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DIRECT - Ukraine : l'adhésion de la Finlande à l'OTAN, une menace pour la Russie estime Dmitri Peskov

Yura Nechyporenk 15 ans, se serrant contre son oncle Andriy Nechyporenko devant la tombe de son père à Boutcha le 15 avril dernier. Yura demande que justice soit faite pour la mort de son père qui a été tué sous ses yeux. Aujourd'hui, le conseil des droits de l'Homme de l'ONU s'est réuni en session extraordinaire à Genève à la demande de l'Ukraine qui a présenté une "<em>liste interminable</em>" d'exactions commises par l'armée russe depuis le 24 février.
Yura Nechyporenk 15 ans, se serrant contre son oncle Andriy Nechyporenko devant la tombe de son père à Boutcha le 15 avril dernier. Yura demande que justice soit faite pour la mort de son père qui a été tué sous ses yeux. Aujourd'hui, le conseil des droits de l'Homme de l'ONU s'est réuni en session extraordinaire à Genève à la demande de l'Ukraine qui a présenté une "liste interminable" d'exactions commises par l'armée russe depuis le 24 février.
© AP Photo/Petros Giannakouris

L'exécutif finlandais s'est dit favorable à une adhésion "sans délai" du pays à l'Otan. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réagit en estimant que l'"élargissement de l'Otan et le rapprochement de l'Alliance de nos frontières ne rend pas le monde et notre continent plus stable et plus sûr". L'Ukraine et ses alliés ont dénoncé au Conseil des droits de l'homme à Genève "la liste interminable" des exactions commises par la Russie depuis l'invasion du 24 février.

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19h00 TU. À la date du 11 mai, 6.029.705 Ukrainiens avaient cherché refuge d'abord dans les pays limitrophes avant de souvent poursuivre leur odyssée, selon le site dédié du HCR.

La Pologne accueille de très loin le plus grand nombre de réfugiés (3.272.943 au 11 mai). Mais comme nous le disait le 10 mai l'eurodéputé Les Verts Damien Carême, ce sont les collectivités locales et les particuliers qui les prennent en charge, pas l'État polonais.

Voir : Guerre en Ukraine : comment aider les déplacés et réfugiés ukrainiens ?

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Les femmes et les enfants représentent 90% de ces réfugiés, les hommes de 18 à 60 ans, susceptibles d'être mobilisés, n'ayant pas le droit de partir. Le flux quotidiens de réfugiés s'est considérablement réduit depuis le début des hostilités.

Selon des estimations de l'ONU publiées fin avril, quelque 8,3 millions de personnes pourraient fuir cette année.

A ces réfugiés viennent s'additionner les quelques huit millions de déplacés à l'intérieur du pays, selon un décompte du début mai réalisé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

18h04 TU. Le dernier film du réalisateur lituanien Mantas Kvedaravičius, tué début avril à Marioupol en Ukraine où il l'avait tourné, sera présenté hors compétition au festival de Cannes.

"Mariupolis 2" (1H45), qui "donne à voir la vie qui continue sous les bombes et dévoile des images aussi tragiques que porteuses d’espoir", a été ajouté à la liste officielle des films, à quelques jours seulement de l'ouverture du 75e Festival de Cannes mardi. 

Tout le programme du Festival aura pour toile de fond la guerre en Ukraine, inévitablement "dans tous les esprits", a déclaré son délégué général Thierry Frémaux.

Deux générations de cinéastes ukrainiens seront présentes, avec l'habitué Sergei Loznitsa pour "The Natural History of Destruction", sur la destruction des villes allemandes par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi le jeune Maksim Nakonechnyi pour "Bachennya Metelyka" (Un certain regard).

Mantas Kvedaravičius, à qui l’on doit Barzakh (2011), Mariupolis (2016) et Parthenon (2019), a été tué en tentant de quitter Marioupol, ville portuaire du sud-est de l'Ukraine.

"En 2022, il est retourné en Ukraine, dans le Donbass, au cœur de la guerre, pour retrouver les personnes qu’il avait rencontrées et filmées entre 2014 et 2015. Suite à sa mort, ses producteurs et collaborateurs ont tout mis en œuvre pour continuer à transmettre son travail, sa vision, ses films", précise le festival dans son communiqué. 

"Sa fiancée, Hanna Bilobrova, qui l’accompagnait, a pu rapporter les images tournées là-bas et les assembler avec Dounia Sichov, la monteuse de Mantas".

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© Reuters

15h40 TU. À Genève, le Conseil des droits de l'Homme adopte une résolution visant la Russie lors d'une session extraordinaire par 33 votes pour, 2 contre (Chine et Erythrée) et 12 absentions (dont l'Inde, le Sénégal et le Cameroun). 
 

Elle demande à la commission internationale de mener une "enquête" sur les graves violations des droits humains commises par les forces russes dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy à la fin de février et en mars 2022, "en vue de demander des comptes aux responsables".

La résolution adoptée aujourd'hui demande également à Moscou de faire en sorte que les organisations internationales, dont celles de l'ONU, puissent "accéder immédiatement et sans entrave aux personnes qui ont été transférées de régions ukrainiennes touchées par le conflit et sont détenues" en Russie ou dans des territoires contrôlées par ses forces.

15h38 TU. La France à son tour soutient "pleinement" la volonté de la Finlande d'entrer dans l'Otan, à laquelle Moscou menace de répliquer par des mesures "militaro-techniques" .

"Le Président de la République a indiqué que la France soutenait pleinement le choix souverain de la Finlande d'adhérer rapidement à l'OTAN", selon un communiqué de l'Elysée à l'issue d'un échange entre le président français Emmanuel Macron et son homologue finlandais Sauli Niinistö.

13h44 TU . L'Allemagne apporte son "soutien total" à la volonté des dirigeants finlandais d’adhérer immédiatement à l'Otan déclare le chancelier Olaf Scholz.

"Je salue la décision de la Finlande de se prononcer en faveur d'une adhésion immédiate du pays à l'Otan", écrit sur Twitter le dirigeant allemand, précisant avoir, "lors d'un entretien téléphonique avec le président Sauli Niinistö, assuré la Finlande du soutien total du gouvernement" allemand.


12h06 TU. L'Ukraine et ses alliés dénoncent à l'ONU "la liste interminable" des exactions commises par la Russie depuis l'invasion du 24 février.

Une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme se tient aujourd'hui, boycottée par la Russie.

A l'issue de la réunion, demandée par Kiev, les 47 Etats membres du Conseil doivent se prononcer sur un projet de résolution demandant une "enquête" de la commission internationale de l'ONU sur l'Ukraine à propos de graves violations des droits de l'homme, reprochées aux troupes d'occupation russes dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy à la fin de février et en mars 2022, "en vue de demander des comptes aux responsables".

"Des milliers de personnes dans mon pays ont perdu la vie. Les bombardements et les tirs russes font partie de notre vie quotidienne", a déclaré la Première vice-ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine, Emine Dzhaparova, à l'ouverture des débats, dans une allocution vidéo.

"Torture et disparitions forcées, violences sexuelles et de genre, la liste des crimes russes est interminable", a-t-elle dénoncé, avant de brandir une feuille sur laquelle un petit garçon violé devant sa mère a dessiné un tourbillon de lignes noires.
 

Durant les débats, de nombreux diplomates alliés de Kiev, mais également l'ONU, ont fait part de leur horreur et indignation face aux souffrances endurées par les Ukrainiens.

"L'agression russe s'accompagne, chaque jour, de découvertes toujours plus macabres et insoutenables", a affirmé l'ambassadeur français Jérôme Bonnafont, tandis que son homologue britannique dénonçait la "campagne brutale" menée par Moscou

(Re)lire : Ukraine : des récits d'actes de torture remontent du terrain

12h01 TU. Le Parlement grec s'apprête à voter ce soir un "protocole d'amendement" de l'accord sur la coopération en matière de défense entre la Grèce et les États-Unis

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis est attendu lundi à Washington pour une visite officielle.

"Cet accord sert nos intérêts nationaux" et "revalorise la position de la Grèce dans la région (...) non seulement en matière de défense et de diplomatie mais aussi en matière de l'énergie", a déclaré Kyriakos Mitsotakis lors d'un débat à l'Assemblée.
 

Il a souligné "l'importance" du renforcement de la coopération greco-américaine dans la conjoncture de la guerre en Ukraine et les problèmes énergétiques en Europe.

11h06 TU. Le ministre allemand de l'Energie accuse la Russie d'utiliser désormais l'énergie "comme une arme".

Moscou a imposé des sanctions à plus de 30 sociétés énergétiques occidentales et réduit la réduction observée des flux de gaz vers l'Europe.

"La situation s'aggrave car l'énergie est désormais utilisée comme une arme de plusieurs manières", a indiqué Robert Habeck lors d'une conférence de presse, alors que le transit de gaz russe via l'Ukraine vers la première économie européenne a baissé de près de 40% en deux jours selon les données des opérateurs.

Le ministre allemand de l'Energie Robert Habeck. <br />
Kay Nietfeld/Pool via AP
Le ministre allemand de l'Energie Robert Habeck. 
Kay Nietfeld/Pool via AP


10h33 TU. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) lève 1 milliard d'euros pour aider l'Ukraine.

Ces fonds seront déployés en plus des 2 milliards d'euros d'un "fonds de résilience" qui avaient déjà été débloqués au début de l'invasion russe en Ukraine.

"L'Ukraine a besoin de notre aide pour soutenir des infrastructures vitales, pour maintenir l'accès à l'électricité, et le transport, les chemins de fer", tandis que "les municipalités ukrainiennes ont besoin de soutien pour gérer de grands nombres de réfugiés déplacés", a déclaré la présidente de la Berd Odile Renaud-Basso lors d'une conférence de presse.

L'économie ukrainienne "a besoin de cet argent pour soutenir les entreprises et essayer de continuer à fonctionner au sein de l'économie mondiale, ce qui est notamment crucial pour la sécurité alimentaire de nombreux pays", a-t-elle ajouté.

Les fonds seront levés pendant l'assemblée générale annuelle de la Berd, cette semaine. 

10h03 TU. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, estime que l'adhésion de la Finlande à l'Otan serait "assurément" une menace pour la Russie.

"L'élargissement de l'Otan et le rapprochement de l'Alliance de nos frontières ne rend pas le monde et notre continent plus stable et plus sûr", a déclaré M. Peskov à la presse, répondant "assurément" à la question de savoir si la Russie considèrerait une entrée de la Finlande dans l'Otan comme une menace.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. <br />
AP Photo/Alexander Zemlianichenko
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. 
AP Photo/Alexander Zemlianichenko

10h47 TU. Le transit du gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine va connaître une baisse de près du tiers par rapport à la journée de mercredi.

Quelque 50,6 millions de m3 doivent transiter via la Station de Soudja jeudi contre 72 millions la veille. L'Ukraine dit depuis deux jours ne plus pouvoir faire transiter de gaz via les installations de la station près de Sokhranivka dans la région de Lougansk, en raison de la présence des forces armées russes, entraînant une baisse des approvisionnements, car Moscou affirme ne pas pouvoir augmenter les volumes sur un autre gazoduc. 

(Re)lire : Guerre en Ukraine : quelles conséquences d’une coupure du gaz russe en Europe ?

(Re)voir : la Russie ferme le robinet de gaz à la Bulgarie et la Pologne 

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08h46 TU. Une frappe aérienne russe dans le nord-est de l'Ukraine fait au moins trois morts et douze blessés.

"Il y a trois personnes tuées et douze blessées à la suite d'une frappe" sur Novgorod-Siverskiï, a affirmé un porte-parole des secours, donnant un premier bilan.

"Aujourd'hui, vers 00h10 et 00h23, l'ennemi a effectué une frappe aérienne, probablement à partir d'un (chasseur) Su-30SM", ont indiqué dans un communiqué les forces ukrainiennes.

"Les (Russes) ont frappé des infrastructures critiques, dont des écoles. D'autres bâtiments administratifs et des maisons résidentielles ont également été endommagés", a indiqué plus tôt dans la matinée le gouverneur de la région de Tcherniguiv, Viatcheslav Tchaouss.

Il a accompagné son message de plusieurs photos, sur lesquelles on voyait des bâtiments complètement détruits, des voitures calcinées et un nuage de fumée émergeant des décombres.

Novgorod-Siverskiï, qui comptait 15.000 habitants avant la guerre, se situe à une cinquantaine de km de la frontière russe, dans une région qui était relativement épargnée  depuis la retraite russe de la région fin mars.


7h44 TU. Le président et la Première ministre de la Finlande se disent favorables à une adhésion "sans délai" du pays à l'Otan.

"Etre membre de l'Otan renforcerait la sécurité de la Finlande. En tant que membre de l'Otan, la Finlande renforcerait l'alliance dans son ensemble. La Finlande doit être candidate à l'adhésion à l'Otan sans délai", ont affirmé le président Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin dans un communiqué commun.

Une conférence de presse du tandem exécutif sur les "décisions concernant la politique de sécurité de la Finlande" est prévue dimanche, indique la présidence.

"Nous espérons que les étapes nationales encore nécessaires à cette décision seront prises rapidement dans les tout prochains jours", indiquent M. Niinistö, interlocuteur régulier de Vladimir Poutine ces dernières années, et Sanna Marin, plus jeune Première ministre d'Europe. 

La prise de position officielle de l'exécutif marque la bascule de la ligne finlandaise, qui partage une frontière de 1.300 kilomètres avec la Russie et un passé douloureux avec son puissant voisin.

4h44 TU. Ursula von der Leyen, en visite au Japon, affirme que la Russie constitue la "menace la plus directe" pour l'ordre international et s'adresse à la Chine. 
 

Les plus hauts responsables de l'Union européenne, en visite jeudi à Tokyo, ont affirmé que la Russie constituait la "menace la plus directe" pour l'ordre international et ont invité la Chine à "défendre le système multilatéral".

La Russie "est aujourd'hui la menace la plus directe pour l'ordre mondial avec la guerre barbare contre l'Ukraine, et son pacte inquiétant avec la Chine", a dit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après avoir rencontré le Premier ministre japonais Fumio Kishida avec le président du Conseil européen Charles Michel.

Les deux responsables européens étaient à Tokyo pour un cycle annuel de discussions Japon-UE, intervenant cette fois-ci en plein conflit russo-ukrainien et dans un contexte d'inquiétudes croissantes en Asie quant aux ambitions militaires de la Chine.

"L'invasion de l'Ukraine par la Russie ne concerne pas seulement l'Europe, mais elle ébranle le cœur de l'ordre international, y compris l'Asie. Cela ne doit pas être toléré", a déclaré M. Kishida, dont le gouvernement s'est associé aux sanctions occidentales contre Moscou, notamment financières.

La position de plus en plus musclée de Pékin en Asie était également à l'ordre du jour, l'Union européenne cherchant à jouer un rôle plus important face à Pékin.

"Notre coopération en Ukraine est essentielle en Europe, mais elle est également importante dans la région indo-pacifique et nous voulons également approfondir nos consultations sur une Chine qui s'affirme de plus en plus", a déclaré M. Michel. 

"Nous pensons que la Chine doit s'affirmer pour défendre le système multilatéral dont elle a bénéficié pour développer son pays", a-t-il ajouté.

3h43 TU. L'Ukraine va mener le premier procès pour crime de guerre lié à l'invasion russe, contre un soldat de 21 ans.

Le Russe est accusé d'avoir abattu un civil désarmé.

Vadim Shishimarin est accusé d'avoir tiré avec une kalachnikov par la fenêtre à bord d'une voiture dans laquelle il circulait pour abattre un civil de 62 ans qui n'était pas armé, a expliqué le bureau de la procureure Iryna Venediktova dans un communiqué.

Le soldat accusé se déplaçait avec quatre autres militaires russes après l'attaque de leur convoi le 28 février et ils ont volé une voiture près du village de Chupakhivka, a poursuivi le communiqué.

"L'un des soldats a ordonné à l'accusé de tuer un civil afin qu'il ne les dénonce pas", a-t-il ajouté. L'homme, qui n'a pas été identifié, "est mort sur place, à quelques dizaines de mètres seulement de chez lui".

Vadim Shishimarin, placé en détention, risque un emprisonnement à vie s'il est reconnu coupable de crime de guerre et de meurtre avec préméditation. La date du procès n'a pas été précisée.

(Re)lire : Guerre en Ukraine : le cauchemar des jeunes soldats russes sans préparation jetés sur le front

3h10 TU. Un commandant ukrainien à Marioupol demande l'aide d'Elon Musk. 

L'homme fait partie des combattants assiégés par les forces russes dans l'usine Azovstal à Marioupol. Il lance un appel à l'aide adressé directement au milliardaire américain Elon Musk pour qu'il intervienne afin de les sauver.

"Les gens disent que vous venez d'une autre planète pour apprendre aux gens à croire en l'impossible. (...) A l'endroit où je vis, il est presque impossible de survivre", a tweeté Sergueï Volyna, commandant de la 36e Brigade des Marines de Marioupol.

"Aidez-nous à quitter Azovstal pour un pays tiers. Si ce n'est pas vous, qui d'autre? Donnez-moi une piste", a-t-il poursuivi, indiquant avoir créé un compte sur Twitter spécifiquement pour interpeller directement l'homme le plus riche du monde qui essaie d'acheter le réseau social pour 44 milliards de dollars.

Le militaire a demandé "à chaque personne de la planète Terre" d'aider à faire en sorte qu'Elon Musk soit au courant de son appel.

Kiev a indiqué cette semaine que plus d'un millier de soldats, dont beaucoup sont blessés, se trouvaient toujours dans les entrailles du site sidérurgique qui abritent un labyrinthe souterrain très étendu datant de l'ère soviétique. C'est la seule poche de résistance de la ville portuaire stratégique de Marioupol, autrement désormais contrôlée par les Russes.

(Re)lire : Guerre en Ukraine : pourquoi l’aciérie Azovstal est-elle devenue le dernier bastion de Marioupol ?

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Un soldat ukrainien blessé coincé dans l'aciérie d'Azovstal. Les combattants blessés n'ont pas pu être évacués du site toujours bombardé. Leurs familles ont lancé un appel à l'aide pour permettre leur évacuation. <br />
Bureau de presse du Régiment des forces spéciales Azov/AP<br />
 

Un soldat ukrainien blessé coincé dans l'aciérie d'Azovstal. Les combattants blessés n'ont pas pu être évacués du site toujours bombardé. Leurs familles ont lancé un appel à l'aide pour permettre leur évacuation. 
Bureau de presse du Régiment des forces spéciales Azov/AP
 

2h01 TU. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU se réunit aujourd'hui en session extraordinaire et se penche sur les allégations d'exactions graves commises par la Russie en Ukraine.

Cette réunion "sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Ukraine à la suite de l'agression russe" a été demandée par Kiev, qui, selon un premier projet de résolution, souhaite une enquête sur ce qui s'est passé dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy. 

Il s'agit de la première réunion consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme en Ukraine depuis que l'Assemblée générale de l'ONU a suspendu Moscou début avril de la plus haute instance de l'organisation internationale en matière des droits de l'homme.

La Russie ayant anticipé sa suspension en renonçant à son statut de membre du Conseil des droits de l'homme, elle peut participer aux travaux du Conseil en tant qu'observateur. Elle a en outre jeudi la possibilité de faire usage de son droit de réponse en tant que pays concerné. Mais Moscou a décidé de ne pas participer.

"La délégation russe ne va pas légitimer par sa présence ce nouveau show politique organisé sous forme d'une session extraordinaire", a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

(Re)voir : Ukraine : les habitants de Boutcha racontent l'enfer
 

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