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DIRECT - Ukraine : huit morts après le bombardement d'un arrêt de bus à Toretsk, situation "tendue" sur le front sud

Une femme devant des immeubles bombardés de Mikolaïev le 3 août 2022. Les forces russes continuent de bombarder la ville de Milolaiev deux fois durant ces dernières 24 heures. Les frappes ont endommagé un embarcadère, une usine, des immeubles d'habitation, un garage, un supermarché et une pharmacie selon le gouverneur de la ville. 
Une femme devant des immeubles bombardés de Mikolaïev le 3 août 2022. Les forces russes continuent de bombarder la ville de Milolaiev deux fois durant ces dernières 24 heures. Les frappes ont endommagé un embarcadère, une usine, des immeubles d'habitation, un garage, un supermarché et une pharmacie selon le gouverneur de la ville. 
© AP Photo/Kostiantyn Liberov

Selon un bilan de l'armée ukrainienne la Russie masserait des troupes en vue d'une offensive vers Kryvy Rih, dans l'oblast de Dnipropetrovsk. Amnesty International accuse dans un rapport "les tactiques de combats ukrainiennes" qui selon elle "mettent en danger la population civile". Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kuleba est "indigné".

La situation en Ukraine ce jeudi 4 août, 162ème jour de guerre

- Huit personnes ont été tuées et quatre blessées par un obus russe tombé à un arrêt de bus dans la ville de Toretsk, près de la ligne de front.
- La Russie prépare une offensive vers Kryvy Rih selon Kiev.
- Le Sénat des États-Unis valide la demande d'adhésion à l'OTAN de la Suède et de la Finlande.
- La France a accueilli 100.000 réfugiés ukrainiens ayant fui la guerre.
- Le navire syrien Laodicea transportant des céréales a été autorisé par les autorités libanaises à continuer sa route vers la Syrie. L'Ukraine est "déçue" de cette décision et maintient que les céréales avaient été volées.
- La basketteuse américaine Brittney Griner a été condamnée à 9 ans de prison, une condamnation "inacceptable" pour le président Joe Biden qui demande  à la Russie "qu'elle soit libérée immédiatement".
- Selon Amnesty International, l'armée ukrainienne a mis en danger des civils.

19h53 TU. La Maison Blanche "exhorte" la Russie à échanger la basketteuse Griner.

La Maison Blanche a "exhorté" aujourd'hui la Russie à accepter son "offre sérieuse" d'échanges de prisonniers, afin d'obtenir le retour aux États-Unis de la basketteuse Brittney Griner et d'un autre ressortissant américain, Paul Whelan.

"Nous avons fait une offre conséquente pour la ramener, ainsi que Paul Whelan à la maison. Nous exhortons la Russie à accepter cette proposition", a déclaré la porte-parole Karine Jean-Pierre, en dénonçant la "détention abusive" de la star du basket, condamnée en Russie à neuf ans de prison pour trafic de drogue.

18h16 TU. Trois nouveaux bateaux transportant des céréales quitteront demain l'Ukraine (ministre turc de la Défense).

Le ministre turc de la Défense Hulusi Akar affirme ce soir que trois nouveaux bateaux transportant des céréales allaient quitter l'Ukraine vendredi, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu.
"Le départ des trois bateaux est planifié grâce au travail intensif du Centre de coordination conjointe", a affirmé le ministre sans préciser le port de départ des navires.

Un premier chargement de céréales exporté par l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février avait quitté le port d'Odessa lundi.

Après une inspection effectuée par des experts turcs, russes et ukrainiens au large d'Istanbul mercredi, il a repris sa route à destination du Liban.
Cette inspection marquait la fin d'une "phase de test" des opérations de mise en oeuvre de l'accord international signé en juillet à Istanbul en vue d'enrayer la crise alimentaire mondiale, a souligné mercredi le secrétariat du Centre de coordination conjointe.

Établi à Istanbul, ce centre supervise les exportations de céréales ukrainiennes et veille à la stricte application de l'accord signé le 22 juillet entre la Russie, l'Ukraine la Turquie et les Nations unies.


17h03 TU. Prisonniers de guerre tués: Washington affirme que Moscou va créer de fausses preuves pour accuser Kiev.

Un responsable américain affirme que la Russie s'apprête à créer de fausses preuves pour accuser l'Ukraine d'avoir bombardé une prison où sont morts des dizaines de prisonniers de guerre ukrainiens et qui se trouve en territoire contrôlé par l'armée russe.

"Nous nous attendons à ce que des responsables russes tentent de falsifier des preuves pour attribuer aux forces ukrainiennes la frappe sur la prison d'Olenivka le 29 juillet", a précisé à l'AFP ce responsable de l'administration Biden ayant requis l'anonymat.
"Nous pensons que les Russes vont tenter de (les) faire accuser (...) avant l'arrivée de journalistes et de potentiels enquêteurs sur le site de l'attaque", a-t-il ajouté, se référant à des informations obtenues par les services de renseignement américains mais non rendues publiques.

Washington pense que les autorités russes "vont aller jusqu'à faire croire" que les victimes ont été tuées par un "missile Himars", un système d'artillerie de haute précision livré par les États-Unis et devenu vital pour l'effort de guerre ukrainien, a précisé le responsable américain.

16h17 TU. La Finlande veut limiter les visas touristiques russes.

Le ministre finlandais des Affaires étrangères a présenté aujourd'hui un plan pour limiter les visas touristiques délivrés aux Russes, de plus en plus nombreux à se rendre dans ce pays nordique pour transiter vers d'autres pays européens.

Pekka Haavisto Ministre des Affaires étrangères de la Finlande
Pekka Haavisto Ministre des Affaires étrangères de la Finlande
© AP Photo/Manu Fernandez

Les vols de la Russie vers l'Union Européenne ont en effet été interrompus après le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine le 24 février. La Finlande, qui partage une longue frontière avec la Russie, est donc devenue un important pays de transit pour les voyageurs russes. "Beaucoup ont vu cela comme un contournement du régime de sanctions", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Pekka Haavisto à l'AFP.

La Finlande cherche à intégrer l'OTAN et le soutien politique et populaire à l'alliance a monté en flèche après l'invasion de l'Ukraine par Moscou.
Mais le pays nordique reste à ce jour le seul pays membre de l'Union Européenne et voisin de la Russie sans restrictions sur les visas touristiques pour les citoyens russes.

Le régime de Schengen et la loi finlandaise ne permettent pas une interdiction totale des visas en fonction de la nationalité, mais Helsinki peut réduire le nombre de visas délivrés en fonction de la catégorie, notamment les visas touristiques, a noté M. Haavisto.

15h36 TU. La basketteuse américaine Brittney Griner condamnée à 9 ans de prison. Joe Biden dénonce  cette peine"inacceptable". 

Brittney Griner condamnée à 9 ans de prison.
Brittney Griner condamnée à 9 ans de prison.
© Evgenia Novozhenina/Pool Photo via AP

"C'est inacceptable et je demande à la Russie de la libérer immédiatement afin qu'elle puisse retrouver sa femme, ses proches et ses coéquipières", a exhorté le président Joe Biden dans un communiqué quelques instants après l'annonce du verdict.

Selon ses avocats, la basketteuse va faire appel de sa condamnation "insensée".

"Le tribunal a reconnu la prévenue coupable" de possession illégale et de trafic de drogue, a déclaré la juge Anna Sotnikova, selon une journaliste de l'AFP présente au tribunal de Khimki, près de Moscou. En conséquence, la basketteuse a été condamnée à "neuf ans de prison dans une colonie pénitentiaire" et un million de roubles d'amende (environ 16.000 euros au taux actuel), a-t-elle ajouté.

Arrêtée en février à Moscou avec une vapoteuse contenant du liquide à base de cannabis, peu avant l'offensive russe en Ukraine, la double championne olympique a été happée dans la crise géopolitique entre la Russie et les États-Unis.

Son procès s'est accéléré ces derniers jours, alors que les deux pays négocient un échange de prisonniers dont la joueuse pourrait faire partie, Washington affirmant avoir récemment fait une offre "conséquente" à Moscou.

La semaine dernière, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov ont eu leurs premières discussions depuis le début de l'offensive de Moscou en Ukraine.

Anthony  Blinken a indiqué avoir pressé son homologue d'accepter l'"offre conséquente" de Washington à Moscou pour obtenir la libération de Griner et d'un autre Américain détenu en Russie, Paul Whelan, qui purge une peine de 16 ans de prison pour espionnage.

Paul Whelan, un ex Marine, a été arrêté pour espionnage le 28 décembre 2018 à Moscou. Ici lors de son procès le 23 août 2019.
Paul Whelan, un ex Marine, a été arrêté pour espionnage le 28 décembre 2018 à Moscou. Ici lors de son procès le 23 août 2019.
© AP Photo/Alexander Zemlianichenko, File

Selon plusieurs médias américains, il s'agirait d'échanger un célèbre trafiquant d'armes russe détenu aux Etats-Unis, Viktor Bout, contre Brittney Griner et Paul Whelan.

Viktor Bout, arrêté en Thaïlande en 2008 et qui purge une peine de 25 ans de prison aux États-Unis, est surnommé le "marchand de mort". Son parcours hors du commun a été l'une des inspirations du film "Lord of War" dans lequel Nicolas Cage interprète un trafiquant d'armes cynique.

Le trafiquant d'armes Viktor Bout en 2009, à Bangkok.
Le trafiquant d'armes Viktor Bout en 2009, à Bangkok.
© AP Photo/Apichart Weerawong

Aucun accord n'a pour l'heure été rapporté et le Kremlin a paru irrité après les déclarations publiques de Washington au sujet des négociations.

14H30 TU. Des responsables américains estiment que la Russie tenterait de fabriquer des preuves concernant la frappe meurtrière de la semaine dernière contre une prison abritant des prisonniers de guerre dans une région séparatiste de l'est de l'Ukraine.

Bâtiments de la prison d'Olevka après l'explosion. Capture d'écran d'une vidéo.
Bâtiments de la prison d'Olevka après l'explosion. Capture d'écran d'une vidéo.
© AP

Selon, une source provenant d'Associated press, des responsables du renseignement américain ont déterminé que la Russie cherchait à produire de fausses preuves pour faire croire que les forces ukrainiennes étaient responsables de l'attaque du 29 juillet contre la prison d'Olenivka. Cette attaque a fait 53 morts et blessé des dizaines d'autres prisonniers. 

Par ailleurs, un responsable de gouvernement occidental, qui a informé les journalistes sous couvert d'anonymat, a déclaré que des experts en explosifs qui ont examiné des photos de la prison publiées par les Russes à la suite de l'incident ont déterminé que la destruction n'était probablement pas causée par "une frappe hautement explosive" venant de "l'extérieur". Il était beaucoup plus vraisemblable qu'elle soit causée "par un incendie depuis l'intérieur."

13H40 Le ministre ukrainien des Affaires étrangères "indigné" par les accusations d'Amnesty International.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, est "indigné" par les accusations "injustes" de l'ONG Amnesty International, qui a reproché à Kiev de mettre en danger des civils dans le cadre de la guerre avec Moscou.

"Je suis indigné tout comme vous par le rapport d'Amnesty International. Je le considère comme injuste", a réagi Dmytro  Kouleba dans un commentaire par vidéo publié sur Facebook.


Dans leur rapport, Amnesty International affirme que "les forces ukrainiennes mettent en danger la population civile en établissant des bases et en utilisant des systèmes d’armement dans des zones résidentielles habitées, notamment des écoles et des hôpitaux, lors des opérations visant à repousser l’invasion russe qui a débuté en février."

"Ces tactiques de combat violent le droit international humanitaire et mettent gravement en danger la population civile, car elles transforment des biens de caractère civil en cibles militaires. Les frappes russes qui en ont résulté dans des zones habitées ont tué des civil·e·s et détruit des infrastructures civiles." peut-on lire dans leur communiqué.

"Nous avons réuni des informations sur de nombreux cas où les forces ukrainiennes ont mis en danger des civil·e·s et violé les lois de la guerre en opérant dans des zones habitées", a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

12H37 TU. Le Laodicea a quitté le port de Tripoli au Liban avec sa cargaison de céréales ukrainiennes.

Le ministre du Transort libanais Ali Hamié a twitté "le Laodicea battant pavillon syrien est maintenant hor des eaux territoriales libanaises."

Un peu plus tard, le ministre du Transport syrien a annoncé l'arrivée du bateau à Tartous et le déchargement de sa cargaison. Il a déclaré que le navire s'était arrêté à Tripoli pour décharger une partie de la farine qu'il transportait pour une compagnie libanaise avant de reprendre route vers Tartous (selon AP).

L'Ukraine s'est dite "déçue" par la décision des autorités libanaises qui, selon le ministère des Affaires étrangères, encouragerait la Russie à "poursuivre en toute impunité le vol dans le sud de l'Ukraine temporairement occupé".

L'ambassade ukrainienne au Liban a déclaré que la cargaison de céréales avait été chargée depuis une région occupée par les forces russes et a dit avoir présenté aux autorités libanaises la preuve que la marchandise avait été volée.

"Nous appelons la partie libanaise à annuler sa décision (...) et à prendre des mesures pour empêcher de nouvelles tentatives d'utiliser le Liban pour expédier du grain ukrainien volé", a déclaré le ministère ukrainien dans un communiqué.

12H12 TU. Le Parquet de Russie requiert neuf ans et demi de prison contre la basketteuse américaine Brittney Griner.

"Je demande que Griner soit reconnue coupable et condamnée à neuf ans et demi de prison dans une colonie (pénitentiaire) à régime classique" et à un million de roubles d'amende (16.000 euros), a déclaré le procureur Nikolaï Vlassenko, selon une journaliste de l'AFP présente à l'audience au tribunal de Khimki, près de Moscou.

La star de la NBA et double médaillée d'or Olympique Brittney Griner montre un ephoto de l'équipe russe pour laquelle elle jouait à travers les barreaux de sa cage dans le tribunal de Khimki près de Moscou. Ce 4 août, le juge a requis une peine de neuf ans et demi de prison.
La star de la NBA et double médaillée d'or Olympique Brittney Griner montre un ephoto de l'équipe russe pour laquelle elle jouait à travers les barreaux de sa cage dans le tribunal de Khimki près de Moscou. Ce 4 août, le juge a requis une peine de neuf ans et demi de prison.
© Evgenia Novozhenina/Pool Photo via AP

"Je voudrais m'excuser auprès de mes co-équipières, mon club, mes supporters et la ville (de Ekaterinenbourg) pour mon erreur et tout l'embarras que je leur ai causé" a déclaré la joueuse de basket d'une voix qui se brisait. "Je veux aussi dire pardon à mes parents, mes frères et soeurs, le Mercury Phoenix chez moi, les femmes formidables de la Fédération de basket féminin et ma merveilleuse femmesà la maison."

Il s'agit quasiment de la réquisition maximale possible pour ce crime, fixée à 10 ans de prison.

En plein conflit en Ukraine, le procès de Griner a pris une dimension géopolitique avec des pourparlers entre Moscou et Washington sur un possible échange de prisonniers dont la joueuse pourrait faire partie.

11h36 TU. Huit morts dans le bombardement d'un arrêt de bus à Torestk, selon le gouverneur régional.

Huit personnes ont été tuées et quatre blessées par un obus russe tombé à un arrêt de bus dans la ville de Toretsk, près de la ligne de front, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur de la région.

"D'après les premières informations dont nous disposons, il s'agit d'un tir d'artillerie, qui a atteint un arrêt de transport public, où une foule de gens attendaient", a expliqué sur Telegram, Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk.

10h24 TU L'armée ukrainienne a mis des civils en danger, avertit Amnesty International.

L'armée ukrainienne a mis des civils en danger en établissant des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et en lançant des attaques depuis des zones peuplées pour repousser l'invasion russe, affirme Amnesty International. 

De telles tactiques violent le droit international humanitaire, avertit l'ONG dans un communiqué.

"Nous avons documenté une tendance des forces ukrainiennes à mettre en danger les civils et à violer les lois de la guerre lorsqu'elles opèrent dans des zones peuplées", a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d'Amnesty International. 

"Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l'armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire", a-t-elle ajouté. 

Le conseiller à la présidence ukrainienne, Mikhail Podoliak, a réagi sur son compte Twitter et qualifié de "honte qu'une organisation comme 
Amnesty participe à cette campagne de désinformation et de propagande.
"

"La seule chose qui constitue une menace pour les Ukrainiens, c'est l'armée russe de bourreaux et de violeurs qui viennent en Ukraine pour commettre un génocide. "

10h04 La Russie réclame le départ d'une diplomate norvégienne accusée de "russophobie".

La Russie exige le départ d'une diplomate norvégienne, Elisabeth Ellingsen, accusée de "déclarations russophobes" après avoir dit qu'elle détestait les Russes lors d'un différend à la réception d'un hôtel.

La semaine dernière, un scandale a éclaté après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo de surveillance de la réception d'un hôtel de Mourmansk, dans le nord-ouest du pays, où Elisabeth Ellingsen était consule.

Elle avait lancé au comptoir de réception : "Je déteste les Russes. Donnez-moi une autre chambre, je ne bougerai pas d'ici. (...) Et comment décidez-vous qu'une chambre est propre ? Vous savez, je suis habituée aux chambres propres, je viens de Scandinavie, pas comme une femme russe qui nettoie comme elle peut."

La diplomatie norvégienne a confirmé la convocation de son ambassadeur à Moscou et ajouté que le visa de Mme Ellingsen lui avait été retiré.

08h47 TU. 100.000 réfugiés ukrainiens en France.

Le seuil des 100.000 réfugiés ukrainiens en France a été franchi cette semaine, selon le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), Didier Leschi.

"Depuis mercredi soir, la barre des 100.000" déplacés ukrainiens couverts par l'allocation pour demandeurs d'asile (Ada) "a été franchie", a-t-il indiqué. Depuis plusieurs semaines, "on est entre 200 et 250 nouvelles délivrances de protection temporaires par jour en moyenne", un niveau "très bas."

Interrogé sur la possibilité d'un acccroissement des arrivées après les appels du président ukrainien Volodymyr Zelensky à évacuer la région de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, le préfet Leschi a répondu: "On n'en sait rien. Vont-ils rester en Ukraine en se déplaçant chez des proches dans l'ouest du pays, partir dans les pays limitrophes de l'Ukraine, ou encore rester sur place car pro-Russes ?"

Des personnes fuyant le conflit en Ukraine traversent la frontière à Przemysl, en Pologne, le 27 février 2022.
Des personnes fuyant le conflit en Ukraine traversent la frontière à Przemysl, en Pologne, le 27 février 2022.
Petr David Josek (AP)

Didier Leschi a rappelé que 80% des réfugiés ukrainiens en France sont des femmes et des enfants. Ceux-ci maintiennent des liens avec les maris, pères et fils restés en Ukraine pour se battre et souhaitent retourner en Ukraine. "Les retours ont commencé quand l'armée russe a quitté la région de Kiev", a-t-il précisé.

Selon les évaluations de l'Ofii, quelque 5.000 de ces réfugiés ont ainsi quitté la France. Ces estimations sont réalisées à partir des cartes de paiement pour les achats courants distribuées aux réfugiés ukrainiens et qui ne peuvent être utilisées que sur le territoire français. Lorsque ces cartes sont inactives pendant plusieurs semaines, on en déduit que les personnes ont quitté le territoire.

06h25 TU. Encore 2.500 civils à Avdiivka selon le chef de l'administration militaire de la ville. 

D'après le chef de l'administration militaire de la ville d'Avdiivka, dans l'oblast de Donestk, 10 % de la population d'avant le 24 février est restée sur place, soit 2.500 civils.

Vitalii Barabash ajoute que les conditions de vie y sont "inhumaines" avec la privation d'eau, de courant et de gaz. 
06h07 TU.  Situation "tendue" sur le front de Kherson selon l'armée ukrainienne.

Dans son rapport daté de mercredile commandement militaire du sud de l’Ukraine a décrit la situation sur le terrain comme étant "tendue". "Il est également fort probable que l’ennemi prépare une contre-offensive avec pour projet ultérieur d’atteindre la limite administrative de la région de Kherson." 

L’armée ukrainienne avance également que Moscou a "commencé à rassembler des effectifs pour attaquer en direction de Kryvy Rih". La ville sidérurgique, d'où est originaire le président, ukrainien Volodymyr Zelensky, est située à une cinquantaine de kilomètres de la ligne de front du sud. 

00h16 TU. Les États-Unis valident les protocoles suédois et finlandais d'adhésion à l'Otan. 
 

Le Sénat américain a approuvé la résolution lors d'un vote à une très large majorité, avec les élus des deux partis (95 voix pour, 1 contre). "Ce vote historique est un signe important de l'engagement durable et transpartisan des Etats-Unis à l'Otan, et de la volonté de faire en sorte que notre Alliance soit prête pour relever les défis d'aujourd'hui et de demain", s'est félicité le président, Joe Biden, dans un communiqué.

Son administration soutenait ardemment cette ratification censée démontrer la solidité de l'Alliance atlantique face à la Russie expansionniste.

Le président russe Vladimir "Poutine a tenté d'utiliser la guerre en Ukraine pour diviser l'Occident. Au lieu de cela, le vote d'aujourd'hui montre que l'Alliance est plus forte que jamais", a déclaré le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

Ce vote intervient au lendemain de la ratification des protocoles d'adhésion par le parlement français, ainsi que par l'Italie. 23 États sur les 30 nécessaires ont déjà ratifié l'adhésion. Tous les pays membres de l'Otan doivent en faire de même afin que la Finlande et la Suède puissent bénéficier de l'article 5.

L'article 5 du traité de l'Alliance de l'Atlantique nord, fondée en 1949 au début de la Guerre froide, déclenche une riposte commune en cas d'attaque contre l'un des membres.

L'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande n'est pas pour autant encore acquise. La Turquie menace de "geler" le processus, en accusant les deux pays nordiques de bienveillance envers le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et ses alliés qu'Ankara considère comme des organisations terroristes.

(Re)voir : Que signifie l'arrivée de la Suède et de la Finlande dans l'OTAN ?

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Mercredi 3 août

21h04 TU. La Suisse réaffirme sa neutralité. 
 

Malgré les sanctions prises contre la Russie et son entrée prochaine au Conseil de sécurité de l'ONU, la Suisse "est toujours neutre", a rappelé le président, Ignazio Cassis.  "Bien sûr qu'il y a en Europe un sentiment d'une unité plus forte contre cette agression (de l'Ukraine par la Russie, NDLR) qui nous a tous réveillé d'une situation de paix dont on bénéficiait depuis 70 ans", a-t-il déclaré  lors d'un entretien avec quelques journalistes au siège de l'ONU à New York. Mais "la Suisse est toujours neutre, la neutralité de la Suisse n'est pas en question", a-t-il assuré, rejetant notamment l'idée d'un rapprochement avec l'Otan.

"Rapprocher dans le sens d'un pas intermédiaire pour demander un jour de devenir membre, non, pour l'instant ce n'est pas une discussion politique en Suisse [...] La neutralité est assez simple: on ne prend pas part à une guerre, on n’envoie pas d'armes ou de troupes dans une guerre, et on ne donne pas son territoire pour des armes ou des troupes de parties en guerre, ni on ne participe à une alliance militaire comme l'Otan."

 "Condamner la violation du droit international par cette agression militaire russe est une obligation axée sur la Constitution et qui ne lèse en rien la neutralité", a-t-il insisté.

La Suisse a repris les sanctions contre des responsables russes décidées par l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine.

Pour la première fois depuis son adhésion aux Nations unies il y a 20 ans, la Suisse a été élue, en juin, pour occuper, à partir de janvier 2023, un des sièges de membres non permanents du Conseil de sécurité.

Plaidant pour un "renforcement" du traité de non-prolifération des armes nucléaires, Ignazio Cassis a indiqué que son pays essaierait au sein du Conseil de sécurité de "faire le pont" entre puissances nucléaires et non nucléaires, "avec la crédibilité d'un pays neutre".

(Re)voir : Pourquoi la Suisse rejoint-elle le Conseil de sécurité de l'ONU ?

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