscription forcée des Tatars de Crimée "est une génocide ethnique et une tragédie pour la nation entière".

(RE)lire : Les Tatars de Crimée redoutent un nouvel exil

11h58 TU. Les hommes russes en âge d'être mobilisés bientôt interdits de quitter la Russie selon un média russe.

Selon le média biélorusse indépendant, Nexta, qui rapporte une information du média russe indépendant, Meduza, les hommes en âge d'être mobilisé en Russie ne seront plus autorisés à quitter le territoire après le 28 septembre prochain.

10h58 TU. L'Ukraine dénonce une nouvelle attaque avec des drones iraniens sur Odessa.

La ville portuaire d'Odessa (sud de l'Ukraine) a de nouveau été attaquée avec des drones de fabrication iranienne utilisés par les forces russes, ont déclaré ce dimanche les autorités militaires ukrainiennes, sans faire état de victimes.

C'est la seconde attaque russe utilisant des drones iraniens en deux jours contre cette ville stratégique sur la mer Noire, après celle qui a tué deux civils vendredi, selon l'Ukraine.
"Odessa a été de nouveau attaquée par des drones kamikazes ennemis", qui ont touché par trois fois un bâtiment administratif du centre-ville, a déclaré le commandement opérationnel sud de l'armée ukrainienne.

Un drone a été abattu et aucune victime n'a enregistrée, selon le commandement, dont une porte-parole, Natalya Gumenyuk, a précisé à l'AFP "qu'il s'agit de drones iraniens".
Photo non datée fournie par le commandement stratégique ukrainien d'un débris de drone iranien.
Photo non datée fournie par le commandement stratégique ukrainien d'un débris de drone iranien.
© AP

Le 23 septembre, un drone iranien Shahed-136 avait été abattu au-dessus de la mer, selon l'armée ukrainienne qui avait aussi assuré avoir abattu un autre drone de fabrication iranienne, un Mohajer-6, dans une autre zone, selon les autorités ukrainiennes. Le bilan initial de l'attaque, un mort, est ensuite passé à deux.
L'Ukraine avait annoncé le même jour qu'elle allait "réduire significativement" la présence diplomatique de l'Iran chez elle en représailles aux livraisons de drones de Téhéran à Moscou, en supprimant l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran et en "réduisant considérablement" personnel diplomatique de l'ambassade iranienne.
Téhéran a dit regretter cette décision "basée sur des informations non fondées, relayées par la propagande des médias étrangers" contre l'Iran.

10h50 TU. Un député français propose une résolution pour que la France participe à la reconstruction de l'Ukraine.

Le député du MoDem, Frédéric Petit, indique, sur son compte Twitter avoir déposé une proposition de résolution "invitant le gouvernement français à participer à la reconstruction de l’Ukraine et au retour des enfants et civils ukrainiens déportés."
Dans son texte listant ses intentions, il invite ainsi la France " à poursuivre son soutien à l’Ukraine en guerre, et à accompagner dès à présent les efforts de ce pays dans sa reconstruction, en particulier dans les zones déjà libérée" et "à faire pression sur la Russie afin que les organisations internationales et européennes concernées par les migrations, les droits humains et les droits des enfants, puissent accéder librement aux « camps de filtration » où se trouvent les civils et enfants ukrainiens."

08h45 TU. La Russie a mené 22 frappes aériennes hier selon un média ukrainien.

Selon le média ukrainien indépendant, Hromadske, les troupes russes ont mené sept frappes de missiles, 22 frappes aériennes, et tiré plus de 67 coups de lance-roquettes multiples sur des cibles militaires et civiles sur le territoire de l'Ukraine.

Quelque 35 localités ont été ciblées dont Zaporijjia, Otchakiv et Mykolaïv. 
08h35 TU. Des minorités russes, visées par la mobilisation, expriment leur mécontentement.

Les minorités vivant en Russie sont particulièrement visées par la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine cette semaine. Des femmes russes ont manifesté, hier, en Iakoutie en encerclant les policiers et en criant : "Non au génocide ! Non à la guerre !". 
En Crimée annexée, les Tatars ont reçu 90 % des convocations de la péninsule selon l'ONG SOS Crimée alors qu'ils ne représentent que "13 à 15 % de la population de la péninsule." "Une mobilisation d'une telle ampleur peut conduire à un génocide caché du peuple tatar de Crimée", a ainsi déclaré Yevhen Yaroshenko, un analyste de l'organisatio.

08h13 TU. Odessa attaquée aus drones kamikazes.

La ville portuaire d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, a été la cible d'une attaque aux drones kamikazes ce matin. Lé média biélorusse indépendant, Nexta, rapporte qu'un bâtiment administratif a été ciblé à trois reprises.
05h14 TU. Des manifestations anti-mobilisation réprimées en Russie.

La mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine, mercredi 21 septembre, se heurte à des contestations de la part des Russes. Exemple, hier, dans les rues de Saint-Petersbourg.
Selon l'association russe de défense des droits de l'Homme, OVD-Info, 796 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre dans 33 villes du pays depuis hier. À Tomsk, une manifestante arborant une pancarte "Serre moi si toi aussi tu as peur" a été arrêtée.
À Moscou, une femme ayant pris part à une manifestation, est emmenée dans un fourgon de police. 
05h00 TU. "Le moment crucial est venu pour vous", Volodymyr Zelensky aux Russes.

Dans son allocution vidéo quotidienne, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est à nouveau adressé directement aux Russes en russe. Il y a notamment dénoncé la mobilisation décrétée sans état d'âme par son homologue Vladimir Poutine, qui, selon lui, fait peu de considération de la vie de ses citoyens. 

"Ce n'est pas une coïncidence si la mobilisation criminelle déclarée par la Russie a été immédiatement qualifiée de "mobilisation vers les tombes" par les citoyens russes eux-mêmes. Les commandants russes ne se soucient pas de la vie des Russes. Ils ont juste besoin de remplir les espaces vides laissés par les morts, les blessés, ceux qui ont fui ou les soldats russes qui ont été capturés."
Il a ajouté que l'heure était venu pour les Russes de faire un choix, celui de "fuir une mobilisation criminelle" ou "de porter la responsabilité devant un tribunal pour avoir participé à une guerre d'agression."

"Le moment crucial est venu pour vous : c'est maintenant que l'on décide si votre vie va se terminer ou non. Il vaut mieux ne pas prendre une lettre de conscription que de mourir dans un pays étranger comme un criminel de guerre. Il vaut mieux fuir une mobilisation criminelle que d'être estropié et de porter ensuite la responsabilité devant le tribunal pour avoir participé à la guerre d'agression."

(Re)voir : Russie : Moscou durcit le ton dans sa campagne de mobilisation
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04h30 TU. La contre-offensive ukrainienne dans le nord-est retardée par la météo.

La reconquête de territoires occupés par les Russes dans la région de Kharkiv s'est heurtée, samedi, à des conditions très difficiles à Koupiansk. Les forces ukrainiennes ont dû composer avec de fortes intempéries, notamment des averses torrentielles et la résistance ennemie. 
 "Pour l'instant, la pluie rend difficile le recours aux armes lourdes partout. Nous ne pouvons emprunter que les routes goudronnées, a justifié le sergent ukrainien, Roman Malyna. Comme il est difficile d'avancer à cause de la météo, nous ciblons leurs véhicules blindés, leurs dépôts de munitions et les groupes de soldats."


La plus grande partie de Koupiansk, un nœud ferroviaire crucial dans la logistique russe, est revenue aux mains ukrainiennes. Mais une bande étroite sur la rive est de la rivière Oskil demeure sous contrôle russe, ce qui empêche les Ukrainiens d'avancer vers la région de Louhansk, où se tient un pseudo-référundum d'annexion.

(Re)voir : Guerre en Ukraine : "l'offensive ukrainienne dans le Nord-Est est spectaculaire"
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02H00 TU. Le Marocain Brahim Saadou est arrivé chez lui à Casablanca.
 
Brahim Saadoun, fait le signe pro-Ukraine à son arrivée à Casablanca dans la soirée du 24 septembre.
Brahim Saadoun, fait le signe pro-Ukraine à son arrivée à Casablanca dans la soirée du 24 septembre.
© AP Photo/Mosa'ab Elshamy

Dans la soirée de samedi, le jeune étudiant Brahim Saadoun est finalement arrivée chez lui. Capturé et condamné à mort par les autorités des territoires occupés dans l'Est de l'Ukraine il a pu bénéficier d'un échange de dix prisonniers grâce à la médiation du prince Mohammed ben Salmane d'Arabie saoudite. Parmi ces prisonniers, il y avait des Britanniques, des Suédois et un Croate.