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DIRECT - Ukraine : des enquêteurs de l'ONU accusent Moscou de crimes de guerre

A Izioum, des corps exhumés d'une fosse sont emmenés dans un camion frigorifique, le 19 septembre 2022. Les autorités ukrainiennes ont exhumé 436 cadavres qui étaient enterrés dans une forêt près de la ville d'Izioum reprise aux Russes, 30 d'entre eux présentant des <em>"signes de torture"</em>, annnonce Oleg Sinegoubov le gouverneur de la région de Kharkiv ce 23 septembre.
A Izioum, des corps exhumés d'une fosse sont emmenés dans un camion frigorifique, le 19 septembre 2022. Les autorités ukrainiennes ont exhumé 436 cadavres qui étaient enterrés dans une forêt près de la ville d'Izioum reprise aux Russes, 30 d'entre eux présentant des "signes de torture", annnonce Oleg Sinegoubov le gouverneur de la région de Kharkiv ce 23 septembre.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka

Des découvertes macabres ont été faites à Izioum où 447 cadavres ont été exhumés. Le gouverneur de la région de Kharkiv affirme que "la plupart présentent des signes de mort violente et 30 des signes de torture". Une commission d'enquête de l'ONU dénonce un "nombre considérable" de crimes de guerre commis par les forces russes.

Vendredi 23 septembre

19h13 TU. 447 corps exhumés à Izioum dont 30 avec des "signes de torture".

Les autorités ukrainiennes ont annoncé aujourd'hui avoir exhumé 447 cadavres qui étaient enterrés dans une forêt près de la ville d'Izioum reprise aux Russes, et dont 30 présentent des "signes de torture" voire sont émasculés.
 
Le cimetière dans la forêt à Izioum où 447 cadavres de civils et de soldats ont été exhumés ces derniers jours par les Ukrainiens.
Le cimetière dans la forêt à Izioum où 447 cadavres de civils et de soldats ont été exhumés ces derniers jours par les Ukrainiens.
© AP Photo/Evgeniy Maloletka


"A Izioum, l'exhumation de tous les corps sur le site d'enterrement de masse est terminée (...) 447 corps ont été exhumés", a indiqué le Parquet régional sur Facebook, précisant qu'il s'agit de 425 civils, dont 5 enfants, et 22 militaires ukrainiens.

Le gouverneur de la région de Kharkiv, Oleg Sinegoubov, indique sur Telegram que "la plupart présentent des signes de mort violente et 30 présentent des signes de torture". "Il y a des corps avec une corde autour du cou, avec les mains liées, avec des membres cassés ou des blessures par balle. Plusieurs hommes ont leur organes génitaux amputés", poursuit le gouverneur Sinegoubov, évoquant "la preuve des terribles tortures" subies par la population.

Plusieurs centaines de tombes surmontées d'une croix et une fosse commune avaient été découvertes mi-septembre proche de la ville d'Izioum, qui a été sous occupation russe pendant plusieurs mois avant d'être reprise par les forces ukrainiennes.

Le police ukrainienne avait également affirmé avoir découvert des "salles de torture" dans la région, y compris à Izioum.

Les forces russes ont été accusées de multiples exactions dans les territoires sous leur contrôle en Ukraine, notamment à Boutcha en banlieue de Kiev, où des cadavres de civils froidement abattus avaient été découverts après leur retrait de la zone fin mars.
Une commission d'enquête de l'ONU a conclu ce 23 septembre à un "nombre considérable" de crimes de guerre commis par les forces russes.

Moscou nie avoir commis ces crimes et a qualifié la découverte des tombes à Izioum de "mensonge".

18h08 TU. Accueillir ou pas les déserteurs russes ? Un dilemme pour l'Union européenne.
 
Un famille russe traverse la frontière entre la Géorgie et la Russie à Verkhny Lars ce 23 septembre suite à la proclamation de la mobilisation de 300 000 soldats par Vladimri Poutine.
Un famille russe traverse la frontière entre la Géorgie et la Russie à Verkhny Lars ce 23 septembre suite à la proclamation de la mobilisation de 300 000 soldats par Vladimri Poutine.
© AP Photo/Shakh Aivazov

L'Allemagne est prête à les accueillir, les pays baltes y sont hostiles : le sort des Russes fuyant la mobilisation militaire divise l'Union européenne, prise entre la volonté de soutenir les opposants à Vladimir Poutine et les craintes pour la sécurité du bloc.

A Bruxelles, la Commission européenne "suit très attentivement la situation" et mène des consultations avec les États membres, indique aujourd'hui son porte-parole, Eric Mamer. "C'est une question délicate", a-t-il reconnu.
Une réunion d'urgence des ambassadeurs des 27 est prévue le 26 septembre à Bruxelles.

Si la gestion des frontières nationales est une compétence des États membres, le droit européen garantit un accès au droit d'asile.
Mais l'obtention d'une protection n'est pas automatique, elle fait l'objet d'un examen au cas par cas, rappelle la Commission, soulignant que la situation est "sans précédent" et les "risques en matière de sécurité" doivent aussi être pris en compte.

Un danger auquel sont particulièrement sensibles les pays frontaliers de la Russie. Les États baltes et la Pologne avaient déjà restreint l'entrée des citoyens russes sur leur sol de façon plus drastique qu'ailleurs dans l'UE.

Ainsi le ministre des Affaires étrangères letton, Edgars Rinkevics qui dénonce sur twitter "Beaucoup de Russes qui sont en train de fuir la Russie à cause de la mobilisation étaient d'accord avec le fait de tuer des Ukrainiens (...) il ne faut pas les considérer comme des objecteurs de conscience".
 

La Finlande a, elle aussi, annoncé aujourd'hui qu'elle allait limiter "significativement" l'accès des Russes à son territoire en refusant ceux qui disposent de visas de tourisme d'un pays européen de l'espace Schengen.

En France, les sénateurs écologistes ont adressé un courrier à la Première ministre Élisabeth Borne lui demandant d'accueillir les Russes qui fuient le conflit.
 

17h39 YU. Le G7 condamne les "faux référendums" russes en Ukraine.

Les leaders du G7 ont "fortement condamné" vendredi les "faux référendums" d'annexion organisés par la Russie dans les territoires qu'elle occupe en Ukraine, ajoutant qu'ils ne reconnaîtront "jamais" ces scrutins "illégitimes".
"Nous ne reconnaîtrons jamais ces référendums qui semblent être un pas vers une annexion russe", ni "une prétendue annexion si elle a lieu", ont-ils affirmé dans un communiqué diffusé par l'Allemagne qui assure la présidence du groupe cette année.

17h05 TU. Crimes de guerre en Ukraine: la justice française "extrêmement décidée" à établir les responsabilités.

De retour d'un déplacement de quelques jours en Ukraine, le procureur antiterroriste français Jean-François Ricard se dit "extrêmement décidé" à faire aboutir les sept enquêtes ouvertes en France depuis l'invasion russe pour des soupçons de crimes de guerre. "On est extrêmement décidé. On n'ouvre pas des enquêtes juste pour la forme (...) pour des effets d'annonce. On ouvre des enquêtes pour établir in fine des responsabilités et qu'il y ait des procès, devant une juridiction française ou une autre", insiste Jean-François Ricard lors d'un entretien à l'AFP aujourd'hui au tribunal judiciaire de Paris.

Depuis fin février, le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert sept enquêtes pour de possibles crimes de guerre commis, essentiellement en février et mars, à l'encontre de Français. Parmi eux, Pierre Zakrzewski, caméraman franco-irlandais de Fox News tué le 14 mars à Horenka au nord-ouest de la capitale ukrainienne après l'attaque de son véhicule et Frédéric Leclerc-Imhoff, journaliste pour BFMTV, tué le 30 mai alors qu'il suivait une mission humanitaire dans l'est du pays.
 

Dans ce contexte, le procureur s'est rendu du 12 au 16 septembre dans la région de Kiev, accompagné d'une équipe du parquet antiterroriste - également compétent pour les crimes de guerre -, de l'office chargé des crimes contre l'humanité (OCLCH) et de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN).

16h37 TU. La Finlande va bloquer l'entrée des Russes avec des visas de tourisme.

La Finlande annonce aujourd'hui limiter "significativement" l'entrée des citoyens russes sur son sol, en refusant désormais l'accès à ceux disposant de visas de tourisme d'un pays européen de l'espace Schengen.

Le pays nordique, qui voit augmenter les entrées de Russes à sa frontière terrestre depuis l'annonce par Moscou d'une mobilisation de réservistes pour la guerre en Ukraine, s'aligne ainsi de facto sur la décision prise début septembre par la Pologne et les trois pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), les quatre autres pays de l'Union européenne frontaliers de la Russie.
Un groupe de jeunes Russes à Verkhny Lars situé entre la Géorgie et la Russie ce 23 septembre. De longues files de voitures se sont constituées à la frongtière entre l'Ossétie du nord et la Géorgie après l'annonce de mobilisation par Vladimir Poutine. 
Un groupe de jeunes Russes à Verkhny Lars situé entre la Géorgie et la Russie ce 23 septembre. De longues files de voitures se sont constituées à la frongtière entre l'Ossétie du nord et la Géorgie après l'annonce de mobilisation par Vladimir Poutine. 
© AP Photo/Shakh Aivazov
"Après la décision du gouvernement, son entrée en vigueur peut être très rapide", a déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto lors d'une conférence de presse, sans toutefois donner de date. "Ceux qui franchissent la frontière avec un motif touristique seront empêchés d'entrer. Il devra y avoir une autre raison", a-t-il expliqué.
La décision s'applique à la fois aux visas accordés par la Finlande et à ceux émis par tout autre pays de l'espace Schengen, a précisé le chef de la diplomatie finlandaise.

La Finlande, qui partage une frontière d'environ 1.300 km avec la Russie, avait déjà décidé de diviser par dix le nombre de visas de tourisme accordés aux Russes à compter du 1er septembre. Mais Helsinki laissait jusqu'ici passer ceux disposant de visas de tourisme valables dans l'espace Schengen.

La décision finlandaise coïncide avec l'ordre de mobilisation partielle de réservistes émis le 21 septembre par le président russe Vladimir Poutine.
Depuis cet ordre, le nombre d'entrées de Russes en Finlande a doublé, même s'il reste à un niveau limité, selon les gardes-frontières finlandais.

Hier, celui-ci a dépassé les 6.000, contre environ 3.000 en début de semaine.
Au début de l'été, la levée des restrictions antiCovid côté russe comme finlandais s'était traduite par une forte hausse des passages de Russes via la Finlande, à la frontière ou via l'aéroport d'Helsinki.

La présence parmi ceux-ci de nombreux vacanciers munis de visas européens se servant du pays comme escale pour voyager ailleurs dans l'Union européenne (UE) avait déclenché une polémique dans le pays, poussant l'exécutif à adopter de premières restrictions.

16h07 TU. La France lance une série d'initiatives pour facilite l'accès aux engrais.

La France, associée à la Commission européenne et l'Union africaine, a lancé une série d'initiatives afin de faciliter l'accès des pays les plus vulnérables aux engrais, menacé par la guerre en Ukraine, annonce l'Elysée dans un communiqué.
 

Ces initiatives ont été décidées en marge de la 77e Assemblée générale des Nations-Unies le 16 septembre à New York.

D'ici au sommet du G20 en novembre à Bali, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) vont dresser une cartographie des "restrictions à l'exportation" ainsi que des "besoins en engrais et goulots d'étranglement de la production". Cette cartographie permettra de "formuler des propositions concrètes à l'intention des Chefs d'État et de gouvernement" du G20 qui se réunissent les 15 et 16 novembre en Indonésie.

La plateforme africaine d'échanges en ligne ATEX va par ailleurs mutualiser les demandes des pays africains afin de "réduire les prix et acheter en priorité des produits africains".

Les pays vulnérables vont aussi être soutenus financièrement par une "réallocation des droits de tirage spéciaux (DTS)" du FMI, la "prise en compte des risque de change" et des "solutions logistiques à bas coût" via le Programme alimentaire mondial.

Une réunion des producteurs d'engrais sera par ailleurs organisée à Paris en amont du sommet du G20 afin d'"intensifier la production aussi vite que possible".

15h51 TU. L'Ukraine fustige l'Iran pour ses livraisons d'armes à la Russie.

L'Ukraine fustige l'Iran pour ses livraisons d'armes à la Russie, dénonçant des mesures allant à l'encontre de l'intégrité territoriale du pays, le jour d'une frappe russe de drone iranien sur la ville d'Odessa (sud), qui a fait un mort.
"Il s'agit de mesures de l'Iran allant à l'encontre de la souveraineté, de l'intégrité territoriale de notre État, ainsi qu'à l'encontre de la vie et de la santé des citoyens ukrainiens", a déploré sur Facebook Serguiï Nikiforov, le porte-parole du président Volodymyr Zelensky.

14h22 TU. Des enquêteurs de l'ONU accusent Moscou de crimes de guerre.
Des ambulanciers transportent des cadavres exhumés d'une fosse à Izioum, près de Kharkiv, le 19 septembre 2022. 
Des ambulanciers transportent des cadavres exhumés d'une fosse à Izioum, près de Kharkiv, le 19 septembre 2022. 
© AP Photo/Evgeniy Maloletka)

Loin de la prudence de parole habituelle de l'ONU, des enquêteurs de l'organisation accusent Moscou d'avoir commis un "nombre considérable" de crimes de guerre dans quatre régions ukrainiennes dans les premières semaines suivant l'invasion russe.

Ils ont revanche jugé qu'il était trop tôt pour parler de crimes contre l'humanité, contrairement à ce qu'affirment des ONG et l'Ukraine.

Cette commission d'enquête de l'ONU a présenté au Conseil des droits de l'homme (CDH) les premières conclusions de son investigation sur les violations des droits humains commises à la fin de février et en mars par les forces russes dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy, situées dans le nord et nord-est de l'Ukraine.

Les enquêteurs se sont penchés spécifiquement sur ces quatre régions à la suite d'une demande en ce sens faite en mai par le Conseil. Une autre résolution, adoptée en mars par le Conseil, leur demande d'enquêter dans l'ensemble du pays, et ils doivent publier un vaste rapport à ce sujet en mars 2023.

En attendant, "sur la base des preuves recueillies par la Commission, celle-ci a conclu que des crimes de guerre ont été commis" dans ces quatre régions, a déclaré le président de la commission, Erik Mose, devant le Conseil, énumérant les bombardements russes sur des zones civiles, de nombreuses exécutions, la torture et les mauvais traitements ainsi que les violences sexuelles. Il a précisé devant les médias que les investigations avaient "montré un nombre considérable de crimes de guerre" commis par les Russes, tandis que seuls deux cas de mauvais traitements infligés à des soldats russes par les forces ukrainiennes ont été trouvés jusqu'à présent durant la période concernée.

Le gouverneur de la région d'Izioum affirme ce soir avoir exumé 436 corps dont 30 portent des signes de torture.

"Il y a des corps avec une corde autour du cou, avec les mains liées, avec des membres cassés ou des blessures par balle. Plusieurs hommes ont leur organes génitaux amputés", déclare Oleg Sinegoubov, évoquant "la preuve des terribles tortures" subies par la population selon lui.

Plusieurs centaines de tombes surmontées d'une croix et une fosse commune avaient été découvertes mi-septembre proche de la ville d'Izioum, qui a été sous occupation russe pendant plusieurs mois avant d'être reprise par les forces ukrainiennes.

Le police ukrainienne avait également affirmé avoir découvert des "salles de torture" dans la région, y compris à Izioum.


13h54 TU. Le Danemark réduit drastiquement les taxes sur l'électricité.

Le Danemark va réduire drastiquement les taxes sur l'électricité pendant plusieurs mois dans le cadre d'une "aide d'hiver" présentée aujourd'hui face à la flambée des prix de l'énergie.
Conformément à ce qu'avait annoncé le gouvernement dès la semaine dernière, ce plan inclut également des plafonnements des factures d'électricité, de gaz et de chauffage, avec un système de report de paiements au-delà d'un certain montant.

À cette mesure phare est venue s'ajouter une baisse drastique d'une taxe sur l'électricité payée par les ménages. Celle-ci va être réduite pour le premier semestre 2023 à 0,008 couronne danoise par kilowattheure, contre 0,697 actuellement.

Ce rabais fiscal doit coûter environ 3,5 milliards de couronnes (470 millions d'euros) aux finances publiques, selon la présentation du plan publiée aujourd'hui.
Les allocations familiales auront, elles, droit à un coup de pouce unique de 660 couronnes payé en janvier.

À l'approche d'élections prévues au plus tard d'ici juin, le plan a été approuvé par une large majorité incluant les sociaux-démocrates de la Première ministre Mette Frederiksen et ses trois partis de gauche alliés au Parlement, mais aussi par une large parti de l'opposition de droite.


13h39 TU. L'Ukraine revendique de nouveaux gains dans l'Est, le jour des votes d'annexion.

"L'armée ukrainienne a repris Iatskivka", a annoncé ce soir à la télévision Oleksiï Gromov, un responsable de l'état-major militaire ukrainien.
La prise de cette localité sur la rive orientale de la rivière Oskil semble confirmer la poursuite d'une contre-offensive qui a déjà permis à Kiev de reprendre plusieurs milliers de kilomètres carrés dans la région voisine de Kharkiv.
"Les Ukrainiens ont également restauré leur contrôle sur des positions au sud de Bakhmout", ville clé dans la région de Donetsk visée depuis des semaines par des attaques russes, a précisé M. Gromov.

Des référendums d'annexion par la Russie ont débuté aujourd'hui dans des régions d'Ukraine contrôlées entièrement ou en partie par Moscou, des scrutins qualifiés de "simulacres" par Kiev et les Occidentaux et qui marquent une escalade majeure du conflit.

13h37 TU. Face aux difficulés d'approvisionnement, Toyota ferme une usine en Russie.

Le constructeur automobile japonais Toyota contraint à fermer son usine d'assemblage à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, un nouvel exemple des difficultés rencontrées par certaines entreprises basées en Russie à recevoir les pièces nécessaires à leur production.

"Toyota Motor Company ferme le site d'assemblage de la ville de Saint-Pétersbourg", a laconiquement annoncé le ministère russe de l'Industrie et du Commerce, cité par l'agence Ria Novosti. Selon le ministère, la branche locale du géant japonais Toyota "assurera toutefois le respect de toutes les obligations sociales envers l'équipe [et versera] d'importantes indemnités".

Le site de 224 hectares, situé dans le sud de la deuxième ville de Russie, était à l'arrêt depuis début mars, juste après le début de l'intervention militaire russe en Ukraine.
Le président russe Vladimir Poutine était venu à son inauguration en 2007 et environ 2.600 personnes y produisaient 80.000 voitures par an -les modèles Camry et RAV4-, selon des chiffres communiqués à l'AFP début mars.

Entre janvier et août 2022, Toyota a vu ses ventes s'écrouler en Russie par rapport à l'an passé (-69%), avec à peine 19.000 véhicules écoulés, selon l'Association of European Businesses (AEB), qui regroupe les industriels du secteur.
Le chiffre d'affaire du groupe dans le pays est toutefois marginal à l'échelle du constructeur.

La raison de cette fermeture réside dans les difficultés de la branche russe de Toyota à "se fournir en composants" électroniques, essentiels à la production automobile, a affirmé vendredi le quotidien économique Kommersant, citant des sources internes à l'entreprise.
Toyota avait annoncé début mars arrêter sa production en Russie "jusqu'à nouvel ordre" en raison du conflit entre Moscou et Kiev, invoquant déjà "des perturbations de la chaîne d'approvisionnement".


13h12 TU. L'Ukraine revendique de nouveaux gains dans l'Est, le jour des votes d'annexion.

L'armée ukrainienne annonce avoir repris aux Russes une localité dans la région de Donetsk, dans l'Est du pays, au moment où Moscou organise des référendums d'annexion dans plusieurs régions d'Ukraine sous son contrôle.
"L'armée ukrainienne a repris Iatskivka", a annoncé à la télévision Oleksiï Gromov, un responsable de l'état-major militaire ukrainien. La prise de cette localité sur la rive orientale de la rivière Oskil semble confirmer la poursuite d'une contre-offensive qui a déjà permis à Kiev de reprendre plusieurs milliers de kilomètres carrés dans la région voisine de Kharkiv.

12h30 TU. En Lettonie, les camps d'entraînements ne désemplissent pas.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le terrain d'exercice de Mezaine, dans l'ouest de la Lettonie, ne désemplit pas et le nombre de volontaires souhaitant s'engager dans la Garde Nationale a été multiplié par quatre.
"Lorsque la guerre a éclaté en Ukraine, toutes les valeurs européennes ont été mises en danger", dit, entre deux salves à balles réelles, Dita Danosa, directrice d'un centre letton de design. "J'ai vraiment senti que je ne pouvais pas rester passive et juste regarder la télévision", confie cette femme de 49 ans en tenue de combat, porte-chargeurs de cartouches attachés à sa ceinture, "j'ai décidé que la Garde Nationale était ma place".

Créée en 1991, la garde nationale lettone, Zemessardze, est la plus grande composante des forces armées de ce pays balte d'environ 1,8 million d'habitants. Comptant quelque 9.600 volontaires, divisée en quatre brigades, elle constitue la réserve de l'armée lettone forte d'environ 6.000 soldats professionnels.
"Depuis le début de la guerre, nous avons reçu environ 3.500 candidatures, et 4.000 depuis le début de l'année", contre 700 à 1.000 les années précédentes, déclare à l'AFP Egils Lescinskis, commandant en chef de Zemessardze. Environ 20% des volontaires sont des femmes.

Après s'être portés volontaires, subi des examens médicaux, psychologiques et de sécurité, les territoriaux prêtent serment et signent un contrat à durée indéterminée, avant de passer un premier entrainement de 21 jours, le plus souvent étalé sur sept week-ends. "Nous devons tenir compte de la vie privée des gens, car ils ont tous un emploi, une famille, etc", explique le commandant.

Juris Kukulis, 35 ans, entrepreneur, en son dernier week-end d'entrainement à Skrunda, a vu sa décision de s'engager approuvée par sa femme.
"Elle a dit qu'au moins un membre de la famille doit s'inscrire et acquérir des compétences de base pour que si quelque chose arrive, on sache quoi faire", déclare ce père de deux fils de 5 et 12 ans.


11h30 TU. Le nombre d'entrées russes vers la Finlande a doublé.
 

Le nombre d'entrées de citoyens russes à la frontière finlandaise a doublé depuis l'annonce de la mobilisation militaire partielle en Russie même s'il reste à un niveau limité, ont annoncé les garde-frontières.

La Finlande, qui s'apprête à durcir encore les conditions d'entrées des Russes munis de visas dans le pays nordique, a vu entrer "6.470 Russes par la frontière terrestre jeudi", selon un porte-parole de l'autorité. Le pays a annoncé mercredi soir un projet de "solution nationale" pour restreindre encore l'accès des Russes à son territoire. Mais les termes de cette disposition ne sont pas encore connus.

09h35 TU.

Les votes ont commencé pour les "référundums" d'annexion par la Russie.
09h18 TU. "Des crimes de guerres commis" selon la commission d'enquête de l'ONU.
 

La commission d'enquête des Nations unies sur l'Ukraine affirme que "des crimes de guerre ont été commis" dans le pays depuis l'invasion par la Russie en février dernier.

"Sur la base des preuves recueillies par la Commission, celle-ci a conclu que des crimes de guerre ont été commis en Ukraine", a déclaré le président de cette commission, Erik Mose, lors d'un premier compte-rendu oral. Il a ainsi énuméré les bombardements russes sur des zones civiles, de nombreuses exécutions, la torture, les mauvais traitements et les violences sexuelles.

(Re)voir : Ukraine : comment prouver les crimes de guerre ?

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09h02 TU. L'oligarque russe, Roman Abramovitch, dans l'avion avec les Britanniques libérés.

L'oligarque russe Roman Abramovitch, sous sanction du Royaume-Uni et de l'Union européenne, se trouvait dans l'avion qui a ramené cinq Britanniques capturés en Ukraine. Il aurait joué un "rôle clé" dans leur libération, selon le témoignage de l'un d'entre eux au quotidien The Sun vendredi.

John Harding, l'un des cinq Britanniques relâchés par Moscou lors d'un échange de prisonniers avec Kiev, raconte que le milliardaire s'est présenté de lui-même à un des ex-prisonniers, Shaun Pinner, dans l'avion qui les emmenait de Russie jusqu'en Arabie saoudite.

Shaun Pinner "lui a dit "Vous ressemblez beaucoup à Roman Abramovitch", et il a répondu "C'est parce que c'est moi"", affirme John Harding.

Toujours selon John Harding, Shaun Pinner "a parlé avec lui (Abramovitch) de football pendant un long moment" durant le trajet.

06h50 TU. Vladimir Poutine "satisfait" de l'échange de prisonniers.
 

Le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, ont exprimé leur "satisfaction" après un échange de prisonniers avec l'Ukraine impliquant des combattants étrangers, avec la médiation de Ryad.

Lors d'un entretien téléphonique jeudi soir, les deux dirigeants ont exprimé leur "satisfaction en lien avec le transfert en Arabie saoudite de citoyens étrangers prisonniers de guerre (...) qui s'est déroulé avec la médiation personnelle du prince héritier", a déclaré le Kremlin dans un communiqué.

Kiev a annoncé mercredi avoir récupéré 215 combattants ukrainiens et étrangers. Moscou, a pour sa part rapatrié 55 prisonniers russes, dont l'ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine.

Peu avant, Ryad avait annoncé le transfert en Arabie saoudite de cinq Britanniques, deux Américains, un Marocain, un Suédois et un Croate dans le cadre de cet échange.

(Re)voir : Ukraine : Moscou et Kiev échangent des prisonniers

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05h09 TU. Lancement de pseudo-référundums d'annexion par la Russie dans les régions occupées.

Des "référendums" d'annexion par la Russie ont débuté à 05H00 GMT dans des régions d'Ukraine contrôlées entièrement ou en partie par Moscou, selon les agences de presse russes. Kiev et Occidentaux qualifient ces scrutins de "simulacres".

Ces votes doivent se tenir jusqu'au 27 septembre dans les régions séparatistes prorusses de Donetsk et Louhansk, et dans les zones occupées des régions de Kherson et Zaporijjia. 

(Re)voir : Ukraine : des régions sont appelées à voter un rattachement à la Russie par referendum

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04h30 TU. Volodymyr Zelensky appelle les Russes à protester contre la mobilisation.

Dans une adresse, jeudi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a appelé, en russe, les Russes à protester contre la mobilisation partielle décrétée par Vladimir Poutine cette semaine. "55.000 soldats russes sont morts dans cette guerre en six mois. Des dizaines de milliers sont blessés et mutilés. Vous en voulez plus ? Non ? Alors, protestez. Défendez-vous. Fuyez ou livrez-vous à la captivité ukrainienne. Ce sont vos options si vous voulez survivre", a-t-il déclaré.

04h00 TU. La Russie épinglée au Conseil de sécurité de l'ONU.

Réunis à New York, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) ont exigé que la Russie rende des comptes pour son invasion de l'Ukraine. Leur homologue russe, Sergueï Lavrov, les a globalement snobés. Présent dans la salle pour prononcer son discours, il n'a pas assisté aux allocutions des autres ministres. 

Convoquée par la présidence française du Conseil de sécurité, la réunion avait pour thème la situation en Ukraine et l'"impunité" des crimes commis depuis le début de l'invasion, le 24 février dernier.
"Je ne crois pas que quiconque dans la salle du Conseil de sécurité, de Wang Yi (le chef de la diplomatie chinoise) à Tony Blinken (l'Américain), n'ait un tant soit peu ménagé Vladimir Poutine ou Lavrov", a commenté, sous couvert de l'anonymat, un haut responsable américain à l'issue de la rencontre.
 

"Il n'y a pas de paix sans justice", a notamment assuré la ministre française, Catherine Colonna. Elle a ajouté que les responsables devraient "répondre" de leurs crimes.

"On ne peut pas laisser le président Poutine s'en tirer comme ça", a pour sa part déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.