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DIRECT - Ukraine : des coupures "sans précédent" prévues à Kiev, 41 000 réservistes déployés selon le Kremlin

Valentyna Klymenko, âgée de 70 ans, regarde son téléphone dans le noir, dépourvue d'électricité, à Borodyanka, dans la région de Kiev, le 28 juin 2022.
Valentyna Klymenko, âgée de 70 ans, regarde son téléphone dans le noir, dépourvue d'électricité, à Borodyanka, dans la région de Kiev, le 28 juin 2022.
AP/Nariman El-Mofty
Valentyna Klymenko, âgée de 70 ans, regarde son téléphone dans le noir, dépourvue d'électricité, à Borodyanka, dans la région de Kiev, le 28 juin 2022.
Des soldats ukrainiens effectuent un tir de mortir sur la ligne de front près de Bakhmut, dans la région de Donetsk, le 27 octobre 2022.

Des coupures d'électricité "sans précédent" sont prévues pour "ces prochains jours" à Kiev et sa région, en raison d'importants dégâts infligés au système énergétique en Ukraine par de récentes frappes russes. Selon le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, 41 000 réservistes russes seraient déjà déployés dans des unités militaires en Ukraine.

Vendredi 28 octobre 


18h06 TU. Des coupures "sans précédent" prévues dans la région de Kiev

Des coupures d'électricité "sans précédent" sont prévues pour "ces prochains jours" à Kiev et sa région, en raison d'importants dégâts infligés au système énergétique en Ukraine par de récentes frappes russes, a annoncé l'opérateur ukrainien privé DTEK.

"Malheureusement, des coupures plus sévères et plus longues seront mises en place ces prochains jours", a annoncé le département régional de ce groupe sur Facebook.

"Le système énergétique du pays a subi de nouveaux dégâts", a précisé DTEK, évaluant "un manque à hauteur de 30% de la consommation pour Kiev".

Depuis plus de deux semaines, la Russie multiplie les frappes sur les infrastructures énergétiques de l'Ukraine, ce qui a provoqué la destruction d'au moins un tiers de ses capacités dans ce domaine, juste avant l'hiver.

15h56 TU. Aide à l'Ukraine: la France annonce une réunion des bailleurs de fonds à Paris

La France prévoit d'organiser le 13 décembre à Paris une "conférence de soutien à la résistance civile ukrainienne", réunissant des bailleurs de fonds et divers autres acteurs, afin d'identifier des solutions pour répondre aux besoin de l'Ukraine face à l'arrivée de l'hiver.

"Un accent particulier sera mis sur la fourniture de matériel de première nécessité ainsi que sur la reconstruction d'infrastructures critiques, en particulier énergétiques", a annoncé le ministère français des Affaires étrangères.

Cette réunion "aura également pour objectif de fixer une méthode de travail et de mettre en place un réseau regroupant l'Ukraine et les bailleurs afin d'assurer la cohérence entre les besoins ukrainiens et les capacités de soutien de la communauté internationale", est-il ajouté.

14h41 TU. 41 000 réservistes russes déjà déployés 

Selon le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, 41 000 réservistes russes seraient déjà déployés dans des unités militaires en Ukraine.

"La tâche de recruter 300 000 personnes a été accomplie", a déclaré sur la télévision russe Sergueï Choïgou, précisant que 41 000 d'entre elles sont déjà déployées dans des unités militaires en Ukraine.

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, à Moscou, le 28 octobre 2022.
Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, à Moscou, le 28 octobre 2022.
AP/Mikhail Metzel

"Aucune tâche supplémentaire n'est prévue", a-t-il dit, indiquant donc que la Russie ne prévoit pas de mobilisation supplémentaire de réservistes, des civils, dans l'immédiat. Il a cependant ajouté que la Russie continuait de recruter des volontaires et des soldats sous contrat.

Selon le ministre, 218 000 réservistes sont en train d'être formés dans des bases militaires russes, 41 000 sont déployés dans des unités militaires combattant en Ukraine, et 41 000 autres sont dans la zone de conflit mais sont encore en formation

13h37 TU. Le Kremlin confirme le sommet Poutine-Aliev-Pachinian à Sotchi

Le Kremlin a confirmé qu'un sommet tripartite avec les présidents russe et azerbaïdjanais ainsi que le Premier ministre arménien aurait lieu lundi 31 octobre dans la station balnéaire russe de Sotchi afin de discuter de l'enclave du Nagorny-Karabakh.

"A l'initiative de la partie russe, les pourparlers tripartites vont réunir le 31 octobre à Sotchi le président russe Vladimir Poutine, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian", a indiqué le Kremlin.

Lors de cette réunion, les trois responsables vont notamment aborder les "mesures ultérieures visant à renforcer la stabilité et la sécurité dans la région" du Caucase, selon le Kremlin.

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12h28 TU. La région de Zaporijjia visée jeudi soir, selon le gouverneur régional.

Selon le gouverneur de la région de Zaporijjia, Oleksandr Starukh, relayé par le média ukrainien indépendant Hromadske, la Russie a tiré à 80 reprises sur la région. 20 localités ont été affectées, des infrastructures détruites, un mort et trois blessés ont été dénombrés, précise le média. 

11h57 TU. La machine de déminage "la plus puissante" en action dans la région de Kharkiv.

Grâce à des donations, les Ukrainiens ont acquis une machine destinée au déminage, l'Armtrac 400. L'engin est à l'oeuvre dans la région libérée de Kharkiv.

11h31 TU. Nouvelle aide militaire américaine à destination de l'Ukraine.

Une information d'Associated Press, relayée par des médias ukrainiens, indique que le Pentagone va débloquer un nouveau paquet d'aide financière et militaire à l'Ukraine, de l'ordre de 275 millions de dollars. Celle-ci vise à soutenir les efforts ukrainiens pour repousser les troupes russes hors des zones clés du sud du pays.

En outre, les États-Unis pourraient commencer à former les militaires ukrainiens à l'utilisation des systèmes de défense aérienne NASAMS début novembre.

10h48 TU. Moscou place un Russe arrêté en Italie sur la liste des personnes recherchées.

Moscou a placé sur la liste des personnes recherchées Artiom Ouss, un Russe, fils d'un gouverneur sibérien, qui avait été arrêté en Italie à la demande des Etats-Unis pour une affaire de contournement des sanctions.

La Russie accuse cet homme de 40 ans de blanchiment d'argent en groupe organisé, une offense passible de sept ans de prison. Il avait été interpellé à l'aéroport Malpensa de Milan le 17 octobre. La justice américaine l'accuse d'avoir vendu illégalement des technologies américaines à des entreprises d'armements en Russie. Ces accusations offrent la possibilité pour les autorités russes de demander son extradition.

Un autre suspect dans cette affaire, Iouri Ourekhov, avait été interpellé la semaine dernière en Allemagne.

Washington les accuse, avec trois autres Russes et deux courtiers en pétrole vénézuéliens, d'avoir acheté aux Etats-Unis des composants électroniques destinés à équiper des avions, des radars ou des missiles, et de les avoir revendus à des entreprises d'armement russes, en contournant les sanctions en vigueur.

Certains de ces équipements, selon les Etats-Unis, se sont ensuite retrouvés sur le champ de bataille en Ukraine.

Ce réseau est soupçonné d'avoir utilisé la même société écran pour transférer des centaines de millions de barils de pétrole vénézuélien en Russie et en Chine.

07h51 TU. L'évacuation de la région de Kherson est "achevée" selon les autorités d'occupation.


"Le travail organisant le départ des habitants de la rive gauche du (fleuve) Dnipro vers des régions sûres en Russie est achevé", a déclaré jeudi soir, Sergueï Aksionov, le dirigeant de la Crimée.

"Je suis heureux que ceux qui voulaient quitter rapidement et en tout sécurité le territoire bombardé par les forces armées ukrainiennes ont pu le faire", a-t-il fait savoir Aksionov sur Telegram, avec une photo aux côtés du directeur adjoint de l'administration présidentielle russe, Sergueï Kirienko.

L'Ukraine, qui mène une offensive dans la région, qualifie ces transferts de population de "déportations".

Le commandement militaire ukrainien a par ailleurs relevé dans son rapport quotidien sur les dernière 24 heures que "la soi-disant "évacuation" du territoire temporairement occupé de la région de Kherson se poursuit."

Il a noté un "renforcement du groupe ennemi sur la partie de la rive droite" de la région de Kherson.

(Re)voir : Guerre en Ukraine : l'armée ukrainienne bientôt aux portes de Kherson ?

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06h27 TU. "L'occupant devient un capitulateur, l'envahisseur devient un fugitif", présage Volodymyr Zelensky.

Dans son adresse vidéo quotidienne, jeudi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a fait une comparaison entre l'invasion russe et les précédents historiques.

"Le mal se termine toujours de la même façon. L'occupant devient un capitulateur. L'envahisseur devient un fugitif. Les criminels de guerre deviennent des accusés, l'agression devient une sentence. La destruction devient une réparation. L'équipement de l'ennemi devient une pièce de musée. Les exploits des grands-pères deviennent les victoires des petits-enfants."

Il a également réitéré sa volonté de libérer entièrement le territoire ukrainien. "Le territoire capturé devient libre. Cela a toujours été le cas dans le passé, et ce sera certainement le cas dans le futur. Dans le futur de Kherson, du Donbass, de Louhansk, de la Crimée."
05h00 TU. L'AIEA va visiter deux sites ukrainiens "cette semaine".
 

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) va visiter "cette semaine" deux sites ukrainiens à la demande de Kiev, selon un communiqué. Ce, au moment où le président russe, Vladimir Poutine, accuse l'Ukraine d'effacer les preuves de préparation d'une "bombe sale."

"Les inspecteurs vont procéder à une vérification indépendante (...) pour détecter tout détournement de matière nucléaire", a expliqué le directeur général de l'instance onusienne, Rafael Grossi.

Devant les journalistes, il a assuré que les conclusions de ces inspections seraient "très rapides", de l'ordre de quelques "jours".

L'Agence a réaffirmé, jeudi, avoir inspecté un des deux lieux "il y a un mois", sans qu'"aucune activité nucléaire non déclarée n'y avait été trouvée.

Malgré tout, "nous allons visiter à nouveau", en cherchant d'autres types de matière, a précisé Rafael Grossi. "Normalement, nos inspections se concentrent sur de la matière nucléaire directe, uranium enrichi, plutonium, thorium. Dans ce cas, il a été mentionné certains isotopes, césium et strontium" qui auraient pu être "reconvertis."

04h40 TU. La Russie s'exposerait à une "grande colère" si elle se retirait de l'accord de la mer Noire sur les céréales.
 

La Russie s'expose à "une grande colère" de la part de nombreux pays si elle se retire de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, a prévenu, jeudi, le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken. Celui-ci arrive à échéance à la mi-novembre.

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir l'accord", a-t-il poursuivi  lors d'un déplacement à Ottawa. 

Le secrétaire d'État, Antony Blinken, et la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, rencontrent des bénévoles au Café Ukraine, jeudi 27 octobre 2022, à Ottawa.
Le secrétaire d'État, Antony Blinken, et la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, rencontrent des bénévoles au Café Ukraine, jeudi 27 octobre 2022, à Ottawa.
Blair Gable (AP)

L'accord dit de la mer Noire, signé le 22 juillet sous l'égide de l'ONU, a mis en place pour 120 jours des procédures pour permettre l'exportation des céréales ukrainiennes bloquées par la guerre.

Le secrétaire d'Etat a également tenu à saluer le travail des Nations Unies dans la signature de cet accord et les effets bénéfiques qu'il a eu à travers le globe, notamment dans "les pays du Sud, en Afrique, en Asie et ailleurs où le besoin s'en faisait cruellement sentir".

(Re)voir : Ukraine-Russie : un accord crucial sur les céréales

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04h30 TU. Washington réfute les accusations russes concernant un prétendu développement d'armes biologiques en Ukraine.

Les accusations de la Russie sur l'implication de Washington dans le développement présumé d'armes biologiques en Ukraine sont "une pure invention", a déclaré, jeudi, l'ambassadrice américaine, Linda Thomas-Greenfield, devant le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU).

"Nous savons tous que ces affirmations sont une pure invention, mise en avant sans l'ombre d'une preuve, a-t-elle fait savoir. Mais je dois saisir cette occasion pour mettre les choses au clair: l'Ukraine n'a pas de programme d'armes biologiques (...) Les Etats-Unis n'ont pas de programme d'armes biologiques."