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DIRECT-Ukraine : le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les bombardements russes à Krementchouk

Une femme dépose une peluche en hommage aux victimes du centre commercial à Krementchouk ce 28 mai. Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné le bombardement de civils par les forces russes.
Une femme dépose une peluche en hommage aux victimes du centre commercial à Krementchouk ce 28 mai. Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné le bombardement de civils par les forces russes.
© AP Photo/Efrem Lukatsky

Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne le bombardement russe, qui a fait au moins dix-huit morts dans un centre commercial, à Krementchouk, au sud-est de Kiev. Volodymyr Zelensky fait observer une minute de silence debout. Peu de temps auparavant, la Turquie a levé son véto pour l'entrée de la Finlande et de la Suède à l'OTAN.

Ce qu'il faut retenir de ce mardi 28 juin, 125ème jour de guerre

- La Turquie lève son véto à l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'OTAN.
- Le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne le bombardement d'un centre commercial à Krementchouk.
Moscou affirme que l'attaque du centre commercial, qui aurait fait au moins 18 morts, à Krementchouk, était en réalité dirigée contre un entrepôt d'armes.
- Une frappe russe a tué huit personnes à Lyssytchansk, poche de résistance stratégique du Donbass. Vingt autres personnes, dont deux enfants, ont été blessées selon le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï.
Onze roquettes ont été lancées sur Mykolaïv (Sud), selon le chef de district de cette ville. Une partie d'entre elles ont été interceptées mais trois personnes sont mortes à Ochakiv, dont une fillette de 6 ans.
- Le ministère britannique de la Défense souligne une vague intense de frappes ces derniers jours avec des missiles longue portée, dont probablement l'AS-4 Kitchen datant de l'ère soviétique et le plus moderne AS-23a Kodiak, tirés depuis les espaces aériens russe et bélarusse.
- L'agence de notation Moody's a estimé que les paiements d'intérêts sur la dette russe bloqués constituent un défaut.

20h00 TU. La CEDH a enregistré une requête interétatique formelle de l'Ukraine contre la Russie

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a enregistré une requête interétatique formelle de la part de l'Ukraine contre la Russie, une procédure assez rare destinée à constater les violations des droits de l'homme commises par Moscou depuis le début de l'invasion de l'Ukraine.


Jusqu'à présent la CEDH n'avait reçu de la part de Kiev que des demandes pour des "mesures intérimaires", réservées aux situations d'urgence. La Cour avait ainsi demandé à plusieurs reprises à Moscou de réfréner ses actions en Ukraine, des demandes restées sans effet.

"La Cour a maintenant reçu la requête complète du gouvernement ukrainien dans laquelle celui-ci allègue que la Fédération de Russie a envahi illégalement l'Ukraine et que son invasion et son occupation de certaines parties de l'Ukraine se poursuivent", reprend la CEDH, basée à Strasbourg. "Selon le gouvernement ukrainien, la Fédération de Russie a mené des attaques ciblées, aveugles et disproportionnées contre des civils et leurs biens à travers l'Ukraine, en violation de toutes les normes applicables du droit international".

19h29 TU. Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne la bombardement d'un centre commercial à Krementchouk

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suggéré au Conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer "une commission d'enquête" pour prouver que le centre commercial de Krementchouk a été détruit par un missile russe.

Lors d'une intervention en direct devant le Conseil, sa deuxième après un premier discours le 5 avril, le président ukrainien a aussi une nouvelle fois réclamé que la Russie soit expulsée de son siège permanent au Conseil de sécurité et qu'un tribunal soit créé pour juger les "actes terroristes quotidiens" de Moscou.

"Si vous pouviez rendre hommage à tous les Ukrainiens qui ont été tués dans cette guerre, tous les adultes, tous nos enfants, des dizaines de milliers de personnes... Je vous demande de leur rendre hommage avec une minute de silence", a déclaré à la fin de son intervention Volodymyr Zelensky, en se mettant debout.

Semblant un peu pris par surprise, les 15 membres du Conseil de sécurité l'ont imité, comme le reste des personnes présentes dans la salle, selon les images diffusées par la chaîne de télévision interne de l'ONU.

Représentant la Russie en début de séance, l'ambassadeur russe adjoint, Dmitry Polyanskiy, s'est aussi mis debout pour observer la minute de silence, selon la chaîne de télévision de l'ONU.

19h00 TU. La Turquie a donné son accord à l'entrée dans l'Otan de la Suède et de la Finlande

Au sommet de l'OTAN à Madrid ce 28 juin. Jens Stoltenberg, le ministre des Affaires érangères turc Mevlut Cavusoglu, le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan et le président finlandais Sauli Niinisto.
Au sommet de l'OTAN à Madrid ce 28 juin. Jens Stoltenberg, le ministre des Affaires érangères turc Mevlut Cavusoglu, le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan et le président finlandais Sauli Niinisto.
© AP Photo/Bernat Armangue

La Turquie a donné son accord à l'entrée dans l'Otan de ces deux pays nordiques au terme de plus de trois heures de discussions mardi à Madrid, en marge du sommet de l'Alliance atlantique.

Les deux pays candidats se sont engagés à "la pleine coopération avec la Turquie dans la lutte" contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan, considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste, ainsi que contre les mouvements qui lui sont affiliés, est-il précisé dans ce texte.

Helsinki et Stockholm s'engagent également à "faire preuve de solidarité avec la Turquie dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes".

De même, les deux capitales se sont accordées pour ne "pas imposer de restrictions ou d'embargo sur les industries de défense", a poursuivi la présidence.
Il s'agissait des principales revendications de la Turquie pour lever son objection à l'élargissement de l'Otan à la Suède et à la Finlande.

Les pays de l'Otan vont "inviter" officiellement mercredi ces deux pays à rejoindre l'Alliance après la levée du veto turc, a pour sa part annoncé son secrétaire général Jens Stoltenberg devant la presse à Madrid.

18h00 TU. Au sommet de l'Otan, le maire de Kiev réclame plus d'armes pour l'Ukraine

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko à Madrid au sommet de l'OTAN ce 28 juin.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko à Madrid au sommet de l'OTAN ce 28 juin.
© AP Photo/Bernat Armangue

Vitali Klitschko a appelé les pays de l'Alliance atlantique à "accélérer" les livraisons d'armes à l'Ukraine, jugeant ce soutien nécessaire pour le "retour" de la "paix" en Europe.

"Nous avons besoin de systèmes anti-roquettes. Nous voyons que chaque jour les roquettes russes détruisent nos villes, tuent des civils, détruisent les infrastructures", a poursuivi l'ancien boxeur, aux côtés de son frère jumeau, Volodymyr Klitschko.
"Le soutien à l'Ukraine est la clé pour que la paix" soit "de retour en Europe", a poursuivi le maire de Kiev, en assurant que l'invasion de son pays par la Russie n'était pas "une guerre contre l'armée ukrainienne" mais "contre la population" elle-même.

"Nous devons isoler la Russie", a plaidé son frère Volodymyr, en condamnant l'attaque survenue lundi contre un centre commercial de Krementchouk, à 330 kilomètres au sud-est de Kiev, qui a fait au moins 18 morts et une quarantaine de disparus.

"Le monde doit apprendre à agir vite : il faut arrêter l'armée de Poutine en Ukraine dès maintenant", et "quoi qu'il en coûte" en "troupes, en armes défensives et armes offensives", a insisté l'ancien champion de boxe.

17h44 TU. La Lituanie s'interdit d'importer du gaz russe

Le Parlement lituanien adopte une loi interdisant l'importation de gaz russe, une nouvelle étape dans sa course à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de son grand voisin, dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Au printemps, cet État balte, membre de l'UE et de l'Otan, a cessé d'acheter du gaz russe acheminé par gazoduc ou via un terminal GNL (gaz naturel liquéfié).

La nouvelle loi autorise l'utilisation du système de transport de gaz naturel et du terminal GNL lituaniens uniquement par les pays qui ne constituent pas une menace pour la sécurité nationale.

La loi autorise néanmoins l'utilisation de ses infrastructures aux fournisseurs russes qui transfèrent du gaz vers Kaliningrad.

Après avoir retrouvé son indépendance vis-à-vis de l'Union soviétique en 1990, la Lituanie fut fortement dépendante du gaz russe, jusqu'au moment où elle a loué un terminal GNL, en 2014.

En mai, la Lituanie a inauguré un nouveau gazoduc qui relie les trois États baltes au réseau gazier européen, via la Pologne voisine.

Le président letton Egils Levits, le président de la Lituanie Gitanas Nauseda, le président de la Pologne Andrzej Duda, et la commissaire européenne à l'Énegie, Kadri Simson posent pour l'inaguration du gazoduc "Gas Interconnection Poland Lithuania" (GIPL) à Jauniunai, près de Vilnius, Lituanie, le 5 mai 2022. 
Le président letton Egils Levits, le président de la Lituanie Gitanas Nauseda, le président de la Pologne Andrzej Duda, et la commissaire européenne à l'Énegie, Kadri Simson posent pour l'inaguration du gazoduc "Gas Interconnection Poland Lithuania" (GIPL) à Jauniunai, près de Vilnius, Lituanie, le 5 mai 2022. 
© AP Photo/Mindaugas Kulbis


17h20 TU. Frappe russe à Krementchouk : les riverains démentent la présence d'une cible militaire

"Absurde" : les habitants de la ville ukrainienne de Krementchouk voisins du centre commercial "Amstor", où une frappe russe lundi a fait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés et de disparus, rejettent la version de l'armée russe qui affirme avoir frappé un entrepôt militaire voisin.

Voir : Ukraine : les blessés du centre commercial de Krementchouk témoignent

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"Nous avons entendu ça, c'est absurde. Quand on vit ici, je me demande comment on peut croire des choses pareilles qui relèvent de la pure invention", réagit Polina Pouchintseva qui habite au quatrième étage d'un immeuble situé en face du centre "Amstor", lorsqu'on l'interroge sur la version de Moscou.

"A côté d'"Amstor" dans ce quartier il n'y a absolument aucune infrastructure militaire, rien du tout. Et derrière le centre commercial il y a un terrain de foot", dit une autre habitante du quartier, Antonina Choumilova.

16h38 TU. La Bulgarie va expulser 70 membres du personnel diplomatique russe (Premier ministre)

C'est le plus grand nombre de membres du personnel diplomatique russe en Bulgarie à être expulsés en une seule fois.
"Tous ceux qui travaillent contre les intérêts de la Bulgarie seront appelés à retourner dans leur pays. Nous nous attendons à ce qu'un avion complet de 70 places reparte pour Moscou", a ajouté le Premie rministre Kiril Petkov.
Ces personnes identifiées comme constituant une "menace pour la sécurité nationale" doivent partir d'ici au 3 juillet, a précisé le ministère bulgare des Affaires étrangères.

Le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadrice russe Eleonora Mitrofanova pour l'informer de la décision de Sofia.

La Bulgarie, qui s'attend à ce que la Russie ferme provisoirement son consulat général à Roussé, dans le nord, fermera pour sa part provisoirement son consulat dans la ville russe d'Ekaterinbourg (Oural), a poursuivi le ministère.

Ce pays des Balkans avait déjà expulsé 10 diplomates russes en mars en raison de la guerre en Ukraine.


15h18 TU. Le maire ukrainien élu de Kherson arrêté par les forces d'occupation prorusses

"L'ex-maire (Igor) Kolykhaev a été arrêté. Il est considéré comme un maire héros dans le milieu nazi (...) Cette personne qui faisait beaucoup de mal au processus de dénazification a enfin été neutralisée", a dit à l'agence russe Ria Novosti, Kirill Stremooussov, un responsable de l'Administration militaire et civile de la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine.

14h35 TU. Le chef de l'armée britannique plaide pour une "mobilisation" face à Moscou

Le nouveau chef de l'armée britannique Patrick Sanders appele à la "mobilisation" dans un "effort générationnel".

"Nous ne sommes pas en guerre" mais "nous devons agir rapidement de manière à ce que nous ne soyons pas amenés à la guerre en raison d'un échec à contenir une expansion territoriale", a déclaré le chef d'état-major général, comparant la situation à celle qui prévalait en 1937 peu avant la Seconde Guerre mondiale avec l'Allemagne nazie.

Le Général Patrick Sanders à la droite de Camilla Duchesse de Cornouailles, à Highgrove, la résidence du Prince de Galles le 22 juillet 2020. Patrick Sanders vient d'être nommé chef d'état-major de l'Armée britannique. 
Le Général Patrick Sanders à la droite de Camilla Duchesse de Cornouailles, à Highgrove, la résidence du Prince de Galles le 22 juillet 2020. Patrick Sanders vient d'être nommé chef d'état-major de l'Armée britannique. 
© Geoff Pugh/Pool Photo via AP

Dans ce discours marquant sa prise de fonction en juin, prononcé au centre de réflexion Royal United Services Institute (RUSI), il a estimé que "la Russie posera une menace encore plus grande pour la sécurité européenne après l'Ukraine qu'avant".
"L'invasion russe nous rappelle cette maxime consacrée que si on veut éviter le conflit, mieux vaut se préparer à la guerre"
, a-t-il poursuivi en appelant à la "mobilisation".

"Ce sera un travail difficile, un effort générationnel et j'attends de tous les rangs qu'ils se préparent, s'entraînent et s'impliquent".

13h09 Joe Biden vient d'arriver à Madrid pour le sommet de l'OTAN

La Première dame Jill Biden s'est rendue avec la Reine Letizia auprès de réfugiés ukrainiens à Madrid.

Jill Biden et la Reine Letizia dans un centre d'accueil pour réfugiés à Madrid ce 28 juin.
Jill Biden et la Reine Letizia dans un centre d'accueil pour réfugiés à Madrid ce 28 juin.
© Oscar del Pozo/Pool Photo via AP


12h43 TU L'Ukraine récupère 17 prisonniers dans le cadre d'un échange avec Moscou

Dix-sept personnes, presque toutes des militaires ukrainiens, ont été libérées de captivité par les Russes dans le cadre d'un nouvel échange de prisonniers avec Moscou, selon les services de renseignement ukrainiens. Il s'agit de deux officiers, de 14 soldats et d'un civil. Cinq d'entre eux sont blessés et nécessitent des soins d'urgence.

L'Ukraine a libéré 15 prisonniers russes dans le cadre de cet échange, a ajouté le service de renseignement sur Telegram.

Kiev et Moscou ont procédé à plusieurs échanges de prisonniers depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février.
Le dernier échange de prisonniers en date annoncé officiellement avait eu lieu début mai et concernait 41 Ukrainiens.

Les deux pays ont également procédé mi-juin à un échange de corps de soldats tués, qui a permis à l'Ukraine de récupérer les dépouilles de 64 défenseurs de l'aciérie d'Azovstal à Marioupol.


12h20 TU : L'oligarque russe Deripaska qualifie "d'erreur colossale" le conflit en Ukraine

L'oligarque russe Oleg Deripaska, patron du géant de l'aluminium Rusal, qualifie "d'erreur colossale" le conflit en Ukraine. Il avait déjà appelé à ce que des pourparlers aient lieu, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

11h40 TU : l'Ukraine face à une "brutalité" inédite en Europe "depuis la Seconde Guerre mondiale"

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a appelé les pays de l'Alliance à poursuivre leur soutien à l'Ukraine, estimant que ce pays était confronté "une brutalité" inédite "depuis la Seconde Guerre mondiale" en raison de son invasion par la Russie.

"Nous allons convenir d'un programme d'assistance complet à l'Ukraine pour l'aider à faire respecter son droit à la légitime défense. Il est extrêmement important que nous soyons prêts à continuer à apporter notre soutien" à Kiev, a-t-il déclaré, à quelques heures de l'ouverture du sommet de l'Otan à Madrid.

(Re)lire : Sommet de l'OTAN à Madrid, un tournant pour l'Alliance atlantique ?

11h10 TU : la Russie demande la capitulation de Kiev

Le Kremlin a affirmé que son offensive en Ukraine se terminerait quand les autorités et l'armée ukrainienne auront capitulé.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avant la conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le jeudi 23 décembre 2021.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avant la conférence de presse annuelle du président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le jeudi 23 décembre 2021.
AP Photo/Alexander Zemlianichenko

"La partie ukrainienne peut mettre fin (au conflit) dans la journée. Il faut ordonner aux unités nationalistes de déposer les armes, il faut ordonner aux soldats ukrainiens de déposer les armes et il faut mettre en oeuvre toutes les conditions fixées par la Russie. Alors tout sera fini en une journée", a déclaré à la presse Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.

11h00 TU : Emmanuel Macron refuse une victoire russe

Le président français a affirmé que "la Russie ne peut et ne doit gagner" la guerre. Il a ajouté que les sanctions à l'égard de Moscou seront maintenues "aussi longtemps que nécessaire", à l'issue du sommet des dirigeants du G7, en Allemagne.

La Russie ne peut ni ne doit gagner et donc notre soutien à l'Ukraine et nos sanctions contre la Russie se maintiendront aussi longtemps que nécessaire et avec l'intensité nécessaire durant les prochaines semaines et les prochains mois.
Emmanuel Macron, président de la République française


Il a, en outre, dit ne pas reprendre la "qualification" d'État finançant le terrorisme, malgré la demande de son homologue ukrainien. "Nous n'avons pas besoin de quelque qualification que ce soit pour porter ces sanctions" contre Moscou, a répondu à l'issue du sommet du G7 le président français à une question sur la Russie. 

Emmanuel Macron, ce 28 juin au Château d'Elmau en Bavière, lors d'un point presse  du sommet du G7 a appelé l'Otan à dégager <em>"un message d'unité et de force"</em>.
Emmanuel Macron, ce 28 juin au Château d'Elmau en Bavière, lors d'un point presse  du sommet du G7 a appelé l'Otan à dégager "un message d'unité et de force".
© AP Photo/Markus Schreiber

Il a appelé l'Otan à dégager un "message d'unité et de force" lors de son sommet mercredi et jeudi à Madrid qui doit notamment décider de l'adhésion de la Suède et la Finlande à l'Alliance.

"Le message qui doit ressortir de Madrid c'est un message d'unité et de force pour les pays qui en sont membres comme pour celles et ceux qui aspirent à le rejoindre et dont nous soutenons la démarche. Nous devons être unis à Madrid, unis dans le soutien à l'Ukraine, unis dans notre fermeté, unis dans la défense et la sécurité du flanc oriental de notre Alliance", a martelé le président français.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, "c'est la sécurité du continent européen dont il s'agit", a-t-il souligné.

10h15 TU : Zelensky demande que la Russie soit désignée comme "État parrain du terrorisme"

Le président ukrainien demande que la Russie soit reconnue comme "État parrain du terrorisme", au lendemain de la frappe russe sur un centre commercial ayant fait au moins 18 morts.

"Seuls des terroristes complètement fous, qui ne devraient pas avoir de place sur Terre, peuvent frapper au missiles sur des objectifs civils. (...) La Russie doit être reconnue comme État parrain du terrorisme. Le monde peut et donc doit arrêter la terreur russe", a écrit Volodymyr Zelensky sur Telegram.

09h05 TU : la Russie interdit de territoire 25 Américains dont l'épouse et la fille de Biden

Moscou a annoncé interdire de territoire 25 Américians suplémentaires, dont Jill et Ashely Biden, l'épouse et la fille du président américian Joe Biden, affirmant qu'il s'agissait de répliques aux sanctions adoptées par les Etats-Unis.

La liste comprend aussi le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnel, d'autres sénateurs comme Charles Grassley, Kirsten Gillibrand et Susan Collins et des professeurs d'université comme Francis Fukuyama. 

08h30 TU : l'armée russe affirme avoir frappé un entrepôt d'armes à Krementchouk lundi

L'armée russe affirme avoir frappé un dépôt d'armes, ce lundi, entraînant des explosions qui, selon Moscou, ont mis le feu à un centre commercial désaffecté.

"Les détonations des munitions destinées à des armes occidentales ont provoqué l'incendie (...) d'un centre commercial qui ne fonctionnait pas", a affirmé l'armée russe, alors que l'Ukraine a fait état d'au moins 18 morts dans le bombardement du centre en question.

07h20 TU : les paiements d'intérêts sur la dette russe bloqués constituent un défaut

Dans un communiqué publié sur son site dans la nuit de lundi à mardi, l'agence de notation Moody's a estimé que les paiements d'intérêts sur la dette russe bloqués constituent un défaut.

"Le 27 juin, les détenteurs de la dette russe n'avaient pas reçu de paiement de coupon sur deux euro-obligations d'une valeur de 100 millions de dollars à l'expiration du délai de grâce de 30 jours calendaires, ce que nous considérons comme un cas de défaut selon notre définition", a expliqué l'agence de notation.

Cette estimation n'introduit pas un statut juridique de défaut de paiement pour la Russie puisque les agences de notation n’ont plus le droit de noter le pays depuis les sanctions internationales à son encontre, en raison de l'invasion de l'Ukraine.

06h00 TU : la France annonce l'envoi de véhicules de transport blindés en Ukraine

La France va envoyer "dans des quantités significatives" des véhicules blindés de transport de troupes en Ukraine, a annoncé le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, dans une interview publiée lundi soir. 

Selon lui, il s'agirait de permettre aux soldats ukrainiens de "se déplacer rapidement dans des zones sous le feu ennemi".

05h00 TU : Poutine garantit à Bolsonaro la livraison d'engrais pour l'agriculture brésilienne

Le président russe Vladimir Poutine a assuré, par téléphone, à son homologue brésilien Jair Bolsonaro, que la Russie "s'engage" à garantir au Brésil "un approvisionnement ininterrompu" d'engrais, primordial pour la puissante industrie agroalimentaire brésilienne.

04h20 TU : 18 morts dans une frappe russe sur un centre commercial, la communauté internationale s'indigne

Les dirigeants du G7 ont qualifié de "crime guerre" et d'attaque "abominable" la frappe de missiles russes contre un centre commercial à Krementchouk, dans le centre de l'Ukraine, qui a fait au moins dix-huit morts et 59 blessés. 

Les dirigeants du G7, réunis, en Allemagne, le lundi 27 juin 2022.
Les dirigeants du G7, réunis, en Allemagne, le lundi 27 juin 2022.
AP Photo/Susan Walsh

C'est "l'un des actes terroristes les plus éhontés de l'histoire européenne", a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Emmanuel Macron a, quant à lui, dénoncé une "horreur absolue" et a appelé le peuple russe à "voir la vérité" en face.
Cela "ne fera que renforcer la détermination" des Occidentaux à soutenir l'Ukraine, a lâché le Premier ministre britannique Boris Johnson.