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DIRECT-Ukraine : l'Ukraine chiffre ses gains à 500 km2 dans le Sud, Moscou affirme avoir "repoussé l'ennemi"

Un journaliste prend des photo depuis un tank russe arrêté dans le village de Chystovodivka près de Kharkiv, une zone récemment reconquise par l'armée ukrainienne. 6 octobre 2022
Un journaliste prend des photo depuis un tank russe arrêté dans le village de Chystovodivka près de Kharkiv, une zone récemment reconquise par l'armée ukrainienne. 6 octobre 2022
© AP Photo/Francisco Seco

L'Ukraine annonce ce soir avoir reconquis 500 km2 dans le Sud, où sa contre-offensive met les troupes russes sous pression. Volodymyr Zelensky réclame davantage d'armes aux Européens pour "punir" la Russie. L'armée de Moscou a de son côté assuré dans son rapport quotidien avoir "repoussé l'ennemi" dans la même région de Kherson où Kiev revendique ses nouveaux succès. Signe de l'agacement du Kremlin, l'ambassadeur français à Moscou Pierre Lévy a été convoqué à cause des livraisons d'armes à l'Ukraine par Paris.


19H41 TU. Deux Russes fuient vers l'Alaska et demandent asile aux États-Unis

Deux Russes sont arrivés par la mer en Alaska le 4 octobre et réclament l'asile aux États-Unis, confirment aujourd'hui plusieurs responsables de cette région arctique toute proche de la Russie.
"Deux citoyens russes sont arrivés sur une plage près de Gambell", un village de l'île américaine Saint-Laurent, située dans la mer de Bering, à environ 65 kilomètres des côtes russes, ont annoncé les sénateurs de l'Alaska Lisa Murkowski et Dan Sullivan dans un communiqué commun.

Ces deux personnes "ont demandé l'asile aux États-Unis", selon le communiqué.
"Un petit bateau occupé par deux citoyens russes est arrivé sur les côtes de l'Alaska rural" mardi, a confirmé à l'AFP un porte-parole du ministère de la sécurité intérieure.
Le cas de ces deux Russes est examiné "conformément aux lois d'immigration américaines applicables", a-t-il précisé.
Cet incident montre que "le peuple russe ne veut pas combattre la guerre d'agression de Poutine contre l'Ukraine", a estimé le sénateur Dan Sullivan, cité dans le communiqué.
L'élu républicain a encouragé les autorités fédérales "à avoir un plan prêt avec les garde-côtes, au cas où davantage de Russes fuiraient vers les communautés du détroit de Bering en Alaska".

19H09 TU. Moscou furieux des propos de Zelensky évoquant des "frappes préventives" de l'Otan

Moscou fustige des déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a évoqué des "frappes préventives" de l'Otan contre la Russie, Kiev précisant ensuite que Volodymyr Zelensky parlait de sanctions préventives et non de frappes nucléaires.
Le président Zelensky s'est exprimé ainsi lors d'une visioconférence avec le centre de réflexion australien Lowy Institute.

"Que doit faire l'Otan? Eliminer la possibilité que la Russie utilise des armes nucléaires. Mais surtout, je lance à nouveau un appel à la communauté internationale, comme avant le 24 février: des frappes préventives, pour qu'ils sachent ce qui leur arrivera s'ils les utilisent", a déclaré le dirigeant ukrainien. "Et non l'inverse, attendre des frappes nucléaires de la Russie pour pouvoir dire: Oh, eh bien, tu fais ça, alors maintenant prends ça de notre part! Revoir sa façon de faire pression, voilà c'est ce que doit faire l'Otan, revoir sa façon de l'utiliser", a poursuivi Volodymyr Zelensky.

Après ces déclarations, le porte-parole du présidentZelensky, Serguiï Nykyforov, a expliqué que ces propos avaient trait à des sanctions préventives qui auraient pu être prises à l'encontre de Moscou avant l'offensive du 24 février, et non à des frappes militaires préventives.
"Le président a parlé de la période d'avant le 24 février. Il aurait fallu alors prendre des mesures préventives pour ne pas permettre à la Russie de déclencher la guerre. Je rappelle que les seules mesures dont il était alors question, c'étaient les sanctions", a-t-il indiqué sur Facebook, disant que Kiev n'appelerait "jamais" à l'emploi d'armes nucléaires.

Des propos vivement critiqués le soir même par plusieurs hauts-responsables russes.
"Des telles déclarations ne sont rien d'autre qu'un appel à débuter une nouvelle guerre mondiale avec des conséquences monstrueuses et imprévisibles", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l'agence Ria Novosti. Il a appelé les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne à réagir à ces propos, jugeant que ces pays dirigeaient "de facto" les actions de Kiev.

Pour sa part, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé l'Occident "d'attiser une guerre nucléaire".

"Chaque personne sur Terre doit réaliser que ce personnage déséquilibré et bourré d'armes, Zelensky, cette marionnette, s'est transformé en monstre qui peut détruire la planète", a-t-elle écrit sur Telegram.

18H25 TU. Malgré l'annexion russe, la centrale de Zaporijjia est "évidemment" ukrainienne (AIEA)

La centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe, est "évidemment" ukrainienne, malgré son appropriation formelle par Moscou, a déclaré le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, réaffirmant la possibilité "très claire" d'un accident nucléaire.

Rafael Grossi, chef de l'Agence internationale de l'énergie, répond aux questions des journalistes ce 6 octobre à Kiev.
Rafael Grossi, chef de l'Agence internationale de l'énergie, répond aux questions des journalistes ce 6 octobre à Kiev.
© AP Photo/Hanna Arhirova


"Pour nous, il est évident qu'elle appartient à (l'opérateur ukrainien) Energoatom puisque c'est une installation ukrainienne", a déclaré Rafaek Grossi lors d'une conférence de presse à Kiev, après avoir été reçu par le président Volodymyr Zelensky et avant de se rendre à Moscou.

"Nous continuons à dire ce qu'il faut faire, c'est-à-dire essentiellement éviter un accident nucléaire à la centrale, ce qui reste une possibilité très, très claire", a-t-il fait valoir, dénonçant aussi "les conditions presque insupportables" dans lesquelles travaille le personnel ukrainien de la centrale.

Volodymyr Zelensky a de son côté pressé l'AIEA à condamner l'appropriation de la centrale par Moscou, en la qualifiant de "raid".
"Nous avons attendu une déclaration forte de l'AIEA à ce sujet. La société attend vraiment cette condamnation. Moi personnellement je considère ça comme un raid", a-t-il déclaré à Grossi, cité dans un communiqué de la présidence.

"Nous sommes une organisation internationale guidée par le droit international et, comme vous le savez, les annexions ne sont pas acceptées en vertu du droit international", a encore dit Rafael Grossi tout en ajoutant s'occuper "des conséquences pratiques" de l'annexion.

17H48 TU. Emmanuel Macron appelle Recep Erdogan à lutter contre tout "contournement" des sanctions visant Moscou

Emmanuel Macron à Prague ce 6 octobre 2022.
Emmanuel Macron à Prague ce 6 octobre 2022.
© AP Photo/Darko Bandic

Le président français Emmanuel Macron a insisté auprès de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan sur la nécessité de lutter contre tout "contournement" des sanctions contre la Russie.
"Il a souligné l'importance des régimes de sanctions européens pour mettre fin à l'escalade russe et a appelé à lutter contre toute stratégie de contournement", a indiqué l'Elysée à l'issue d'un échange entre les deux dirigeants, en marge de la première réunion de la Communauté politique européenne à Prague.

Pour sa part, le président turc Recep Tayyip Erdogan a ironisé sur ses relations difficiles avec le chef de l'État français Emmanuel Macron, lançant lors d'une conférence de presse: "Nos épouses s'entendent bien, pas nous".

Emine Erdogan, l'épouse du président turc, et la Première dame française Brigitte Macron entretiennent des relations plus que cordiales, en dépit des tensions régulières entre leurs époux qui se sont entretenus à Prague dans le cadre de la première réunion de la Communauté politique européenne.
 

Lors du sommet de l'OTAN à Tervuren en Belgique, en juillet 2018, au centre de la photo Brigitte Macron et Ermine Erdogan à sa droite.
Lors du sommet de l'OTAN à Tervuren en Belgique, en juillet 2018, au centre de la photo Brigitte Macron et Ermine Erdogan à sa droite.
© AP Photo/Virginia Mayo


En novembre dernier, l'entourage d'Emine Erdogan avait fait savoir à l'AFP que les relations entre les deux femmes - régulièrement photographiées ensemble lors de sommets internationaux - étaient au beau fixe.

Recep Erdogan a été filmé plus tôt dans la journée en train de lancer une boutade au président français, proposant l'adhésion de la France à l'Organisation des États turciques (OET), qui inclut, outre la Turquie, des pays turcophones d'Asie centrale et l'Azerbaïdjan. "Nous allons t'admettre si tu veux", a-t-il lancé à Emmanuel Macron en présence notamment du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev.

Pour sa part, le président français Emmanuel Macron, qui a gratifié le chef de l'État turc d'une tape dans le dos, a dit avoir insisté auprès de ce dernier sur la nécessité de lutter contre tout "contournement" des sanctions contre la Russie, dans le contexte de la guerre en Ukraine.

17H11 TU. La Russie convoque l'ambassadeur de France à cause de livraisons d'armes à l'Ukraine

La Russie a convoqué l'ambassadeur français, Pierre Lévy, au ministère des Affaires étrangères à Moscou pour protester contre les livraisons d'armes à l'Ukraine, au moment où Kiev a repris des territoires avec l'aide de ces armements.

"La partie russe a souligné les dangers qu'entraînent l'augmentation des livraisons d'armes et de matériel au régime de Kiev, ainsi que l'intensification des programmes d'entraînement pour la formation de militaires ukrainiens", a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

"Cette ligne contredit les déclarations depuis Paris de responsables officiels qui disent vouloir un règlement pacifique en Ukraine", a ajouté cette source, précisant que l'ambassadeur français s'était entretenu avec un vice-ministre russe, Alexandre Grouchko.

Le 20 septembre déjà, Pierre Lévy s'était entretenu à Moscou avec Alexandre Grouchko. Dans un communiqué, la diplomatie russe avait alors jugé "inacceptable" la poursuite "du gavage de l'Ukraine avec des armes occidentales, dont françaises".

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, le 24 février, Paris a livré du matériel militaire à Kiev, notamment 18 canons longue portée Caesar, particulièrement redoutables pour frapper les lignes d'approvisionnement à l'arrière du front.

Un canon Caesar dans sa version montée sur un camion tel qu'on pouvait le voir en juin dernie au salon de la Défense Eurosatory à Villepinte, près de Paris.
Un canon Caesar dans sa version montée sur un camion tel qu'on pouvait le voir en juin dernie au salon de la Défense Eurosatory à Villepinte, près de Paris.
© AP Photo/Jeffrey Schaeffer

La France envisage de fournir à Kiev six à 12 exemplaires supplémentaires de ce canon de 155 mm monté sur camion, prélevés sur une commande destinée au Danemark, a indiqué le 3 octobre à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information du quotidien Le Monde.

Paris étudie également la possibilité de livrer à Kiev 20 véhicules blindés Bastion.
L'Ukraine, après avoir reçu de nombreuses livraisons d'armes occidentales, surtout américaines, mène depuis début septembre plusieurs contre-offensives avec succès et a repris d'importants territoires aux forces russes.

17H00 TU Demain c'est l'anniversaire de Vladimir Poutine

Pour cette occasion, l'artiste Alexei Sergienko a fait une reproduction de 2m x 2m du tableau qu'il avait réalisé pour ses 60 ans.

Tableau d'Alexei Sergienko représentant "Poutine avec un chiot" présenté dans une galerie d'art à Saint-Petersbourg pour le 70ème anniversaire du président russe.
Tableau d'Alexei Sergienko représentant "Poutine avec un chiot" présenté dans une galerie d'art à Saint-Petersbourg pour le 70ème anniversaire du président russe.
© AP Photo/Dmitri Lovetsky



16H05 TU. Le capitaine du Dynamo Kiev écrit sa peine face aux bombardements sur sa ville de Zaporijjia

Serguiï Sidortchouk, le capitaine du Dynamo Kiev qui joue ce soir à Rennes en Ligue Europa, a posté un message sur Instagram pour crier sa colère et sa tristesse face au bombardement de sa ville natale de Zaporijjia par les forces russes.
 


Réagissant avec photos à l'appui à la destruction d'un immeuble résidentiel de la ville par une roquette, le joueur de 31 ans écrit: "Voilà mon jardin... Est-ce comme ça que je l'imaginais dans le futur quand je m'y promenais tous les jours lorsque j'étais enfant ?"
"Je rêvais qu'en 2022 il y aurait des gratte-ciels, des super-héros et des voitures électriques, poursuit-il. Il n'y a pas de gratte-ciel, car tout est détruit par l'ennemi. Mais il y en aura quand nous aurons gagné et tout reconstruit. Il y a des super-héros. Ce sont nos forces armées".

"Et quand le jour se lève, sur de terribles nouvelles et des photos de ma ville natale, je constate que des représentants du pays meurtrier pourront retourner à la boxe", écrit Sidortchouk, faisant référence à la décision de la Fédération internationale de boxe d'autoriser les boxeurs russes et biélorusses à participer aux compétitions internationales.

"Le sport en dehors de la politique ? Vraiment ? J'aimerais être en dehors de la politique et j'ai cru y être. C'est très pratique. Jusqu'à la première sirène, jusqu'aux premières larmes de votre enfant, parce qu'elle a peur, jusqu'à la première roquette au-dessus de votre tête et la première roquette dans votre jardin...", termine le capitaine du Dynamo.

16H03 TU. L'Union Européenne impose de nouvelles sanctions à la Russie après les annexions

L'Union européenne (UE) impose de nouvelles restrictions commerciales à la Russie et allonge la liste des personnes visées par des gels d'avoirs et des interdictions de voyage dans l'UE, dans le cadre d'un huitième paquet de sanctions contre Moscou entré en vigueur aujourd'hui.

Ces nouvelles mesures, publiées au Journal officiel de l'UE, sont une "riposte à l'escalade de la Russie dans la guerre illégale qu'elle continue de livrer à l'Ukraine, qu'illustrent notamment l'annexion de territoires ukrainiens à l'issue de simulacres de 'référendums', la mobilisation de troupes supplémentaires et la menace de l'arme nucléaire ouvertement brandie", précise la Commission européenne.

Elles préparent aussi la mise en oeuvre du plafonnement des prix du pétrole russe convenu par le G7, et prévoient une interdiction pour les ressortissants de l'UE d'occuper un poste au sein des organes de direction de certaines entreprises détenues par l'État russe.

Ce train de sanctions de l'UE, le 8eme depuis la guerre déclenchée par Moscou en Ukraine le 24 février, instaure pour 7 milliards d'euros de nouvelles interdictions d'importation, afin de réduire les revenus de la Russie.

Elles comprennent notamment un embargo sur les importations de produits sidérurgiques, de machines et d'appareils, de matières plastiques, de véhicules, de textiles, de chaussures, de cuir, de céramique, de certains produits chimiques et de bijoux autres qu'en or.

Les nouvelles restrictions à l'exportation visent à réduire la capacité de la Russie à développer son secteur de la défense et de la sécurité. Elles concernent notamment "l'interdiction d'exporter du charbon, y compris du charbon à coke (utilisé dans les sites industriels russes), certains composants électroniques spécifiques (présents dans les armes russes), des articles techniques utilisés dans le secteur de l'aviation, ainsi que certains produits chimiques", indique encore l'exécutif européen. Une interdiction d'exporter des armes de petit calibre est également prévue.


15H44 TU. La Norvège va limiter l'accès de ses ports aux bateaux de pêche russes

Rare endroit en Europe où les bateaux de pêche russes peuvent encore débarquer, la Norvège annonce limiter leur accès et renforcer les contrôles pour éviter que la Russie ne s'en serve pour contourner les sanctions.
"Nous suivons de près les activités russes dans les eaux et les ports norvégiens pour éviter que la Norvège ne devienne un pays de transit pour transporter illégalement des biens vers la Russie", a déclaré la cheffe de la diplomatie norvégienne, Anniken Huitfeldt, lors d'une conférence de presse.
"Nous avons reçu de nouvelles informations qui font que nous devons resserrer la possibilité pour les navires de pêche russes de faire escale dans les ports norvégiens et accroître les contrôles", a-t-elle ajouté.

En pratique, les bateaux de pêche russes ne pourront plus faire escale qu'à Kirkenes et Båtsfjord, sur les rives de la mer de Barents, ainsi qu'à Tromsø, en bordure de la mer de Norvège. Les contrôles douaniers à bord des bateaux seront aussi intensifiés.

Si la raison principale est d'empêcher la Russie de contourner les sanctions occidentales qui l'empêchent d'importer de nombreux biens et marchandises, Oslo a précisé que sa décision s'inscrivait dans un contexte plus large de vigilance accrue autour de ses installations pétrogazières en mer et sur le littoral.

Les fuites, précédées d'explosions sous-marines, qui ont touché les gazoducs Nord Stream 1 et 2 la semaine dernière en mer de Baltique ainsi que des signalements de vols de drones près de certaines de ses plateformes en mer ont conduit la Norvège, désormais plus gros fournisseur de gaz de l'Europe, à renforcer la sécurité de ses infrastructures énergétiques.

Même s'il n'est pas membre de l'Union européenne, le pays scandinave a adopté la quasi-totalité des sanctions que Bruxelles a prises à l'encontre de Moscou en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Fin avril, il avait ainsi emboîté le pas à l'UE et décidé de fermer ses ports aux navires russes, mais avait fait une exception pour les bateaux de pêche. Oslo redoutait qu'une fermeture de ses ports à ces bateaux ne mette en danger la coopération bilatérale entre les deux pays en matière de pêche. Le gouvernement norvégien a souligné l'importance de poursuivre cette coopération.

À Svolvaer, des cabillauds (ou morues) sèchent dans une pêcherie traditionelle en Norvège, mai 2010.
À Svolvaer, des cabillauds (ou morues) sèchent dans une pêcherie traditionelle en Norvège, mai 2010.
© AP Photo/Sheila Norman-Culp

Depuis 1976, au titre d'un accord conclu en pleine Guerre froide et considéré à ce titre comme exemplaire, Norvège et Russie s'entendent sur des quotas de prises sur plusieurs espèces en mer de Barents, qui abrite notamment un précieux stock de cabillauds.

15H28 TU. Russie: l'opposant Vladimir Kara-Mourza inculpé pour "Haute trahison"


"Notre client a été inculpé pour avoir pris la parole et critiqué les autorités russes à trois reprises lors d'événements publics à Lisbonne, Helsinki et Washington", a indiqué son avocat Vadim Prokhorov, cité par l'agence de presse russe TASS.
"Ces interventions ne menaçaient en rien (la sécurité de la Russie), il s'agissait de critiques publiques", a-t-il ajouté, précisant que Vladimir Kara-Mourza rejetait ces accusations.


Le crime de "Haute trahison" est passible de vingt ans de prison, mais la sentence peut être alourdie si le suspect est visé par plusieurs chefs d'inculpation.
Dans le cas présent, Vladimir Kara-Mourza était déjà visé par deux autres affaires pénales.

En avril, il a été arrêté à Moscou après avoir critiqué l'offensive en Ukraine, notamment sur les réseaux sociaux, et inculpé pour "diffusion de fausses informations" sur l'armée russe, un crime passible de dix ans de prison.

Par la suite, en août, pendant son emprisonnement, il a été accusé d'avoir travaillé pour une organisation désignée comme "indésirable" en Russie, en organisant en 2021 à Moscou une conférence sur les prisonniers politiques.

Vladimir Kara-Mourza, 41 ans, est l'une des dernières figures de l'opposition russe se trouvant encore dans le pays. Ancien journaliste, il était un proche de l'opposant Boris Nemtsov, assassiné non loin du Kremlin en 2015, et a aussi travaillé avec l'organisation de Mikhaïl Khodorkovski, ex-oligarque devenu détracteur en exil de Vladimir Poutine.

Lire : Assassinat de Boris Nemtsov, cherchez la femme

Vladimir Kara-Mourza affirme avoir été empoisonné à deux reprises par des agents russes, en 2015 et en 2017, en raison de ses activités politiques.
Avant-hier, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné Moscou pour avoir annulé la candidature de Vladimir Kara-Mourza à des élections en Russie au motif qu'il avait une double nationalité, russe et britannique. L'opposant possède la nationalité russe depuis sa naissance et a obtenu la nationalité britannique après avoir emménagé au Royaume-Uni avec sa mère lorsqu'il avait quinze ans.

14H54TU. L'Ukraine doit gagner pour empêcher les chars russes d'aller "à Varsovie ou Prague" déclare Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé aux dirigeants européens des armes et d'empêcher les "chars russes d'aller à Varsovie ou Prague", sept mois après le début de l'invasion russe en Ukraine.
"Il faut punir l'agresseur", a-t-il dit par vidéo aux 44 dirigeants européens réunis à Prague, "cette guerre doit être gagnée maintenant, pour que la flotte russe ne puisse pas bloquer les autres ports de la mer Noire, de la Méditerranée ou de toute autre mer. Pour que les chars russes n'avancent pas sur Varsovie ou sur Prague".


13H54 TU. Biélorussie : face à l'inflation, le président "interdit" la hausse des prix

"In-ter-dit!": le président bélarusse Alexandre Loukachenko interdit toute augmentation des prix pour juguler l'inflation galopante dans cette ex-république soviétique alliée de la Russie.

Alexandre Loukachenko lors d'une entrevue avec Vladimir Poutine à Bocharov Ruchei, la résidence de vacances en mer Noire près de Sochi, Russie, le 26 sepembre 2022.
Alexandre Loukachenko lors d'une entrevue avec Vladimir Poutine à Bocharov Ruchei, la résidence de vacances en mer Noire près de Sochi, Russie, le 26 sepembre 2022.
© Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)


"A partir du 6 (octobre), il est interdit d'augmenter les prix de quoi que ce soit. In-ter-dit!", a déclaré Alexandre Loukachenko, 68 ans, lors d'une réunion gouvernementale, cité par le service de presse de la présidence. "Pas à partir de demain, mais à partir d'aujourd'hui", a-t-il insisté.
Selon lui, cette décision immédiate doit permettre d'empêcher une augmentation en urgence des prix par les entreprises. "Les prix aujourd'hui sont exorbitants, ils crèvent le plafond. Il ne faut pas qu'ils augmentent encore, à aucun endroit", a ajouté le président.

Familier des déclarations outrancières, Loukachenko n'a pas expliqué comment cette interdiction serait mise en oeuvre, précisant seulement que "les ministres et les gouverneurs" pourront autoriser des "exceptions".

L'inflation au Bélarus, un pays où des pans entiers de l'économie restent sous le contrôle de l'Etat depuis la chute de l'URSS, a atteint en août 17,9% sur un an, selon les statistiques officielles.

"Les prix de la viande, des produits laitiers, de la volaille (...) augmentent. Un déficit d'oeufs a été constaté ces derniers jours à Minsk", la capitale, a relaté Loukachenko, qui dirigeait une ferme collective sous l'ère soviétique et qui aime de se mettre en scène lors des récoltes dans son pays. Il a également menacé les entrepreneurs bélarusses: "Seigneur, qu'aucun magasin ne ferme, aucune boîte, aucun resto. Faites qu'ils ne quittent pas le marché. Sinon vous en répondrez!"

11H41 TU. Emmanuel Macron: la Communauté politique européenne envoie un message "d'unité"

Le président français Emmanuel Macron estime à Praque que la nouvelle Communauté politique européenne envoyait un message "d'unité" au moment où le continent est secoué par l'invasion russe en Ukraine.

"C'est d'abord un message d‘unité de notre Europe", a-t-il souligné à son arrivée au Château de Prague où a lieu cette réunion inédite qui rassemble 44 pays. Il a par ailleurs insisté sur la nécessaire "solidarité européenne" face à la crise énergétique.

Le président français Emmanuel Macron s'entretient avec les médias alors qu'il arrive pour une réunion de la Communauté politique européenne  à Prague, en République tchèque, le 6 octobre 2022. 
Le président français Emmanuel Macron s'entretient avec les médias alors qu'il arrive pour une réunion de la Communauté politique européenne  à Prague, en République tchèque, le 6 octobre 2022. 
AP Photo/Petr David Josek.


11H32 TU. le Kazakhstan a convoqué l'ambassadeur russe pour une "conversation sérieuse"​

Le Kazakhstan a dit jeudi avoir convoqué l'ambassadeur russe en place dans ce grand pays d'Asie centrale pour une "conversation sérieuse", après que Moscou a exigé l'expulsion de son homologue ukrainien dans le pays.

"L'ambassadeur (russe) a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour une conversation sérieuse. Nous avons échangé sur la déclaration de la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, qui ne correspond pas à l'esprit d'un partenariat stratégique d'égal à égal", a affirmé la diplomatie kazakhe dans un communiqué.

La ville de Kherson en Ukraine.
La ville de Kherson en Ukraine.
AP Photo.

11H10 TU. L'Ukraine a repris 400 km2 dans la région de Kherson en moins d'une semaine (armée)

L'Ukraine a indiqué avoir repris en moins d'une semaine plus de 400 km2 de territoires occupés par la Russie dans le Sud du pays, les troupes russes subissant une contre-offensive ukrainienne.

"Les forces armées de l'Ukraine ont libéré plus de 400 km2 de la région de Kherson depuis le début du mois d'octobre", a indiqué la porte-parole du commandement militaire dans le Sud, Natalia Goumeniouk, chiffrant pour la première fois les avancées ukrainiennes.

10H52 TU. Nord Stream : les premières inspections suédoises "renforcent les soupçons de sabotage"​

Les premières inspections menées cette semaine par les autorités suédoises sur le site des fuites des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique "renforcent les soupçons de sabotage", a annoncé le parquet.

"Nous pouvons constater qu'il y a eu des détonations près de Nord Stream 1 et 2 dans la zone économique exclusive suédoise, qui ont entraîné d'importants dégâts sur les gazoducs", a déclaré le procureur spécial chargé de l'enquête côté suédois dans un communiqué. "Les inspections sur les lieux du crime ont renforcé les soupçons de sabotage aggravé. Des saisies ont été faites sur place qui vont être examinées".

Dans cette photo fournie par les Gardes côtes suédois, on peut voir une fuite du gazoduc Nord Stream 2 le 28 septembre 2022, au large du Sud de la Suède. 
Dans cette photo fournie par les Gardes côtes suédois, on peut voir une fuite du gazoduc Nord Stream 2 le 28 septembre 2022, au large du Sud de la Suède. 
© Gardes côtes suédois via AP


10H20 TU. Selon le Kremlin, la baisse de production de l'Opep "stabilisera le marché pétrolier"

Le Kremlin a estimé que la baisse drastique de production de l'Opep, annoncée la veille "stabilisera le marché pétrolier", après que les États-Unis ont accusé l'organisation de "s'aligner avec la Russie" en prenant une telle décision.

"Les décisions qui ont été prises visent à stabiliser le marché pétrolier", a affirmé à la presse le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov.

09H51 TU. Un mort et 7 blessés dans des frappes sur Zaporijjia (nouveau bilan)

Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées à la suite de bombardements sur la ville de Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, ont déclaré les autorités locales, en accusant la Russie.

07H39 TU. Au moins deux morts dans des frappes sur Zaporijjia

Au moins deux personnes sont mortes et cinq sont portées disparues après des frappes sur la ville de Zaporijjia, dans le Sud-Est de l'Ukraine, selon le gouverneur de la région, accusant la Russie d'être à l'origine des tirs.

"Une femme est morte, une autre est morte dans une ambulance", selon le gouverneur régional ukrainien, Oleksandre Staroukh. "Au moins cinq personnes sont encore coincées sous les décombres. Sept frappes des forces russes ont visé des immeubles de grande hauteur".

04H50 TU. "La situation va se stabiliser", selon Vladimir Poutine

"Nous partons du principe que la situation va se stabiliser et que nous pourrons développer ces zones de manière pacifique" a déclaré Vladimir Poutine. 

Il a aussi signé un décret pour que la Russie s'approprie formellement la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia (sud). De son côté, le chef de l'AIEA Rafael Grossi a annoncé son départ pour Kiev pour discuter du besoin "plus urgent que jamais", de l'établissement "d'une zone de protection autour de [cette] centrale ."

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, s'adresse aux médias lors d'une mission à la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, le 1er septembre 2022.
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, s'adresse aux médias lors d'une mission à la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, le 1er septembre 2022.
©AP Photo/Andriy Andriyenko


RE(voir) : Ukraine, la ville de Lyman reprend vie entre les morts

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02H00 TU. Une Europe élargie se rassemble à Prague face à Poutine

La "Communauté politique européenne" fait ses premiers pas : 44 dirigeants du continent se retrouvent aujourd'hui à Prague, dans un format inédit qui est aussi un symbole fort, sept mois après le début de l'invasion russe en Ukraine.

La "photo de famille" dans l'imposant château de Prague qui domine la vieille ville vise à marquer les esprits au moment où le président russe Vladimir Poutine brandit de nouveau le spectre de l'arme nucléaire et où le continent redoute une crise énergétique sans précédent. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprimera depuis Kiev en visioconférence.

A re(voir) : Prague, premier pas vers une Communauté politique européenne

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01H43 TU. Un premier vol russe arrive à Cuba en contournant les sanctions contre Moscou

Un premier vol de la compagnie russe Nordwind Airlines est arrivé mercredi à Varadero, à Cuba, après sept mois d'interruption vers cette destination touristique en raison de sanctions frappant la Russie après l'invasion de l'Ukraine,selon l'agence officielle cubaine Prensa Latina.

L'agence de tourisme cubaine Cubatur a reçu les passagers de ce premier vol, "dans le cadre d'un voyage qui marque la reprise des vols touristiques de la capitale russe" vers Cuba.