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DIRECT-Ukraine : la « fréquence » des bombardements sur Lyssytchansk est « énorme »

<p>Lyssytchansk est la cible des forces russes après leur occupation totale de Severodonetsk, sa ville voisine, au terme de plusieurs semaines de combats qui ont ravagé les deux cités et qui ont aussi provoqué la mort de dizaines de civils.<br />
AP Photo/Efrem Lukatsky</p>
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Lyssytchansk est la cible des forces russes après leur occupation totale de Severodonetsk, sa ville voisine, au terme de plusieurs semaines de combats qui ont ravagé les deux cités et qui ont aussi provoqué la mort de dizaines de civils.
AP Photo/Efrem Lukatsky

AP Photo/Bernat Armangue.

"Nous assistons à un pic d'intensité dans les combats", dit le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï. La guerre en Ukraine était justement au coeur du sommet de l'Otan à Madrid, où plus de quarante chefs d'Etat et de gouvernement sont réunis pour discuter de l'avenir de l'Alliance. "L'Otan vit sa crise sécuritaire la plus sérieuse depuis la Seconde guerre mondiale", selon le secrétaire général de l'organisation, Jens Stoltenberg.

Ce qu'il faut retenir de ce mercredi 29 juin

  • "Pic d'intensité dans les combats"  à Lyssytchansk 
  • ​L'Ukraine au coeur d'un sommet décisif pour le futur de l'Otan à Madrid
  • Vladimir Poutine poursuit sa tournée en Asie Centrale
  • Joe Biden annonce des renforcements de la présence militaire américaine dans toute l'Europe
  • Volodymyr Zelensky demande aux pays de l'Otan de l'artillerie moderne et un soutien financier

21h14 TU. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky met fin aux relations diplomatiques avec la Syrie

Une décision prise après que le régime de Damas ait reconnu l'indépendance des républiques séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk, soutenues par Moscou depuis 2014.

"Il n'y aura plus de relations entre l'Ukraine et la Syrie", a déclaré M. Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram, affirmant que "la pression des sanctions" contre Damas, allié de la Russie, "sera encore plus grande".

Ludovic Marin/AP
Ludovic Marin/AP

21h05 TU.  La Norvège ne viole pas de traité en bloquant une cargaison russe vers le Svalbard 

La Norvège ne viole pas de traité en bloquant l'entrée sur son sol d'une cargaison destinée à des Russes sur l'archipel arctique norvégien du Svalbard, a affirmé Oslo mercredi soir, après des menaces de représailles de Moscou.

La Norvège "n'essaie pas de mettre d'obstacles" au ravitaillement d'une communauté de mineurs russes installée dans ces vastes îles norvégiennes proches du Pôle Nord, a assuré la ministre des Affaires étrangères Anniken Huitfeldt dans une déclaration à l'AFP, après des accusations d'"action inamicale" par la diplomatie russe.

20h04 TU. La "fréquence" des bombardements sur Lyssytchansk est "énorme" 

C'est ce qu'a indiqué mercredi soir le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.

"Nous assistons à un pic d'intensité dans les combats", a poursuivi le responsable à la télévision ukrainienne, précisant qu'"environ 15.000 civils" se trouvaient encore dans cette ville de près de 100.000 habitants avant la guerre, "mais que leur évacuation était trop dangereuse à ce stade".

"La ville est constamment bombardée avec des armes de gros calibres", a déclaré M. Gaïdaï dans son point de situation quotidien, indiquant que "les combats se poursuivaient (notamment) à la périphérie de la ville".

Les Russes "ont amené un grand nombre de véhicules et de soldats", a-t-il détaillé, avant d'ajouter: "Les bombardements et les attaques ennemies ne cessent pas".

17h26 TU. Biden "remercie" Erdogan pour son feu vert à l'élargissement de l'Otan

Le président américain Joe Biden a "remercié" son homologue turc Recep Tayyip Erdogan mercredi lors d'une rencontre bilatérale, pour avoir levé son blocage à une entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan.

"Je veux vous remercier pour ce que vous avez fait pour arranger la situation en ce qui concerne la Suède et la Finlande et pour l'incroyable travail que vous faites" pour faire sortir des céréales d'Ukraine, a-t-il dit au président turc, assis à ses côtés, lors d'une courte allocution devant la presse en marge du sommet de l'Otan à Madrid.

Un peu plus tôt, une haute responsable du Pentagone, Celeste Wallander, avait assuré, en réponse à une demande de longue date d'Ankara, que les Etats-Unis "soutiennent pleinement une modernisation par la Turquie de sa flotte de F-16".

Avant de partir pour Madrid, le président Erdogan avait souligné que le "sujet le plus important" entre Ankara et Washington était "celui des F-16", en référence aux avions de chasse commandés et partiellement payés par Ankara, mais dont Washington a suspendu le contrat de livraison après que la Turquie a acquis un système de défense russe S-400.

Washington a toutefois assuré n'avoir pas fait de concession particulière pour que la Turquie lève son veto concernant l'élargissement de l'Otan.
 

Le président Joe Biden rencontre le président turc Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l'OTAN à Madrid, le mercredi 29 juin 2022.<br />
AP Photo/Susan Walsh
Le président Joe Biden rencontre le président turc Recep Tayyip Erdogan lors du sommet de l'OTAN à Madrid, le mercredi 29 juin 2022.
AP Photo/Susan Walsh


16h50 TU. La Syrie reconnait l'indépendance de deux territoires prorusses

La Syrie, alliée de la Russie a annoncé mercredi reconnaitre l'indépendance des républiques séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk, devenant ainsi le premier pays étranger à le faire.

Jusqu'à présent seul Moscou avait reconnu en février l'indépendance de ces deux régions, situées dans l'est de l'Ukraine.

"Conformément à la volonté et au désir commun d'établir des relations dans tous les domaines, la Syrie a décidé de reconnaître l'indépendance et la souveraineté de la république populaire de Lougansk et de la république populaire de Donetsk", a indiqué une source au sein du ministère syrien des Affaires étrangères, citée par l'agence de presse officielle Sana. 

16h40 TU. La Russie accélère l'incorporation du sud de l'Ukraine

Lignes de train et de bus, service d'état civil, retraites, écoles et banques: les administrations d'occupation du sud de l'Ukraine ont multiplié les annonces mercredi portant sur l'intégration de ces régions à la Russie.

Le "ministère" de l'Intérieur, autoproclamé, de la région de Kherson, occupée depuis mars par les troupes russes, a indiqué que des bus relieraient dès vendredi les villes de Kherson et Simféropol, la capitale de la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

Des bus relieront aussi à partir du 1er juillet Simféropol aux villes conquises de Mélitopol et Berdiansk, dans la région ukrainienne de Zaporijjia, partiellement occupée par l'armée russe.

Et une ligne ferroviaire fonctionnera entre la ville criméenne de Djankoï et celles de Kherson et Mélitopol. 

(Re)voir : Guerre en Ukraine : libéré après 6 jours de détention, le maire de Melitopol s'entretient avec Volodymyr Zelensky

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16h38 TU. L'Ukraine participera au sommet du G20 en fonction de sa "composition", avertit Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti mercredi son homologue indonésien, Joko Widodo, en visite à Kiev, que sa participation au G20 dans son pays en novembre dépendrait "de la situation de la sécurité en Ukraine et de la composition" du sommet.

Il n'a pas mentionné directement le président russe Vladimir Poutine, mais la participation de ce dernier, invité par l'Indonésie, fait l'objet d'intenses controverses diplomatiques, le Premier ministre italien Mario Draghi affirmant qu'elle était "exclue" dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine, tandis que le Kremlin maintient que l'invitation a été acceptée.

M. Zelensky a remercié devant la presse son homologue pour "l'invitation personnelle" que celui-ci lui a adressée, alors que l'Ukraine n'est pas membre du G20.

"Certainement, j'accepte l'invitation. La participation de l'Ukraine dépendra de la situation sécuritaire dans le pays et de la composition" du sommet, a-t-il dit.

L'Indonésie, qui préside le G20 cette année et qui adopte une position neutre face à la guerre en Ukraine, a invité M. Poutine avant le début de l'invasion et lorsque celle-ci a commencé, a résisté aux pressions de plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis, pour annuler cette invitation.

Ces pressions ont abouti à l'invitation de M. Zelensky par M. Widodo pour un sommet prévu les 15 et 16 novembre à Bali. 

Mario Draghi a affirmé mardi que M. Widodo avait "exclu" la présence physique de M. Poutine, laissant entendre qu'il pourrait tout de même participer par visioconférence.

Le Kremlin a rapidement démenti cette annonce: "Ce n'est pas M. Draghi qui décide en la matière", a déclaré un conseiller présidentiel, Iouri Ouchakov, cité par l'agence russe Interfax. "Nous avons reçu l’invitation et nous avons donné une réponse positive".

Le président indonésien doit rencontrer M. Poutine jeudi à Moscou.

Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'adresse à une table ronde par liaison vidéo lors du sommet de l'OTAN à Madrid, en Espagne, le mercredi 29 juin 2022.<br />
AP Photo/Manu Fernández
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'adresse à une table ronde par liaison vidéo lors du sommet de l'OTAN à Madrid, en Espagne, le mercredi 29 juin 2022.
AP Photo/Manu Fernández


16h07 TU. Les pays membres de l'Otan annoncent un nouveau nouveau plan d'aide à Kiev passant par la "livraison d'équipements militaires non létaux" et visant à "améliorer les défenses" ukrainiennes contre les cyber-attaques 

15h52 TU. L'Ukraine annonce l'échange avec la Russie de 144 soldats, dont 95 "défenseurs d'Azovstal" à Marioupol


Les soldats avaient défendu cette ville portuaire assiégée par l'armée russe pendant plusieurs semaines avant de se rendre.

"Il s'agit du plus gros échange (avec Moscou) depuis le début de l'invasion russe", a déclaré sur Telegram la Direction principale du renseignement, rattachée au ministère de la Défense ukrainien, sans donner plus de détails sur le lieu et la date de l'opération.

(Re)voir : Ukraine : les derniers soldats ukrainiens sont sortis de l'usine Azovstal

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14h55 TU. Kiev salue la "position lucide" de l'Otan sur la Russie et ses "décisions essentielles" pour la "stabilité" sur le soutien à l'Ukraine et le lancement du processus d'adhésion de la Finlande et de la Suède

"Aujourd'hui à Madrid, l'Otan a prouvé qu'elle pouvait prendre des décisions difficiles mais essentielles", s'est félicité sur Twitter le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba, se réjouissant de la "position lucide" de l'organisation sur la Russie et de sa "position forte" sur l'Ukraine, qui "contribuera à protéger la sécurité et la stabilité euro-atlantiques".

14h30 TU. Le président russe Vladimir Poutine n'aurait pas déclenché la guerre en Ukraine s'il avait été une femme, estime le Premier ministre britannique Boris Johnson

Le Premier ministre britannique s'est attiré des commentaires sarcastiques du Kremlin.

"Si Poutine était une femme, ce qu'il n'est pas bien évidemment, vraiment je ne pense pas qu'il se serait embarqué dans cette guerre folle de macho", une guerre "violente et d'invasion" de l'Ukraine, a déclaré M. Johnson mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF.

Le déclenchement de cette guerre par la Russie est "un exemple parfait de toxicité masculine", a-t-il encore dit, en clôture du sommet du G7 en Allemagne.

Il a de manière générale appelé à une meilleure éducation des jeunes filles dans le monde et à ce qu'il y ait davantage "de femmes dans des positions de pouvoir".

Ses remarques ont suscité les railleries des autorités russes.

"Ce bon vieux Freud aurait adoré avoir de son vivant pour ses recherches un tel sujet" que le chef du gouvernement britannique, a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à l'agence Ria Novosti.

"Boris Johnson a l'imagination coquine, qu'est-ce que les Sept ont bien pu faire ensemble?", a lancé pour sa part la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur telegram, en référence au sommet des dirigeants des sept principales puissances du G7.

Jens Stoltenberg et le Premier ministre britannique Boris Johnson, le mercredi 29 juin 2022.<br />
AP Photo/Bernat Armangue
Jens Stoltenberg et le Premier ministre britannique Boris Johnson, le mercredi 29 juin 2022.
AP Photo/Bernat Armangue

14h00 TU. Le président français se félicite du "consensus" sur l'adhésion à l'Otan de la Finlande et la Suède

La Turquie a levé son veto mardi soir.

L'entrée dans l'Alliance atlantique de ces deux pays, qui "disposent de capacités robustes et interopérables", va "contribuer significativement à la sécurité de l’ensemble des alliés", a souligné le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par l'Elysée.

Cette adhésion était bloquée par la Turquie, membre de l'Otan depuis 1952, qui accusait notamment Stockholm et Helsinki d'abriter des militants de l'organisation kurde PKK, qu'Ankara considère comme "terroriste". 

Mais, au terme de longues tractations, M. Erdogan a donné mardi soir son accord à leur entrée, ayant estimé avoir obtenu leur "pleine coopération" dans sa lutte contre le PKK.

Le président français Emmanuel Macron, à droite, et le président turc Recep Tayyip Erdogan se serrent la main lors d'une réunion bilatérale dans le cadre du sommet de l'OTAN à Madrid, mercredi 29 juin 2022. <br />
Bertrand Guay, AP
Le président français Emmanuel Macron, à droite, et le président turc Recep Tayyip Erdogan se serrent la main lors d'une réunion bilatérale dans le cadre du sommet de l'OTAN à Madrid, mercredi 29 juin 2022. 
Bertrand Guay, AP

13h55 TU. L’OTAN lance formellement le processus d’adhésion de la Suède et de la Finlande

Les dirigeants de l'Otan ont lancé formellement mercredi, lors de leur sommet à Madrid, le processus d'adhésion de la Suède et de la Finlande, rendue possible par la levée du veto turc mardi soir.

"Nous avons décidé aujourd'hui d'inviter la Finlande et la Suède à devenir des membres de l'Otan et avons décidé de signer les protocoles d'adhésion", ont dit les dirigeants de l'Alliance dans une déclaration commune.

Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg , au centre, frappe son marteau pour signifier le début de la table ronde du sommet de l'OTAN, à Madrid, en Espagne, le mercredi 29 juin 2022.<br />
AP Photo/Susan Walsh
Le Secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg , au centre, frappe son marteau pour signifier le début de la table ronde du sommet de l'OTAN, à Madrid, en Espagne, le mercredi 29 juin 2022.
AP Photo/Susan Walsh

13H52 TU. L'Ukraine peut compter sur l'Otan "aussi longtemps qu'il le faudra", dit Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan

"L'épouvantable cruauté de la Russie provoque d'immenses souffrances humaines et des déplacements massifs, touchant de manière disproportionnée les femmes et les enfants. La Russie porte l'entière responsabilité de cette catastrophe humanitaire", ont-ils dit dans une déclaration commune publiée à l'occasion de leur sommet à Madrid.

13h51 TU. Les dirigeants de l'Otan dénoncent la "cruauté épouvantable" de la Russie en Ukraine

13H50 TU. La Russie pas "intimidée" par le renforcement militaire américain en Europe

"Je pense que ceux qui proposent de telles décisions ont l'illusion que la Russie pourra être intimidée, en quelque sorte contenue: ils n'y parviendront pas", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov aux agences de presse russes.

13H42 TU. Volodymyr Zelensky demande aux pays de l'Otan de l'artillerie moderne et un soutien financier

Le président ukrainien a demandé aux pays de l'Otan réunis en sommet à Madrid de l'artillerie moderne et un soutien financier pour faire face à l'invasion de son pays par les forces russes.

"Pour que nous brisions la prépondérance de l'artillerie russe, un avantage significatif, il nous faut beaucoup plus de ces systèmes modernes, de cette artillerie moderne", a indiqué Volodymyr Zelensky lors de son intervention par vidéo.

(Re)voir : Ukraine : les blessés du centre commercial de Krementchouk témoignent

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13H33 TU. Londres sanctionne l'oligarque russe Vladimir Potanine

Le Royaume-Uni annonce des sanctions contre Vladimir Potanine, deuxième homme le plus riche de Russie, et d'autres membres du premier cercle du président Vladimir Poutine, en représailles à l'invasion russe en Ukraine.

Agé de 61 ans, Vladimir Potanine est l'un des oligarques les plus puissants et connus de Russie. Proche de Vladimir Poutine, il était en 2021 la deuxième personnalité la plus riche de Russie avec une fortune estimée à 27 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.

12H29 TU. "Le sommet de Madrid confirme l'aggressivité de l'Otan à l'égard de la Russie" selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères

Le sommet de l'Otan à Madrid démontre l'agressivité de l'Alliance à l'égard de la Russie, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, qualifiant l'élargissement à la Finlande et à la Suède de "profondément déstabilisateur. Le sommet de Madrid consolide le cap d'un endiguement agressif de la Russie par le bloc" atlantique.

12H01 TU.  330 milliards de dollars d'avoirs russes gelés depuis le début du conflit 

Les Etats-Unis et leurs alliés ont gelé plus de 330 milliards de dollars d'avoirs russes depuis le début du conflit en Ukraine, selon le Trésor américain.

Dans le détail, les alliés occidentaux ont bloqué pour 30 milliards de dollars d'avoirs détenus par des oligarques ou membres de l'élite russe sanctionnés, et ont "immobilisé" quelque 300 milliards de la Banque centrale russe, indique un communiqué de la "task force" des alliés occidentaux chargée de traquer les avoirs des élites russes (Repo).

10H34 TU. Joe Biden annonce des renforcements de la présence militaire américaine dans toute l'Europe

"Les Etats-Unis vont renforcer leur positionnement militaire en Europe afin que l'Otan puisse répondre à des menaces venant de toutes les directions et dans tous les domaines: la terre, l'air et la mer", a déclaré à Madrid le président américain Joe Biden, lors du sommet de l'Alliance.

Il a annoncé une présence renforcée de militaires et de capacités américaines en Espagne, en Pologne, en Roumanie, dans les Etats baltes, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie.

08H24 TU. La Russie est une "menace directe" pour la "sécurité" des pays de l'Otan (Jens Stoltenberg)

La Russie représente une "menace directe" pour la sécurité des pays de l'Otan, réunis en sommet à Madrid, a déclaré Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Alliance atlantique.

Nous allons dire clairement lors du sommet qui doit réviser la feuille de route de l'Alliance pour la première fois depuis 2010 que la Russie représente une menace directe pour notre sécurité.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique.

04H18 TU. L'Ukraine au coeur d'un sommet décisif pour le futur de l'Otan à Madrid

"Le sommet de Madrid va être un sommet pivot" pour le futur de l'Otan, a déclaré  le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg, à l'ouverture de cette réunion prévue de longue date. Invité à participer aux échanges, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprimera à deux reprises en visioconférence.

Les pays de l'Otan, qui ont déjà fourni des milliards de dollars d'aide à Kiev, vont convenir à Madrid "d'un programme d'assistance complet à l'Ukraine pour l'aider à faire respecter son droit à la légitime défense", selon Jens Stoltenberg.

Il est extrêmement important que nous soyons prêts à continuer à apporter notre soutien parce que l'Ukraine fait face aujourd'hui à une brutalité que nous n'avions plus vue en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique. 

Le président français s'entretient avec la Première ministre danoise en présence du président américain au Palais Royal de Madrid, en Espagne, le 28 juin 2022. 
Le président français s'entretient avec la Première ministre danoise en présence du président américain au Palais Royal de Madrid, en Espagne, le 28 juin 2022. 
AP Photo/Andrea Comas.


Un message relayé par le président français Emmanuel Macron, qui a appelé l'Alliance à un "message d'unité et de force" à l'issue d'une rencontre du G7 en Allemagne, organisée en amont du sommet de l'Otan. "La Russie ne peut ni ne doit gagner la guerre".

De son côté, le Premier ministre britannique Boris Johnson appellera mercredi tous les pays de l'Alliance à augmenter leurs dépenses militaires en réponse à l'invasion russe, afin de "rétablir la dissuasion et assurer la défense au cours de la décennie à venir", selon Downing Street. 

A re(voir) : La Finlande et la Suède vont rejoindre l'OTAN

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A re(voir) : États-Unis : soutien "total et complet" aux candidatures suédoise et finlandaise à l'Otan

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Au sommet de l'OTAN à Madrid le 28 juin. Jens Stoltenberg, le ministre des Affaires érangères turc Mevlut Cavusoglu, le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan et le président finlandais Sauli Niinisto.
Au sommet de l'OTAN à Madrid le 28 juin. Jens Stoltenberg, le ministre des Affaires érangères turc Mevlut Cavusoglu, le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan et le président finlandais Sauli Niinisto.
© AP Photo/Bernat Armangue


00H42 TU. Ankara lève son veto à l'entrée de la Suède et de la Finlande dans l'Otan

Obstacle depuis la mi-mai à l'entrée de la Suède et de la Finlande dans l'Otan, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fini par lever son veto mardi, évitant un revers à l'Alliance qui ouvre son sommet à Madrid.

"Je suis ravi d'annoncer que nous avons un accord qui ouvre la voie à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Otan" et qui répond "aux inquiétudes de la Turquie sur les exportations d'armes et sur la lutte contre le terrorisme", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg devant la presse.

Les membres de l'Otan vont donc pouvoir "inviter" officiellement mercredi les deux pays nordiques à rejoindre l'Alliance.

Dans un communiqué publié par la Maison Blanche, le président américain Joe Biden a "félicité la Turquie, la Finlande et la Suède" pour la signature de cet accord. L'intégration de la Finlande et de la Suède va "renforcer la sécurité collective de l'Otan et va bénéficier à l'ensemble de l'Alliance transatlantique. Alors que nous commençons ce sommet historique à Madrid, notre Alliance est forte, plus unie et plus déterminée que jamais".
 
Un homme dépose une fleur sur le site d'un centre commercial, après une attaque à la roquette à Krementchouk, en Ukraine, le 28 juin 2022. 
Un homme dépose une fleur sur le site d'un centre commercial, après une attaque à la roquette à Krementchouk, en Ukraine, le 28 juin 2022. 
AP Photo/Efrem Lukatsky.

00 H00 : Premier déplacement à l’étranger de Vladimir Poutine depuis le début de la guerre en Ukraine

Vladimir Poutine poursuit ce mercredi sa tournée en Asie Centrale. Après le Tadjikistan, il se rend au Turkménistan. Le président russe doit participer à un sommet des États riverains de la mer Caspienne avec, en plus du Turkménistan, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan et l’Iran. 
 

Le président russe Vladimir Poutine et le président du Tadjikistan Emomali Rahmon  lors de leur rencontre à Douchanbé, au Tadjikistan, le 28 juin 2022.
Le président russe Vladimir Poutine et le président du Tadjikistan Emomali Rahmon  lors de leur rencontre à Douchanbé, au Tadjikistan, le 28 juin 2022.
Alexander Shcherbak, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP


Mercredi, 19h29 TU. Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne la bombardement d'un centre commercial à Krementchouk

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suggéré au Conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer "une commission d'enquête" pour prouver que le centre commercial de Krementchouk a été détruit par un missile russe.

Lors d'une intervention en direct devant le Conseil, sa deuxième après un premier discours le 5 avril, le président ukrainien a aussi une nouvelle fois réclamé que la Russie soit expulsée de son siège permanent au Conseil de sécurité et qu'un tribunal soit créé pour juger les "actes terroristes quotidiens" de Moscou.

"Si vous pouviez rendre hommage à tous les Ukrainiens qui ont été tués dans cette guerre, tous les adultes, tous nos enfants, des dizaines de milliers de personnes... Je vous demande de leur rendre hommage avec une minute de silence", a déclaré à la fin de son intervention Volodymyr Zelensky, en se mettant debout.