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DIRECT-Ukraine : un "rideau de fer" s'abat entre la Russie et l'Occident selon Lavrov

Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.<br />
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Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.
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AP Photo/Manu Fernández.

L'Otan, dont le sommet à Madrid s'achève ce jeudi, a promis de soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire face à la "cruauté" de la Russie. Un soutien dénoncé par le président russe qui a fustigé les "ambitions impérialistes" de l'Alliance. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, parle lui d'un "rideau de fer" en train de "s'abattre" entre la Russie et l'Occident, "érigé par les Occidentaux". 

Ce qu'il faut retenir de ce jeudi 30 juin 

  • Sergueï Lavrov parle d'un "rideau de fer" entre la Russie et l'Occident
  • L'Otan promet de soutenir Kiev jusqu'au bout
  • L'armée russe annonce son retrait de l'île aux Serpents
  • La Russie dit détenir plus de 6.000 prisonniers de guerre ukrainiens

20h15 TU. Adhésion à l'Otan : Erdogan menace de nouveau la Suède et la Finlande

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau menacé de bloquer l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan, moins de quarante-huit heures après l'accord entre les trois pays.

S'adressant à la presse en clôture du sommet de l'Alliance atlantique, à Madrid, il a sommé les deux pays nordiques de "prendre leur part" dans la lutte contre le terrorisme sous peine d'enterrer le mémorandum signé mardi soir.

Depuis mi-mai, Ankara bloque le processus d'élargissement aux deux pays en les accusant de protéger des combattants kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et des Unités de protection du peuple (YPG), qu'il classe parmi les mouvements terroristes.

Mais mardi soir, les gouvernements turcs, suédois et finlandais ont signé un mémorandum d'accord ouvrant l'accès des deux nations nordiques à l'Alliance atlantique.

Jeudi, le président turc s'est exprimé pour la première fois depuis cette signature surprise. Et il a posé ses conditions.

"S'ils remplissent leur devoir, nous soumettrons (le mémorandum) au parlement" en vue de son adoption. "S'ils ne le font pas, il est hors de question pour nous de l'envoyer au parlement...", a-t-il prévenu.

M. Erdogan a évoqué une "promesse faite par la Suède" concernant l'extradition de "73 terroristes". "Ils les renverront, ils l'ont promis. Cela figure dans des documents écrits. Ils tiendront leur promesse", a-t-il ajouté sans plus de détail.

(Re)voir : La Turquie lève son Veto pour l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN 

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19h17 TU. Riga et Tallinn comptent s'équiper de systèmes communs de défense aérienne

Les ministres estonien et letton de la Défense, ont signé jeudi, en marge du sommet de l'Otan à Madrid, une lettre d'intention sur l'acquisition conjointe de systèmes de défense aérienne de moyenne portée.

"L'agression de la Russie en Ukraine démontre clairement la nécessité de disposer de systèmes de défense aérienne", a souligné le ministre letton de la Défense Artis Pabriks, cité dans un communiqué officiel.

"Je suis ravi que nous mettions en œuvre ce projet avec l'Estonie, renforçant ainsi notre coopération régionale et notre défense commune", a-t-il ajouté.

Selon son homologue estonien, Kalle Laanet, "le sommet de l'Otan a envoyé un message clair: ceux qui sont prêts à se défendre seront aidés".

Une proposition spécifique d'acquisition de nouveaux systèmes par ces deux pays baltes voisins de la Russie, membres de l'UE et de l'Otan, devrait être évoquée à la fin du mois de juillet.

Ni le coût ni les délais de livraison du nouveau matériel n'ont pas été dévoilés.

Un système de défense aérienne lance des missiles pour intercepter des roquettes.<br />
AP Photo/Adel Hana
Un système de défense aérienne lance des missiles pour intercepter des roquettes.
AP Photo/Adel Hana

18h40 TU. Moscou convoque l'ambassadrice britannique après les propos de Boris Johnson sur Vladimir Poutine 

L'ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou a été convoquée jeudi au ministère russe des Affaires étrangères qui a protesté auprès d'elle contre les propos "grossiers" du Premier ministre Boris Johnson sur le président Vladimir Poutine, a indiqué la diplomatie russe.

La Russie a protesté "fermement" auprès de Deborah Bronnert contre "les propos ouvertement grossiers des autorités britanniques à l'égard de la Russie, de son dirigeant, de ses responsables, ainsi que du peuple russe", précise-t-elle dans un communiqué.

"Dans une société polie, il est de coutume de s'excuser pour des propos de ce genre", a souligné la diplomatie russe, en dénonçant une "rhétorique insultante inacceptable".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF que Vladimir Poutine n'aurait pas déclenché l'offensive en Ukraine s'il avait été une femme. Il a ensuite dénoncé cette opération militaire russe comme "un exemple parfait de toxicité masculine", en clôture du sommet du G7 en Allemagne.

Pour sa part, Ben Wallace, ministre britannique de la Défense, a déclaré mercredi soir à LBC Radio que "la vision que le président Poutine a de lui-même et du monde est un syndrome du petit homme, une vision macho". 

M. Wallace s'est également emporté contre la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, en l'accusant de "menacer tout le monde avec des armes nucléaires" chaque semaine.

En convoquant l'ambassadrice britannique, le ministère russe des Affaires étrangères a également souligné qu'il était "inacceptable" pour les responsables britanniques de "faire la propagande des informations délibérément fausses, notamment sur les menaces présumées de la partie russe de "recourir aux armes nucléaires"", selon le communiqué de la diplomatie russe.

(Re)voir : Les Russes se retirent de l'île des Serpents

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18h09 TU. Situation "extrêmement difficile" à Lyssytchansk, évacuations impossibles

La situation à Lyssytchansk, ville de l'Est de l'Ukraine sous pression de l'armée russe, est "extrêmement difficile" avec des bombardements "très puissants", rendant impossibles les évacuations de civils, a annoncé jeudi le gouverneur régional.

"Il y a beaucoup de bombardements et depuis plusieurs directions. L'armée russe s'est approchée depuis différentes directions vers Lyssytchansk", a indiqué Serguiï Gaïdaï dans une vidéo sur Telegram.

Selon lui, les forces de Moscou restent toutefois "à la périphérie" de la ville, où ne se déroulent pas de combats de rues dans l'immédiat.

Il a démenti des affirmations des séparatistes prorusses combattant aux côtés des forces de Moscou, qui ont assuré jeudi contrôler la moitié de la ville, située de l'autre côté de la rivière face à celle de Severodonetsk, capturée la semaine dernière par l'armée russe.

(Re)voir : À quel moment Kiev ou Moscou pourront-ils revendiquer victoire ?

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16h38 TU. Le Canada participera au sommet du G20 en Indonésie même si Poutine s'y rend

Le Canada participera au sommet du G20 en novembre, à Bali, même si le président russe Vladimir Poutine s'y rend, a assuré jeudi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, jugeant important d'y "contrer la voix" de la Russie.

"Nous nous attendons à ce que le Canada et tous les (autres) membres du G7 soient au G20", a déclaré M. Trudeau, interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse à la fin d'un sommet de l'Otan à Madrid.

"C'est trop important que nous soyons là pour contrer la voix et les mensonges que la Russie va peut-être mettre en avant", a-t-il expliqué.

16h15 TU. La Pologne termine la construction d'un mur d'acier à la frontière avec le Bélarus

La Pologne a annoncé jeudi avoir achevé la construction d'un mur d'acier le long de sa frontière avec le Bélarus, destiné à dissuader les migrants de la franchir, reprochant à Minsk d'autoriser leur afflux pour "déstabiliser" la région. 

Depuis l'été dernier, des milliers de migrants et de réfugiés, principalement originaires du Moyen-Orient, ont traversé ou tenté de traverser cette frontière. 

L'Occident a accusé le régime bélarusse d'orchestrer cet afflux avec son allié russe, dans le cadre d'une attaque "hybride", ce que Minsk dément. 

En réponse, la Pologne a mis en place le long de cette frontière une zone interdite d'accès aux non-résidents, y compris les travailleurs humanitaires et les médias.

Elle y a dépêché des milliers de soldats et de policiers, lancé la construction de la barrière et approuvé une loi autorisant les refoulements des migrants vers le Bélarus, une pratique condamnée par des organisations et justice internationales. 

"La barrière que nous avons construite nous sépare de la sombre dictature du (dirigeant bélarusse Alexandre) Loukachenko", s'est félicité devant la presse le ministre polonais de l'Intérieur, Mariusz Kaminski.

Le Bélarus "partage la responsabilité de l'agression de la Russie contre l'Ukraine", a-t-il insisté, s'exprimant devant la barrière, dans la ville frontalière de Kuznica.  

La barrière, haute de 5,5 mètres, s'étend sur plus de 186 kilomètres, et son coût est estimé à 350 millions d'euros.  

Des gardes-frontières polonais patrouillent dans la zone d'une muraille métallique nouvellement construite à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.<br />
AP/Michal Dyjuk
Des gardes-frontières polonais patrouillent dans la zone d'une muraille métallique nouvellement construite à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie.
AP/Michal Dyjuk


15h54 TU. Poutine dédouane la Russie auprès du président indonésien​ au sujet de la crise alimentaire 

Le président russe Vladimir Poutine a nié jeudi toute responsabilité de Moscou dans les inquiétudes liées au risque de crise alimentaire mondiale, en recevant son homologue indonésien Joko Widodo, dont le pays assure la présidence tournante du G20.

"Nous n'avons mis en place aucune restriction sur l'exportation des engrais, ni sur celle des produits d'alimentation", a dit M. Poutine, en accueillant M. Widodo au Kremlin au lendemain d'une visite du président indonésien en Ukraine.

M. Poutine a mis en cause les sanctions occidentales imposées à la Russie qui, en visant notamment les propriétaires des entreprises de production des engrais, ont selon lui "créé des conditions telles qu'il est devenu bien plus difficile" de livrer certains produits à l'international.

Moscou ne fait "pas non plus entrave à l'exportation du blé ukrainien", a assuré M. Poutine, ajoutant que la Russie est "en contact permanent" avec l'organisme de l'ONU en charge de cette question.

<p>Le président russe Vladimir Poutine et le président indonésien Joko Widodo se serrent la main lors d'une conférence de presse conjointe après leur rencontre au Kremlin à Moscou, en Russie, le jeudi 30 juin 2022.<br />
AP Photo/Alexander Zemlianichenko</p>

Le président russe Vladimir Poutine et le président indonésien Joko Widodo se serrent la main lors d'une conférence de presse conjointe après leur rencontre au Kremlin à Moscou, en Russie, le jeudi 30 juin 2022.
AP Photo/Alexander Zemlianichenko

14h51 TU. 16 millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU

Quelque seize millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire et plus de six millions sont toujours déplacés à l'intérieur du pays, a déclaré jeudi à Kiev la coordinatrice humanitaire de l'ONU dans le pays en guerre. 

"Près de 16 millions de personnes en Ukraine ont aujourd'hui besoin d'une aide humanitaire : en eau, nourriture, services de santé", a dit Osnat Lubrani lors d'une conférence de presse, alors que la guerre déclenchée par la Russie est entrée dans son cinquième mois.

"Plus de six millions de personnes sont toujours déplacées à l'intérieur du pays. Quelque cinq millions de personnes ont maintenant réussi à rentrer chez elles, mais beaucoup savent qu'elles pourraient être contraintes de fuir à nouveau", a-t-elle poursuivi.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations, qui fait partie du système de l'ONU, ce chiffre des retours concerne tant les personnes déplacées à l'intérieur que celles rentrées de l'étranger.

Toujours selon Mme Lubrani, plus de 5,3 millions d'Ukrainiens se sont réfugiés à l'étranger.

14h50 TU. Recep Tayyip Erdoğan, le Président de la République de Turquie, appelle à "intensifier" les efforts de paix en Ukraine

"Nous devons intensifier les efforts diplomatiques en faveur d'un cessez-le-feu durable en Ukraine. Pour la Turquie il n'y aura pas de perdants avec la paix", a-t-il déclaré devant la presse à la clôture du sommet de l'Otan.

<p>Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République de Turquie, au sommet de Madrid, le 30 juin 2022.<br />
AP Photo/Bernat Armangue</p>

Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République de Turquie, au sommet de Madrid, le 30 juin 2022.
AP Photo/Bernat Armangue

14h44 TU. Plafonner le prix du pétrole russe entraînera un déficit sur le marché, prévient Moscou

Plafonner le prix du pétrole russe, comme l'envisagent les pays occidentaux pour punir l'offensive de Moscou en Ukraine, provoquerait un "déficit" qui entraînerait une flambée des prix pour les consommateurs européens, a mis en garde jeudi Moscou.

Une telle mesure "ne peut que mener à un déséquilibre du marché, à un déficit de ressources énergétiques sur le marché, ce qui, en retour, entraînera une hausse des prix" que devront "payer les consommateurs européens", a déclaré le vice-Premier ministre russe chargé de l'Energie Alexandre Novak, lors d'un entretien avec la chaîne de télévision russe Rossiia-24.

Les dirigeants des pays du G7 se sont engagés, lors d'un sommet cette semaine, à développer un "mécanisme" pour plafonner le prix du pétrole russe au niveau mondial afin de priver de Moscou d'une partie de sa manne énergétique, en pleine offensive militaire de Vladimir Poutine contre l'Ukraine.

(Re)voir : Le charbon, une alternative au gaz russe pour certaines puissances ?

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14h30 TU. Scholz juge "ridicule" l'accusation d'"impérialisme" de Poutine

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié jeudi de "ridicule" l'accusation du président russe Vladimir Poutine qui a estimé mercredi soir que l'Otan avait des "ambitions impérialistes".

"Honnêtement, c'est assez ridicule. L'Otan est une alliance défensive. Elle n'est une menace pour personne", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Otan à Madrid.

"C'est plutôt Poutine qui a fait de l'impérialisme le but de sa politique" en disant que "les pays voisins" de la Russie faisaient "partie de son pays", a ajouté le chancelier allemand.

"C'est cela l'impérialisme et cela ne peut pas être appelé autrement", a-t-il insisté.

(Re)lire : La Russie veut-elle restaurer son empire par la force militaire ?

14h29 TU. L'industrie de défence française doit "produire davantage" et "plus vite", juge Macron

Le président Emmanuel Macron a estimé jeudi que l'industrie de défense française devait apprendre à "produire davantage" et "plus vite", disant vouloir "tirer les enseignements de la guerre en Ukraine" dans la prochaine loi de programmation militaire.

"Nous étions habitués à produire de la haute innovation, avec des programmes de très long terme", ce qui est "une force" pour l'armée française et ses "exportations", a souligné M. Macron lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'Otan à Madrid.

Mais au vu de ce qui se passe en Ukraine, "nous devons maintenant, entrant dans une période de guerre, savoir produire plus vite, plus fort certains types d'équipements. C'est une réorganisation profonde", a-t-il poursuivi.

Selon le chef de l'Etat, cette adaptation du modèle industriel français sera l'un des enjeux de la mission confiée au ministre des Armées et au chef d'état-major des Armées, à qui il a demandé mi-juin de réévaluer la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025.

"On ne peut pas dire qu'il y a le retour de la guerre en Europe, et continuer d'avoir la même loi de programmation budgétaire", a défendu M. Macron, jugeant nécessaire de "tirer les enseignements" du conflit "sur l'organisation de nos armées" et sur "l'industrie de défense".

14h24 TU. Un "rideau de fer" s'abat entre la Russie et l'Occident selon Lavrov

Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

"Le rideau de fer, de fait, il est déjà en train de s'abattre", a estimé M. Lavrov, faisant écho à la célèbre phrase de Winston Churchill, lors d'une conférence de presse à Minsk avec son homologue bélarusse Vladimir Makeï. "Ce rideau de fer est érigé aujourd'hui par les Occidentaux eux-mêmes", a renchéri ce dernier

<p>Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie<br />
AP</p>

Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie
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14h21 TU. Washington soutiendra l'Ukraine "aussi longtemps qu'il faudra", promet Biden

Le président américain Joe Biden a assuré jeudi que les Etats-Unis soutiendront l'Ukraine "aussi longtemps qu'il faudra".

"Nous allons rester aux côtés de l'Ukraine et toute l'Alliance restera aux côtés de l'Ukraine aussi longtemps qu'il faudra pour assurer qu'ils ne soient pas battus par la Russie", a-t-il dit en clôture d'un sommmet de l'Otan à Madrid.

Joe Biden au sommet de Madrid, le 30 juin 2022. <br />
AP Photo/Bernat Armangue
Joe Biden au sommet de Madrid, le 30 juin 2022. 
AP Photo/Bernat Armangue


14h10 TU. Biden annonce une nouvelle aide militaire de 800 millions de dollars pour l'Ukraine

Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi en conclusion d'un sommet de l'Otan à Madrid que les Etats-Unis allaient livrer à l'Ukraine une nouvelle aide militaire représentant "plus de 800 millions de dollars" en défense anti-aérienne, artillerie et autres équipements.

Cette nouvelle aide sera détaillée "dans les prochains jours", a dit M. Biden dans un discours.

12H44 TU. Moscou et Pékin fustigent l'Otan

Pékin a fait front commun avec Moscou contre l'Otan, alors que cette dernière a publié mercredi une feuille de route stratégique présentant pour la première fois la Chine comme un "défi" pour ses "intérêts".

L'Otan "s'obstine (...) à salir la politique étrangère chinoise", a accusé un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian.

"Les pays leaders de l'Otan souhaitent (...) affirmer leur hégémonie, leurs ambitions impériales", selon le président russe Vladimir Poutine.

12H36 TU. Gaz russe , Uniper appelle l'Etat allemand à l'aide

Le groupe d'énergie allemand Uniper, en grandes difficultés après les baisses de livraisons de gaz vers l'Europe décidées par Moscou, annonce avoir entamé des discussions pour bénéficier d'un plan de sauvetage gouvernemental. "Uniper a entamé des discussions avec le gouvernement allemand sur d'éventuelles mesures de stabilisation", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

12H13 TU. Retrait russe de l'île aux Serpents, l'armée ukrainienne salue "la libération d'un territoire stratégique"

L'armée ukrainienne a salué "la libération d'un territoire stratégique" au sujet de l'île aux Serpents, après l'annonce dans la matinée du retrait des forces de Moscou de cette île symbolique en mer Noire, occupée depuis les premiers jours de l'invasion russe en Ukraine.

"Je remercie les défenseurs de la région d'Odessa qui ont fait le maximum pour libérer un territoire stratégiquement important", a déclaré le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeriï Zaloujniï.

11H54 TU. La Russie dit détenir plus de 6.000 prisonniers de guerre ukrainiens

La Russie a affirmé qu'elle détenait "plus de 6.000" prisonniers de guerre ukrainiens, confirmant par ailleurs avoir échangé la veille 144 combattants ukrainiens contre autant de Russes et séparatistes prorusses.

Le nombre total de militaires ukrainiens capturés ou qui se sont rendus est de plus de six mille.

Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.

11H49 TU. Les députés russes votent une loi pour faciliter l'interdiction des médias étrangers

Les députés russes ont adopté une loi qui permet de fermer les médias de pays considérés comme "inamicaux" ou taxés de diffuser des informations jugées mensongères sur le conflit en Ukraine.

Le texte donne notamment le droit au parquet d'"interdire ou de limiter les activités en Russie" des médias de pays étrangers dont les gouvernements se sont montrés "inamicaux" à l'égard de médias russes, selon la chambre basse du Parlement. 

À​ re(voir) : Les journalistes sont-ils une cible ?

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11H36 TU. Les séparatistes accusent Kiev de bombarder des civils avec des canons occidentaux

Les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine accusent les forces de Kiev de bombarder des civils avec des lance-roquettes multiples américains sophistiqués et des obusiers européens qu'elles viennent de recevoir.

"Les nouveaux obusiers et les HIMARS sont déjà à l'oeuvre contre la population civile de notre territoire. Il y a un afflux constant de nouvelles armes depuis l'Europe " selon Romain Vedmedenko, adjoint au ministre de l'Intérieur des séparatistes de la région de Lougansk.

11H02 TU. La Russie organise l'exportation des céréales ukrainiennes des zones occupées

Les autorités installées par les forces d'occupation russes dans le sud de l'Ukraine annoncent le départ d'un premier navire chargé de 7.000 tonnes de céréales ukrainiennes depuis le port de Berdiansk, une première.

11H01 TU. La CEDH demande à la Russie de ne pas exécuter deux Britanniques condamnés à mort

La Cour européenne des droits de l'homme, saisie en procédure d'urgence, a demandé  à Moscou de ne pas exécuter deux soldats britanniques condamnés à mort par les autorités séparatistes prorusses pour avoir combattu avec l'armée ukrainienne à Marioupol. La CEDH avait déjà transmis à Moscou la même demande pour un soldat marocain le 16 juin.

Selon les autorités russes, les trois hommes, le Marocain Brahim Saadoun et les deux Britanniques s'étaient rendus et avaient été faits prisonniers dans la région de Marioupol en compagnie d'un gros millier de soldats ukrainiens mi avril.

10H53 TU. L'armée russe annonce son retrait de l'île aux Serpents

L'armée russe annonce s'être retirée de l'île aux Serpents, une position stratégique en mer Noire conquise par Moscou et qui subissait des bombardements ukrainiens ces dernières semaines.

"Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l'île aux Serpents et ont retiré leur garnison sur place", a indiqué le ministère russe de la Défense, en affirmant que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d'Ukraine.

08H37 TU. Un premier navire chargé de céréales quitte le port occupé de Berdiansk (autorités prorusses)

Un premier navire chargé de 7.000 tonnes de céréales et protégé par la marine russe a quitté le port ukrainien de Berdiansk, occupé par la Russie, selon les nouvelles autorités désignées par Moscou.

"Après plusieurs mois d'arrêt, un premier navire marchand a quitté le port commercial de Berdiansk, 7.000 tonnes de céréales partent vers des pays amis", a indiqué le chef de l'administration prorusse de la région, Evguéni Balitski.

À​ re(voir) : Guerre en Ukraine, la pénurie de blé fragilise l'équilibre alimentaire mondial

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02H50 TU. L'Otan promet de soutenir Kiev jusqu'au bout

L'Otan a promis de soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire face à la "cruauté" de la Russie, lors d'un sommet à Madrid, tandis que le président russe a dénoncé les "ambitions impérialistes" de l'Alliance qui cherche à affirmer son "hégémonie".

"L'Ukraine peut compter sur nous aussi longtemps qu'il le faudra", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, évoquant une "obligation morale et politique" pour l'Alliance atlantique.

Dans une déclaration commune, les pays membres de l'Otan ont précisé s'être mis d'accord sur un nouveau plan d'aide passant par la "livraison d'équipements militaires non létaux" et par un renforcement des défenses ukrainiennes contre les cyber-attaques. "L'épouvantable cruauté de la Russie provoque d'immenses souffrances humaines et des déplacements massifs. Moscou porte "l'entière responsabilité de cette catastrophe humanitaire".

Musée du Prado à Madrid, le 29 juin 2022. Les chefs d'État de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont réunis pour un sommet de l'OTAN à Madrid jusqu'à jeudi.
Musée du Prado à Madrid, le 29 juin 2022. Les chefs d'État de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord sont réunis pour un sommet de l'OTAN à Madrid jusqu'à jeudi.
Bertrand Guay, Piscine via AP.

En conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène, Vladimir Poutine a fustigé l'attitude des Occidentaux.

Les pays leaders de l'Otan souhaitent (...) affirmer leur hégémonie, leurs ambitions impériales. L'appel à l'Ukraine à poursuivre les combats et à refuser les négociations ne fait que confirmer notre hypothèse que l'Ukraine et le bien du peuple ukrainien, ce n'est pas l'objectif de l'Occident et de l'Otan, mais un moyen de défendre leurs propres intérêts.

Vladimir Poutine, président russe.
Le président russe Vladimir Poutine et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors de leur rencontre en marge du sommet des États riverains de la mer Caspienne à Achgabat, au Turkménistan, le 29 juin 2022. 
Le président russe Vladimir Poutine et le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev lors de leur rencontre en marge du sommet des États riverains de la mer Caspienne à Achgabat, au Turkménistan, le 29 juin 2022. 
Mikhail Klimentyev, Spoutnik, Kremlin Pool Photo via AP.


02H01 TU. Le bombardement du théâtre de Marioupol, "clairement un crime de guerre" russe (Amnesty International)

Le bombardement le 16 mars du théâtre de Marioupol, en Ukraine, dans lequel de nombreux civils s'étaient réfugiés, est "clairement un crime de guerre" russe, affirme un rapport d'Amnesty international, pour qui le nombre de victimes est toutefois largement inférieur à ce qui était craint.

"Jusqu'à présent, nous parlions d'un crime de guerre présumé. Maintenant, nous pouvons clairement dire que c'en était un, commis par les forces armées russes", selon Oksana Pokaltchouk, la directrice d'AI en Ukraine.

À​ re(voir) : Le théâtre de Marioupol bombardé par les forces armées russes

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01H01 TU. Des députés dénoncent l'échec de Londres à lutter contre "l'argent sale" russe

Un rapport parlementaire étrille jeudi l'échec du gouvernement britannique à lutter contre l'afflux d'"argent sale" russe au Royaume-Uni, qui s'est poursuivi malgré l'intransigeance affichée sur le sujet.

Si, avant même l'offensive russe lancée le 24 février, le gouvernement de Boris Johnson avait affiché la fermeté de Londres face à l'argent douteux russe, la commission des Affaires étrangères a estimé dans un rapport intermédiaire publié ce jeudi que cette rhétorique n'a pas été suivie de mesures suffisamment fortes et concrètes.

Le Royaume-Uni est accusé de longue date de complaisance envers les élites russes et leurs millions, qui vaut à certains quartiers chics de la capitale le surnom de Londongrad.
 

Depuis bien trop longtemps, les gouvernements successifs ont permis à des acteurs néfastes et des kleptocrates de laver leur argent sale dans la laverie automatique de Londres. 

Tom Tugendhat, président conservateur de la commission des Affaires étrangères.

00H02 TU. Vladimir Poutine n'aurait pas déclenché la guerre s'il était une femme (Boris Johnson)

"Si Poutine était une femme, ce qu'il n'est pas bien évidemment, vraiment je ne pense pas qu'il se serait embarqué dans cette guerre folle de macho, une guerre violente et d'invasion de l'Ukraine, a déclaré Boris Johnson mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson au sommet de l'OTAN à Madrid, en Espagne, le 29 juin 2022. 
Le Premier ministre britannique Boris Johnson au sommet de l'OTAN à Madrid, en Espagne, le 29 juin 2022. 
AP Photo/Manu Fernández.


Réagissant aux propos de Boris Johnson, Vladimir Poutine les a dénoncés comme "incorrects", lors d'une conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène.

"J'aimerais rappeler les évènements de l'histoire moderne où (l'ancienne Première ministre britannique) Margaret Thatcher a décidé de lancer une offensive contre l'Argentine pour le contrôle des îles Malouines" en 1982, a déclaré le président russe. Voilà, une femme a pris la décision sur le début d'une guerre" qui s'est soldée par une victoire britannique la même année".